télécharger le fichier en pdf
Leadership des femmes dans l'église
5ème partie
préface de Joseph Tkach
 

Dans l'article précédent, nous constations que les lois de Moïse devaient être évaluées à partir des principes du Nouveau Testament, parce que plusieurs de ces lois étaient destinées à une culture patriarcale. Nous ne pouvons pas prendre les insuffisances des lois de Moïse comme modèle idéal des relations entre les hommes et les femmes d'aujourd'hui. Et ces lois ne peuvent certainement pas servir de règles pour régir le rôle des femmes dans l'Eglise au 21è siècle.

Dans cet article, notre équipe doctrinale étudie d'autres livres de l'Ancien Testament qui traitent du rôle des femmes dans l'ancien Israël. Bien que cette étude n'aborde pas directement notre question concernant l'Eglise du Nouveau Testament, elle donne une perspective et fournit des exemples qui peuvent nous aider à mieux comprendre ce que le Nouveau Testament affirme.

--oOo--

Les Femmes dans l'Ancien Israël : de la Conquête à l'Exil 

Le livre de Josué

Après la mort de Moïse, Josué mena les Israélites dans le pays de Canaan, où Dieu leur accorda des victoires militaires. Une femme joua un rôle marquant au début de l'histoire. Josué envoya deux hommes dans Jéricho pour espionner la ville, et ils logèrent «  dans la maison d'une prostituée, qui se nommait Rahab  » (Josué 2 : 1). [1] Lorsque le roi voulut arrêter les espions, Rahab les cacha et mentit aux représentants du roi.

Ensuite, Rahab révéla aux espions sa foi dans le Dieu d'Israël : «  L'ETERNEL, je le sais, vous a donné ce pays… c'est l'ETERNEL, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre  » (Josué 2 : 9, 11). Elle demanda aux Israélites de l'épargner, elle, ses parents, ses frères et sœurs, et leurs familles ; les espions acceptèrent. Elle les aida à fuir la ville et leur suggéra une stratégie pour éviter les soldats Canaanites. Josué dit à ses hommes d'épargner Rahab et sa famille quand la ville serait détruite (Josué 6 : 17, 25).

Quelles qu'aient pu être les fautes de Rahab, elle fut un bon exemple parce qu'elle reconnut le pouvoir de Dieu. Le Nouveau Testament loue sa foi (Hébreux 11 : 31) et sa volonté d'agir selon cette foi (Jacques 2 : 25). Elle épousa Salmon et devint l'ancêtre de Jésus-Christ (Matthieu 1 : 5). [2]

Le livre des Juges

Après la mort de Josué, Israël fut gouverné par divers juges. Un juge fut une femme. «  Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora, entre Rama et Béthel…et les enfants d'Israël montaient vers elle pour être jugés  » (Juges 4 : 4 – 5). En tant que prophétesse elle avait un rôle religieux, et en tant que juge elle exerçait un rôle civil dans un endroit public. [3]

Même dans cette société patriarcale, les gens s'adressaient à elle pour recevoir direction et sagesse, et le texte ne sous-entend aucun déshonneur pour Israël à être conduit par une femme. Elle devint apparemment juge à cause de son rôle de prophétesse (la plupart des autres juges s'élevèrent à un rôle éminent à cause de leurs victoires militaires).

En tant que prophétesse, elle donna des ordres de la part de Dieu : «  Elle envoya appeler Barak…et elle lui dit: N'est-ce pas l'ordre qu'a donné l'ETERNEL, le Dieu d'Israël? Va, dirige-toi sur le mont Thabor, et prends avec toi dix mille hommes…  ». Barak refusa de partir à moins que Débora ne l'accompagnât, et elle accepta, mais elle fit remarquer que l'honneur de la victoire reviendrait alors à une femme (Juges 4 : 9).

Sisera, le général Canaanite, assembla son armée pour attaquer. Débora ordonna à Barak : «  Lève-toi, car voici le jour où l'ETERNEL livre Sisera entre tes mains  » (Juges 4 : 14). Ainsi, Barak attaqua et tua les Canaanites. Sisera s'enfuit vers la tente de Jaël, la femme d'Héber, qui lui donna un faux sentiment de sécurité, puis le tua pendant son sommeil (Juges 4 : 21). Débora et Barak entonnèrent alors des louanges à Dieu – un chant qui du moins en partie fut composé par Débora (voir Juges 5 : 7). C'est un autre rôle religieux qu'elle assuma : la louange publique.

Lorsque Dieu parla à Débora, elle s'exprima avec la plus haute autorité possible. Bien que Dieu aurait pu diriger Israël à travers un homme (comme Il le faisait habituellement), dans ce cas précis Il choisit de donner l'autorité à une femme, même si Barak avait l'étoffe d'un chef au point de pouvoir lever une armée de 10.000 hommes. [4]

Pourtant, Débora représentait un précédent permettant aux femmes de chanter des louanges en public, et de dire à des hommes ce que Dieu avait commandé (cf. Matthieu 28 : 10), et d'avoir certaines formes d'autorité, même une autorité spirituelle dans certaines situations. Mais aucun de ces rôles ne nécessitait une ordination au rang d'ancien local ou de pasteur.

Une autre femme notoire dans le livre des Juges est la fille de Jephthé ; cet homme fit le vœu d'offrir «  quiconque sortira des portes de ma maison au-devant de moi, à mon heureux retour de chez les fils d'Ammon  » (Juges 11 : 31). La nature exacte de son offrande est controversée, mais la volonté de sa fille à coopérer ne l'est pas : «  Mon père, si tu as fait un voeu à l'ETERNEL, traite-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, maintenant que l'ETERNEL t'a vengé de tes ennemis  » (Juges 11 : 36).

Dalila, une autre femme célèbre du livre des Juges, représentait un exemple de fourberie et de trahison. Cependant, son exemple ne fut pas pire que ce que Samson, lui-même, fit.

Juges 19 nous parle d'un homme et de sa concubine qui passèrent la nuit à Guibea. Dans une histoire rappelant celle de Sodome, les hommes de Guibea voulurent avoir des relations sexuelles avec l'homme, mais il leur donna sa concubine à la place (Juges 19 : 22 – 25). Ils la violèrent et en abusèrent, et elle en mourut. L'homme coupa son corps en douze morceaux et les envoya dans tout Israël. Les Israélites furent scandalisés par ce que les gens de Guibea avaient fait, et ils entrèrent en guerre, exterminant presque complètement la tribu de Benjamin (Juges 20 : 46 – 48). Alors, pour donner des épouses aux Benjamites survivants, ils tuèrent tous les habitants de Jabès en Galaad, sauf les femmes vierges ; ensuite ils convinrent de s'emparer des femmes lors d'une fête pour les donner au reste des Benjamites (Juges 21 : 10 – 22).

Le livre des Juges s'achève avec ce triste commentaire : «  En ce temps-là, il n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon  » (Juges 21 : 25). En d'autres mots, il manquait un roi pour maintenir l'ordre civil et promouvoir la justice. Le peuple savait que ce comportement, incluant le mauvais traitement infligé aux femmes, était scandaleux. Le texte ne nous dit pas quels aspects de cette histoire sordide ils voulaient corriger – mais les livres suivants montrent qu'un roi n'était pas la réponse au problème.

Le livre de Ruth

Le livre de Ruth constitue un exemple positif de cette même époque. De façon ironique, l'exemple de foi et de loyauté fut fourni par une femme de Moab, même si la Torah disait que les Moabites ne pouvaient pas faire partie du peuple d'Israël (Deutéronome 23 : 3). Pourtant, trois générations plus tard, un descendant de cette femme Moabite devint roi de Juda et d'Israël.

Elimélec et Naomi allèrent séjourner à Moab, et leurs fils épousèrent des femmes Moabites. Après la mort d'Elimélec et de ses fils, Naomi et Ruth retournèrent à Bethléhem, où le parent mâle le plus proche devait exercer son « droit de rachat. » En tant que veuve sans héritier mâle, Naomi possédait des droits sur le champ d'Elimélec, et elle pouvait le transmettre à son parent mâle le plus proche. Cependant, il aurait aussi l'obligation d'épouser Ruth [5] afin de donner un fils à la famille d'Elimélec, et le champ reviendrait finalement à ce fils (Ruth 4 : 5).

Le parent le plus proche ne voulut pas assumer cette part de son devoir, alors Boaz (fils de Rahab et descendant de Tamar) acheta non seulement le champ, mais «  acquis pour femme Ruth…pour relever le nom du défunt dans son héritage  » (Ruth 4 : 10). Ainsi son fils, Obed, devint l'héritier légal des terres d'Elimélec.

Tout le monde dans cette histoire se comporte honorablement. Naomi est fidèle à sa famille par alliance ; Ruth est fréquemment citée pour sa loyauté envers Naomi et son Dieu (Ruth 1 : 16 – 17). Boaz est un modèle de charité, de bonnes manières, et de conduite bienséante. Même si tout le monde faisait ce qui lui semblait bon, certaines personnes faisaient ce qui était juste – et c'est de cette famille dont le roi fut issu.

Les livres de Samuel et des Rois

Le livre suivant explique comment Israël se vit donner son premier roi. L'histoire commence avec une femme – Anne. Elle voulait désespérément un fils, « e t, l'amertume dans l'âme, elle pria l'ETERNEL et versa des pleurs. Elle fit un vœu  », celui de donner son fils à Dieu (I Samuel 1 : 10 – 11). Eli, le souverain sacrificateur, l'accusa d'être ivre, mais elle expliqua ce qu'elle voulait, et il la bénit. Dieu lui permit d'enfanter un fils, qu'elle nomma Samuel (I Samuel 1 : 20).

Anne est un exemple de femme de foi, de prière et de sincérité. Elle fit un vœu et l'accomplit – et sa ferveur provoqua un tournant dans l'histoire d'Israël. Après que Samuel fut sevré, elle l'amena au tabernacle, le donna à Eli, et offrit des sacrifices et des offrandes. Elle pria de nouveau, louant Dieu avec un psaume qui devint une partie de la Bible, et qui, donc, fit partie de la louange publique d'Israël (I Samuel 2 : 1 – 10). Anne avait une relation exemplaire avec Dieu de par elle-même, mais elle n'exerçait pas pour autant un rôle de chef.

I Samuel 2 : 22 mentionne des femmes qui servaient à l'entrée du tabernacle, mais nous ne savons pas quel rôle elles avaient.

Des femmes jouèrent un rôle éminent dans la vie de David. Comme les hommes, elles étaient parfois bonnes, parfois mauvaises, et parfois victimes d'injustice. On pourrait décrire des traits de caractère intéressants chez des femmes telles que Mical, Abigaïl, Ritspa, Tamar et Bath-Schéba, mais elles n'entrent pas dans le cadre de notre étude sur le leadership des femmes. [6]

La reine de Saba était une femme leader dans sa propre nation, [7] et il n'est fait aucune allusion dans la Bible que son leadership était en quoi que ce soit déplacé (I Rois 10).

La veuve de Sarepta était une femme exemplaire de la région de Sidon. Elle nourrit le prophète Elie, au nom de Dieu, et obtint que son fils revienne à la vie (I Rois 17). De façon similaire, la femme riche de Sunem fournit à Elisée le gîte et le couvert, et obtint aussi que son fils revienne à la vie (II Rois 4).

Jézabel, elle aussi de Sidon, fut un exemple opposé – adonnée au culte de Baal, au vol et au meurtre. Comme reine d'Israël, elle était un leader civil et religieux influente à faire le mal. De la même façon, Athalie (bien qu'originaire d'Israël) usurpa le trône de Juda et gouverna durant six ans (II Rois 11).

Un exemple de bonne influence religieuse fut donné par Hulda, une prophétesse. Lorsque les ouvriers de Josias trouvèrent le livre de la loi et qu'ils virent qu'ils avaient violé l'alliance avec Dieu, ils demandèrent à Hulda son avis au sujet de ce qu'ils avaient trouvé dans le livre, et elle prophétisa, prononçant des paroles autoritaires destinées au souverain sacrificateur et à plusieurs hommes (II Rois 22 : 14 - 20). Il n'y avait rien d'anormal à demander l'avis d'une femme sur la Bible. Même si Jérémie vivait alors, il vécut plus longtemps qu'Hulda. La parole de Dieu transmise par une vieille femme respectée, une prophétesse, faisait autorité.

Plus tard, une femme appelée Noadia fut payée pour prophétiser contre Néhémie (Néhémie 6 : 14). Bien qu'elle fut une fausse prophétesse, le fait qu'elle fut payée – et que son nom fut mentionné – montre que les gens respectaient la parole d'une prophétesse autant que celle d'un prophète. Les femmes dans l'ancien Israël avaient moins d'autorité pour ce qui concerne les lois, les coutumes, et le service lévitique, mais elles avaient une autorité égale pour ce qui concerne la prophétie. [8]

Les autres livres

Le livre des Psaumes est presque entièrement écrit dans une perspective masculine (souvent celle d'un guerrier). Quand les femmes sont dépeintes, elles le sont généralement dans le rôle de mères, et rarement dans un rôle cultuel. Psaumes 68 : 11 est une exception : «  Le Seigneur dit une parole, et les messagères de bonnes nouvelles [de victoires militaires] sont une grande armée  » (verset 11). [9] Les femmes jouaient du tambourin dans les processions religieuses (Psaumes 68 : 24 – 25 ; cf. 148 : 12 – 13). [10]

Dans le livre des Proverbes, les femmes sont utilisées pour symboliser la sagesse (le mot hébreux pour « sagesse » est du genre féminin [11] ), et elles sont aussi utilisées pour symboliser la folie et le péché. Le chapitre 31 des Proverbes montre que la société hébraïque louait hautement les femmes compétentes qui étaient capables d'enseigner – mais le contexte se situe dans la famille, et non dans l'assemblée religieuse.

Vers la fin de la période biblique, approximativement 478 avant Jésus-Christ, une femme juive devint reine en Perse. Bien que Esther cacha son identité ethnique pendant un temps, elle finit par la révéler, et sauva ainsi son peuple du génocide. Cependant, elle avait une autorité officielle limitée. L'accès au roi ne lui était possible que par faveur spéciale, et les décrets officiels étaient du ressort du roi. Cependant, elle et Mardochée écrivirent une lettre autoritaire ordonnant aux Juifs de l'Empire perse de célébrer une fête (Esther 9 : 29). « …l'ordre d'Esther confirma l'institution des Purim » (Esther 9 : 32). Elle avait autorité sur le peuple juif pour instituer une nouvelle fête religieuse.

Conclusion

La Bible fournit quelques excellents modèles de femmes de foi, tout comme certains exemples à éviter. Certains d'entre eux concernent la relation personnelle d'une femme avec Dieu, et d'autres concernent un rôle plus public, incluant le leadership. Pour notre étude, retenons ce qui suit :

· En tant que prophétesse, Débora annonça la parole de Dieu, en donnant un message autoritaire à Barak. La prophétesse Hulda transmis au roi un message autoritaire basé sur les Ecritures. Ces femmes avaient une autorité spirituelle.

· Débora écrivit un chant de louange et l'entonna en public ; plus tard, les femmes furent impliquées dans la musique au temple.

· En tant que juge, Débora avait une autorité civile ; Esther aussi avait autorité sur les Juifs.

· L'autorité de ces femmes venait de Dieu, et la Bible ne sous-entend pas qu'il était anormal qu'une femme exerçât ces rôles, même s'il n'était pas courant pour des femmes de devoir les assumer.

Cependant, l'Eglise du Nouveau Testament est une réalité sociale et spirituelle différente, et elle peut avoir des règles différentes à propos de ces rôles. Notre prochain article examinera le ministère de Jésus et l'Eglise primitive.

--oOo--

Notes de renvoi :

[1] Certaines personnes se demandent si Rahab était réellement une prostituée, ou simplement une aubergiste. Mais la loi de Moïse permettait la prostitution, et il n'y a aucune raison de penser que cette femme Canaanite avait un standard de moralité plus élevé. Le Nouveau Testament se souvient d'elle comme « Rahab la prostituée, » et elle loue sa foi mais non sa profession. Une personne qui est exemplaire dans un domaine n'est pas nécessairement un bon modèle dans un autre. -retour-

[2] Bien qu'il soit possible que Rahab dans le livre de Matthieu soit une femme différente, ce n'est pas probable. Une seule Rahab serait connue des lecteurs de Matthieu, la seule mentionnée dans le livre de Josué. -retour-

[3] Puisque différentes personnes venaient au palmier de Débora, c'était un endroit public. Israël n'avait pas encore de bâtiments gouvernementaux officiels. -retour-

[4] Débora ne travaillait pas dans le tabernacle – elle était avant tout un leader civil. Nous devrions aussi reconnaître que certains des prophètes et des juges n'auraient pas été qualifiés pour être pasteurs dans une église. Dieu peut choisir de parler à travers un jeune garçon, mais cela ne signifie pas que nous devrions considérer les jeunes garçons comme des candidats probables à une ordination (une précision que fait Bruce McNair dans son article sans titre qui se trouve à l'adresse internet http://churchwomen.tripod.com/a/bmcnair.htm ). Nous devons examiner le Nouveau Testament pour trouver les qualifications requises pour quiconque exercera une fonction du Nouveau Testament. -retour-

[5] Naomi avait apparemment passé l'âge d'avoir des enfants, c'est pourquoi Ruth était la seule veuve admissible. -retour-

[6] Bath-Scheba joua un rôle clé en garantissant que Salomon hériterait du trône, mais l'histoire ne lui reconnaît pas un rôle de leadership public. -retour-

[7] Si le roi était vivant, alors la reine servait comme émissaire important envoyée vers la nation la plus puissante de la région. -retour-

[8] De fausses prophétesses sont aussi mentionnées dans Ezéchiel 13 : 17 – 24 ; Esaïe 8 : 3 mentionne une vraie prophétesse. -retour-

[9] Traduction de la Société de Publication Juive ; certaines traductions modernes obscurcissent le fait que le mot hébreux pour « armée » est rendue sous une forme féminine. -retour-

[10] Les chanteuses mentionnées dans Esdras 2 : 65 faisaient probablement partie du chœur du temple. -retour-

[11] Ceci suggère en soi que les Israélites ne voyaient pas les femmes comme étant naturellement crédules. Des femmes sages sont mentionnées dans II Samuel 14 : 2 – 20 et II Samuel 20 :16 – 22. -retour-
 
© Tous droits réservés – 1978-2008 - Eglise Universelle de Dieu