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Placer notre confiance en Dieu
sermon de Dominique Alcindor
 

L’objet du sermon de cet après-midi est celui de la confiance que le chrétien doit placer en Dieu plutôt qu’en lui-même ou dans les hommes. Il est en rapport avec l’activité des jeunes que nous avons organisée toute cette semaine et en particulier avec le cheminement spirituel par lequel sont passés certains de nos jeunes. Un cheminent, très similaire à celui emprunté par l’enfant prodigue dans la parabole du même nom (Luc 15 :18).

Ces jeunes dont nous faisons allusion ont voulu expérimenter ou goûter au monde et à ses plaisirs, tout comme le fils prodigue. Mais après un certain temps et après avoir connu des déboires et des désillusions, le jeune décide en lui-même de retourner – c’est une image – dans le foyer familial et de retrouver les valeurs qui lui avaient été enseignées. C’est le moment où il frappe à la porte…

Cette image et la parabole dont elle est tirée parlent de la confiance. Sans confiance, ne peut exister de relation saine entre les êtres. C’est de cette confiance dont nous allons parler, mais plus spécifiquement d’un aspect primordial de la confiance : la confiance envers Dieu.

Nous verrons ensemble 3 passages :

Nous vivons dans une société où il est de plus en plus difficile de faire confiance à autrui ! La confiance a cédé la place à la défiance, au doute et au soupçon. Imaginez combien il serait difficile de vivre dans une société où la confiance n’existerait plus. La simple décision de vouloir monter dans un autobus, par exemple, serait mûrement réfléchie à cause du manque de confiance que l’on aurait envers le conducteur. La même situation délicate se présenterait dans le métro. Imaginez un peu la vie sans pouvoir faire confiance à quiconque ! Ce serait une vie invivable !

Nous allons parler de l’importance de la confiance et surtout de l’importance de placer sa confiance en Dieu, sans exclure pour autant, la nécéssité d’accomplir sa part et de faire les efforts qui sont nécessaires dans bien des situations.

1 Samuel 17 : 31-32
«Lorsqu'on eut entendu les paroles prononcées par David, on les répéta devant Saül, qui le fit chercher. ( : 32) David dit à Saül : Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui ».

Le contexte de ce passage est celui de David et Goliath.

« …que personne ne se décourage à cause de ce Philistin ! ». D’où pouvait bien lui venir un tel courage ? Peut-être avait-il d’une forte personnalité et d’un caractère téméraire ?

1 Samuel 17 : 33
«Saül dit à David : Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse ».

Ces propos du roi Saül illustrent le contraste entre la jeunesse et l’inexpérience de David d’une part, et la force et l’expérience de Goliath, l’homme de guerre, de l’autre.

1 Samuel 17 : 34-35
«David dit à Saül: Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j'arrachais la brebis de sa gueule. S'il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. »

David répond en parlant de son expérience comme pasteur qui devait protéger ses brebis contre les attaques de prédateurs. David aurait pu se dire en voyant une de ses brebis emportée par un lion que cela faisait partie de la fatalité de la vie, - pauvre bête ! Mais non, David relate comment il se mettait en peine pour la secourir au risque, bien souvent, de sa propre vie.

« S’il se dressait contre moi…je le tuais. ». Nous voyons ici que David n’était pas une personne faible ou lâche. Permettez-moi de vous rappeler l’objet du sermon : placer sa confiance en Dieu tout en faisant notre part ! David faisait sa part !

1 Samuel 17 : 36
«C'est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l'ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l'un d'eux, car il a insulté l'armée du Dieu vivant. »

Si nous nous arrêtions à ce passage, à entendre les dires de David, nous serions en droit de penser qu’il placer plutôt sa confiance en lui-même, en son expérience et en ses propres foreces, plutôt que de la placer en Dieu !

1 Samuel 17 : 37
«David dit encore : L'Eternel, qui m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de l'ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David: Va, et que l'Eternel soit avec toi! »

Mais cette suite, nous montre que la vérité était tout autre. Ce verset nous monte que David donnait le crédit de ses victoires à l’Eternel sans pour autant ne rien faire lui-même. Ca prenait quand même du courage que d’aller affronter un lion affâmé.

Premier principe que je souhaiterais mettre en évidence :

Placer notre confiance en Dieu doit s’accompagner d’actes et de décisions de notre part et non d’attentisme ou d’immobilisme.

Deuxième principe :

David a gardé en mémoire un répertoire personnel de situations où Dieu était intervenu et l’avait délivré. Pouvant s’en rappeler, cela lui donnait du courage et une confiance sans cesse grandissante en Dieu. Nous de même, il nous faut être d’admettre et de reconnaître la main de Dieu dans certaines circonstances particulières de notre vie, en prendre note et nous en rappeler.

La confiance n’existe pas par degrés. Impossible de faire confiance à moitié. Soit nous avons confiance, soit nous n’avons pas confiance.

Nous avons vu que David avait développé une confiance en l’Eternel à travers les expériences qu’il avait vécues. Les Psaumes, entre autres, sont des hymnes qui louent la confiance que l’on peut placer en Dieu

Prenons maintenant l’exemple d’Israël qui a du apprendre à faire confiance en Dieu à travers les épreuves et les situations par lesquelles elle passa.

1 Chroniques 5 : 18
«Les fils de Ruben, les Gadites et la demi-tribu de Manassé avaient de vaillants hommes, portant le bouclier et l'épée, tirant de l'arc, et exercés à la guerre, au nombre de quarante-quatre mille sept cent soixante, en état d'aller à l'armée. »

Ce verset nous apprend que les Israëlites étaient nombreux, bien armés, vaillants et aguérris. A ce stade du contexte, nous aurions été en droit de penser qu’ils ne s’appuyaient que sur leur force et que par conséquent ce passage serait un mauvais exemple à surtout ne pas suivre. Mais regardons la suite.

1 Chroniques 5 : 20
«Ils reçurent du secours contre eux, et les Hagaréniens et tous ceux qui étaient avec eux furent livrés entre leurs mains. Car, pendant le combat, ils avaient crié à Dieu, qui les exauça, parce qu'ils s'étaient confiés en lui. »

Surprenant, non ! Nous voyons ici, qu’ils ont gagné le combat non seulement grâce à leur armée mais aussi et surtout parce qu’ils crièrent à Dieu PENDANT le combat ! Autrement dit, dans le cœur même de l’action, ils ont pensé à Dieu et lui demandèrent secours. Ils ont reconnu que leurs capacités, afin d’être efficaces, devaient provenir de Dieu. Ce qui a caractérisé ces hommes-là est que, malgré qu’ils étaient très bien armés et nombreux, ils ont néanmoisn placé leur confiance en Dieu plutôt que dans leurs propres ressources !

Autre principe :

Même au cœur de la bataille Dieu peut nous secourir si nous l’appelons à notre aide et Lui faisons confiance. Nous ne serons jamais hors d’atteinte de Dieu, pour qu’Il intervienne et nous sauve !

2 Rois 18 : 1-2
«Elisée dit à la femme dont il avait fait revivre le fils: Lève-toi, va t'en, toi et ta maison, et séjourne où tu pourras; car l'Eternel appelle la famine, et même elle vient sur le pays pour sept années. La femme se leva, et elle fit selon la parole de l'homme de Dieu: elle s'en alla, elle et sa maison, et séjourna sept ans au pays des Philistins. »

Ce passage parle d’Ezéchias, et nous apprend qu’il était âgé de 25 ans et était roi de Juda.

2 Rois 18 : 5 et 6
«Et pendant qu'il racontait au roi comment Elisée avait rendu la vie à un mort, la femme dont Elisée avait fait revivre le fils vint implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ. Guéhazi dit: O roi, mon seigneur, voici la femme, et voici son fils qu'Elisée a fait revivre. Le roi interrogea la femme, et elle lui fit le récit. Puis le roi lui donna un eunuque, auquel il dit: Fais restituer tout ce qui appartient à cette femme, avec tous les revenus du champ, depuis le jour où elle a quitté le pays jusqu'à maintenant »

On nous décrit ici par le biais de cette situation, le caractère intégre de ce roi.

2 Rois 18 : 13
«La quatorzième année du roi Ezéchias, Sanchérib, roi d'Assyrie, monta contre toutes les villes fortes de Juda, et s'en empara. »

C’est là que commencent des problèmes sous le règne d’Ezéchias.

2 Rois 18 : 14-16
«Ezéchias, roi de Juda, envoya dire au roi d'Assyrie à Lakis: J'ai commis une faute! Eloigne-toi de moi. Ce que tu m'imposeras, je le supporterai. Et le roi d'Assyrie imposa à Ezéchias, roi de Juda, trois cents talents d'argent et trente talents d'or.
Ezéchias donna tout l'argent qui se trouvait dans la maison de l'Eternel et dans les trésors de la maison du roi.
Ce fut alors qu'Ezéchias, roi de Juda, enleva, pour les livrer au roi d'Assyrie, les lames d'or dont il avait couvert les portes et les linteaux du temple de l'Eternel. »

Ezéchias ne souhaite pas faire la guerre et est disposé à négocier la paix. Il va même chercher de l’or et de l’argent de la maison de l’Eternel.

2 Rois 18 : 17
«Le roi d'Assyrie envoya de Lakis à Jérusalem, vers le roi Ezéchias, Tharthan, Rab-Saris et Rabschaké avec une puissante armée. Ils montèrent, et ils arrivèrent à Jérusalem. Lorsqu'ils furent montés et arrivés, ils s'arrêtèrent à l'aqueduc de l'étang supérieur, sur le chemin du champ du foulon. »

Nous voyons ici que le roi d’Assyrie a reçu son tribut sans pour autant qu’il en soit satisfait. Il envoie une ambassade, des émissaires ainsi qu’un contigent de puissants soldats.

2 Rois 18 : 18
«Ils appelèrent le roi; et Eliakim, fils de Hilkija, chef de la maison du roi, se rendit auprès d'eux, avec Schebna, le secrétaire, et Joach, fils d'Asaph, l'archiviste. »

L’on pourrait qualifier ces échanges de « pourparlers ».

2 Rois 18 : 19
«Rabschaké leur dit: Dites à Ezéchias: Ainsi parle le grand roi, le roi d'Assyrie: Quelle est cette confiance, sur laquelle tu t'appuies? »

Ezéchias rechigne à se rendre. D’où la question du roi d’Assyrie qui, ironiquement, lui demande sur qui avait-il placé sa confiance pour oser lui tenir tête de la sorte.

2 Rois 18 : 20
«Tu as dit: Il faut pour la guerre de la prudence et de la force. Mais ce ne sont que des paroles en l'air. En qui donc as-tu placé ta confiance, pour t'être révolté contre moi? »

Il réitère sa question. Car il avait pensé qu’Ezéchias se serait rendu.

2 Rois 18 : 21
«Voici, tu l'as placée dans l'Egypte, tu as pris pour soutien ce roseau cassé, qui pénètre et perce la main de quiconque s'appuie dessus: tel est Pharaon, roi d'Egypte, pour tous ceux qui se confient en lui. »

Le roi d’Assyrie spécule. « Si c’est sur l’Egypte, » pense-t-il, « que tu places ta confiance, saches qu’à ses yeux, l’Egypte n’est qu’un jonc brisé ! » dit-il, en ironisant.

2 Rois 18 : 22
«Peut-être me direz-vous: C'est en l'Eternel, notre Dieu, que nous nous confions. Mais n'est-ce pas lui dont Ezéchias a fait disparaître les hauts lieux et les autels, en disant à Juda et à Jérusalem: Vous vous prosternerez devant cet autel à Jérusalem? »

Le roi d’Assyrie poursuit : « Peut-être me direz-vous : c’est en l’Eternel, notre Dieu, que nous nous confions ? »

Il s’approche de la vérité mais analysons son raisonnement. Aux yeux du roi d’Assyrie, il n’y a personne – ou aucun être – d’assez puissant sur qui Ezéchias pouvait s’appuyer. Y compris le Dieu d’Israël qui, toujours selon lui, serait fâché contre Ezéchias qui avait renversé Ses autels. Dans l’esprit du roi d’Assyrie, le vrai Dieu d’Israël n’était qu’un dieu parmi d’autres dieux, et qui pouvait être traité comme lui-même traite ses propres dieux paiens !

Ce dieu, d’après le roi d’Assyrie, ne pourrait les aider puisqu’Ezéchias avait détruit Ses autels et sanctuaires !

2 Rois 18 : 23 à 25
«Maintenant, fais une convention avec mon maître, le roi d'Assyrie, et je te donnerai deux mille chevaux, si tu peux fournir des cavaliers pour les monter. Comment repousserais-tu un seul chef d'entre les moindres serviteurs de mon maître? Tu mets ta confiance dans l'Egypte pour les chars et pour les cavaliers. D'ailleurs, est-ce sans la volonté de l'Eternel que je suis monté contre ce lieu, pour le détruire? L'Eternel m'a dit: Monte contre ce pays, et détruis-le. »

Ce que l’ambassadeur vient de dire était vrai. C’était bien par la volonté de Dieu que l’Assyrie avait remporté des batailles. Dieu avait bien décidé de se servir de cette nation pour corriger Son peuple. Nous en avons la confirmation à l’aide du passage suivant :

2 Rois 19 : 25
«N'as-tu pas appris que j'ai préparé ces choses de loin, Et que je les ai résolues dès les temps anciens? Maintenant j'ai permis qu'elles s'accomplissent, Et que tu réduises des villes fortes en monceaux de ruines. »

Dieu s’adresse au roi d’Assyrie par l’intermédiaire de son prophète Esaïe. Il lui dit qu’Il l’a utilisé comme un instrument pour accomplir Sa volonté qui avait été établie bien avant qu’il ne naîsse.

2 Rois 19 : 27
«Mais je sais quand tu t’assieds… »

Certes vérité est rassurante pour le chrétien : Dieu connaît chacun de nos faits et gestes. Il veille sur nous à chaque instant. Rien ne pourrait nous arriver sans que Dieu soit au courant.

2 Rois 19 : 28
«Parce que tu es furieux contre moi, Et que ton arrogance est montée à mes oreilles, Je mettrai ma bouche à tes narines et mon mors entre tes lèvres, Et je te ferai retourner par le chemin par lequel tu es venu. »

C’est une prophétie que Dieu adresse au roi d’Assyrie. Il condamne son arrogance. Toutefois, le roi d’Assyrie ne connaît pas cette prophétie adressée contre lui.

Revenons à notre histoire, au moment des négociations : 2 Rois 18 : 26

«Eliakim, fils de Hilkija, Schebna et Joach, dirent à Rabschaké: Parle à tes serviteurs en araméen, car nous le comprenons; et ne nous parle pas en langue judaïque, aux oreilles du peuple qui est sur la muraille. »

La délégation du roi d’Assyrie était proche de la muraille de Jérusalem, à portée d’oreilles des soldats d’Israël prêts à défendre Jérusalem. D’après ce passage, le serviteur du roi Ezéchias demande aux délégués de s’exprimer dans leur propre langue, l’araméen, cela afin que ses hommes ne comprennent pas et de la sorte ne se découragent en entendant les durs propos de Rabschaké.

2 Rois 18 : 27
«Rabschaké leur répondit: Est-ce à ton maître et à toi que mon maître m'a envoyé dire ces paroles? N'est-ce pas à ces hommes assis sur la muraille pour manger leurs excréments et pour boire leur urine avec vous? »

Rabschaké ironise et répond négativement à la demande de la délégation israëlite. En substance, Rabschaké leur répond qu’il avait bien l’intention que les hommes sur la muraille entendent bien ses propos.

Dans l’église, nous ne pratiquons pas cela. Nous ne sommes pas de ceux qui souhaitent, devant tout le monde, parler « haut et fort », sans aucun égard pour la discrétion. En souhaitant parler « haut et fort », Rabschaké révèle ses motivations, celles de miner le moral de l’adversaire et de ses troupes.
Certaines questions ne peuvent être abordées qu’en privé, et non à la connaissance de tous ! Dans le cadre d’un différend entre deux personnes, la meilleure pratique est celle de l’entretien en privé. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas le droit d’avoir des griefs, mais plutôt qu’il y a une manière appropriée de gérer les problèmes.

« N’est-ce pas à ces hommes assis sur la muraille…leur urine avec vous. »

Dans une autre traduction, il est écrit : « qui vont être réduits à ….. ». Ces propos nous donnent une idée de la situation très difficile dans laquelle se trouvaient Ezéchias et ses hommes. De plus, la délégation assyrienne en faisait un point d’honneur de parler « haut et clair » aux hommes sur la muraille, dans le seul but de les pousser à se mutiner ou à déserter.

2 Rois 18 : 28 à 30
«Alors Rabschaké, s'étant avancé, cria à haute voix en langue judaïque, et dit: Ecoutez la parole du grand roi, du roi d'Assyrie!…Ainsi parle le roi: Qu'Ezéchias ne vous abuse point, car il ne pourra vous délivrer de ma main. Qu'Ezéchias ne vous amène point à vous confier en l'Eternel, en disant: L'Eternel nous délivrera, et cette ville ne sera pas livrée entre les mains du roi d'Assyrie. »

Rabschaké, envoyé du roi d’Assyrie, parle délibérément en langue judaïque afin qu’il soit compris de tous.

V. 29
« Qu’Ezéchias ne vous abuse point…ma main » Il sème le doute dans l’esprit de l’armée d’Israël à l’égard de leur roi. En résumé, il leur dit : « ne vous confiez pas dans le Dieu d’Ezéchias ! »

Nous, nous disons l’inverse. Quel que soit le stade où nous en sommes, faisons confiance à l’Eternel ! Aucun d’entre nous ne s’est trouvé dans la situation extrême de devoir défendre une forteresse assiégée sans avoir la certitude d’où viendra notre prochain repas. Ezéchias et ses hommes, eux oui ! Ils étaient encerclés dans une forteresse et ne savaient pas à quoi ils seraient réduits en ayant à résister davantage ! Mais Dieu est intervenu !

2 Rois 19 : 1 à 3
«Lorsque le roi Ezéchias eut entendu cela, il déchira ses vêtements, se couvrit d'un sac, et alla dans la maison de l'Eternel. Il envoya Eliakim, chef de la maison du roi, Schebna, le secrétaire, et les plus anciens des sacrificateurs, couverts de sacs, vers Esaïe, le prophète, fils d'Amots. Et ils lui dirent: Ainsi parle Ezéchias: Ce jour est un jour d'angoisse, de châtiment et d'opprobre; car les enfants sont près de sortir du sein maternel, et il n'y a point de force pour l'enfantement ».

Ezéchias dépêche des personnes de confiance auprès du prophète Esaïe pour lui demander de l’aide.

La suite, je vous laisse le soin de la découvrir. Dieu répond à Ezéchias par l’intermédiaire du prophète. Les propos sont consignés dans 2 Rois 19 : 25-28.

Lorsque nous parlons de « nous confier en l’Eternel » comment ne pas faire allusion à l’importance de la prière et au soin que nous devons attacher à exposer nos difficultés et nos soucis à Dieu et ensuite à Lui faire confiance.

Esaïe 26 : 1
«En ce jour, on chantera ce cantique dans le pays de Juda: Nous avons une ville forte; Il nous donne le salut pour murailles et pour remparts. »

Quel homme, à l’heure actuelle, pourrait s’exclamer, sans passer pour un insensé : « je suis une ville forte ? » Sur qui, à notre époque, voulez-vous placer votre confiance ? Il est certes important d’avoir confiance en son épouse, ses amis et dans les personnes de notre entourage, et surtout dans nos frères et sœurs de l’église, mais AVANT TOUT, il est primordial de placer sa confiance en Dieu !

Hier avec les jeunes, nous en parlions justement, dans une conversation que j’avais avec eux. J’essayais de les aider à comprendre que la confiance que l’on pouvait placer en Dieu surpassait de loin celle que l’on pouvait mettre en un homme, aussi parfait, nous semble-t-il.

Dans les temps à venir, et déjà d’ailleurs, ce lien de confiance que nous devons avoir envers Jésus-Christ sera mis à rude épreuve.

2 Timothée 3 : 1 à 2
«Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons,…. »

Le point commun de ces caractéristiques des hommes « des derniers jours » est la confiance mal placée. Celui qui est « égoïste », place sa confiance en lui-même, par définition ! Celui qui est « amis de l’argent », aime l’argent et place sa confiance dans l’argent ou dans les biens matériels. Le fanfaron est une personne vantarde. Elle place sa confiance dans ses expériences et dans son vécu. Celui qui est « irrespectueux », toujours selon ce passage de Timothée, ne place sa confiance dans aucun homme et encore moins dans ceux qui représentent l’autorité ou qui mérite le respect : parents, professeurs, employeurs, etc.

Lisez tout ce chapitre de Timothée, en vous posant la question : « En quoi je place ma confiance ? ». Au bout du compte, il n’existe que deux possibilités : placer sa confiance en Dieu ou bien la placer en toute autre chose.

Mais « Nous avons une ville forte…Il nous donne le salut pour murailles et pour remparts ».

Esaïe 26 : 2-3
«Ouvrez les portes, Laissez entrer la nation juste et fidèle. A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu'il se confie en toi. »

« A celui qui est ferme dans ses sentiments. ». C’est ce que nous devons être dans la foi. Notons la suite : « Il assure la paix ! » Pourquoi ? « Parce qu’ils se confient en Toi. »

Esaïe 26 : 4
«Confiez-vous en l'Eternel à perpétuité, Car l'Eternel, l'Eternel est le rocher des siècles. »

Esaïe 26 : 12
«Eternel, tu nous donnes la paix; Car tout ce que nous faisons, C'est toi qui l'accomplis pour nous. »
Où trouver la paix ? C’est auprès de l’Eternel qu’elle se trouve. Il nous donne la paix.

« Car tout ce que nous faisons, C’est Toi qui l’accomplis pour nous. »

Ce verset me fait penser à Ephésiens 2 où il est écrit que les œuvres que nous accomplissons sont celles que Dieu a préparées d’avance pour nous, pour que nous les pratiquions.

Plaçons notre confiance en l’Eternel ! Considérons Le comme notre ville forte. Plaçons notre confiance en Lui puis n’ayons pas peur d’aller dans l’arène de la vie. Tout ce que nous faisons et tout ce que nous pouvons faire c’est Dieu qui l’accomplira et qui l’accomplit déjà pour nous !

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