Quel sort attend les habitants de la poussière
de la Terre et tous ceux d’entre nous, qui, prisonniers
de corps corruptibles tout comme ils l’étaient,
serons amenés à les rejoindre un jour ? Quel
sort pour les morts en Christ ? Pour ceux décédés
sans connaître l’Evangile ? Pour ceux d’entre
nos connaissances ou de nos proches qui nous ont quitté,
sans avoir reçu l’appel ou la possibilité
d’accepter la grâce du Seigneur ? Sont-elles
perdues pour autant à tout jamais ?
L’espérance de ceux qui sommeillent et de ceux
qui sont amenés à les rejoindre un jour repose
sur Jésus qui a vaincu la mort et qui offre la vie
éternelle à tous (1 Jean 5 : 11-12). Il est
Lui-même résurrection et vie.
Quel phénomène étrange que celui de
la résurrection ? « Des morts revenir à
la vie ! » s’esclaffe l’incrédule.
Réalisons-nous que les êtres que nous avons
inhumés reviendront un jour à la vie ? Quelle
preuve en avons-nous de son existence hormis notre conviction
résultat de la foi que notre Seigneur Lui-même
est ressuscité (Romains 6 : 5 ; 8 : 11) et qu’Il
nous a ouvert ainsi la voie ?
Il déclare : « Je suis la résurrection
et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il
meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais
» (Jean 11 : 25-26). Jésus nous ouvre la voie
dont Il est le portail. Par cette déclaration, Jésus
nous enseigne que non seulement Il est le passage obligé
pour être ressuscité et que cet accès
n’est octroyé qu’à ceux ayant
foi en Lui ; mais que le croyant pourra compter sur la résurrection
même s’il est appelé à décèder
un jour, naturellement ou accidentellement. L’autre
précision que Jésus apporte est que celui
qui croit en Lui de son vivant ne connaîtra jamais
le séjour des morts. C’est ce à quoi
Paul fait allusion lorsqu’il écrit que les
vivants ayant la foi rejoindront Christ sur les nuées
lors de Son second avènement. (1 Thessaloniciens
4 : 17). Jésus-Christ est la seule passerelle --
et en même temps le grand abîme, si l’on
considère que certains Le rejetèrent et que
d’autres le rejetteront (Jean 3 : 35-36) -- qui permet
de passer de la mortalité à la vie éternelle
( Jean 5 : 24 ; Actes 4 : 12).
Ainsi pour ceux qui auront accepté Jésus-Christ
de leur vivant, l’Evangile nous déclare que
le séjour des morts n’aura pas de prise sur
eux et qu’il ne retiendra pas non plus captifs ceux
morts dans la foi qui attendent le retour glorieux de Jésus-Christ.
C’est une bonne nouvelle ! Ces habitants de la terre
ne le seront pas pour toujours car ils auront placé
leur vie entre les mains de leur Sauveur, de Celui qui a
dompté la mort et qui détient le pouvoir de
les en libérer par la résurrection.
Nous voilà rassurés pour les croyants ! Mais
quel est le sort de tous les autres, de ceux qui n’ont
pas été évangélisés avant
de s’endormir et qui n’ont pas connu leur Seigneur
? Les Ecritures parlent-elles d’autres résurrections
?
Chose certaine : Jésus-Christ s’est offert
comme Sacrifice expiatoire pour toute l’humanité
(1 Jean 2 : 2 ; 1 Tim. 2 : 5), indistinctement des origines,
du vécu, des actes des personnes. Il n’a pas
offert Sa Vie qu’à un nombre limité
de privilégiés qui constitueront à
tout jamais le seul groupe de personnes qui hériteront
de la gloire éternelle. Même s’il est
donné à seulement une minorité comparativement
à la masse d’individus non-évangélisées
de par les siècles, d’avoir la foi, la volonté
de Dieu est qu’à terme, toute l’humanité
passé, présente et future prenne conscience
de l’amour de Dieu envers elle, dont la preuve s’est
matérialisée en Christ.
Mais comment ceux qui sont morts sans avoir eu conscience
de cette grâce ultime pourraient-ils décider
de l’accepter à moins de revenir à la
vie ? Puisqu’il est réservé «
aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient
le jugement... » (Hébreux 9 : 25), comment
ces morts pourraient-ils être jugés à
moins d’être ressuscités avant ?
Que Dieu jugera les nations une fois sorties de leurs sépulcres
(Jean 5 : 27-29) est clairement indiqué à
plusieurs reprises dans les Ecritures. L’un de ces
passages se trouve dans Apocalypse 20:11 où il y
est dépeint une scène aussi bien fantastique
que prophétique. Elle décrit une résurrection.
Les arcanes du séjour morts renvoient libres ses
habitants. Alors un jugement commence, qui concerne logiquement
toutes les personnes qui auraient rencontré la mort
sans avoir entendu puis accepté l’Evangile
du Salut. « Et les morts furent jugés selon
leurs oeuvres, d’après ce qui était
écrit dans ces livres. ». D’après
ce passage, ces personnes non-évangélisées
jusque-là, revenues à la vie, se verront proposées
le Salut. Sans connaître tous les détails de
cette situation, elles auront l’occasion de vivre
suffisamment longtemps pour produire des oeuvres. Pendant
combien de temps ? Nous le savons. Où habiteront-elles
? Comment la société sera-t-elle organisée
afin de les accueillir dans les meilleures conditions ?
Comment ces personnes vivront-elles psychologiquement leur
résurrection ? Spéculer sur ces questions
dépasserait largement le cadre de notre sujet. Nous
savons que les oeuvres ne sauvent pas mais que seule la
foi en Jésus-Christ le peut (Ephésiens 2 :
8-9). Les oeuvres dont il est question ici seraient donc
les oeuvres de la foi. Nous savons cependant que Dieu est
rempli de bonté et de miséricorde, Il sera
le Juge. Il est aussi raisonnable de penser que ces personnes
seront jugées sur la même base que ceux qui
ont accepté Jésus avant Son retour : en fonction
de leur foi en Lui. Le salut est représenté
dans ce contexte par le fait que leur nom sera inscrit dans
le livre de Vie.
Lors du jugement du grand Trône blanc, une partie
-- la grande majorité vraisemblablement -- bénéficiera
d’un heureux verdict. Une autre partie, celle qui
aura rejeté le don gratuit du salut sera livré
à l’Etang de feu (Apocalypse 20 : 15). Ce jugement
pourrait parfaitement correspondre au jugement dont Jésus
parle dans Matthieu 25 : 31-36.
Ainsi nous apprenons que Dieu, dans sa grande miséricorde,
a prévu une résurrection qui permettra aux
personnes décédées sans connaître
la bonne nouvelle de l’ Evangile de faire librement
un choix : celui de croire et d’accepter Jésus-Christ,
ou non. En aucun cas cette résurrection ne peut s’apparenter
à une « seconde chance » puisqu’une
première chance ne leur a jamais été
proposée avant. Tous ceux qui seront morts sans foi,
auront donc la possibilité d’accepter la grâce,
en revenant à la vie. Elles pourront alors reconnaître
l’existence de Dieu d’une part et le rôle
de Jésus. Les morts dans l’ignorance reviendront
donc à la vie. La portée du sacrifice de Jésus-Christ
transcende le temps et l’espace, elle est universelle.
Le choix d’accepter cette grâce, par contre,
est individuel et personnel. La volonté de Dieu est
que tous soient sauvés (Jean 3 : 16-17, 2 Pierre
3 : 9). Certaines personnes rejetteront Jésus et
Son sacrifice expiatoire. Celles dont le nom ne figurera
pas dans le Livre de Vie seront jetés dans l’Etang
de feu.
Même si les Ecritures ne nous donnent pas tous les
détails (la séquence exacte des événements,
la durée, etc.) elles nous transmettent néanmoins
la certitude que tout être vivant aura l’occasion
de se tenir devant le trône du juste jugement de Dieu.
Chaque être humain sera jugé par le Dieu de
miséricorde, le seul vrai Juge (Jacques 2 : 13 ;
Osée 6 : 6) et se verra proposer la possibilité
de placer sa foi en Jésus et d’accepter l’offre
gracieuse du salut.
Ceux qui auront aimé Jésus et son avènement
seront ressuscités pour vivre éternellement
en présence de Dieu. Ceux qui l’auront accepté
plus tard par le moyen de la foi après être
revenus à une vie matérielle connaîtront
la même heureuse destinée. Par contre, ceux
qui seront ennemis de Dieu seront détruits et coupés
de Lui pour toujours, ce qui est symboliquement représenté
par leur destruction dans l’Etang de feu. Malgré
cette fin des incorrigibles, nous savons que Dieu est juste
et miséricordieux.