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Notre confiance réside en Jésus
Joseph Tkach
 

La chrétienté est largement basée sur la confiance. Les chrétiens ont été abondamment gratifiés par de grandes et précieuses promesses, mais pour la plupart, celles-ci ne demeurent que des promesses. Il nous est dit par exemple, que nous avons la vie éternelle, et pourtant nous mourons ; que nous serons ressuscités, mais nous continuons à assister à la dégénérescence de nos corps, au cours de notre vie terrestre ; que nous sommes assurés d’avoir une relation avec le Père, et pourtant Il nous semble terriblement distant.

Comment pouvons-nous être sûrs de la véracité de tout ceci ? Bien que nous soyons instruits par les Ecritures de cette évidence, il n’en demeure pas moins qu’une bonne part de foi soit requise de notre part. Nous devons croire en la parole de Dieu et croire en la fidélité divine. Il ne nous reste point d’autre choix.

Toutes croyances sont fondées sur la foi. Pour être athée, il faut croire en certaines idées. Les agnostiques se basent sur des croyances non prouvées ; il en est de même pour l’Hindouisme, le Bouddhisme, l’Animisme et tous les autres « ismes ». Il ne nous incombe pas de décider si nous devons avoir la foi, mais bien de savoir en quoi croire. Les chrétiens mettent leur confiance en Jésus-Christ.

Jésus est mort pour nos péchés

La foi en Christ signifie beaucoup plus que de croire qu’Il existe, car nous ne sommes pas sauvés par notre connaissance. La foi exige beaucoup plus que de reconnaître que nous avons un Sauveur qui est mort pour nos péchés. La foi requiert bien davantage !

Si nous croyons réellement que Jésus est mort pour nos péchés, nous sommes obligés de croire que notre nature est pécheresse et que cette dernière mérite la mort. Nous reconnaissons notre impuissance à payer pour nos propres péchés, et acceptons que nous ne pourrions pas accéder au Royaume des cieux, si Jésus n’était pas mort pour nous. Si nous acceptons Christ comme notre Sauveur, nous admettons donc que nous ne pouvons nous sauver nous-mêmes. Nous ne nous contentons pas de croire en Dieu, nous croyons en Christ comme étant le seul médiateur nous permettant d’avoir une relation avec Dieu. C’est notre seul moyen d’être sauvés.

Si nous nous présentons devant le trône du jugement de Christ et qu’Il nous demande pourquoi nous serions en droit de recevoir la vie éternelle au lieu de subir le châtiment éternel (Matthieu 25 : 46), nous ne pourrons faire amende honorable en mentionnant toutes nos bonnes œuvres, toutes les lois observées ainsi que les études bibliques que nous aurions faites. L’important ici n’est pas de connaître nos actions, mais bien de savoir la façon dont nous avons fait face à nos péchés. Chacun de nous possède à son actif du bon et du mauvais, des vertus et des péchés. Il importe de nous poser la question suivante: « Qu’avons nous fait de nos péchés ? » La réponse ? Jésus est mort pour nos péchés. C’est le seul moyen de les éliminer de notre casier, et d’être considérés justes. Peu importe le nombre de péchés commis, Jésus est mort pour qu’ils soient effacés.

Même si nous nous rendons coupables d’un seul petit péché et que nous ayons accompli des millions de bonnes œuvres, le seul moyen d’être considérés complètement justes, est d’accepter la mort de Christ en tant que rançon pour notre transgression. De même, si nous avons des millions de péchés et très peu de bonnes actions dans notre vie, Jésus est mort pour tous nos péchés, peu importe le nombre.

De cette réalité spirituelle, nous n’avons aucune preuve tangible, n’est-ce-pas ? Nous pouvons voir l’évidence historique de la mort de Jésus, mais il est impossible aux historiens de prouver que Sa mort couvre nos péchés. Pour toutes ces raisons, il ne nous reste qu’à Lui faire confiance et de Le croire. Nous pouvons aussi voir l’évidence de Sa résurrection, approuvée par Dieu, la proclamation du pardon par les apôtres en Son nom, et nous avons des raisons de le croire, mais encore là, tout repose sur la foi. Nous avons Sa parole et nous mettons notre confiance en Lui. Il ne nous reste pas d’autre espoir. S’il n’y a pas de Dieu, nous sommes perdus d’avance, et s’il n’y a pas de Jésus, nous sommes aussi voués à l’échec.

Donc sur quel fondement nous appuyons-nous lorsqu’il s’agit de la vie éternelle ? Faisons-nous confiance à nos bonnes œuvres ou aux promesses de Jésus ? Lorsque nous acceptons Jésus comme notre Sauveur, cela veut dire que nous nous appuyons sur Lui.

Nous avons la ferme assurance qu’Il a accompli tout ce qui était nécessaire à notre salut par Sa mort. Nous ne nous appuyons pas sur nous-mêmes, mais nous sommes dépendants de Lui en ce qui concerne la vie éternelle. Paul dans Tite 3 : 5 nous le dit clairement : « Il nous a sauvés non à cause de nos bonnes œuvres, mais à cause de sa miséricorde ».

Personne ne peut se vanter de ce qu’il a accompli. Personne ne peut non plus dire, « Je pense que je serai dans le Royaume parce que j’ai fait ceci ou cela. » Personne ne peut entrer dans le Royaume au moyen d’un ticket fait maison. Tout ce que nous pouvons dire est : « Je serai sauvé seulement parce que Jésus est mort pour tous mes péchés, même s’ils ont été nombreux. Je ne peux y être admis que par Son invitation, grâce au ticket d’entrée que Lui m’aura payé. »

Lorsque nous cessons de discuter de nos œuvres, pour nous concentrer sur la grâce de Jésus, à ce moment-là, nous avons accepté Jésus comme notre Sauveur. Si nous essayons d’en exiger un certain crédit, même une infime portion, nous ne faisons pas vraiment confiance au Christ.

Est-ce juste ?

« Mais ce n’est pas juste », diront certains. Une personne ayant fait le bien n’a pas de droit d’entrée parce qu’elle a rejeté l’Evangile, alors qu’un criminel repentant est le bienvenu ? Où est la logique ?

La logique repose sur le fait que nous avons tous à notre actif un mélange de bien et de mal. La question n’est pas de connaître qui est le plus grand ou le plus petit pécheur, mais de savoir comment se libèrer de ses péchés.

La personne qui insiste pour faire les choses à sa guise, ne peut être digne de confiance, même si elle a l’habitude de faire le bien. Une personne qui rejette la grâce de Dieu est emprisonnée dans l’orgueil. Celui qui se croit suffisamment bon pour Dieu, en se basant sur sa justice, est un insensé qui sous-estime la bonté de Dieu.

En revanche, quelqu’un qui admet ses péchés, même s’ils sont nombreux, est sur la voie de la guérison. Une personne qui reconnaît qu’elle n’a pas d’autre chance que d’accepter la grâce de Dieu, est prête à accepter Son aide. On ne peut jouir de la vie éternelle qu’à travers cette attitude. Nous devons admettre que nous ne sommes pas Dieu et que nous ne pouvons par nous-mêmes nous frayer un chemin en essayant d’être parfaits.

« Deux hommes montèrent au temple pour prier, l’un était pharisien et l’autre un collecteur d’impôts. Le pharisien pria en lui-même et dit : Dieu je te remercie de ce que je ne suis pas comme ces hommes, voleurs, adultères, méchants, ou même comme ce collecteur d’impôts. Je jeûne deux fois la semaine et donne la dîme de tout.»

« Mais le collecteur d’impôts se tenant à distance, ne pouvant même pas lever les yeux au ciel, se frappait la poitrine en disant : Dieu fait moi miséricorde qui suis un pécheur » (Luc 18 : 10-13).

Pour Jésus, nous devons reconnaître notre besoin de miséricorde. Si nous pensons être préservés à cause de nos oeuvres, nous nous fourvoyons, peu importe tout le bien accompli.

Nous avons une méconnaissance de ce qu’est le « bien ». Nous avons négligé le devoir le plus important dans l’univers : celui de louer et de vénérer Dieu. Nous avons tourné le dos à notre Créateur, essayant de vivre indépendamment de Lui, refusant de Le croire lorsqu’Il dit qu’il nous est impossible d’être bons par nous-mêmes, et que nous avons besoin de Sa miséricorde et de Son aide.

Nous devons reconnaître que nous sommes dépendants de Dieu pour notre vie spirituelle et physique ainsi que pour notre bien-être.
Lorsque nous comprenons la grâce, nous sommes reconnaissants envers Dieu pour Sa miséricorde. Nous savons que nous sommes faibles, mais Il nous aime de toutes façons. Cela ne nous pousse pas à Le mépriser, mais au contraire à L’aimer. Nous sommes touchés et poussés à L’adorer encore plus, maintenant que nous comprenons encore plus clairement les profondeurs de Son amour infini et de Sa patience.

« La grâce de Dieu nous enseigne à renoncer à l’impiété et à vivre dans le siècle présent selon la justice, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre Sauveur Jésus-Christ. » (Tite 2 : 12-13)

Nous pouvons avoir pleine confiance en Christ ! Il a démontré son engagement envers nous, en Se dépouillant de Sa gloire afin de devenir humain et de donner Sa vie pour nous. Nous pouvons être assurés qu’Il complètera Sa mission nous concernant.

Dieu approuve Son sacrifice pour nous par l’évidence de Sa résurrection, en L’acceptant comme une expiation valable. Ses miracles, Sa résurrection et l’aide permanente qu’Il nous accorde dans nos vies, prouvent qu’Il peut et pourra faire ce qu’Il a promis. Il est ‘ l’homme-Dieu’ médiateur, qualifié uniquement pour nous permettre d’entrer en relation avec Dieu, Son Père.

Une œuvre inachevée

Mais nous ne pouvons encore percevoir ce que nous serons, puisque les péchés et les combats font encore partie de nous-mêmes, et nous constatons nos chutes répétées. Pourtant, nous ne désespérons pas puisque nous avons l’assurance que la mort de Jésus couvre tous les péchés, même les nôtres.

En conséquence, nos faiblesses ne nous déprimeront pas, mais nous pousseront à être plus reconnaissants à cause de la miséricorde de Dieu. Notre confiance réside en Christ, non dans notre performance, ni dans nos efforts imparfaits qui seraient destinés à Lui plaire. Nous ne pouvons compter sur nous-mêmes, mais nous devons nous appuyer entièrement sur Christ. Il est le seul digne de confiance.

Nous sommes comme les patriarches qui ont cru en des choses qu’ils ne pouvaient voir (Hébreux 11 : 1). Les patriarches étaient des pécheurs et avaient des moments de doute, mais ils ont finalement fait confiance à Dieu. Ils ont reçu quelques-unes des promesses, mais en ce qui concerne les vraies grandes promesses, ils sont morts avant de les recevoir (verset 13).

Abraham mourut sans recevoir cette cité éternelle, et cette patrie divine promise. La seule évidence qui nous reste est la foi. Nous n’avons aucune preuve tangible qu’Abraham recevra les promesses auxquelles il a cru, ni le salut que nous recherchons. Il nous reste des promesses. Jésus a affirmé positivement: « Vous êtes pardonnés, le Saint-Esprit vit en vous, vous avez la vie éternelle, et vous êtes qualifiés pour le Royaume. Oui, vous en avez l’assurance. »

Nous n’avons pas de preuves, mais nous avons des promesses, et nous devons y croire. Oui, Il a payé pour tous nos péchés. Oui, le salut s’obtient par la grâce de Jésus-Christ, un cadeau gratuit disponible même pour le pire des pécheurs. Oui, Il a rempli Sa mission, nous pouvons avoir confiance en Lui pour le salut éternel. Nous pouvons aussi Lui faire confiance au quotidien.

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