Dans l’Ancien Testament, une part
importante de la loi était consacrée aux cérémonies.
En revanche, le Nouveau Testament n’en énumère
que deux : le baptême et le repas du Seigneur ; et
les règles d’observance de ces deux cérémonies
ne sont pas précisées. Dans une religion où
la foi est primordiale, pourquoi avoir des cérémonies,
après tout ? Quel rapport ont-elles avec l’Evangile
?
En premier lieu, je pense que les deux cérémonies
du baptême et du repas du Seigneur représentent
l’Evangile de Jésus-Christ. Elles nous rappellent
les éléments fondamentaux de notre foi. Voyons-en
l’application pour le baptême.
Une image de l’Evangile
Comment le baptême représente-t-il les vérités
fondamentales de l’Evangile ? Paul nous en donne la
réponse ainsi :
« Ignorez-vous que nous tous qui avons été
baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa
mort que nous avons été baptisés ?
Nous avons donc été ensevelis avec lui, par
le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est
ressuscité des morts par la gloire du Père,
de même nous aussi, nous marchions en nouveauté
de vie. En effet, si nous sommes devenus une même
plante avec lui, par la conformité à sa mort,
nous le serons aussi par la conformité à sa
résurrection » (Romains 6 : 3-5).
Paul affirme que le baptême nous unit au Christ dans
Sa mort, dans Son ensevelissement et dans Sa résurrection.
Ces trois circonstances constituent les points fondamentaux
de l’Evangile (I Corinthiens 15 : 3-4). Notre salut
dépend de la mort et de la résurrection. Notre
rédemption, le fait d’être lavés
de nos péchés, dépend de Sa mort, et
notre vie chrétienne, ainsi que notre vie éternelle
dépendent de Sa vie de Ressuscité.
Le baptême symbolise la mort du vieil homme ; le
vieil homme a été crucifié avec le
Christ et il est mort avec Christ, et il est enterré
avec Christ, lors du baptême (Romains 6 : 8 ; Galates
2 : 20 ; 6 : 14 ; Colossiens 2 : 12, 20). Ainsi le baptême
représente notre identification au Christ. Notre
sort est lié au Sien. Nous acceptons que Sa mort
fut « pour nous », et « pour nos péchés
».
Nous reconnaissons que nous avons péché,
que nous avons une tendance à pécher, que
nous sommes des pécheurs ayant besoin d’un
Sauveur. Nous reconnaissons la nécessité d’être
lavés, et nous admettons que cette purification nous
est donnée par la mort de Jésus-Christ. Le
baptême est l’une des manières par laquelle
nous confessons Jésus-Christ comme notre Seigneur
et notre Sauveur.
Ressuscités avec le Christ
Le baptême représente encore beaucoup plus.
Par le baptême nous sommes ressuscités avec
le Christ, afin que nous ayons la vie avec Lui (Ephésiens
2 : 5- 6 ; Colossiens 2 : 12-13 ; 3 : 1). En Lui, nous vivons
une nouvelle vie. Avec Lui, nous sortons de nos voies pécheresses
sachant qu’Il nous conduit sur des voies de justice
et d’amour.
Ce processus symbolise la repentance, et démontre
le fait que nous ne pouvons pas opérer un tel changement
de nous-mêmes, car il ne s’opère que
par la puissance du Christ ressuscité vivant en nous.
Nous nous identifions au Christ dans Sa résurrection,
non seulement en vue de l’avenir mais aussi pour la
vie présente. Ceci fait partie intégrante
de ce grand symbolisme. Jésus n’a pas inventé
la cérémonie du baptême ; celle-ci s’est
développée au sein du judaïsme et elle
fut pratiquée par Jean-Baptiste en tant que rite
par lequel est représentée la repentance au
moyen de l’eau purificatrice. Jésus perpétua
cette pratique et après Sa mort et Sa résurrection,
Ses disciples continuèrent à faire de même.
La cérémonie du baptême souligne de
manière exceptionnelle le fait que nous avons un
nouveau fondement dans notre vie, ainsi qu’un nouveau
fondement sur lequel nous établissons notre relation
avec Dieu.
L’apôtre Paul constata que puisque nous sommes
pardonnés et purifiés au moyen de la mort
du Christ, le baptême représente la mort de
Celui-ci, et, symboliquement, la nôtre. Paul fut aussi
inspiré d’établir le lien entre la mort
et la résurrection du Christ. Alors que nous sortons
des eaux baptismales, nous sommes les symboles d’une
nouvelle vie, une vie en Christ, puisqu’Il vit en
nous.
L’apôtre Pierre écrit également
que le baptême nous sauve « par la résurrection
de Jésus-Christ » (I Pierre 3 : 21). Cependant,
le baptême de lui-même ne peut nous sauver.
Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu au
moyen de la foi en Jésus-Christ. L’eau physique
qui enlève les impuretés physiques ne peut
pas nous sauver, affirme l’apôtre. Le baptême
nous sauve uniquement dans le sens qu’il est «
l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu.
» Il est une représentation visible de la repentance,
de la foi en Christ, du pardon, d’une nouvelle vie.
Ce sont ces choses qui, en fait, nous apportent le salut.
Dans un seul corps
Nous sommes baptisés en Jésus-Christ, mais
également dans Son corps qui est l’Eglise.
« Nous avons tous, en effet, été baptisés
dans un même Esprit, pour former un seul corps »
(I Corinthiens 12 : 13). Cette déclaration de Paul
signifie qu’aucune personne ne peut se baptiser elle-même,
et que le baptême doit se pratiquer dans le contexte
d’une communauté chrétienne. Il n’existe
aucun chrétien « secret », quelqu’un
qui croirait en Jésus-Christ, mais dont personne
n’aurait entendu parler. Le cheminement biblique consiste
à confesser Jésus-Christ devant d’autres
personnes et à reconnaître publiquement que
Jésus est Seigneur.
Le baptême est l’un des moyens par lequel nous
pouvons confesser Jésus-Christ ; ceci permet aux
amis de la personne baptisée de constater qu’un
engagement a été pris. Il peut s’agir
d’une occasion joyeuse au cours de laquelle la congrégation
chante pour accueillir la personne dans la famille. Ou,
il peut s’agir d’une cérémonie
plus modeste au cours de laquelle un ministre (ou un représentant
de la congrégation dûment mandaté) accueille
le nouveau croyant, explique à nouveau aux frères
le sens de la cérémonie et les encourage à
soutenir le nouveau baptisé dans sa vie en Christ.
Fondamentalement, le baptême est une cérémonie
attestant qu’une personne s’est déjà
repentie de ses péchés, a déjà
accepté Jésus-Christ comme Sauveur, a déjà
commencé à croître spirituellement et
qu’elle est, en fait, déjà chrétienne.
Le baptême a lieu généralement dès
qu’une personne s’est engagée, mais occasionnellement
il peut avoir lieu beaucoup plus tard.
Enfants et adolescents
Lorsqu’une personne croit déjà en Jésus-Christ,
elle est éligible pour le baptême. La personne
peut être très âgée ou très
jeune. Une personne plus jeune peut témoigner de
sa foi à sa manière, tout comme une personne
plus âgée en témoignera d’une
autre manière, tout aussi valable. Il n’empêche
que les jeunes également peuvent avoir la foi.
Les adolescents et même les plus jeunes enfants peuvent
être pris d’un regret sincère et véritable
face à leurs péchés, avoir la foi sincère
que le Christ a payé l’amende de leurs péchés,
et manifester un engagement véritable envers le Christ.
Alors ils peuvent être baptisés.
Est-ce que certains d’entre eux, éventuellement,
reviendront sur leur décision et abandonneront l’Eglise
? Peut-être, mais la chose se produit aussi chez les
adultes. Est-ce que ces conversions d’adolescents
s’avèrent toujours une erreur ? Peut-être,
mais cela se produit aussi avec les adultes.
Si une personne est repentante et a la foi en Jésus-Christ,
pour autant que le pasteur puisse en être sûr,
alors la personne peut être baptisée. Dans
notre Eglise toutefois, nous ne baptisons pas des enfants
mineurs sans le consentement des parents ou du tuteur légal.
Si les parents d’un enfant mineur s’opposent
au baptême, alors l’enfant qui a la foi en Jésus-Christ
n’en est pas moins un Chrétien, même
s’il attend d’être légalement adulte
pour être baptisé.
Nous ne baptisons ni les bébés ni les enfants
trop jeunes pour être en mesure d’exprimer eux-mêmes
leur foi, puisque nous reconnaissons que le baptême
est l’expression de la foi, et que personne n’est
sauvé par la foi de ses parents. Mais toutefois nous
ne déclarons pas comme non-chrétiens ceux
qui pratiquent le baptême des bébés.
Le baptême par immersion
C’est la pratique de l’Eglise Universelle de
Dieu de baptiser par immersion. Nous croyons que c’était
la pratique la plus courante au cours du premier siècle
et au temps de l’Eglise primitive. Nous croyons que
l’immersion totale symbolise mieux la mort et l’ensevelissement
que le fait d’asperger la personne.
Toutefois, nous ne faisons pas du mode même du baptême,
une cause de division parmi les Chrétiens. Le point
capital est que la personne abandonne son ancienne vie de
péchés, qu’elle ait la foi en Christ
en tant que Seigneur et Sauveur. En utilisant à nouveau
l’analogie de la mort, nous pourrions dire que le
vieil homme est mort avec le Christ, que son corps soit
ou non enseveli de la bonne manière. La purification
est adéquatement symbolisée, même si
l’enterrement ne l’est pas. L’ancienne
vie est morte, et la nouvelle est là.
Le salut ne dépend pas d’une méthode
précise de baptême (et la Bible ne nous en
donne aucun détail), ni des mots exacts, comme si
les mots pouvaient avoir en eux une sorte de puissance magique.
Le salut dépend de la foi en Christ et non de la
profondeur des eaux baptismales.
Un Chrétien qui fut baptisé par aspersion
ou autrement que par immersion n'en est pas moins toujours
un Chrétien. Si une telle personne désire
devenir membre de l’Eglise Universelle de Dieu, celle-ci
n’exige pas qu’elle soit rebaptisée,
à moins que la personne elle-même ne croit
devoir le faire. Le Christianisme est basé sur la
foi et non sur un type particulier de cérémonie
baptismale.
Conclusion
Considérons l’idée maîtresse
telle qu’elle nous est donnée par l’apôtre
Paul : 1) le baptême représente notre vieil
homme mourant avec le Christ, 2) la purification de nos
péchés, 3) la vie nouvelle en Christ au sein
de son Eglise.
Le baptême est une expression de repentir et de foi,
et un rappel que nous sommes sauvés par la mort et
la vie de Jésus-Christ. C’est l’Evangile
en miniature : chaque fois qu’une personne rentre
dans le royaume de Dieu, ce sont toutes les vérités
relatives à la foi qui sont confirmées par
chaque nouveau baptisé.
Si vous avez foi en Jésus-Christ et que vous manifestez
le désir d’être baptisé, sachez
que nous demeurons à votre disposition. Dans l’attente
de vous servir, nous vous encourageons à communiquer
par courrier avec l’un de nos pasteurs, ou à
consulter notre site internet.