L’objet du sermon de cet après-midi
est celui de la confiance que le chrétien doit placer
en Dieu plutôt qu’en lui-même ou dans
les hommes. Il est en rapport avec l’activité
des jeunes que nous avons organisée toute cette semaine
et en particulier avec le cheminement spirituel par lequel
sont passés certains de nos jeunes. Un cheminent,
très similaire à celui emprunté par
l’enfant prodigue dans la parabole du même nom
(Luc 15 :18).
Ces jeunes dont nous faisons allusion ont voulu expérimenter
ou goûter au monde et à ses plaisirs, tout
comme le fils prodigue. Mais après un certain temps
et après avoir connu des déboires et des désillusions,
le jeune décide en lui-même de retourner –
c’est une image – dans le foyer familial et
de retrouver les valeurs qui lui avaient été
enseignées. C’est le moment où il frappe
à la porte…
Cette image et la parabole dont elle est tirée parlent
de la confiance. Sans confiance, ne peut exister de relation
saine entre les êtres. C’est de cette confiance
dont nous allons parler, mais plus spécifiquement
d’un aspect primordial de la confiance : la confiance
envers Dieu.
Nous verrons ensemble 3 passages :
Nous vivons dans une société où il
est de plus en plus difficile de faire confiance à
autrui ! La confiance a cédé la place à
la défiance, au doute et au soupçon. Imaginez
combien il serait difficile de vivre dans une société
où la confiance n’existerait plus. La simple
décision de vouloir monter dans un autobus, par exemple,
serait mûrement réfléchie à cause
du manque de confiance que l’on aurait envers le conducteur.
La même situation délicate se présenterait
dans le métro. Imaginez un peu la vie sans pouvoir
faire confiance à quiconque ! Ce serait une vie invivable
!
Nous allons parler de l’importance de la confiance
et surtout de l’importance de placer sa confiance
en Dieu, sans exclure pour autant, la nécéssité
d’accomplir sa part et de faire les efforts qui sont
nécessaires dans bien des situations.
1 Samuel 17 : 31-32
«Lorsqu'on eut entendu les paroles prononcées
par David, on les répéta devant Saül,
qui le fit chercher. ( : 32) David dit à Saül
: Que personne ne se décourage à cause de
ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui ».
Le contexte de ce passage est celui de David et Goliath.
« …que personne ne se décourage à
cause de ce Philistin ! ». D’où pouvait
bien lui venir un tel courage ? Peut-être avait-il
d’une forte personnalité et d’un caractère
téméraire ?
1 Samuel 17 : 33
«Saül dit à David : Tu ne peux pas aller
te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il
est un homme de guerre dès sa jeunesse ».
Ces propos du roi Saül illustrent le contraste entre
la jeunesse et l’inexpérience de David d’une
part, et la force et l’expérience de Goliath,
l’homme de guerre, de l’autre.
1 Samuel 17 : 34-35
«David dit à Saül: Ton serviteur faisait
paître les brebis de son père. Et quand un
lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais
après lui, je le frappais, et j'arrachais la brebis
de sa gueule. S'il se dressait contre moi, je le saisissais
par la gorge, je le frappais, et je le tuais. »
David répond en parlant de son expérience
comme pasteur qui devait protéger ses brebis contre
les attaques de prédateurs. David aurait pu se dire
en voyant une de ses brebis emportée par un lion
que cela faisait partie de la fatalité de la vie,
- pauvre bête ! Mais non, David relate comment il
se mettait en peine pour la secourir au risque, bien souvent,
de sa propre vie.
« S’il se dressait contre moi…je le tuais.
». Nous voyons ici que David n’était
pas une personne faible ou lâche. Permettez-moi de
vous rappeler l’objet du sermon : placer sa confiance
en Dieu tout en faisant notre part ! David faisait sa part
!
1 Samuel 17 : 36
«C'est ainsi que ton serviteur a terrassé le
lion et l'ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis,
comme de l'un d'eux, car il a insulté l'armée
du Dieu vivant. »
Si nous nous arrêtions à ce passage, à
entendre les dires de David, nous serions en droit de penser
qu’il placer plutôt sa confiance en lui-même,
en son expérience et en ses propres foreces, plutôt
que de la placer en Dieu !
1 Samuel 17 : 37
«David dit encore : L'Eternel, qui m'a délivré
de la griffe du lion et de la patte de l'ours, me délivrera
aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à
David: Va, et que l'Eternel soit avec toi! »
Mais cette suite, nous montre que la vérité
était tout autre. Ce verset nous monte que David
donnait le crédit de ses victoires à l’Eternel
sans pour autant ne rien faire lui-même. Ca prenait
quand même du courage que d’aller affronter
un lion affâmé.
Premier principe que je souhaiterais mettre en évidence
:
Placer notre confiance en Dieu doit s’accompagner
d’actes et de décisions de notre part et non
d’attentisme ou d’immobilisme.
Deuxième principe :
David a gardé en mémoire un répertoire
personnel de situations où Dieu était intervenu
et l’avait délivré. Pouvant s’en
rappeler, cela lui donnait du courage et une confiance sans
cesse grandissante en Dieu. Nous de même, il nous
faut être d’admettre et de reconnaître
la main de Dieu dans certaines circonstances particulières
de notre vie, en prendre note et nous en rappeler.
La confiance n’existe pas par degrés. Impossible
de faire confiance à moitié. Soit nous avons
confiance, soit nous n’avons pas confiance.
Nous avons vu que David avait développé une
confiance en l’Eternel à travers les expériences
qu’il avait vécues. Les Psaumes, entre autres,
sont des hymnes qui louent la confiance que l’on peut
placer en Dieu
Prenons maintenant l’exemple d’Israël
qui a du apprendre à faire confiance en Dieu à
travers les épreuves et les situations par lesquelles
elle passa.
1 Chroniques 5 : 18
«Les fils de Ruben, les Gadites et la demi-tribu de
Manassé avaient de vaillants hommes, portant le bouclier
et l'épée, tirant de l'arc, et exercés
à la guerre, au nombre de quarante-quatre mille sept
cent soixante, en état d'aller à l'armée.
»
Ce verset nous apprend que les Israëlites étaient
nombreux, bien armés, vaillants et aguérris.
A ce stade du contexte, nous aurions été en
droit de penser qu’ils ne s’appuyaient que sur
leur force et que par conséquent ce passage serait
un mauvais exemple à surtout ne pas suivre. Mais
regardons la suite.
1 Chroniques 5 : 20
«Ils reçurent du secours contre eux, et les
Hagaréniens et tous ceux qui étaient avec
eux furent livrés entre leurs mains. Car, pendant
le combat, ils avaient crié à Dieu, qui les
exauça, parce qu'ils s'étaient confiés
en lui. »
Surprenant, non ! Nous voyons ici, qu’ils ont gagné
le combat non seulement grâce à leur armée
mais aussi et surtout parce qu’ils crièrent
à Dieu PENDANT le combat ! Autrement dit, dans le
cœur même de l’action, ils ont pensé
à Dieu et lui demandèrent secours. Ils ont
reconnu que leurs capacités, afin d’être
efficaces, devaient provenir de Dieu. Ce qui a caractérisé
ces hommes-là est que, malgré qu’ils
étaient très bien armés et nombreux,
ils ont néanmoisn placé leur confiance en
Dieu plutôt que dans leurs propres ressources !
Autre principe :
Même au cœur de la bataille Dieu peut nous secourir
si nous l’appelons à notre aide et Lui faisons
confiance. Nous ne serons jamais hors d’atteinte de
Dieu, pour qu’Il intervienne et nous sauve !
2 Rois 18 : 1-2
«Elisée dit à la femme dont il avait
fait revivre le fils: Lève-toi, va t'en, toi et ta
maison, et séjourne où tu pourras; car l'Eternel
appelle la famine, et même elle vient sur le pays
pour sept années. La femme se leva, et elle fit selon
la parole de l'homme de Dieu: elle s'en alla, elle et sa
maison, et séjourna sept ans au pays des Philistins.
»
Ce passage parle d’Ezéchias, et nous apprend
qu’il était âgé de 25 ans et était
roi de Juda.
2 Rois 18 : 5 et 6
«Et pendant qu'il racontait au roi comment Elisée
avait rendu la vie à un mort, la femme dont Elisée
avait fait revivre le fils vint implorer le roi au sujet
de sa maison et de son champ. Guéhazi dit: O roi,
mon seigneur, voici la femme, et voici son fils qu'Elisée
a fait revivre. Le roi interrogea la femme, et elle lui
fit le récit. Puis le roi lui donna un eunuque, auquel
il dit: Fais restituer tout ce qui appartient à cette
femme, avec tous les revenus du champ, depuis le jour où
elle a quitté le pays jusqu'à maintenant »
On nous décrit ici par le biais de cette situation,
le caractère intégre de ce roi.
2 Rois 18 : 13
«La quatorzième année du roi Ezéchias,
Sanchérib, roi d'Assyrie, monta contre toutes les
villes fortes de Juda, et s'en empara. »
C’est là que commencent des problèmes
sous le règne d’Ezéchias.
2 Rois 18 : 14-16
«Ezéchias, roi de Juda, envoya dire au roi
d'Assyrie à Lakis: J'ai commis une faute! Eloigne-toi
de moi. Ce que tu m'imposeras, je le supporterai. Et le
roi d'Assyrie imposa à Ezéchias, roi de Juda,
trois cents talents d'argent et trente talents d'or.
Ezéchias donna tout l'argent qui se trouvait dans
la maison de l'Eternel et dans les trésors de la
maison du roi.
Ce fut alors qu'Ezéchias, roi de Juda, enleva, pour
les livrer au roi d'Assyrie, les lames d'or dont il avait
couvert les portes et les linteaux du temple de l'Eternel.
»
Ezéchias ne souhaite pas faire la guerre et est
disposé à négocier la paix. Il va même
chercher de l’or et de l’argent de la maison
de l’Eternel.
2 Rois 18 : 17
«Le roi d'Assyrie envoya de Lakis à Jérusalem,
vers le roi Ezéchias, Tharthan, Rab-Saris et Rabschaké
avec une puissante armée. Ils montèrent, et
ils arrivèrent à Jérusalem. Lorsqu'ils
furent montés et arrivés, ils s'arrêtèrent
à l'aqueduc de l'étang supérieur, sur
le chemin du champ du foulon. »
Nous voyons ici que le roi d’Assyrie a reçu
son tribut sans pour autant qu’il en soit satisfait.
Il envoie une ambassade, des émissaires ainsi qu’un
contigent de puissants soldats.
2 Rois 18 : 18
«Ils appelèrent le roi; et Eliakim, fils de
Hilkija, chef de la maison du roi, se rendit auprès
d'eux, avec Schebna, le secrétaire, et Joach, fils
d'Asaph, l'archiviste. »
L’on pourrait qualifier ces échanges de «
pourparlers ».
2 Rois 18 : 19
«Rabschaké leur dit: Dites à Ezéchias:
Ainsi parle le grand roi, le roi d'Assyrie: Quelle est cette
confiance, sur laquelle tu t'appuies? »
Ezéchias rechigne à se rendre. D’où
la question du roi d’Assyrie qui, ironiquement, lui
demande sur qui avait-il placé sa confiance pour
oser lui tenir tête de la sorte.
2 Rois 18 : 20
«Tu as dit: Il faut pour la guerre de la prudence
et de la force. Mais ce ne sont que des paroles en l'air.
En qui donc as-tu placé ta confiance, pour t'être
révolté contre moi? »
Il réitère sa question. Car il avait pensé
qu’Ezéchias se serait rendu.
2 Rois 18 : 21
«Voici, tu l'as placée dans l'Egypte, tu as
pris pour soutien ce roseau cassé, qui pénètre
et perce la main de quiconque s'appuie dessus: tel est Pharaon,
roi d'Egypte, pour tous ceux qui se confient en lui. »
Le roi d’Assyrie spécule. « Si c’est
sur l’Egypte, » pense-t-il, « que tu places
ta confiance, saches qu’à ses yeux, l’Egypte
n’est qu’un jonc brisé ! » dit-il,
en ironisant.
2 Rois 18 : 22
«Peut-être me direz-vous: C'est en l'Eternel,
notre Dieu, que nous nous confions. Mais n'est-ce pas lui
dont Ezéchias a fait disparaître les hauts
lieux et les autels, en disant à Juda et à
Jérusalem: Vous vous prosternerez devant cet autel
à Jérusalem? »
Le roi d’Assyrie poursuit : « Peut-être
me direz-vous : c’est en l’Eternel, notre Dieu,
que nous nous confions ? »
Il s’approche de la vérité mais analysons
son raisonnement. Aux yeux du roi d’Assyrie, il n’y
a personne – ou aucun être – d’assez
puissant sur qui Ezéchias pouvait s’appuyer.
Y compris le Dieu d’Israël qui, toujours selon
lui, serait fâché contre Ezéchias qui
avait renversé Ses autels. Dans l’esprit du
roi d’Assyrie, le vrai Dieu d’Israël n’était
qu’un dieu parmi d’autres dieux, et qui pouvait
être traité comme lui-même traite ses
propres dieux paiens !
Ce dieu, d’après le roi d’Assyrie, ne
pourrait les aider puisqu’Ezéchias avait détruit
Ses autels et sanctuaires !
2 Rois 18 : 23 à 25
«Maintenant, fais une convention avec mon maître,
le roi d'Assyrie, et je te donnerai deux mille chevaux,
si tu peux fournir des cavaliers pour les monter. Comment
repousserais-tu un seul chef d'entre les moindres serviteurs
de mon maître? Tu mets ta confiance dans l'Egypte
pour les chars et pour les cavaliers. D'ailleurs, est-ce
sans la volonté de l'Eternel que je suis monté
contre ce lieu, pour le détruire? L'Eternel m'a dit:
Monte contre ce pays, et détruis-le. »
Ce que l’ambassadeur vient de dire était vrai.
C’était bien par la volonté de Dieu
que l’Assyrie avait remporté des batailles.
Dieu avait bien décidé de se servir de cette
nation pour corriger Son peuple. Nous en avons la confirmation
à l’aide du passage suivant :
2 Rois 19 : 25
«N'as-tu pas appris que j'ai préparé
ces choses de loin, Et que je les ai résolues dès
les temps anciens? Maintenant j'ai permis qu'elles s'accomplissent,
Et que tu réduises des villes fortes en monceaux
de ruines. »
Dieu s’adresse au roi d’Assyrie par l’intermédiaire
de son prophète Esaïe. Il lui dit qu’Il
l’a utilisé comme un instrument pour accomplir
Sa volonté qui avait été établie
bien avant qu’il ne naîsse.
2 Rois 19 : 27
«Mais je sais quand tu t’assieds… »
Certes vérité est rassurante pour le chrétien
: Dieu connaît chacun de nos faits et gestes. Il veille
sur nous à chaque instant. Rien ne pourrait nous
arriver sans que Dieu soit au courant.
2 Rois 19 : 28
«Parce que tu es furieux contre moi, Et que ton arrogance
est montée à mes oreilles, Je mettrai ma bouche
à tes narines et mon mors entre tes lèvres,
Et je te ferai retourner par le chemin par lequel tu es
venu. »
C’est une prophétie que Dieu adresse au roi
d’Assyrie. Il condamne son arrogance. Toutefois, le
roi d’Assyrie ne connaît pas cette prophétie
adressée contre lui.
Revenons à notre histoire, au moment des négociations
: 2 Rois 18 : 26
«Eliakim, fils de Hilkija, Schebna et Joach, dirent
à Rabschaké: Parle à tes serviteurs
en araméen, car nous le comprenons; et ne nous parle
pas en langue judaïque, aux oreilles du peuple qui
est sur la muraille. »
La délégation du roi d’Assyrie était
proche de la muraille de Jérusalem, à portée
d’oreilles des soldats d’Israël prêts
à défendre Jérusalem. D’après
ce passage, le serviteur du roi Ezéchias demande
aux délégués de s’exprimer dans
leur propre langue, l’araméen, cela afin que
ses hommes ne comprennent pas et de la sorte ne se découragent
en entendant les durs propos de Rabschaké.
2 Rois 18 : 27
«Rabschaké leur répondit: Est-ce à
ton maître et à toi que mon maître m'a
envoyé dire ces paroles? N'est-ce pas à ces
hommes assis sur la muraille pour manger leurs excréments
et pour boire leur urine avec vous? »
Rabschaké ironise et répond négativement
à la demande de la délégation israëlite.
En substance, Rabschaké leur répond qu’il
avait bien l’intention que les hommes sur la muraille
entendent bien ses propos.
Dans l’église, nous ne pratiquons pas cela.
Nous ne sommes pas de ceux qui souhaitent, devant tout le
monde, parler « haut et fort », sans aucun égard
pour la discrétion. En souhaitant parler «
haut et fort », Rabschaké révèle
ses motivations, celles de miner le moral de l’adversaire
et de ses troupes.
Certaines questions ne peuvent être abordées
qu’en privé, et non à la connaissance
de tous ! Dans le cadre d’un différend entre
deux personnes, la meilleure pratique est celle de l’entretien
en privé. Cela ne veut pas dire que nous n’avons
pas le droit d’avoir des griefs, mais plutôt
qu’il y a une manière appropriée de
gérer les problèmes.
« N’est-ce pas à ces hommes assis sur
la muraille…leur urine avec vous. »
Dans une autre traduction, il est écrit : «
qui vont être réduits à ….. ».
Ces propos nous donnent une idée de la situation
très difficile dans laquelle se trouvaient Ezéchias
et ses hommes. De plus, la délégation assyrienne
en faisait un point d’honneur de parler « haut
et clair » aux hommes sur la muraille, dans le seul
but de les pousser à se mutiner ou à déserter.
2 Rois 18 : 28 à 30
«Alors Rabschaké, s'étant avancé,
cria à haute voix en langue judaïque, et dit:
Ecoutez la parole du grand roi, du roi d'Assyrie!…Ainsi
parle le roi: Qu'Ezéchias ne vous abuse point, car
il ne pourra vous délivrer de ma main. Qu'Ezéchias
ne vous amène point à vous confier en l'Eternel,
en disant: L'Eternel nous délivrera, et cette ville
ne sera pas livrée entre les mains du roi d'Assyrie.
»
Rabschaké, envoyé du roi d’Assyrie,
parle délibérément en langue judaïque
afin qu’il soit compris de tous.
V. 29
« Qu’Ezéchias ne vous abuse point…ma
main » Il sème le doute dans l’esprit
de l’armée d’Israël à l’égard
de leur roi. En résumé, il leur dit : «
ne vous confiez pas dans le Dieu d’Ezéchias
! »
Nous, nous disons l’inverse. Quel que soit le stade
où nous en sommes, faisons confiance à l’Eternel
! Aucun d’entre nous ne s’est trouvé
dans la situation extrême de devoir défendre
une forteresse assiégée sans avoir la certitude
d’où viendra notre prochain repas. Ezéchias
et ses hommes, eux oui ! Ils étaient encerclés
dans une forteresse et ne savaient pas à quoi ils
seraient réduits en ayant à résister
davantage ! Mais Dieu est intervenu !
2 Rois 19 : 1 à 3
«Lorsque le roi Ezéchias eut entendu cela,
il déchira ses vêtements, se couvrit d'un sac,
et alla dans la maison de l'Eternel. Il envoya Eliakim,
chef de la maison du roi, Schebna, le secrétaire,
et les plus anciens des sacrificateurs, couverts de sacs,
vers Esaïe, le prophète, fils d'Amots. Et ils
lui dirent: Ainsi parle Ezéchias: Ce jour est un
jour d'angoisse, de châtiment et d'opprobre; car les
enfants sont près de sortir du sein maternel, et
il n'y a point de force pour l'enfantement ».
Ezéchias dépêche des personnes de confiance
auprès du prophète Esaïe pour lui demander
de l’aide.
La suite, je vous laisse le soin de la découvrir.
Dieu répond à Ezéchias par l’intermédiaire
du prophète. Les propos sont consignés dans
2 Rois 19 : 25-28.
Lorsque nous parlons de « nous confier en l’Eternel
» comment ne pas faire allusion à l’importance
de la prière et au soin que nous devons attacher
à exposer nos difficultés et nos soucis à
Dieu et ensuite à Lui faire confiance.
Esaïe 26 : 1
«En ce jour, on chantera ce cantique dans le pays
de Juda: Nous avons une ville forte; Il nous donne le salut
pour murailles et pour remparts. »
Quel homme, à l’heure actuelle, pourrait s’exclamer,
sans passer pour un insensé : « je suis une
ville forte ? » Sur qui, à notre époque,
voulez-vous placer votre confiance ? Il est certes important
d’avoir confiance en son épouse, ses amis et
dans les personnes de notre entourage, et surtout dans nos
frères et sœurs de l’église, mais
AVANT TOUT, il est primordial de placer sa confiance en
Dieu !
Hier avec les jeunes, nous en parlions justement, dans
une conversation que j’avais avec eux. J’essayais
de les aider à comprendre que la confiance que l’on
pouvait placer en Dieu surpassait de loin celle que l’on
pouvait mettre en un homme, aussi parfait, nous semble-t-il.
Dans les temps à venir, et déjà d’ailleurs,
ce lien de confiance que nous devons avoir envers Jésus-Christ
sera mis à rude épreuve.
2 Timothée 3 : 1 à 2
«Sache que, dans les derniers jours, il y aura des
temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes,
amis de l'argent, fanfarons,…. »
Le point commun de ces caractéristiques des hommes
« des derniers jours » est la confiance mal
placée. Celui qui est « égoïste
», place sa confiance en lui-même, par définition
! Celui qui est « amis de l’argent »,
aime l’argent et place sa confiance dans l’argent
ou dans les biens matériels. Le fanfaron est une
personne vantarde. Elle place sa confiance dans ses expériences
et dans son vécu. Celui qui est « irrespectueux
», toujours selon ce passage de Timothée, ne
place sa confiance dans aucun homme et encore moins dans
ceux qui représentent l’autorité ou
qui mérite le respect : parents, professeurs, employeurs,
etc.
Lisez tout ce chapitre de Timothée, en vous posant
la question : « En quoi je place ma confiance ? ».
Au bout du compte, il n’existe que deux possibilités
: placer sa confiance en Dieu ou bien la placer en toute
autre chose.
Mais « Nous avons une ville forte…Il nous donne
le salut pour murailles et pour remparts ».
Esaïe 26 : 2-3
«Ouvrez les portes, Laissez entrer la nation juste
et fidèle. A celui qui est ferme dans ses sentiments
Tu assures la paix, la paix, Parce qu'il se confie en toi.
»
« A celui qui est ferme dans ses sentiments. ».
C’est ce que nous devons être dans la foi. Notons
la suite : « Il assure la paix ! » Pourquoi
? « Parce qu’ils se confient en Toi. »
Esaïe 26 : 4
«Confiez-vous en l'Eternel à perpétuité,
Car l'Eternel, l'Eternel est le rocher des siècles.
»
Esaïe 26 : 12
«Eternel, tu nous donnes la paix; Car tout ce que
nous faisons, C'est toi qui l'accomplis pour nous. »
Où trouver la paix ? C’est auprès de
l’Eternel qu’elle se trouve. Il nous donne la
paix.
« Car tout ce que nous faisons, C’est Toi qui
l’accomplis pour nous. »
Ce verset me fait penser à Ephésiens 2 où
il est écrit que les œuvres que nous accomplissons
sont celles que Dieu a préparées d’avance
pour nous, pour que nous les pratiquions.
Plaçons notre confiance en l’Eternel ! Considérons
Le comme notre ville forte. Plaçons notre confiance
en Lui puis n’ayons pas peur d’aller dans l’arène
de la vie. Tout ce que nous faisons et tout ce que nous
pouvons faire c’est Dieu qui l’accomplira et
qui l’accomplit déjà pour nous !