Les événements du 11 septembre
à New York ont secoué le monde, à tel
point, que l’on a parlé d’acte de guerre.
Jamais la folie humaine n’avait atteint ce stade-là.
Cet acte avait été préparé,
programmé et calculé de longue date. En quelques
heures périssaient trois mille personnes. De plus,
comble de l’horreur, l’événement
se passait en direct. Cet acte de barbarie, de terrorisme
aveugle frappait le monde libre de plein fouet et essayait
de saper ses bases les plus solides : la foi chrétienne.
Mais la foi est solidement encrée en Dieu. Ce n’est
pas un feu de paille. Malheureusement, la folie n’a
pas de limites. Surtout si l’on se reporte aux paroles
de l’Apocalypse : « Ils chercheront Dieu, mais
ils ne le trouveront pas » (Apocalypse).
Ces événements doivent arriver. Ils ont été
annoncés par Dieu devant inéluctablement se
passer dans la fin des temps. Croire n’empêche
pas de douter, c’est humain. Mais il faut bien s’imprégner
de quelques événements et de témoignages
irréfutables pour continuer notre chemin de croix,
fidèles en Christ et en Sa Parole.
Certains chrétiens sont convaincus de ce mythe consistant
à croire que tout ira bien pour ceux qui font l'
Oeuvre de Dieu et qui vivent selon Sa volonté. Une
telle idée (appelée aussi évangile
de santé et de prospérité) n'est pas
enseignée dans la Bible. Les chrétiens fidèles
ne sont pas immunisés contre les épreuves
et les problèmes de la vie courante. L'histoire nous
enseigne, au contraire, que beaucoup de chrétiens
ont été pauvres, et que les disciples du Christ
ont expérimenté des tragédies, des
deuils, ainsi que la maladie.
Lorsque nous lisons le livre des Actes, il nous apparaît
tout à fait clair que les choses peuvent aller mal
pour les chrétiens. Par exemple, alors que Paul atteignait
la fin de son troisième voyage missionnaire, il fût
arrêté à Jérusalem, et ensuite
transféré à Césarée,
où il est demeuré en prison pendant deux ans
avant d'être envoyé à Rome afin d'y
être à nouveau éprouvé. Durant
le voyage vers Rome, une tempête souffla leur navire
à tel point que tous à bord étaient
menacés de mourir (Actes 27).
Il nous est parfois difficile de concevoir que Dieu n'empêche
pas toutes les calamités et toutes les tragédies
qui pourraient survenir. Il est de loin beaucoup plus facile
de croire que toutes les difficultés auxquelles nous
faisons face sont le résultat de quelque chose que
nous faisons et qui déplait à Dieu. Bien qu'il
soit vrai que quelques-uns des maux que nous subissons sont
directement liés à nos péchés
et à nos erreurs. En revanche, plusieurs de nos souffrances
ne sont pas directement liées à une erreur
de notre part. A vrai dire, les chrétiens ont toujours
fait face à l'adversité, dès le début
de l’Eglise primitive (Il y a près de 2 000
ans) jusqu'à aujourd'hui.
Même Jésus, notre Seigneur et Sauveur, a dû
composer avec la réalité de la souffrance.
Je me rappelle la prière de Jésus dans le
jardin de Gethsémané lorsqu'il a dit: "
O Père, si tu le veux, épargne moi la coupe
de l'épreuve! Toutefois que ta volonté soit
faite et non la mienne." (Luc 2: 42). Portez attention
à la traduction du message de Paul dans Colossiens
1: 24, transmettant ce qui suit : Je veux que vous sachiez
comment je me réjouis d'être là dans
cette prison à votre place. Beaucoup de souffrances
entreront dans ce monde, cette sorte de souffrance que Christ
a porté. Je suis heureux d'avoir le privilège
de partager cette partie de souffrance de l'Eglise.
Les mauvaises nouvelles sont le résultat d'une existence
temporaire physique remplie d'épreuves et de souffrances.
Paul a écrit à l'église de Thessalonique
afin que personne ne soit déstabilisé par
ces épreuves. Vous savez très bien que nous
y avons été destinés. (I Thessaloniciens
3: 3). Les gens qui croient que nous n'aurons pas d'épreuves
si seulement nous commençons à obéir
à Dieu, ont beaucoup à apprendre au sujet
de la vie à laquelle Christ nous a appelée.
Il nous a demandé de renoncer à nous même
de prendre notre croix et de le suivre (Marc 8: 34). Comme
Paul l'a dit à Timothée : Quiconque veut vivre
dans l'attachement au Christ connaîtra beaucoup de
difficultés. On ne peut y échapper (II Timothée
3: 12).
Mais la bonne nouvelle pour ceux qui sont en Christ nous
assure une amitié éternelle et sûre
avec lui. Jésus a dit, je leur donne la vie éternelle,
et ils ne périront jamais, personne ne peut les ravir
de ma main (Jean 10: 28) Dieu nous donne aussi de l'espoir
et de l'encouragement au bon moment pour nous aider à
avancer dans notre Oeuvre collective pour le Royaume.
Réjouissons-nous de faire partie de l'Oeuvre de
Dieu ! Réjouissons-nous de ne pas être des
bâtisseurs fatigués. Nous ne peinons pas en
vain. Nous sommes façonnés et moulés
par Dieu alors qu'Il nous donne des dons et de la force
pour accomplir ce qu'Il désire. Nous avons encore
beaucoup à faire. Il nous reste encore à Le
servir jusqu’à sa venue inéluctable.
Ne travaillons pas en vain. Ecoutons le Seigneur pour mieux
faire Sa volonté. «Ainsi donc, mes frères
bien aimés, soyez fermes, inébranlables, vous
adonnant toujours de plus en plus à l’œuvre
du Seigneur, avec la conviction que votre labeur dans le
Seigneur n’est pas vain » (I Corinthiens 15
: 58).
Ne cherchons pas notre propre intérêt. Nous
sommes façonnés par Dieu. Nous sommes à
Son image. Nous oeuvrons pour Lui. Tant mieux si Dieu nous
donne la santé et la force pour persévérer.
Merci à Lui s’il nous permet de vivre dans
une certaine aisance. Mais n’oublions pas les paroles
inspirées de Salomon dans le livre de Proverbes 30
verset 8 : « Ne me donne ni pauvreté, ni richesse,
accorde-moi le pain qui m’est nécessaire de
peur que, rassasié, je ne te renie et ne dise : ‘Qui
est Yahvé ?’ ou que, dépourvu de ressources,
je ne dérobe et ne profane le nom de mon Dieu ».
L’argent est accessoire aux yeux de Dieu. Il n’a
que faire des richesses matérielles. Pour Lui, Seul,
compte la vie spirituelle. Pour nous, seul importe la vie
éternelle. Marcher dans les voies tracées
par Dieu, c’est accepter tout d’abord Ses commandements
et l’immense sacrifice du Christ. Sachons que nous
ne sommes pas seuls et que Dieu ne nous abandonne pas. Aussi
donnons sans compter. Et tout ce que nous faisons, faisons-le
en Son nom. Notre récompense n’en sera que
plus grande. Oeuvrons avec joie pour l’Evangile. C’est
cela le véritable Evangile de prospérité.