Avez-vous déjà entendu le grand « OUI-MAIS » qui accompagne
souvent les discussions sur l’évangile de la grâce ? Cela
donne à peu près ceci : « Oui, certes… Bien sûr nous sommes
sauvés par la grâce. Oui MAIS… ». Ce grand « MAIS » tombe
toujours à un moment ou à un autre dans les conversations en
rapport avec la grâce.
Il semblerait bien que l’on puisse répéter à l’infini que l’on
croie au salut par la grâce, mais que lorsqu’il s’agit
d’avancer nos jetons de poker, nous nous accommodions bien
d’une pile de taille raisonnable de bonnes œuvres, question
d’avoir l’assurance d’être vraiment sauvés.
Et beaucoup d’entre nous devenons très vite nerveux lorsque
nous entendons quelqu’un pousser la question de la grâce un
peu trop loin à notre goût. « Bien sûr que nous sommes sauvés
par la grâce, MAIS continue comme ça et tu vas directement
atterrir en enfer ». Euh ?
De Quoi Avons-Nous Peur ?
C’est comme si nous étions terrifiés à l’idée que quelque
part, quelqu’un, on ne sait trop comment, puisse « s’en tirer
à bon compte », alors que c’est ce que nous souhaitons, au
fond de nous-mêmes, qu’il nous arrive aussi. Il nous faut donc
trouver le moyen d’arrêter le train de la grâce avant de
perdre son contrôle, avant que les gens ne commencent à croire
trop à la grâce, de peur qu’ils cessent de se sentir condamnés
et qu’ils arrêtent de penser que Dieu les jettera en enfer
s’ils n’arrivent pas à avoir un comportement parfait.
Pourtant la Bible est formelle à ce sujet : « Car c’est par
la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela
ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par
les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes
Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes
œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les
pratiquions » (Ephésiens 2 : 8-10).
Même notre foi est un don de Dieu et non pas un paramètre qui
s’ajoute à l’équation. Même nos bonnes œuvres, quand elles le
sont réellement, sont en réalité celles que Dieu accomplit et
non pas les nôtres.
Paul a questionné les Galates de façon plutôt directe : « Voici
seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les
œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la
prédication de la foi ? Etes-vous tellement dépourvus de sens
? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant
finir par la chair ?» (Galates 3 : 2-3).
Alors comment le grand « OUI-MAIS » concernant la grâce a-t-il
pu surgir dans ce décor ?
Il semblerait qu’en ce qui concerne le jugement, nous soyons
tous marqués par l’idée que Dieu se comporte comme nous : Il
adresse des félicitations et décerne des prix pour les bonnes
actions, des plaies et des fléaux pour les mauvaises ; Il nous
garde rancune, Il retient dans un calepin toutes nos erreurs
et à la fin Il « nous aura ». Pour nous, c’est tout à fait
normal qu’Il procède ainsi, car c’est de cette manière que
nous agissons tout le temps envers notre prochain, nos
épouses, nos enfants, nos patrons, nos employés, nos voisins,
nos amis.
Mais Dieu n’agit pas ainsi.
Tout Comme Jésus
Pour ce qui est de garder rancœur, de retenir les fautes et de
chercher vengeance, Il n’est pas du tout comme nous. Il est
comme Jésus-Christ. A l’identique de Jésus-Christ.
Jésus ne comptait pas les fautes des autres et ne retenait pas
leurs péchés au-dessus de leurs têtes. Il a pardonné. Il a
même pardonné à Ses ennemis, aux personnes qui L’ont mis à
mort. Il a prié : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent
ce qu’ils font » (Luc 23 : 34).
Le salut ne repose pas sur la manière dont nous nous
comportons, mais plutôt sur l’amour profond que Dieu éprouve
envers nous. Et Il nous aime tellement qu’Il a donné Son Fils
pour nous sauver ; Il a envoyé Son Fils non pas pour condamner
le monde, mais pour le sauver (Jean 3 : 16-17).
Et par conséquent, voilà le seul « MAIS » auquel il nous faut
prêter attention « MAIS Dieu, qui est riche
en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés,
nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie
avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) » (Ephésiens
2 : 4-5). Vous ne trouverez pas un autre « mais » pour
ponctuer cette déclaration. Voilà le seul « MAIS » véritable,
auquel il n’y a rien à ajouter.
Bien entendu que Dieu agira aussi sur votre comportement. En
fait, Il viendra vivre en vous par Son Saint-Esprit et
entamera un long processus de transformation qui durera toute
votre vie et qui vous changera de fond en comble. Cela veut
dire que votre salut est intégralement un don de Sa part, du
début à la fin. Vous pouvez Lui faire confiance : ni vos
faiblesses, ni vos problèmes, ni même vos péchés ne peuvent
L’empêcher de vous conduire au destin glorieux qu’Il vous
réserve.
Finalement, s’il devait y avoir un autre MAIS à considérer,
qu’il soit celui-ci : c’est gratuit, MAIS vous ne pouvez en
faire l’expérience et l’apprécier si vous ne l’acceptez pas.
Alors pourquoi ne pas accepter l’amour de Dieu et faire
confiance à Jésus pour ce qui est de votre salut ? Vous êtes
en totale sécurité entre Ses Mains.
N’est-il pas temps de cesser de vous inquiéter de ce qu’il
vous arrivera et de remettre votre vie entre Ses mains, une
fois pour toute ? Vous savez, Dieu est de votre côté, et Il
l’a toujours été !□
http://www.christianodyssey.com/gospel/buts.htm
Christian Odyssey - Mars 2006, page 7
ã
Eglise Universelle de Dieu -
contact@lemondeavenir.com – Juillet 2008