La plupart d’entre nous faisons de grands efforts pour paraître bons aux yeux des autres. Mais selon Jésus, c’est seulement lorsque nous nous voyons honnêtement tels que nous sommes vraiment que nous pouvons devenir ce pour quoi Dieu nous a faits. La vie a beaucoup plus à nous offrir que cette course effrénée et frustrante consistant à « sauver les apparences ».
La vie nouvelle
La nuit où Jésus fut arrêté, Il passa du temps à parler avec Ses disciples au sujet du Saint-Esprit. Il se référa au Saint-Esprit par un mot traduit du grec parakletos, qui a le sens de « avocat », « ami », ou « soutien ». Par exemple, le mot parakletos était utilisé pour décrire une personne qui se tenait à votre côté pour vous défendre lors d’un procès, pour parler en votre faveur et pour vous encourager.
Jésus savait que les choses iraient en empirant, pas seulement pour Lui, mais aussi pour ceux qui Le suivraient. Il dit donc aux onze disciples (Judas étant déjà parti pour Le trahir) : « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites » (Jean 16 : 1 – 4a).
Qu’est-ce que ces persécuteurs n’ont pas compris au sujet du Père ? Pour commencer, ils n’ont pas compris que le Père ayant tant aimé le monde, envoya Son Fils pour sauver les hommes de leurs péchés. Ils ne comprenaient pas non plus le « mystère caché de tout temps en Dieu... qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur » (Ephésiens 3 : 9, 11) ; ni que « en Lui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Ephésiens 3 : 12).
Jésus poursuivit Son discours et déclara : « Je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, parce que j’étais avec vous. Maintenant je m’en vais vers celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu? Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai » (Jean 16 : 4b – 7).
Les disciples étaient tristes parce que Jésus les quittait. Mais ce qu’ils ne comprenaient pas encore c’était que Son départ vers le Père n’aurait pas pour résultat d’être privés de Jésus, mais plutôt d’être unis avec Lui et avec le Père. Comment ? Parce que Jésus enverrait le Saint-Esprit, l’Ami, qui les amènerait dans la relation éternelle d’amour qui existe entre le Père et le Fils.
Péché, justice et jugement
Jésus continua ainsi : « Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement : en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé » (Jean 16 : 8 – 11).
En quoi le monde se trompe-t-il au sujet du péché ? Le monde pense que les pécheurs peuvent expier leurs péchés en accomplissant de bonnes œuvres. Mais voici la nouvelle fascinante : maintenant que Jésus est venu pardonner tout péché et réconcilier toutes choses avec Dieu, la seule sorte de péché qui puisse subsister est le péché consistant à ne pas croire en Celui qui ôte tout péché. La racine de tout péché est l’incrédulité envers l’œuvre expiatoire de Dieu par Jésus-Christ.
En quoi le monde se trompe-t-il à propos de la justice ? Le monde pense à la justice en termes de vertu et de bonté. Mais voici la nouvelle fascinante : maintenant que le Fils de Dieu a vécu une vie sans péché et qu’Il a été accepté par le Père comme l’offrande parfaite de l’humanité à la place de l’humanité pécheresse, la justice ne peut être définie qu’en termes de don de Dieu, un don enraciné en Jésus-Christ, qui, à notre place et comme l’un d’entre nous, a accompli toute chose que son Père Lui commandait de faire par amour pour nous.
En quoi le monde se trompe-t-il au sujet du jugement ? Le monde pense que les gens qui endurent de grandes souffrances dans ce monde sont de grands pécheurs sous la malédiction divine, et que les gens qui vivent dans l’abondance en sont jugés dignes et sont l’objet de la faveur divine. Mais voici la nouvelle fascinante : maintenant que le Fils de Dieu a détruit les œuvres du diable, le pionnier du péché, le jugement ne peut être défini que comme étant la condamnation du dieu de ce monde, et non la condamnation des hommes mêmes que Jésus est venu sauver.
Mais le Saint-Esprit, selon Jésus, apporterait la vérité au sujet du péché, de la justice et du jugement (Jean 16 : 13 – 14). Etre pardonnés du péché, être jugés justes, et être libérés de l’emprise du péché sont tous des dons que le Père nous offre en Jésus-Christ. Nous en faisons l’expérience uniquement en nous fiant à la Parole que Dieu nous donne par le Saint-Esprit concernant la grâce et le salut de Dieu, qu’Il nous donne par le Saint-Esprit. En Christ, nous sommes réconciliés avec le Père, nous sommes participants de la justice du Christ, ainsi que de l’union et de la communion du Christ avec le Père.
Devenir authentique
Dans la parabole du publicain et du pharisien (Luc 18 : 9 – 14), Jésus a illustré la différence entre la vision du monde sur le péché, la justice et le jugement, et la vision véritable vers laquelle nous amènerait le Saint-Esprit. Les deux hommes montèrent au temple pour prier, l’un était publicain (collecteur d’impôts), et l’autre pharisien. Remarquez spécialement ce que dit le verset 9 : Jésus raconta cette histoire « en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres ».
De telles personnes ne ressentent pas le besoin de prier pour demander la miséricorde de Dieu comme le publicain l’a fait. Mais ce fut le publicain, celui qui se voyait devant Dieu tel qu’il était vraiment – un pécheur ayant un grand besoin de miséricorde – qui « descendit dans sa maison justifié » devant Dieu (Luc 18 : 14). Et considérez ceci : le publicain a dû se fier à Dieu pour sa vie, n’est-ce pas ? Il savait ne rien mériter, mais il avait confiance que Dieu est ce qu’Il affirme être : le « Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité » (Exode 34 : 6).
Lorsque nous nous présentons devant le trône du jugement de Dieu, en confessant honnêtement notre péché et en demandant miséricorde, le Juge se révèle être l’Avocat de la défense, qui s’est chargé Lui-même de nos crimes, puis nous a déclaré innocents et nous a rendus libres. C’est pourquoi nous vivons dans le monde comme des personnes qui comprennent la grâce, la miséricorde et la compassion, et qui se consacrent à en faire bénéficier les autres.
Le fils prodigue dans la parabole de Luc 15 savait qu’il avait besoin de miséricorde, et c’est tout ce qu’il savait. Il vint donc pour la demander. Quand il le fit, il découvrit qu’il avait déjà reçu cette miséricorde – mais c’est seulement lorsqu’il revint à la maison, confiant en la miséricorde de son père, qu’il put commencer à s’en réjouir.
Pardonnés et pardonnant
La leçon tirée du récit du fils prodigue cadre bien avec ce que l’on appelle la prière du Seigneur, parce que le Saint-Esprit nous amène à pardonner aux autres comme Il nous a pardonné. Jésus a demandé aux disciples de prier de la façon suivante : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Ce n’est pas une nouvelle forme de légalisme. C’est plutôt une description du mode de vie de ceux qui sont en Christ. Les personnes qui sont incapables de voir leur propre condition de pécheur, et qui ne ressentent donc pas leur propre besoin de miséricorde, n’accordent pas leur miséricorde aux autres. A l’opposé, les personnes qui comprennent vraiment la grâce qu’ils ont reçue de Dieu, ne sont pas promptes à en vouloir aux autres ni à leur garder rancoeur. Parce que nous sommes en Christ, nous sommes miséricordieux et nous sommes confiants que Dieu nous pardonne.
Quand nous prions : « Pardonne-nous nos offenses », nous ne le demandons pas à Dieu comme s’Il pouvait décider de ne pas nous pardonner. En Christ, Dieu nous a déjà pardonné. Notre demande est à la fois un rappel et une participation au pardon que nous avons déjà obtenu en Christ. De la même façon, prier en disant : « comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » est aussi un rappel et une participation à notre vie nouvelle en Christ, par laquelle nous pardonnons comme nous avons été pardonnés (se reporter à Ephésiens 4 : 32 à 5 : 1 – 2).
Allez avec confiance
Nous pouvons être certains que Dieu nous donnera tout ce dont nous avons besoin pour la vie, la piété et le salut. Parce qu’Il est le Juge, nous n’avons rien à craindre du jugement. De plus, Dieu fait ce qu’Il fait pour nous parce que c’est Son bon plaisir de le faire (Luc 12 : 32). Il est de notre côté.
Nous n’avons pas besoin d’être prisonniers de cette habitude à vouloir « sauver les apparences ». Nous n’avons pas à être anxieux en nous demandant si nous serons « à la hauteur pour le Royaume ». Nous pouvons vivre en toute quiétude devant Dieu, en déposant toutes nos craintes et nos soucis sur Lui, parce que nous savons qu’Il prend soin de nous (I Pierre 5 : 7).
Avec Dieu, nous pouvons « devenir authentiques ». Nous pouvons être parfaitement honnêtes avec nous-mêmes et avec Lui. Nous n’avons rien à cacher. Nous pouvons nous décharger de tous nos péchés, de tous nos échecs, de toutes nos craintes sur Celui qui nous aime et qui S’est donné pour nous – et qui rend toutes choses nouvelles, y compris nous-mêmes !