Les chrétiens ne sont pas sous la
loi de Moïse, et nous ne pouvons être sauvés
par une loi quelconque, même pas par les commandements
du Nouveau Testament. Mais le christianisme a des standards
de conduite. Il implique des changements dans notre façon
de vivre. Il crée des exigences dans notre vie. Nous
devons vivre pour le Christ, et non pour nous-mêmes
(II Corinthiens 5 : 15). Dieu est notre Dieu, notre priorité
en tout, et Il a son mot à dire dans notre façon
de vivre.
L'une des dernières choses que Jésus dit
à Ses disciples fut d'enseigner les gens «
à observer tout ce que je vous ai prescrit »
(Matthieu 28 : 20). Jésus donna des commandements
et, comme Ses disciples, nous devons aussi prêcher
les commandements et l'obéissance. Nous prêchons
et obéissons à ces commandements non en tant
que conditions de salut, non pas en tant que standard de
condamnation, mais en tant qu'instructions de la part du
Fils de Dieu. Les chrétiens doivent obéir
à Ses paroles non par crainte de la punition, mais
simplement parce que leur Sauveur le dit.
L'obéissance parfaite n'est pas le but de la vie
chrétienne; le but de la vie chrétienne est
d'appartenir à Dieu. Nous Lui appartenons quand le
Christ vit en nous, et Il vit en nous lorsque nous mettons
notre foi en Lui. Christ en nous nous conduit par le Saint-Esprit
vers l'obéissance.
Dieu nous transforme à l'image de Christ. Par la
grâce de Dieu et Son pouvoir, nous devenons davantage
comme Christ. Ses commandements impliquent non seulement
une conduite extérieure, mais aussi les pensées
et les motivations de notre cœur. Ces pensées
et ces motivations ont besoin du pouvoir transformateur
du Saint-Esprit. Nous ne pouvons tout simplement pas les
changer de nous-mêmes, par notre volonté. Par
conséquent, une partie de la foi est de croire Dieu
; de croire qu'Il fera le travail transformateur en nous.
Le plus grand commandement - l'amour pour Dieu - est aussi
la plus grande motivation pour l'obéissance. Nous
Lui obéissons parce que nous L'aimons, et nous L'aimons
parce qu'Il nous a, par sa grâce, attirés dans
Sa propre demeure. C'est Dieu qui produit en nous, à
la fois, le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir (Philippiens
2 : 13).
Que faisons-nous lorsque nous échouons? Nous nous
repentons et nous demandons pardon, naturellement, avec
la pleine confiance que le repentir et le pardon sont à
notre disposition. Nous ne voulons pas prendre cela à
la légère, mais nous devrions toujours nous
en soucier.
Que faisons-nous lorsque les autres échouent? Les
condamnons-nous et insistons-nous pour qu'ils pratiquent
de bonnes œuvres afin de prouver leur sincérité?
C'est la tendance humaine, semble-t-il, et cependant c'est
précisément ce que le Christ nous dit de ne
pas faire (Luc 17 : 3).
A quoi ressemble la vie des chrétiens? Il y a des
centaines de commandements dans le Nouveau Testament. Nous
ne manquons pas de guides nous démontrant comment
une vie basée sur la foi fonctionne dans ce monde.
Il y a des commandements indiquant comment le riche doit
traiter le pauvre, comment le mari doit traiter sa femme
et pour savoir comment nous devrions travailler ensemble
en tant qu'Eglise.
I Thessaloniciens 5 : 12 - 22 contient une liste simple
:
Ayez de la considération pour ceux ...qui vous
dirigent dans le Seigneur...
Soyez en paix entre vous...
Avertissez ceux qui vivent dans le désordre.
Consolez ceux qui sont abattus.
Supportez les faibles.
Usez de patience envers tous.
Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal
pour le mal...
Poursuivez toujours le bien...
Soyez toujours joyeux.
Priez sans cesse.
Rendez grâces en toutes choses...
N'éteignez pas l'Esprit.
Examinez toutes choses.
Retenez ce qui est bon.
Abstenez-vous de toute espèce de mal.
Paul savait que les chrétiens thessaloniciens avaient
le Saint-Esprit qui pouvait les guider et les enseigner.
Il savait également qu'ils avaient besoin d'exhortations
et de rappels sur la vie chrétienne. L'Esprit choisit
de les enseigner et de les guider à travers Paul
lui-même. Paul ne les menaça pas d'excommunication
s'ils échouaient dans leur tentative - il leur donna
simplement des commandements qui les instruisaient dans
le sentier de la vérité.
Paul avait des standards élevés. Bien que
le pardon du péché soit possible, il n'a pas
sa rétribution dans cette vie, et cela, quelquefois,
inclut des pénalités sociales. (Vous ne devez
pas) « avoir des relations avec quelqu'un qui, se
nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre,
ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même
manger avec un tel homme » (I Corinthiens 5 : 11).
Paul ne voulait pas que l'Eglise devienne un refuge pour
les fieffés et les irrévérencieux pécheurs.
L'Eglise est un hôpital pour le repentir, pas une
"zone de sécurité" pour que les
parasites sociaux puissent agir. Par exemple, Paul dit aux
chrétiens corinthiens de discipliner un homme incestueux
(I Corinthiens 5 : 1 - 5), et, plus tard, il les encouragea
également à pardonner à cet homme après
qu'il se fût repenti (II Corinthiens 2 : 5 - 8).
Le Nouveau Testament a beaucoup à dire sur le péché,
et il foisonne de commandements. Veuillez, s'il vous plaît,
vous reporter au livre des Galates. Dans ce manifeste de
liberté chrétienne à propos de la loi,
Paul mentionne aussi quelques commandements hardis. Les
chrétiens ne sont pas sous la loi, mais ils ne sont
pas pour autant sans loi. Il avertit: « ...je vous
dis que, si vous vous faites circoncire...vous êtes
déchus de la grâce ». Voilà un
assez sérieux commandement (Galates 5 : 2 - 4). Ne
vous laissez pas asservir par une loi obsolète!
Paul avertit les Galates sur les gens qui essaieraient
de les « empêch[er] d'obéir à
la vérité » (verset 5). Il s'insurge
contre les judaïsants. Ces derniers prétendaient
obéir à Dieu, mais Paul affirmait le contraire.
La vérité de Christ demande que nous abandonnions
l'Ancienne Alliance.
Paul prend un autre tournant au verset 9: « Un peu
de levain fait lever toute la pâte ». Dans ce
cas, le levain pécheur est la loi de l'Ancienne Alliance!
Cette approche de la religion peut s'étendre, à
tort, si la vérité de la grâce n'est
pas prêchée. Il y a toujours des gens qui sont
désireux de regarder aux lois pour mesurer leur degré
de religiosité. Des règlements restrictifs
attirent même beaucoup de personnes bien intentionnées
(Colossiens 2 : 23).
Les chrétiens sont appelés à être
libres – « seulement ne faites pas de cette
liberté un prétexte de vivre selon la chair;
mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les
uns des autres » (Galates 5 : 13). Avec la liberté,
viennent les obligations, autrement la « liberté
» d'une personne empiéterait sur celle d'une
autre. Personne ne devrait avoir la liberté de prêcher
à des gens asservis, ou gagner des adeptes pour soi-même
ou faire du troc avec le peuple de Dieu. De tels comportements
divisent et les conduites anti-chrétiennes ne sont
pas permises.
« Car toute la loi est accomplie dans une seule
parole », dit Paul au verset 14: « Tu aimeras
ton prochain comme toi-même ». Cela résume
notre responsabilité les uns envers les autres. L'approche
opposée, se battre pour un avantage personnel, est
actuellement auto-destructeur (verset 15).
« Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'acccomplirez
pas les désirs de la chair » (verset 16). L'Esprit
nous conduira dans l'amour, non dans l'égocentrisme.
Les pensées égoïstes sont issues de la
chair, mais l'Esprit de Dieu en produit de meilleures. «
Car la chair a des désirs contraires à ceux
de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux
de la chair; ils sont opposés entre eux... »
(verset 17).
A cause de ce conflit entre la chair et l'Esprit, la vie
ne va pas toujours sans heurts. « ...afin que vous
ne fassiez point ce que vous voudriez » (verset 17,
dernière partie). Nous péchons quelquefois,
même si nous ne le voulons pas. Par conséquent,
quelle est la solution à ces péchés
qui nous assaillent si facilement ? Ramener la loi? Non!
« Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes
point sous la loi » (verset 18). Notre approche de
la vie est différente. Nous avons les yeux sur l'Esprit,
et il développera en nous le désir et le pouvoir
de marcher en accord avec les commandements du Christ. Nous
mettons les bœufs avant la charrue, comme il se doit.
Nous fixons les yeux sur Jésus en premier, et nous
voyons Ses commandements dans le contexte d'une loyauté
personnelle envers Lui, et non comme des règles «
que nous devons garder, autrement nous serons punis ».
Nous ne sommes pas allés au mont Sinaï où
la punition est éminente. Mais plutôt, nous
sommes allés vers la Jérusalem céleste,
où la joie et le salut sont éminents, ou le
sang de Jésus appelle le pardon (Hébreux 12
: 18 - 24). C'est une approche différente d'adoration,
une perspective différente du salut. Les commandements
du Christ sont des commandements, mais ils ne sont pas comme
les lois de l'Ancienne Alliance qui apportent la punition.
L'Esprit nous conduit pour devenir plus encore comme Jésus-Christ,
mais cela ne veut pas dire que nous devons garder toutes
les lois de l'Ancienne Alliance comme Il le fit. Il naquit
sous la loi, mais nous ne sommes pas sous la loi (Galates
4 : 4 ; 5 : 18). Nous sommes dans une situation différente,
mais le même Esprit nous guidera en appliquant la
loi d'amour dans nos nouvelles situations. Plutôt
que d'imiter les détails obsolètes de la vie
de Jésus, nous obéirons à ce qu'Il
commande. Nous fixerons les yeux sur le même Esprit.
(La seule chose qui compte c'est) « la foi qui est
agissante avec la charité » (verset 6).
Dans Galates 5, Paul énumère une variété
de péchés: « L'impudicité, l'impureté,
la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés,
les querelles, les jalousies, les animosités, les
disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie,
les excès de table, et les choses semblables »
(versets 19 - 21).
Quelques-uns d'entre eux sont des comportements, quelques-uns
des attitudes, mais tous sont égoïstes et proviennent
d'un cœur pécheur.
Paul nous avertit sévèrement: « Ceux
qui commettent de telles choses n'hériteront point
le royaume de Dieu » (verset 21). Ce n'est pas la
façon de vivre de Dieu, ce n'est pas ce que nous
voulons être. Nous ne voulons pas que l'Eglise soit
ainsi. Le pardon est possible pour chacun d'entre eux (I
Corinthiens 6 : 9 - 11). Cela veut-il dire que l'Eglise
devrait fermer les yeux sur les péchés ? Non,
l'Eglise n'est pas une couverture ou un sanctuaire de sécurité
pour de tels péchés. L'Eglise doit être
un endroit où la grâce et le pardon sont exprimés
et vécus, pas un lieu où l'on donne la permission
au péché d'abonder sans retenue.
L'Eglise prêche contre de tels péchés,
et nous ne pouvons fraterniser avec des gens qui prétendent
être chrétiens et cependant assurent qu'ils
peuvent continuer ainsi (I Corinthiens 5 :11 ). De telles
personnes n'ont pas le désir ardent de confesser
leurs péchés et de chercher Dieu qui par la
grâce leur pardonne et leur donne le pouvoir de conquérir.
Au lieu de cela, ils excusent et justifient leurs péchés
et cherchent à y rester dedans.
Nous ne pouvons compter de telles personnes parmi des membres
de bon aloi. Ils peuvent appartenir à Christ (c'est
son appel, pas le nôtre), mais nous ne pouvons fraterniser
avec eux. Nous ne devons pas laisser le mauvais levain s'étendre
- et ceci s'applique aux péchés moraux et
éthiques d'un côté, et aux judaïsants
de l'autre.
« Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie,
la paix, la patience, la bonté, la bénignité,
la fidélité, la douceur, la tempérance
» (Galates 5 : 22 - 23). C'est le produit d'un cœur
dévoué à Dieu. « Ceux qui sont
à Jésus-Christ ont crucifié la chair
avec ses passions et ses désirs » (verset 24).
Avec l'Esprit travaillant en nous, nous grandissons dans
la volonté et le pouvoir de rejeter les oeuvres de
la chair. Nous portons le fruit du travail de Dieu en nous.
Le message de Paul est clair. Nous ne sommes pas sous
la loi - mais nous ne sommes pas sans loi. Nous sommes sous
l'autorité de Jésus, sous Sa loi, sous le
guide du Saint-Esprit. Nos vies sont basées sur la
foi, motivées par l'amour, caractérisées
par la joie, la paix et la croissance. « Si nous vivons
par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit » (verset
25).