Il serait difficile d’imaginer autre
chose qui reflète plus le cœur de Dieu qu’un
être humain montrant de l’amour pour son prochain.
Nous avons été créés à
l’image de Dieu, à Sa ressemblance. Nous comptons
tellement pour Dieu qu’Il a accepté d’envoyer
Son Fils mourir, pour que nous ayons la vie éternelle.
Dieu est amour ; et le premier fruit de l’Esprit-Saint
dans notre vie est l’amour. Sans amour, nos autres
dons et nos réalisations sont vains et, en fin de
compte, dénués de sens (I Corinthiens 13).
Devant la souffrance humaine, Christ était ému
de compassion. Il exerçait souvent Son autorité
et Sa puissance divines pour apaiser la souffrance.
En tant qu’enfants de Dieu, nous devons aider ceux
qui souffrent autour de nous (Galates 6 : 10). Nous devons
« pleurer avec ceux qui pleurent », mais il
nous faut aller au-delà de l’expression de
bons sentiments et de bonne volonté, et aider de
façon tangible ceux qui sont dans le besoin (Jacques
2 : 15-17). Il est de notre devoir de prier pour les besoins
des autres avec une ferme confiance que Dieu entendra de
telles prières, et agira pour y répondre selon
Sa souveraineté et Sa sagesse.
Toutefois, en même temps, nous ne détenons
pas la perfection, la force illimitée et les ressources
de Dieu. Nous sommes limités dans notre capacité
d’aider. Nous devons gérer nos ressources pour
pouvoir aider les autres, sans nous drainer au point de
ne plus être en mesure de soutenir notre famille,
ou même de suffire à nos propres besoins (I
Timothée 5 : 8). Dieu connaît nos limites et
ne nous demande pas de faire plus que nous ne le pouvons.
Cependant, en tant que personnes en qui Christ demeure,
nous répondrons bien sûr à la souffrance
dont nous sommes témoins avec Sa compassion et Son
amour. Nous serons motivés à aider où
nous le pouvons et à refléter dans ce monde
l’amour de Dieu.
Très souvent, nous faisons face à des situations
impliquant deux vérités qui coexistent et
qui créent souvent une tension dynamique. D’une
part, Dieu veut que nous montrions un amour sacrificiel
envers les autres. Parfois, nous sommes appelés à
faire des sacrifices quand le moment ne nous convient pas
du tout et que les conditions sont loin d’être
idéales. D’autre part, même si nous devons
donner et servir quand l’occasion se présente,
nous continuons à être responsables dans les
autres domaines de notre vie (famille, emploi, etc.). Ces
domaines sont également importants à notre
propre bien-être spirituel, physique, mental et émotionnel.
Nous ne pouvons pas nous préoccuper de l’un
au détriment de l’autre. Il existe des demandes
légitimes liées à ces deux vérités.
Il nous faut trouver une façon d’équilibrer
ces deux domaines : prendre soin des autres, et en même
temps, nous occuper de nos propres besoins.
Un bon cœur, celui qui cherche à faire ce qui
est juste, est le critère le plus essentiel. Dieu
promet à travers Son Esprit de changer notre cœur
et de le rendre semblable au sien. Si le cœur est bon,
le point critique important suivant, est la sagesse. Nous
avons besoin de savoir quand et où aider, et à
combien de notre temps et de nos ressources nous devons
y consacrer. Comment trouver le bon équilibre ? Dieu
nous donnera cette sagesse si nous la lui demandons sincèrement
par la foi (Jacques 1 : 5). Bien sûr, nous grandissons
également en sagesse par l’étude de
la Parole de Dieu. L’Ecriture nous procure l’instruction
pour apprendre à appliquer le christianisme à
notre vie quotidienne. De plus, parler à d’autres
chrétiens peut ajouter un éclaircissement
et une juste perspective pour atteindre ce bon équilibre.
Normalement, dans la vie, nous finissons tous par expérimenter
les deux situations : celle du donneur et celle du receveur.
Dans les deux cas, nous pouvons apprendre beaucoup de leçons
importantes et mettre en pratique l’Esprit de Christ
de différentes façons. Une des caractéristiques
qui définit le plus le christianisme, c’est
d’avoir compassion et d’aider. Nous avons tous
fait l’objet de la grâce incommensurable de
Dieu. Sa volonté est que nous étendions cette
grâce à ceux qui nous entourent. C’est
ainsi que nous donnerons au monde l’exemple de la
miséricorde et de l’amour de Dieu.