La chrétienté est largement
basée sur la confiance. Les chrétiens ont
été abondamment gratifiés par de grandes
et précieuses promesses, mais pour la plupart, celles-ci
ne demeurent que des promesses. Il nous est dit par exemple,
que nous avons la vie éternelle, et pourtant nous
mourons ; que nous serons ressuscités, mais nous
continuons à assister à la dégénérescence
de nos corps, au cours de notre vie terrestre ; que nous
sommes assurés d’avoir une relation avec le
Père, et pourtant Il nous semble terriblement distant.
Comment pouvons-nous être sûrs de la véracité
de tout ceci ? Bien que nous soyons instruits par les Ecritures
de cette évidence, il n’en demeure pas moins
qu’une bonne part de foi soit requise de notre part.
Nous devons croire en la parole de Dieu et croire en la
fidélité divine. Il ne nous reste point d’autre
choix.
Toutes croyances sont fondées sur la foi. Pour être
athée, il faut croire en certaines idées.
Les agnostiques se basent sur des croyances non prouvées
; il en est de même pour l’Hindouisme, le Bouddhisme,
l’Animisme et tous les autres « ismes ».
Il ne nous incombe pas de décider si nous devons
avoir la foi, mais bien de savoir en quoi croire. Les chrétiens
mettent leur confiance en Jésus-Christ.
Jésus est mort pour nos péchés
La foi en Christ signifie beaucoup plus que de croire qu’Il
existe, car nous ne sommes pas sauvés par notre connaissance.
La foi exige beaucoup plus que de reconnaître que
nous avons un Sauveur qui est mort pour nos péchés.
La foi requiert bien davantage !
Si nous croyons réellement que Jésus est
mort pour nos péchés, nous sommes obligés
de croire que notre nature est pécheresse et que
cette dernière mérite la mort. Nous reconnaissons
notre impuissance à payer pour nos propres péchés,
et acceptons que nous ne pourrions pas accéder au
Royaume des cieux, si Jésus n’était
pas mort pour nous. Si nous acceptons Christ comme notre
Sauveur, nous admettons donc que nous ne pouvons nous sauver
nous-mêmes. Nous ne nous contentons pas de croire
en Dieu, nous croyons en Christ comme étant le seul
médiateur nous permettant d’avoir une relation
avec Dieu. C’est notre seul moyen d’être
sauvés.
Si nous nous présentons devant le trône du
jugement de Christ et qu’Il nous demande pourquoi
nous serions en droit de recevoir la vie éternelle
au lieu de subir le châtiment éternel (Matthieu
25 : 46), nous ne pourrons faire amende honorable en mentionnant
toutes nos bonnes œuvres, toutes les lois observées
ainsi que les études bibliques que nous aurions faites.
L’important ici n’est pas de connaître
nos actions, mais bien de savoir la façon dont nous
avons fait face à nos péchés. Chacun
de nous possède à son actif du bon et du mauvais,
des vertus et des péchés. Il importe de nous
poser la question suivante: « Qu’avons nous
fait de nos péchés ? » La réponse
? Jésus est mort pour nos péchés. C’est
le seul moyen de les éliminer de notre casier, et
d’être considérés justes. Peu
importe le nombre de péchés commis, Jésus
est mort pour qu’ils soient effacés.
Même si nous nous rendons coupables d’un seul
petit péché et que nous ayons accompli des
millions de bonnes œuvres, le seul moyen d’être
considérés complètement justes, est
d’accepter la mort de Christ en tant que rançon
pour notre transgression. De même, si nous avons des
millions de péchés et très peu de bonnes
actions dans notre vie, Jésus est mort pour tous
nos péchés, peu importe le nombre.
De cette réalité spirituelle, nous n’avons
aucune preuve tangible, n’est-ce-pas ? Nous pouvons
voir l’évidence historique de la mort de Jésus,
mais il est impossible aux historiens de prouver que Sa
mort couvre nos péchés. Pour toutes ces raisons,
il ne nous reste qu’à Lui faire confiance et
de Le croire. Nous pouvons aussi voir l’évidence
de Sa résurrection, approuvée par Dieu, la
proclamation du pardon par les apôtres en Son nom,
et nous avons des raisons de le croire, mais encore là,
tout repose sur la foi. Nous avons Sa parole et nous mettons
notre confiance en Lui. Il ne nous reste pas d’autre
espoir. S’il n’y a pas de Dieu, nous sommes
perdus d’avance, et s’il n’y a pas de
Jésus, nous sommes aussi voués à l’échec.
Donc sur quel fondement nous appuyons-nous lorsqu’il
s’agit de la vie éternelle ? Faisons-nous confiance
à nos bonnes œuvres ou aux promesses de Jésus
? Lorsque nous acceptons Jésus comme notre Sauveur,
cela veut dire que nous nous appuyons sur Lui.
Nous avons la ferme assurance qu’Il a accompli tout
ce qui était nécessaire à notre salut
par Sa mort. Nous ne nous appuyons pas sur nous-mêmes,
mais nous sommes dépendants de Lui en ce qui concerne
la vie éternelle. Paul dans Tite 3 : 5 nous le dit
clairement : « Il nous a sauvés non à
cause de nos bonnes œuvres, mais à cause de
sa miséricorde ».
Personne ne peut se vanter de ce qu’il a accompli.
Personne ne peut non plus dire, « Je pense que je
serai dans le Royaume parce que j’ai fait ceci ou
cela. » Personne ne peut entrer dans le Royaume au
moyen d’un ticket fait maison. Tout ce que nous pouvons
dire est : « Je serai sauvé seulement parce
que Jésus est mort pour tous mes péchés,
même s’ils ont été nombreux. Je
ne peux y être admis que par Son invitation, grâce
au ticket d’entrée que Lui m’aura payé.
»
Lorsque nous cessons de discuter de nos œuvres, pour
nous concentrer sur la grâce de Jésus, à
ce moment-là, nous avons accepté Jésus
comme notre Sauveur. Si nous essayons d’en exiger
un certain crédit, même une infime portion,
nous ne faisons pas vraiment confiance au Christ.
Est-ce juste ?
« Mais ce n’est pas juste », diront certains.
Une personne ayant fait le bien n’a pas de droit d’entrée
parce qu’elle a rejeté l’Evangile, alors
qu’un criminel repentant est le bienvenu ? Où
est la logique ?
La logique repose sur le fait que nous avons tous à
notre actif un mélange de bien et de mal. La question
n’est pas de connaître qui est le plus grand
ou le plus petit pécheur, mais de savoir comment
se libèrer de ses péchés.
La personne qui insiste pour faire les choses à
sa guise, ne peut être digne de confiance, même
si elle a l’habitude de faire le bien. Une personne
qui rejette la grâce de Dieu est emprisonnée
dans l’orgueil. Celui qui se croit suffisamment bon
pour Dieu, en se basant sur sa justice, est un insensé
qui sous-estime la bonté de Dieu.
En revanche, quelqu’un qui admet ses péchés,
même s’ils sont nombreux, est sur la voie de
la guérison. Une personne qui reconnaît qu’elle
n’a pas d’autre chance que d’accepter
la grâce de Dieu, est prête à accepter
Son aide. On ne peut jouir de la vie éternelle qu’à
travers cette attitude. Nous devons admettre que nous ne
sommes pas Dieu et que nous ne pouvons par nous-mêmes
nous frayer un chemin en essayant d’être parfaits.
« Deux hommes montèrent au temple pour prier,
l’un était pharisien et l’autre un collecteur
d’impôts. Le pharisien pria en lui-même
et dit : Dieu je te remercie de ce que je ne suis pas comme
ces hommes, voleurs, adultères, méchants,
ou même comme ce collecteur d’impôts.
Je jeûne deux fois la semaine et donne la dîme
de tout.»
« Mais le collecteur d’impôts se tenant
à distance, ne pouvant même pas lever les yeux
au ciel, se frappait la poitrine en disant : Dieu fait moi
miséricorde qui suis un pécheur » (Luc
18 : 10-13).
Pour Jésus, nous devons reconnaître notre
besoin de miséricorde. Si nous pensons être
préservés à cause de nos oeuvres, nous
nous fourvoyons, peu importe tout le bien accompli.
Nous avons une méconnaissance de ce qu’est
le « bien ». Nous avons négligé
le devoir le plus important dans l’univers : celui
de louer et de vénérer Dieu. Nous avons tourné
le dos à notre Créateur, essayant de vivre
indépendamment de Lui, refusant de Le croire lorsqu’Il
dit qu’il nous est impossible d’être bons
par nous-mêmes, et que nous avons besoin de Sa miséricorde
et de Son aide.
Nous devons reconnaître que nous sommes dépendants
de Dieu pour notre vie spirituelle et physique ainsi que
pour notre bien-être.
Lorsque nous comprenons la grâce, nous sommes reconnaissants
envers Dieu pour Sa miséricorde. Nous savons que
nous sommes faibles, mais Il nous aime de toutes façons.
Cela ne nous pousse pas à Le mépriser, mais
au contraire à L’aimer. Nous sommes touchés
et poussés à L’adorer encore plus, maintenant
que nous comprenons encore plus clairement les profondeurs
de Son amour infini et de Sa patience.
« La grâce de Dieu nous enseigne à renoncer
à l’impiété et à vivre
dans le siècle présent selon la justice, en
attendant la bienheureuse espérance et la manifestation
de la gloire de notre Sauveur Jésus-Christ. »
(Tite 2 : 12-13)
Nous pouvons avoir pleine confiance en Christ ! Il a démontré
son engagement envers nous, en Se dépouillant de
Sa gloire afin de devenir humain et de donner Sa vie pour
nous. Nous pouvons être assurés qu’Il
complètera Sa mission nous concernant.
Dieu approuve Son sacrifice pour nous par l’évidence
de Sa résurrection, en L’acceptant comme une
expiation valable. Ses miracles, Sa résurrection
et l’aide permanente qu’Il nous accorde dans
nos vies, prouvent qu’Il peut et pourra faire ce qu’Il
a promis. Il est ‘ l’homme-Dieu’ médiateur,
qualifié uniquement pour nous permettre d’entrer
en relation avec Dieu, Son Père.
Une œuvre inachevée
Mais nous ne pouvons encore percevoir ce que nous serons,
puisque les péchés et les combats font encore
partie de nous-mêmes, et nous constatons nos chutes
répétées. Pourtant, nous ne désespérons
pas puisque nous avons l’assurance que la mort de
Jésus couvre tous les péchés, même
les nôtres.
En conséquence, nos faiblesses ne nous déprimeront
pas, mais nous pousseront à être plus reconnaissants
à cause de la miséricorde de Dieu. Notre confiance
réside en Christ, non dans notre performance, ni
dans nos efforts imparfaits qui seraient destinés
à Lui plaire. Nous ne pouvons compter sur nous-mêmes,
mais nous devons nous appuyer entièrement sur Christ.
Il est le seul digne de confiance.
Nous sommes comme les patriarches qui ont cru en des choses
qu’ils ne pouvaient voir (Hébreux 11 : 1).
Les patriarches étaient des pécheurs et avaient
des moments de doute, mais ils ont finalement fait confiance
à Dieu. Ils ont reçu quelques-unes des promesses,
mais en ce qui concerne les vraies grandes promesses, ils
sont morts avant de les recevoir (verset 13).
Abraham mourut sans recevoir cette cité éternelle,
et cette patrie divine promise. La seule évidence
qui nous reste est la foi. Nous n’avons aucune preuve
tangible qu’Abraham recevra les promesses auxquelles
il a cru, ni le salut que nous recherchons. Il nous reste
des promesses. Jésus a affirmé positivement:
« Vous êtes pardonnés, le Saint-Esprit
vit en vous, vous avez la vie éternelle, et vous
êtes qualifiés pour le Royaume. Oui, vous en
avez l’assurance. »
Nous n’avons pas de preuves, mais nous avons des
promesses, et nous devons y croire. Oui, Il a payé
pour tous nos péchés. Oui, le salut s’obtient
par la grâce de Jésus-Christ, un cadeau gratuit
disponible même pour le pire des pécheurs.
Oui, Il a rempli Sa mission, nous pouvons avoir confiance
en Lui pour le salut éternel. Nous pouvons aussi
Lui faire confiance au quotidien.