Notre équipe doctrinale continue
d’étudier ce que la Bible dit concernant la
possibilité qu’auraient les femmes d’assumer
les fonctions de ministres. Mais pour le déterminer,
une clarification du terme « fonctions » est
nécessaire.
I Timothée 2 : 12 se révèle être
un des versets-clefs: « Je ne permets pas à
la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité
sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence »
; et l’un des mots déterminants de ce verset
est le mot « autorité ». Quelle autorité
est liée à la fonction de ministre ? Est-ce
la sorte d’autorité que Paul ne permettait
pas aux femmes d’exercer ? Nous discuterons plus en
détail la signification de ce verset plus tard, mais
dans le présent article nous voulons explorer ce
que la Bible déclare sur l’autorité
en général, et dans l’Eglise en particulier.
Notre équipe doctrinale a rédigé et
approuvé l’article qui suit. Je pense qu’il
sera un document de référence utile à
mesure que nous étudierons ce que la Bible enseigne
sur la possibilité d’ordonner des femmes en
tant que ministres. Cet article expose des principes valables
au sujet du leadership chrétien, quelle que soit
la personne qui est placée en position d’autorité.
oOo
La Nature du Leadership dans l’Eglise
Jésus a dit à Ses disciples : « Les
rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent
sont appelés bienfaiteurs. Qu'il n'en soit pas de
même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous
soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui
qui sert » (Luc 22 : 25-26).
Dans l’Eglise, l’autorité doit être
comprise d’une façon différente qu’elle
ne l’est en politique ou dans le monde des affaires.
Jésus n’a pas dit qu’il était
mal de diriger, mais Il a bien dit que les dirigeants devaient
servir leur prochain plutôt que de chercher leur propre
intérêt. Les dirigeants doivent être
motivés par l’amour et non par l’égoïsme.
Ils doivent diriger avec humilité et non pas rechercher
les honneurs et les titres élogieux. Il n’y
a rien de mal à être un bienfaiteur, mais il
faut éviter d’attirer l’attention sur
ses propres vertus.
Ceux (hommes ou femmes) qui convoitent les postes d’autorité
plutôt que de chercher à servir les autres,
comprennent mal l’autorité dans l’Eglise.
Le leadership dans l’Eglise n’est pas le moyen
d’affirmer l’importance d’une personne,
d’un groupe ethnique, d’un type de personnalité,
ou d’un genre, qu’il soit masculin ou féminin.
Les postes d’autorité sont des moyens de servir,
et non des outils pour vénérer les leaders
ou les groupes qu’ils représentent.
Les dirigeants dans l’Eglise exercent une autorité
réelle, et les chrétiens sont exhortés
à leur obéir. Mais cette autorité n’est
pas inhérente à la personne des dirigeants,
car ils ne sont que des serviteurs « qui doivent rendre
compte » à Dieu (Hébreux 13 : 17). Leur
autorité est authentique uniquement parce qu’elle
reflète celle de Dieu, tout comme Dieu s’est
Lui-même révélé en Jésus-Christ,
comme le décrit la Bible.
Dieu veut que les dirigeants utilisent leur autorité
pour servir les autres. A deux reprises, Paul a écrit
que le Seigneur lui a donné autorité pour
édifier les membres de l’Eglise (II Corinthiens
10 : 8 ; 13 : 10). C’est le but de l’autorité
dans l’Eglise. Les dirigeants doivent édifier
l’Eglise, édifier les croyants et les aider
à croître spirituellement.
La responsabilité d’enseigner
Tout ministre dans l’Eglise n’est pas nécessairement
pasteur. Cependant, pour étayer cet article, examinons
comment l’épître aux Ephésiens
décrit le rôle du pasteur. Dieu a donné
des pasteurs à l’Eglise « pour le perfectionnement
des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de
l'édification du corps de Christ » (Ephésiens
4 : 12).
Les pasteurs préparent les croyants à servir,
en les aidant à oeuvrer ensemble, de sorte que l’Eglise
puisse croître (verset 16). Leurs fonctions incluent
celle d’enseigner la doctrine (versets 13-14). Enseigner
est une des principales responsabilités des dirigeants
qui sont identifiés dans ce passage comme «
pasteurs et docteurs ». Cette idée est mentionnée
dans Ephésiens 4 et d’autres versets viennent
l’étayer :
1. L’épître aux Ephésiens
est le seul livre de la Bible à utiliser le mot «
pasteurs » pour décrire les dirigeants de l’Eglise
; dans d’autres passages, les principaux dirigeants
des congrégations sont appelés anciens ou
surveillants [traduit en français par évêques],
qui sont apparemment deux termes correspondant à
la même fonction. L’aptitude à enseigner
est propre à la fonction d’ancien ou d’évêque
(I Timothée 3 : 2 ; II Timothée 2 : 24 ; Tite
1 : 9), alors qu’elle ne l’est pas à
la fonction de diacre ; ce qui laisse entendre que la responsabilité
d’enseigner incombe principalement aux anciens et
aux évêques.
2. Les apôtres ont décidé qu’il
était plus important pour eux de s’attacher
au « ministère de la parole » que de
superviser la distribution de nourriture. Ils ont considéré
l’enseignement et la prédication comme leur
rôle principal, et cet accent sur « la parole
» semble s’appliquer aux anciens (ministres)
aussi.
3. Paul a dit à Timothée de s’appliquer
à l’enseignement des Ecritures (I Timothée
4 : 13).
Les ministres ne devraient pas enseigner de leur propre
chef, mais ils devraient « prêcher la Parole
» (II Timothée 4 : 2), enseignant la vérité
en accord avec l’Evangile de Jésus-Christ et
les Ecritures. Un message devrait être considéré
comme « inspiré », non sur la base du
talent de l’orateur ou de la longueur de son message,
mais bien par sa conformité à la Bible et
par sa capacité à fortifier l’auditoire
et à l’amener vers la foi en Christ.
Un ministre doit être « attaché à
la vraie parole telle qu'elle a été enseignée,
afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine
et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1
: 9). Il doit enseigner « les choses qui sont conformes
à la saine doctrine » (Tite 2 : 1). Les membres
doivent soigneusement écouter ce qui est enseigné,
tout en discernant si cet enseignement est conforme à
l’Evangile (I Corinthiens 4 : 29 ; I Jean 4 : 1).
L’autorité d’un ministre est une autorité
déléguée et autorisée par Dieu.
En conséquence, le leadership s’enracine dans
la soumission à l’autorité divine. Lorsque
des ministres enseignent de fausses doctrines ou tentent
de se promouvoir eux-mêmes, ils font un mauvais usage
de l’autorité liée à leur fonction.
Leur autorité devrait reposer avant tout sur la vérité,
sur leur volonté et sur leur capacité à
l’enseigner. C’est ainsi que les membres seront
édifiés, étant encouragés à
devenir davantage semblables à Christ.
L’autorité administrative
Cependant, l’autorité administrative est nécessaire.
Puisque les ministres doivent « prendre soin de l’Eglise
de Dieu » (I Timothée 3 : 5), ceux-ci ont habituellement
un rôle de superviseurs dans les domaines administratifs
et ecclésiastiques. Paul lui-même s’est
impliqué dans les affaires administratives lorsqu’il
a supervisé la collecte en faveur d’autres
membres du corps du Christ (I Corinthiens 16 : 1-4).
Paul dit bien aux Corinthiens que s’ils n’obtempéraient
pas suite à sa lettre exhortative, il devrait alors
venir en personne, et « user de rigueur, selon l'autorité
que le Seigneur [m’] a donnée » (II Corinthiens
13 : 10). De par son autorité, il avait déjà
jugé un pécheur notoire, et chargé
les Corinthiens de l’exclure (I Corinthiens 5 : 3-5).
Il les avait avertis de ne pas s’associer avec des
gens qui affirmaient croire, mais qui persistaient dans
leurs mauvaises voies (verset 11). Paul donna des instructions
similaires dans ses épîtres aux Romains et
aux Thessaloniciens (Romains 16 : 17 et II Thessaloniciens
3 : 6, 14-15).
Paul demanda à Tite « d’exhorter et
reprendre avec une pleine autorité » (Tite
2 : 15). Si les chrétiens n’écoutent
pas la saine doctrine, ils doivent être repris (Tite
1 : 13). Les faux docteurs doivent être réduits
au silence (Tite 1 : 11). Pour des raisons d’ordre
pratique, cette mise à l’écart doit
être effectuée par les ministres. Nous ne permettons
pas aux dissidents de présenter leur cause devant
toute la congrégation (voir II Jean 10) pour décider
s’ils doivent être exclus ou non, tout comme
on n’invite pas des loups dans une bergerie uniquement
pour voir s’il vont dévorer les brebis.
Lorsque de fausses idées circulent, les ministres
doivent les réfuter et enseigner la vérité,
et faire tout ce qu’ils peuvent pour éviter
qu’une hérésie ne soit propagée.
Bien que la vérité biblique préconise
cette mesure d’exclusion, les ministres doivent user
de sagesse et décider si les péchés
ou les hérésies sont suffisamment graves au
point d’amener ce type de sanction. Lorsque la repentance
est authentique alors la réintégration est
possible. Les ministres doivent aussi décider s’il
est nécessaire de faire une annonce en rapport avec
de telles situations ou plutôt de les garder confidentielles.
Cette autorité administrative est généralement
confiée aux ministres, bien qu’il soit souvent
approprié pour les ministres de consulter leur superviseur
ecclésiastique avant de prendre de telles décisions.
En résumé
Les ministres doivent :
1) Former les membres à servir, coordonner leur
travail et promouvoir l’unité ;
2) Se consacrer eux-mêmes à la prière
et à l’étude des Ecritures ;
3) Prêcher l’Evangile de grâce ;
4) Défendre l’Eglise contre les dissidents,
les faux croyants et ceux qui sèment la division
;
5) Superviser les fonctions administratives de la congrégation
;
6) Oindre les malades (Jacques 5 : 14).
Les ministres officient également aux baptêmes,
aux mariages et aux funérailles ; ils dirigent les
cérémonies de la Sainte Cène, bien
que toutes ces fonctions ne soient pas dévolues uniquement
aux ministres. La Bible n’oblige pas à mandater
officiellement les ministres (c’est ce qu’on
appelle l’ordination) pour accomplir de telles fonctions,
mais nous le faisons de manière officielle pour répondre
à des considérations d’ordre pratique.
L’apôtre Pierre a donné cette instruction
aux ministres : « Paissez le troupeau de Dieu qui
est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement,
selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement
; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus
en partage, mais en étant les modèles du troupeau
» (I Pierre 5 : 2-3). Les ministres ne doivent pas
utiliser leur position pour satisfaire leur propre intérêt,
mais bien pour aider les autres.
Dieu jugera les ministres d’après leur façon
de servir, chacun dans son domaine de responsabilité
(Hébreux 13 : 17), selon l’autorité
qu’ils ont reçue. Dieu leur donne en plus des
dons spirituels pour les aider dans leurs fonctions.
Les dons pastoraux
Paul a dit aux Corinthiens qu’il existait différents
dons spirituels, mais que ceux-ci étaient tous donnés
« pour l’utilité commune » (I Corinthiens
12 : 7). Bien que ces dons soient différents, «
un seul et même Esprit opère toutes ces choses,
les distribuant à chacun en particulier comme il
veut » (verset 11). Dieu accorde ces aptitudes pour
que nous puissions croître en nous aidant les uns
les autres.
Paul explique que : « nous avons des dons différents,
selon la grâce qui nous a été accordée,
que celui qui a le don de prophétie l'exerce en proportion
de la foi; que celui qui est appelé au ministère
s'attache à son ministère; que celui qui enseigne
s'attache à son enseignement, et celui qui exhorte
à l'exhortation. Que celui qui donne le fasse avec
libéralité; que celui qui préside le
fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde
le fasse avec joie » (Romains 12 : 6-8).
Chacun de ces dons est utile aux ministres, mais tous les
ministres ne sont pas doués dans tous les domaines.
Certains sont de bons orateurs, d’autres sont aptes
à pourvoir aux besoins physiques ; certains sont
aptes à expliquer la doctrine, d’autres savent
motiver les gens ; d’autres se montrent fort généreux
de leur temps et de leurs ressources, d’autres sont
de bons coordinateurs ; d’autres encore font du bon
travail en visitant les malades.
Les ministres débutent dans leur ministère
dotés de quelques-unes de ces compétences,
puis ils en acquièrent d’autres à mesure
que leur expérience augmente. Mais quels que soient
leurs dons, ils doivent toujours les utiliser pour servir
les autres (I Pierre 4 : 10-11).
Lorsqu’ils sont appliqués aux ministres, ces
dons sont considérés comme des dons «
pastoraux ». Mais la présence de ces dons «
pastoraux » ne suffit pas pour que quelqu’un
soit automatiquement ordonné ministre – particulièrement
lorsque d’autres personnes au sein de la congrégation
sont encore plus douées que lui. Les dons pastoraux
peuvent être utilisés dans une variété
de fonctions, telles que le ministère des enfants,
la relation d’aide ou l’animation d’un
petit groupe de partage.
C’est le Saint-Esprit qui équipe un ministre,
et ce dernier est responsable devant le Saint-Esprit de
l’usage qu’il fait de ses dons. En pratique,
pour qu’un leadership spirituel soit efficace, la
congrégation devrait être d’accord sur
les deux éléments suivants : 1) que la personne
soit douée pour le service pastoral, et 2) que la
personne soit soumise au Saint-Esprit.
Qualifications requises
Quelles sont les compétences attachées aux
fonctions ministérielles et pastorales ? Paul nous
en donne une liste non-exhaustive : « Il faut donc
que l'évêque soit irréprochable, mari
d'une seule femme, sobre, modéré, réglé
dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement.
Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent,
mais indulgent, pacifique, désintéressé.
Il faut qu'il dirige bien sa propre maison, et qu'il tienne
ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté;
car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment
prendra-t-il soin de l'Eglise de Dieu? Il ne faut pas qu'il
soit un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil
il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu'il
reçoive un bon témoignage de ceux du dehors,
afin de ne pas tomber dans l'opprobre et dans les pièges
du diable » (I Timothée 3 : 2-7).
Il s’agit d’un portrait idéal, nous
le constatons en le comparant à la liste similaire
qui se trouve dans Tite 1 : 6-9. Parce que Timothée
oeuvrait dans une église plus ancienne, Paul lui
écrit qu’un ministre ne devrait pas être
un nouveau converti. Mais pour ce qui concernait Tite, Paul
ne lui en fait pas mention, car les églises dont
Tite avait la charge étaient plus jeunes dans la
foi. Paul lui-même avait nommé des anciens
dans de nouvelles églises (Actes 14 : 23), ce qui
laisse supposer que de nouveaux convertis furent choisis
comme ministres parmi ceux qui étaient les plus qualifiés
pour occuper cette fonction, peu importe leur ancienneté.
En conséquence, lorsque Paul dit à Timothée
qu’un ministre ne doit pas être un nouveau converti,
il ne formulait pas une règle doctrinale pour toutes
les futures églises. Cela montre que les traits de
caractère mentionnés dans cette liste devraient
être considérés non pas comme des obligations
absolues mais comme des directives importantes dont il faut
tenir compte. Par exemple, les ministres qui ont déjà
fait leurs preuves dans l’Eglise ne devraient pas
être démis de leurs fonctions simplement parce
que leur enfant adolescent a une conduite désordonnée.
Il faut prendre en considération tous les facteurs
avant de décider d’ordonner ou de ne pas ordonner
quelqu’un.
Il est important aussi de comprendre ce que l’expression
« le mari d’une seule femme » signifie
; elle ne concerne pas la polygamie, qui était rare
à cette époque-là. Cette règle
ne disqualifie pas les célibataires qui aspirent
au ministère, pas plus qu’elle ne disqualifie
les veufs remariés, alors qu’appliquée
littéralement cette exigence pénaliserait
les uns comme les autres.
L’expression « mari d’une seule femme
» (littéralement, « un homme pour une
femme ») signifie un homme fidèle à
sa femme, n’ayant pas de maîtresse (pratique
courante dans la société gréco-romaine).
Il n’y avait pas de honte pour un veuf à se
remarier, ni pour un homme à divorcer légalement
et à se remarier. Selon Paul, ce qui importait était
que l’homme déjà ordonné ministre,
s’il était marié, soit fidèle
à sa femme.
Considérations pratiques
L’ordination, telle qu’elle se pratique dans
la plupart des églises actuelles, permet d’atteindre
des buts spirituels, car des personnes sont désignées
comme dirigeants de la congrégation au cours d’une
cérémonie officielle pendant laquelle la congrégation
demande à Dieu d’aider ces dirigeants à
être fidèles à Son œuvre dans l’exercice
de leurs nouvelles fonctions.
Une ordination officielle atteste et établie : 1)
que les dirigeants ne se sont pas autoproclamés,
et 2) que les autres chrétiens reconnaissent que
ces personnes sont douées et appelées par
Dieu à occuper les fonctions de dirigeants. Une nomination
officielle aide une personne non seulement à diriger
la congrégation, mais aussi à la représenter
au sein de la communauté.
Si une personne affirme être douée et appelée
au rôle de ministre, mais que la congrégation
ne considère pas cette personne apte à diriger,
il est probable que cette personne ait mal compris son appel.
Puisque servir est plus important que de porter un titre,
une telle personne devrait servir dans d’autres domaines,
et peut-être qu’un jour la personne ou la congrégation
verront la situation différemment. Ceux qui affirment
avoir des dons pastoraux ne sont pas tous appelés
à être pasteurs.
Le choix des ministres est une affaire à la fois
pratique et spirituelle, ayant des implications sociales,
puisque le poste de dirigeant est une réalité
sociale en rapport avec le fonctionnement d’un collectif.
Paul a écrit qu’un ministre doit avoir une
bonne réputation, même parmi les non-croyants.
En conséquence, les considérations culturelles
doivent être prises en compte : ce serait une erreur
de nommer quelqu’un qui ne serait pas respecté
dans la culture où il vit, et ce serait une erreur
de nommer quiconque est incapable de gagner le respect de
la congrégation.