Si la Nouvelle Alliance n’est que
la continuité de l’Ancienne, alors nous serions
toujours obligés d’observer le Sabbat et les
Jours Saints de Lévitique 23, puisque Jésus
n’a rien mentionné de précis à
ce sujet. Selon cet argument, la loi des Sabbats serait
toujours en vigueur.
Quelle est la position de l’Eglise en la matière
? Depuis un certain nombre d’années, l’Eglise
a publié des écrits sur ces sujets, et sa
position a été clairement démontrée
dans ces documents que tous peuvent lire et étudier.
Revoyons en résumé ce que l’Eglise
enseigne sur ces sujets.
Les jours d’assemblée
L’Eglise ne dispute pas le fait que certaines congrégations
puissent choisir, pour des raisons non-légalistes,
de se réunir le jour du Sabbat ou de célébrer
Christ lors des Jours Saints mentionnés dans Lévitique
23. De la même façon, elle ne dispute pas non
plus le fait que d’autres congrégations qui,
pour des raisons non-légalistes, choisissent de se
réunir les dimanches et célèbrent les
fêtes traditionnelles de Noël et Pâques.
Il en va de même pour les célébrations
estivales et hivernales, ou pour toutes autres dates ; ce
choix est laissé à la discrétion de
chacun.
Si l’on prend l’approche historique, il est
évident que le Chrétien observe ces fêtes
comme des célébrations lui rappelant les hauts
faits de la vie de Jésus-Christ tels que Son incarnation,
Sa mort et Sa résurrection, et non les hauts faits
historiques de la délivrance d’Israël
tel que nous le rapporte l’Ancien Testament. Donc
les fêtes chrétiennes soulignent avant tout
la relation que nous avons avec Jésus-Christ plutôt
que la relation que nous aurions avec la nation physique
d’Israël ; bien que cette dernière annonçait
la relation personnelle du Chrétien avec son Sauveur.
L’Eglise du Nouveau Testament symbolise Israël
spirituelle. Cette Eglise est sauvée par Christ et
par l’intervention de Dieu par les événements
cruciaux de la vie de Son Fils, et non pas par les faits
relatés dans le livre de l’Exode.
Bien sûr, il est vrai que les éléments
des Fêtes de l’Ancien Testament nous orientent
de plusieurs manières vers Jésus-Christ, tout
comme l’ombre indique la présence de quelqu’un
debout dans la lumière. En cela, ces aspects peuvent
être instructifs. Rappelons-nous cependant que nous
ne marchons pas dans l’ombre, mais dans la lumière,
Jésus-Christ Lui-même étant la Lumière
du monde.
Quelle est la liberté du Chrétien au regard
des jours d’adoration et des fêtes du calendrier
liturgique ? Ayant la bonne perspective biblique, nous devrions
encourager nos congrégations à se réunir
souvent « d’autant plus que nous voyons le jour
approcher » (Hébreux 10 : 25), et leur donner,
ainsi qu’à nos membres, la liberté de
se rassembler lors des jours qui leur conviennent le mieux
(Romains 14).
Faisons en sorte que les jours et les horaires de nos réunions
conviennent à la majorité de la congrégation
et favorisent la plus grande participation ; mais n’oublions
pas en revanche les besoins particuliers de la minorité.
Il ne s’agit pas d’une question de choix dont
l’un serait spirituellement supérieur et l’autre
inférieur. Par leur valeur éducative et par
la fraternisation qu’elles permettent, les fêtes
sont très importantes pour le Croyant, et la liberté
de choisir tel ou tel jour n’en diminue pas pour autant
la valeur.
Les croyants ne sont pas liés par la Loi de Moïse
Quelle est la place de la Loi de l’Ancien Testament
(appelée parfois Loi de Moïse) dans la vie du
Chrétien ?
Parfois, certaines personnes utilisent Romains 7 pour démontrer
que la Loi mosaïque, avec toutes ses règles
et leurs implications, constitue toujours autant d’obligations
pour le Chrétien. Cependant, en fait, Romains 7 présente
le point de vue opposé – la Loi est morte pour
le Croyant et elle ne lie plus celui ou celle qui a été
affranchi(e) par son union à Christ.
Remarquez particulièrement la référence
liée à l’analogie de la mort d’un
mari. Le mari (la Loi de l’Ancien Testament) est décédé.
Aussi honorable, bon et juste que fut son mari, l’épouse
(l’Eglise, le Chrétien) n’est plus liée
aux voies de son défunt mari ; elle est liée
désormais à son nouveau mari, celui qui est
vivant, Jésus-Christ.
Ainsi le Chrétien est engagé envers Christ
et par l’intermédiaire du Saint-Esprit qui
demeure en lui, et il doit porter des fruits (verset 4).
Le péché et le salut ne sont plus définis
d’après les anciennes voies de l’ancien
mari (les Lois mosaïques sous l’Ancienne Alliance),
mais d’après les voies du nouveau mari (Jésus-Christ
sous la Nouvelle Alliance). Jésus, et non pas Moïse,
est « le Chemin, la Vérité et la Vie
» (Jean 14 : 6).
Dans II Corinthiens chapitre 3, nous retrouvons une idée
similaire – la Loi de l’Ancien Testament était
glorieuse, mais maintenant, une alliance plus glorieuse
est en vigueur.
Dans ces deux passages, l’idée maîtresse
montre que la Loi dans son ensemble, et telle que transmise
par l’intermédiaire de Moïse, est devenue
obsolète et ne constitue plus une obligation pour
ceux qui croient. Cette loi était bonne, mais elle
ne pouvait conduire les hommes au salut.
La Nouvelle Alliance est nouvelle, et n’est pas
l’Ancienne Alliance « améliorée
»
Même si, au premier abord, l’idée selon
laquelle la Nouvelle Alliance est plus ou moins la continuité
de l’Ancienne Alliance, une telle idée n’est
pas valable à la lumière des écrits
du Nouveau Testament.
Jésus a clairement institué une « Nouvelle
» Alliance. L’emploi du terme « nouvelle
» ne signifie pas « éditée »
ou « mise à jour » ou « ajustée
» ou « corrigée », mais implique
quelque chose de différent, de tout-à-fait
nouveau.
Par comparaison, lorsque la Bible parle des nouveaux cieux
et de la nouvelle terre, elle signifie que ces éléments
anciens ont disparu, qu’ils ont été
remplacés et non améliorés.
De même, nous marchons en nouveauté de vie.
L’idée ici n’est pas que nous conservions
certaines parties bien sélectionnées de notre
ancienne vie, aussi bonnes puissent-elles nous sembler,
mais l’idée consiste à comprendre que
l’ensemble de notre vie passée devrait à
nos yeux être considéré comme une perte.
Une « Nouvelle » Alliance n’implique
pas une continuité avec une Ancienne Alliance. Même
de nos jours, dans le domaine légal, ce n’est
que lorsque des points de l’ancien contrat sont mentionnés
dans le nouveau contrat que ceux-ci deviennent valides.
De même, à moins d’être validés
par le Nouveau Testament, tous les points de l’Ancien
Testament deviennent obsolètes et sont révoqués.
Et si la Nouvelle Alliance n’était qu’une
continuité de l’Ancienne ?
Dire que les lois de l’Ancienne Alliance sont toujours
en vigueur, sauf celles que Christ a révoquées,
implique beaucoup de choses sur le plan du comportement
chrétien.
Dans le passé, lorsque nous pensions que les lois
de l’Ancien Testament étaient plus ou moins
en vigueur pour les Chrétiens, nous faisions à
tort une sélection parmi les règles dictant
l’observance sabbatique, et parmi les autres lois
mentionnées dans les livres d’Exode, Lévitique
et Deutéronome.
Cette pratique de sélection arbitraire n’a
aucun fondement biblique.
En fait, Paul explique aux Galates que le fait de suivre
le rituel juif de la circoncision c’est devenir redevable
à l’égard de toute la Loi. De même,
vouloir suivre logiquement la voie de la continuité,
à l’exception de ces aspects que Jésus
a abolis, ne revient-il pas à être redevable
envers toute la Loi ?
L’idée de la Loi « améliorée
» conduit celui qui y croit à être redevable
envers toute la Loi. Dans notre contexte moderne, cela conduirait
le Chrétien à vivre de véritables aberrations
sur le plan pratique (fibres mélangées, etc.)
et aussi à faire des choix individuels purement arbitraires.
Or seul Christ est Juge de ce que les Chrétiens doivent
pratiquer.
Jésus nous libère en instituant la Nouvelle
Alliance et ce n’est que lorsque Jésus-Christ
intègre des points de l’Ancienne Alliance dans
la Nouvelle que ces points doivent être observés
par le Chrétien.
Les Chrétiens sont sous la Loi de Christ
Ainsi, la loi en vigueur pour les Chrétiens aujourd’hui
n’est pas la Loi ancienne transmise par Moïse
dans l’Ancien Testament, mais la nouvelle «
loi de Christ » (Galates 6 : 2). Nous sommes «
sous la loi de Christ » (I Corinthiens 9 : 21). Pécher
est « contre Christ » (I Corinthiens 8 : 12).
Dans Actes 1 : 2, Luc dit que Le Christ « a donné
Ses ordres aux Apôtres ». Ces commandements
furent consignés dans les Evangiles et les Epîtres
lesquels constituent ce que nous appelons aujourd’hui
le Nouveau Testament.
Les paroles que le Père a données à
Jésus Son Fils qui les a transmises aux Apôtres
ont la force de commandements pour nous, plus que les paroles
qui furent transmises par le Prophète Moïse
– car Jésus a été jugé
d’une gloire supérieure à celle de Moïse
(Hébreux 3 : 3).
Rappelez-vous que même cette Loi ne nous sauve pas
– nous ne sommes sauvés par aucune loi, «
car c’est par la grâce que vous êtes sauvés,
par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est
le don de Dieu » (Ephésiens 2 : 8).
Vivre pour atteindre la stature de Jésus-Christ
en Le laissant vivre en nous et en suivant Ses commandements
et Sa parole est une réponse volontaire inspirée
par le Saint-Esprit, en faveur de la grâce. C’est
par l’action du Saint-Esprit en nous que nous portons
Ses fruits.
Par le moyen de Sa mort, Le Christ est devenu Le Médiateur
d’une Alliance Nouvelle. Parce que Jésus est
mort, cette Nouvelle Alliance, avec toutes ses ramifications,
est maintenant en vigueur, et l’Ancienne Alliance,
bien qu’elle ait eu son utilité pour un temps,
est maintenant légalement nulle et non avenue (Hébreux
9 : 15).
La Nouvelle Alliance est « vraiment » nouvelle
!