Comment savons-nous qui était Jésus,
ou ce qu’Il enseignait ? Comment pouvons-nous reconnaître
qu’un évangile est faux ? En vertu de quelle
autorité peut-on établir un enseignement ou
une vie juste et droite ? La Bible constitue la Parole inspirée
et infaillible de Dieu, elle nous montre ce qu’Il
veut nous faire connaître et ce à quoi Il s’attend
de nous.
Un témoignage de Jésus
Vous avez peut-être déjà entendu parler
du «Séminaire de Jésus», un groupe
d’érudits qui affirment que Jésus n’a
jamais dit la plupart des propos que la Bible Lui attribue.
Ils utilisent des perles de couleurs différentes
pour voter et déterminer ainsi lesquelles de Ses
nombreuses déclarations sont authentiques ou non.
Si vous n’en avez pas entendu parler, vous avez peut-être
eu vent des affirmations d’autres érudits prétendant
que la Bible n’est que contradictions et mythes.
Beaucoup de personnes instruites rejettent la Bible. Beaucoup
d’autres, tout aussi cultivées, considèrent,
au contraire, qu’elle consigne des textes dignes de
foi qui relatent ce que Dieu a accompli et déclaré.
Si nous ne croyons pas, par exemple, en ce que la Bible
affirme sur Jésus, nous ne saurons alors quasiment
rien à Son sujet.
Les membres du « Séminaire de Jésus
» sont partis d’une idée préconçue
de ce que Jésus a enseigné. Ils ont accepté
les déclarations qui correspondaient à cette
préconception, et écarté les autres,
créant de la sorte un Jésus selon leur propre
image. Cette méthode est en contradiction avec les
principes d’érudition, et d’ailleurs
beaucoup de docteurs dans ce domaine n’approuvent
pas le Séminaire.
Avons-nous de bonnes raisons de croire en ce que déclare
la Bible sur Jésus ? Certainement ! Les écrits
bibliques qui se rapportent à Lui furent rédigés
au cours des quelques décennies qui suivirent Sa
mort, du vivant même de témoins oculaires.
Or, les disciples juifs mémorisaient souvent les
paroles de leurs maîtres. Ainsi, il est fort possible
que les disciples de Jésus aient préservé
avec une certaine exactitude Ses enseignements. Nous n’avons
aucune preuve qu’ils aient inventé des dires
dans le but de traiter les questions qui préoccupaient
alors l’Eglise apostolique, comme la circoncision
par exemple. Cela nous suggère qu’il s’agit
donc bien de rapports fidèles des enseignements de
Jésus.
Nous pouvons aussi avoir la certitude que les manuscrits
ont été correctement préservés.
Certains exemplaires datent du quatrième siècle
et d’autres sections plus courtes du deuxième
siècle. C’est beaucoup mieux que certaines
œuvres historiques (le plus ancien exemplaire de Virgile
fut retranscrit 350 ans après sa mort ; le plus ancien
écrit de Platon : 1 300 ans plus tard). Des analyses
comparatives de manuscrits révèlent que la
Bible fut retranscrite avec soin, et que nous disposons
d’un texte hautement fiable.
Le témoignage de Jésus sur les Ecritures
Jésus était toujours prêt à
aborder avec les Pharisiens différentes questions
et d’en débattre avec eux, sans apparemment
remettre en cause leur perspective des Ecritures. Si Jésus
n’approuvait pas leurs interprétations et leurs
traditions, Il était manifestement d’accord
avec les responsables juifs que les Ecritures faisaient
autorité en matière de foi et de pratique.
Jésus s’attendait à ce que chaque parole
des Ecritures s’accomplisse (Matthieu 5 : 17-18 ;
Marc 14 : 49). Il citait les Ecritures pour prouver ce qu’Il
avançait (Matthieu 9 : 13 ; 22 : 31 ; 26 : 24 ; 26
: 31 ; Jean 10 : 34) ; Il en reprit plus d’un pour
ne pas avoir lu avec suffisamment d’attention les
Ecritures (Matthieu 22 : 29 ; Luc 24 : 25 ; Jean 5 : 39).
Il faisait référence aux personnages et aux
récits de l’Ancien Testament sans laisser supposer
qu’ils n’avaient pas existé.
Les Ecritures reposent sur l’autorité même
de Dieu. Lorsque Jésus fut tenté par Satan,
Il lui répondit par ces mots : « il est écrit
» (Matthieu 4 : 4-10). Pour Lui, le fait que des propos
fassent partie des Ecritures signifiait qu’ils faisaient
irréfutablement autorité. Les paroles de David
étaient inspirées par le Saint-Esprit (Marc
12 : 36) ; une prophétie était « annoncée
par l’intermédiaire » de Daniel (Matthieu
24 : 15) parce que sa véritable source était
en fait Dieu.
Jésus a mentionné dans Matthieu 19 : 4-5
que le Créateur avait dit dans Genèse 2 :
24 : « Un homme quittera son père et sa mère
et sera uni à sa femme. » Cependant, le récit
de la Genèse ne précise pas que ce sont les
paroles de Dieu. Jésus pouvait affirmer que Dieu
l’avait dit simplement par le fait que cette déclaration
figurait dans les Ecritures. Il laisse supposer ainsi que
Dieu est l’ultime auteur de toute Ecriture.
Ce qui apparaît à travers les Evangiles c’est
que Jésus considérait les Ecritures comme
étant fiables et dignes de foi. Comme Il a pris soin
de le rappeler aux chefs religieux, « l’Ecriture
ne peut pas être brisée » (Jean 10 :
35). Il regardait les Ecritures comme suprêmes et
estimait véridiques les commandements de l’Ancienne
Alliance lorsqu’ils étaient encore en vigueur
(Matthieu 8 : 4 ; 23 : 23).
Le témoignage des Apôtres
Les apôtres, comme leur Maître, reconnaissaient
l’autorité des Ecritures. Ils y faisaient sans
cesse référence, et souvent pour étayer
ce qu’ils affirmaient.
Les Ecritures sont considérées comme étant
les Paroles de Dieu. L’Ecriture est même personnifiée
en tant que Dieu s’adressant à Abraham et à
Pharaon (Romains 9 : 17 ; Galates 3 : 8). Ce que David,
Esaïe ou encore Jérémie ont écrit
a été, en réalité, prononcé
par Dieu et est par conséquent certain (Actes 1 :
16 ; 4 : 25 ; 13 : 35 ; 28 : 25 ; Hébreux 1 : 6-10
; 10 : 15). Il est accepté que la loi de Moïse
est le reflet de la pensée de Dieu (I Corinthiens
9 : 9). Le véritable auteur des Ecritures est Dieu
(I Corinthiens 6 : 16 ; Romains 9 : 25).
Paul qualifiait les Ecritures de Parole même de Dieu
(Romains 3 : 2). Pierre a déclaré que les
prophètes ont parlé au nom de Dieu, sous l’inspiration
du Saint-Esprit (II Pierre 1 : 20). Les prophètes
n’ont pas inventé – Dieu les inspirait
et est à l’origine de leurs propos. Ils écrivaient
souvent : « Et la Parole de Dieu fut adressée
en ces mots… » ou « Ainsi parla l’Eternel…
»
Paul a aussi mentionné à Timothée
que « toute Ecriture est inspirée de Dieu,
et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger,
pour instruire dans la justice » (II Timothée
3 : 16-17). C’est comme si Dieu soufflait Son message
aux auteurs de la Bible.
Toutefois, nous ne devons pas voir dans les termes «
inspirée par Dieu » le sens moderne qu’on
pourrait leur donner aujourd’hui. Nous devons nous
rappeler que Paul faisait allusion à la version grecque
de la Bible, la Septante, – les Ecritures que Timothée
connaissait depuis son enfance (verset 15). Paul a utilisé
cette traduction et l’a considérée comme
Parole de Dieu sans impliquer qu’elle était
parfaite. Dans certaines sections de passages, le texte
est complètement différent des autres textes
hébraïques connus. Mais, malgré les divergences
dans les traductions, c’est la Parole inspirée
de Dieu « capable de rendre sage à salut par
la foi en Jésus-Christ » et toujours efficace
pour équiper les croyants « pour toute bonne
œuvre » (verset 17).
Une communication imparfaite
La Parole originale de Dieu est parfaite, et Dieu est certainement
capable de permettre à ceux à qui Il la confie
de l’énoncer correctement, de la préserver
fidèlement, et (pour compléter la ligne de
communication) de la comprendre avec justesse. Mais Dieu
n’a pas procédé ainsi. Nos versions
comportent des erreurs grammaticales, des erreurs de retranscription,
et encore plus important, des erreurs de compréhension.
Il y a des « interférences » qui nous
empêchent d’entendre correctement la Parole
qu’Il a inspirée pour constituer les Ecritures.
Cependant, Dieu utilise les Ecritures pour nous parler aujourd’hui.
Malgré la présence de ces interférences
humaines entre Dieu et nous, l’objectif des Ecritures
est atteint : nous parler du salut et de la conduite juste.
Dieu accomplit Son dessein à travers les Ecritures
: Il nous communique Sa Parole suffisamment clairement pour
nous permettre d’être sauvés et pour
nous apprendre ce qu’Il attend de nous.
Les Ecritures, même traduites, sont justes pour l’objectif
qu’elles visent. Il serait erroné de notre
part d’en espérer autre chose que ce que Dieu
en a décidé. Il ne nous enseigne pas l’astronomie
ou les sciences. Les chiffres dans la Bible ne sont pas
toujours d’une rigueur mathématique, selon
les normes actuelles. Nous devons considérer les
Ecritures dans leur ensemble, pour le but qu’elles
veulent atteindre, et non dans les détails.
Par exemple, dans Actes 21 : 11, Agabus fut inspiré
d’annoncer que les Juifs lieraient Paul et qu’ils
le livreraient aux mains des Gentils. Certains ont pensé
que Agabus indiquait exactement qui lierait Paul et ce qu’il
serait fait de lui. Mais comme l’histoire nous l’apprend,
Paul fut en fait secouru et lié par les Gentils (21
: 30-33).
Est-ce une contradiction ? Techniquement, oui. Mais en
fait la prédiction est correcte dans son principe,
pas dans son détail. Evidemment, lorsque Luc a écrit
ce récit, il aurait pu facilement réécrire
la prédiction pour qu’elle corresponde bien
à ce qui se passa, mais il n’en a rien fait,
laissant apparaître cette incohérence. Il ne
s’attendait pas à ce que les lecteurs s’attardent
sur de tels détails. Cela devrait nous aider à
comprendre que nous ne devons pas exiger une précision
rigoureuse de chaque aspect des Ecritures et qu’il
nous faut, au contraire, nous concentrer sur le point central
du message.
Certains comparent les Ecritures – Parole de Dieu
transposée en langage humain – à Jésus
– Parole de Dieu fait homme. Jésus était
parfait dans le sens qu’Il n’a jamais péché.
Mais cela ne signifie pas qu’Il n’a jamais commis
d’erreurs. Comme tout enfant grandissant, ou comme
tout adulte, il se peut qu’Il ait fait des fautes
de grammaire ou d’autres erreurs dans son travail
de menuiserie. Mais cela ne l’a pas éloigné
de Son objectif : être le sacrifice parfait pour nos
péchés. De la même façon, les
erreurs grammaticales ou autres trivialités ne peuvent
empêcher la Bible d’atteindre son but : nous
enseigner le salut par Christ.
Preuve de la Bible
Les gens ne peuvent pas prouver que la Bible est vraie.
Ils peuvent, à la rigueur, démontrer qu’une
prophétie particulière s’est accomplie,
mais ils sont incapables de montrer qu’il en est de
même pour la Bible dans son ensemble. C’est
plus une question de foi. Nous avons la preuve historique
que Jésus et les apôtres ont accepté
l’Ancien Testament en tant que Parole de Dieu.
Le témoignage biblique de Jésus est le seul
dont nous disposons sur Lui; tout autre idée Le concernant
n’est que conjecture et non preuve. Nous acceptons
ce que Jésus a enseigné au sujet du Saint-Esprit
qui guiderait les disciples vers davantage de vérité.
Nous acceptons la déclaration de Paul selon laquelle
il a écrit ses épîtres sous l’autorité
divine. Nous acceptons que la Bible nous révèle
qui est Dieu et comment être en communion avec Lui.
Nous acceptons le témoignage de l’histoire
de l’Eglise. Des chrétiens à travers
les siècles, ont trouvé la Bible utile pour
la foi et pour leur vie quotidienne.
Ce livre nous dit qui est Dieu, ce qu’Il a fait pour
nous, et comment nous devons Lui répondre. La tradition
biblique nous indique aussi quels livres appartiennent au
canon biblique. Nous avons confiance que Dieu a accompagné
le processus afin d’atteindre l’objectif voulu.
Notre expérience atteste également de la
véracité des Ecritures. Elles ont l’honnêteté
de nous parler de notre nature pécheresse, et de
la grâce qui nous offre la purification de notre conscience.
Elle nous confère une force morale, non pas par le
biais de règles ou de commandements, mais plutôt
d’une manière inattendue – par la grâce
et la mort ignoble de notre Seigneur.
La Bible atteste de l’amour, de la joie et de la
paix rendues possibles par la foi – sentiments qui
sont, comme le dit la Bible, indicibles. Cet ouvrage nous
donne notre raison d’être et le but de notre
vie en nous parlant de la création et de la rédemption
divines. Ces aspects de l’autorité biblique
ne peuvent pas être démontrés aux sceptiques,
mais ils servent à attester les Ecritures qui nous
racontent ce que nous vivons.
La Bible n’encense pas ses héros, attestant
ainsi de son honnêteté. Elles nous parle des
défauts d’Abraham, de Moïse, de David,
de la nation d’Israël et des disciples. La Bible
témoigne d’une Parole qui détient encore
plus d’autorité, la Parole faite chair, et
la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.
La Bible n’est pas simpliste, elle n’emprunte
pas la voie de la facilité. Le Nouveau Testament
déclare à la fois sa continuité avec
l’Ancienne Alliance et sa discontinuité avec
celle-ci. Il aurait été facile de supprimer
l’un des deux testaments, mais la gageure est de disposer
des deux. De la même manière, Jésus
est décrit à la fois comme humain et divin,
une réalité qui ne correspond pas du tout
à la pensée hébraïque, grecque
ou contemporaine ; réalité complexe à
saisir qui n’a pas été exprimée
en ignorant les questions philosophiques qu’elle pourrait
soulever, mais plutôt malgré elles.
La Bible est un ouvrage fascinant, dont il est difficile
de croire qu’elle a été conçue
par des illuminés fabulateurs ou mythomanes. Le récit
de la résurrection accrédite encore plus ce
livre qui proclame un tel événement. Il appuie
également le témoignage des disciples sur
Jésus et la logique inattendue de la victoire sur
la mort par la mort du Fils de Dieu.
A maintes reprises, la Bible nous interpelle sur ce que
nous pensons de Dieu, de nous-mêmes, de la vie, du
bien et du mal. Elle inspire le respect par le fait qu’elle
évoque des vérités que l’on ne
trouve nulle part ailleurs. Tout comme la preuve de l’efficacité
du parachute ne peut se faire que dans la pratique du saut,
la preuve de la Bible se fait en la mettant en pratique
dans notre vie.
Les témoignages des Ecritures, de la tradition,
de l’expérience personnelle et du raisonnement
attestent tous de l’autorité de la Bible. Le
fait qu’elle puisse transcender les différences
culturelles, qu’elle aborde des situations qui n’existaient
pas lorsqu’elle a été rédigée,
prouvent aussi son autorité éternelle. La
preuve de l’efficacité de la Bible est communiquée
aux croyants par le Saint-Esprit qui l’utilise pour
changer leur cœur et leur vie.
Inerrance et infaillibilité
Certains chrétiens évangéliques estiment
que les chrétiens devraient qualifier la Bible d’inerrante
; d’autres préfèrent la considérer
infaillible. Si dans le langage courant les deux mots signifient
pratiquement la même chose, en théologie ils
représentent deux concepts différents.
En théologie, en histoire ou dans le domaine des
sciences, « inerrante » signifie « exempte
de toute erreur » . « Infaillible » (parfois
appelée « inerrance limitée »)
se rapporte à la doctrine ; sans insister sur l’exactitude
scientifique ou historique puisque celle-ci déborde
de l’objet de la Bible.
Certains membres de l’Eglise Universelle de Dieu
croient que la Bible est « inerrante » alors
que d’autres préfèrent utiliser le terme
« infaillible ». Notre Enoncé des Croyances
utilise le terme plus général « d’infaillible
». Sur ce point, la plupart des membres sont d’accord
puisque ceux qui croient à son « inerrance
» croient aussi dans son infaillibilité.
John Stott, qui accepte « l’inerrance »
de la Bible, énumère « cinq raisons
» pour lesquelles l’usage du terme « inerrance
» le gêne. Il mentionne premièrement
que l’auto-révélation de Dieu dans les
Ecritures est si riche, aussi bien dans le contenu que dans
la forme, qu’elle ne peut être réduite
à une suite de propositions auxquelles on pourrait
apposer une étiquette : « vérité
» ou « erreur ». « Vrai ou faux
? » serait une question inappropriée pour parler
d’un grand nombre de passages (les commandements ne
relèvent pas du « vrai ou du faux »).
« Deuxièment, continue-t-il, le terme «
inerrance » contient une double négation. Or,
je préfére m’exprimer plutôt par
la positive que par la négative. Il est préférable
d’affirmer que la Bible est vraie et par conséquent
digne de foi…
Troisièmement, le mot « inerrance »
contribue à développer de mauvaises dispositions.
Plutôt que d’être encouragés à
sonder les Ecritures pour croître dans la grâce
et la connaissance de Dieu, nous nous transformons en journalistes
d’investigation à l’affût d’indices
compromettants et nous nous plaçons sur la défensive
par rapport à d’apparentes anomalies.
Quatrièmement, ce n’est ni juste ni sage d’utiliser
« l’inerrance » comme principe d’arbitrage
pour distinguer les évangélistes de ceux qui
ne le sont pas. Le sceau de l’évangélisme
authentique […] n’est pas une question d’adhésion
à une formule impeccable de la Bible, mais plutôt
de vivre dans une soumission pratique des enseignements
bibliques…
Cinquièmement, il est impossible de prouver que
la Bible ne contient aucune erreur. Lorsque les chrétiens
sont confrontés à une apparente incohérence,
la réaction de la plupart d’entre eux n’est
ni de tirer une conclusion hâtive négative,
ni d’essayer de forcer une harmonisation, mais plutôt
de suspendre leur jugement en attendant patiemment d’être
éclairés sur le sujet » (Evangelical
Truth, pp. 61-62).
Il y a aussi un autre problème propre au mot «
inerrant » : c’est que l’on doit en faire
un prudent usage. L’un des énoncés les
plus conservateurs des Ecritures reconnaît que la
Bible contient des incohérences grammaticales, des
exagérations, des descriptions imprécises,
des citations inexactes et des observations qui reposent
sur un point de vue limité (The Chicago Statement
on Biblical Inerrancy, Article XIII, imprimeur Norman L.
Geiser, éditeur, Inerrancy, Zondervan, 1979, p. 496).
En d’autres termes, « inerrant » ne veut
pas dire « exempt de toute erreur ». De plus,
« l’inerrance » ne s’applique qu’aux
écrits originaux, et non aux copies dont nous disposons
aujourd’hui. De telles précisions semblent
vider le terme « inerrance » de la plupart de
son sens. Ce qui compte, comme le dit Millard Erickson :
« c’est que les déclarations de la Bible
sont totalement vraies lorsqu’on les juge en rapport
avec le but dans lequel elles ont été écrites
» (Introducing Christian Doctrine, p. 64). C’est
une sage précision.
Pour lectures complémentaires :
Achtemeier, Paul. Inspiration and Authority. Hendrickson,
1999.
Arthur, Kay. How to Study Your Bible. Harvest House, 2001.
Marshall, I. Howard. Biblical Inspiration. Eerdmans, 1982.
McQuilken, Robertson. Understanding and Applying the Bible.
Moody, 1982.
Mickelsen, A. B. and A. M. Understanding Scripture. Hendrickson,
1992.
Rogers, Jack. Biblical Authority. Word, 1977.
Scott, John. Understanding the Bible. Zondervan, 1999.
Thompson, Alden. Inspiration. Review & Herald, 1991.
Thompson, David. Bible Study That Works. Evangel, 1994.