On demanda un jour à Jésus
pourquoi Ses disciples ne jeûnaient pas, contrairement
aux pharisiens et aux disciples de Jean-Baptiste (Marc 2
: 18). Jeûner était signe de piété,
de sincérité et de dévotion à
la loi cérémonielle, ce qui démontrait
une fidélité à la loi de Moïse.
Dans sa réponse, Jésus utilisa une comparaison.
Pour Ses disciples, jeûner, alors qu’ils étaient
encore avec Lui, reviendrait à verser du vin nouveau
dans de vieilles outres – ce qui serait incompatible
(verset 22). Le vin nouveau requiert des outres neuves.
La Nouvelle Alliance que Jésus inaugurait était
une cause de réjouissance et non de tristesse.
Aujourd'hui, certains sont toujours tentés de verser
le vin nouveau de l'Evangile dans les vieilles outres de
la loi. C’est si facile !
Résister à la grâce
La notion de grâce n’est pas facile à
saisir. Nous aimons avoir un moyen de mesurer où
nous en sommes avec Dieu. L'Evangile nous dit simplement
de nous fier à Dieu, qu'Il nous aime et qu’Il
nous a pardonné au nom du Christ. Mais nous voulons
souvent quelque chose de plus tangible.
Alors, nous retournons vers la loi. La loi procure un moyen
de mesurer là où nous nous situons face Dieu.
Par exemple, si nous évitons tout péché
sexuel, tout mensonge, tout vol et tout meurtre, alors cela
renforce notre sentiment que Dieu n’est pas en colère
contre nous. Si nous n'utilisons pas un langage grossier,
si nous ne regardons pas des divertissements comportant
sexe et violence, si nous aidons les autres, si nous sommes
assidus aux assemblées, et ainsi de suite, alors
nous sommes plus aisément tranquillisés devant
Dieu.
Mais même si nous parvenons à bien nous comporter
au-dehors, un problème plus profond subsiste au-dedans.
Faire de bonnes choses ne résout pas le problème
de notre séparation de Dieu. Notre orgueil, notre
égoïsme, le péché au fond de notre
cœur est encore là. Et à chaque occasion,
lorsque nous ne sommes pas sur nos gardes, ce que nous sommes
en réalité ressurgit pour nous rappeler que
nous sommes encore pécheurs. Soit nous continuons
à prétendre – à tort - que nous
ne sommes pas vraiment si mauvais, soit nous admettons ce
que nous sommes vraiment, c’est-à-dire des
pécheurs.
Non basée sur la loi
Notre relation avec Dieu ne repose pas sur la loi. Elle
est basée sur la fidélité de Dieu à
Sa parole de grâce.
Dieu a dit à Israël : "Je suis l'Eternel,
je ne change pas ; et vous, enfants de Jacob, vous n'avez
pas été consumés" (Malachie 3:6
; à comparer avec Deutéronome 4:31). La libre
détermination de Dieu à faire comme Il lui
plaît est ce qui nous permet d’avoir une bonne
relation avec Lui. Il nous déclare, à travers
les paroles de Jésus dans Jean 3 : 17 : "Dieu,
en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour
qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé
par lui."
Jean a écrit : "Dieu est amour" (I Jean
4 : 8). Il n'a pas écrit : "Dieu est justice".
Si Dieu cherchait la justice, aucun de nous ne pourrait
survivre. Mais Dieu a choisi de dispenser la grâce
plutôt que la condamnation. Il nous est dit : "La
grâce triomphe du jugement" (Jacques 2 : 13).
Ô ! Combien nous pouvons être reconnaissants
que Dieu soit ce qu'Il est !
Repos
Lorsque nous sommes vraiment honnêtes avec nous-mêmes,
nous savons que nous péchons encore en dépit
d'efforts constants. Où cela nous mène-t-il
? Nous pouvons, soit travailler de plus en plus dur pour
maintenir la façade blanchie de notre justice personnelle,
soit nous en remettre à Dieu et avoir confiance qu'Il
nous pardonne et nous rend justes. Si nous prenons Dieu
au mot, alors nous pouvons compter sur Lui pour accomplir
en nous ce qu'Il a dit.
La foi nous apporte le repos. La foi transforme notre vie
en une vie de piété : d'un devoir fastidieux,
elle en fait une joie, d'une façon de se justifier,
elle en fait une façon de participer à la
vie abondante que nous avons en Dieu par le Christ (non
pas l'abondance physique, mais le contentement spirituel,
la paix intérieure que Dieu seul procure et qui vaut
bien davantage que les richesses).?
La plupart d'entre nous nous satisferions bien d'un bon
repos !