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Célébrons notre sauveur
Etude Biblique sur l'Incarnation du Fils de Dieu
 

Un sauveur est certainement quelqu’un qui mérite d’être célébré. Les chrétiens célèbrent Jésus-Christ depuis environ 2.000 ans. La plupart d’entre eux observent des célébrations annuelles commémorant et célébrant les événements majeurs de la vie de Jésus-Christ. Certains célèbrent Sa naissance, Son baptême, Sa transfiguration, Son entrée triomphale à Jérusalem, Sa crucifixion, Son ascension. Les Ecritures nous donnent le récit de ces événements. D’autres moments de la vie de Christ sont commémorés lors de jours devenus des dates importantes du calendrier traditionnel.

Un tel calendrier liturgique répondait aux besoins de l’Eglise chrétienne. Comme plusieurs de ces premiers chrétiens n’étaient pas en mesure de lire les Ecritures, le cycle annuel des célébrations liturgiques les aidait à se remémorer les épisodes bibliques de la vie du Christ.

De tous les événements du ministère du Christ, trois sont considérés comme les plus importants : Sa naissance, Sa mort et Sa résurrection. Ces trois événements sont importants notamment du point de vue doctrinal. Sa naissance illustre l’humanité de Jésus-Christ ; Sa mort nous donne le salut ; et Sa résurrection démontre Sa gloire et annonce la nôtre.
Dans cette étude, nous mettons l’accent sur l’importance de l’incarnation de Jésus-Christ, sur le fait qu’Il était humain, né dans une chair humaine. Afin de nous racheter et de nous sauver, il fallait que Jésus naisse et qu’Il meurt en tant qu’être humain.

Questions : Quelle était l’une des hérésies contre laquelle l’apôtre Jean nous met en garde dans sa deuxième épître, au verset sept ? Quel est le véritable enseignement concernant Jésus, selon la première épître de Jean, chapitre quatre, versets un à trois ? Comment Jean exprime-t-il cet enseignement dans son évangile, au chapitre un, verset quatorze ?

Commentaires : Jean commence le récit de la vie de Jésus en parlant de « la Parole ». Parole qui était à la fois avec Dieu et qui était Dieu (verset un). La Parole était le Créateur (verset trois), et Elle était à la fois, lumière et vie (verset quatre). La Parole vint dans le monde, mais le monde ne l’accepta point (versets 9 à 11). Mais certaines personnes L’acceptèrent, et la Parole permit aux croyants de naître en tant qu’enfants de Dieu (versets 12 à 13).

Le Verbe, qui avait la vie en Lui-même, devint chair. L’immortel devint mortel. Le Créateur devint comme l’une des créatures. Ces concepts contredisaient tout ce que les Juifs et les Grecs avaient conçu au sujet de Dieu, et plusieurs personnes ne pouvaient accepter de telles idées. Elles ne pouvaient croire que Dieu était devenu humain.

Certains essayèrent de résoudre cette contradiction en disant que Jésus n’était pas Dieu. D’autres, au contraire, enseignaient que Jésus n’était pas réellement humain. Mais l’apôtre Jean nous dit sans ambages que le Verbe devint chair. Ce concept est tellement important, nous dit-il, que quiconque enseigne le contraire est de l’antéchrist. Cette doctrine est l’une des doctrines que le Nouveau Testament affirme être essentielles à la foi.

Jean nous dit que Dieu devint incarné. Cette affirmation constitue le fondement de la doctrine de l’incarnation, l’enseignement qui déclare que Dieu, le Verbe, fut fait chair. Jésus n’était non seulement Dieu, mais également un être humain de chair et de sang. Il était Dieu dans la chair. Cet enseignement est au centre de la foi chrétienne.

Le Verbe devint chair, « Et Il habita parmi nous. » selon l’apôtre Jean (Jean 1 : 14). La traduction littérale de ce passage se lit comme suit : « Il planta Sa tente au milieu de nous. » Le texte grec original fait usage du mot « tente » ou « tabernacle ». Le Verbe habitait une demeure temporaire, un corps mortel. Ceci nous rappelle la comparaison que l’apôtre Paul fait entre le corps humain et une tente dans II Corinthiens 5 : 1-9.

Nous avons vu l’évidence même dit l’apôtre Jean. Nous L’avons touché et nous avons marché avec Lui (I Jean 1 : 1). Nous avons vu et Son humanité et Sa divine gloire.

Questions : De quelle manière peut-on dire que Jésus avait des limites et des faiblesses humaines ? Matthieu 4 : 2 ; Jean 4 : 6 ; Jean 19 : 28. Quelles émotions Jésus éprouvait-Il ? Jean 11 : 33-35 ; 12 : 27 ; 13 : 21 ; Matthieu 8 : 10 ; 26 : 38 ; Marc 3 : 5 ; 6 : 6 ; 10 : 14 ; Luc 10 : 21 ; Hébreux 5 : 7. Sa croissance était de quel ordre ? Luc 2 : 52 ; Hébreux 5 : 8. A-t-Il eu à croître en intelligence ?

Commentaires : Jésus commença Sa vie comme un simple fœtus, impuissant. Il vécu comme un bébé, pleurant quand Il avait faim et quand Il était inconfortable. En tant qu’enfant, Il dut apprendre à ramper, puis à marcher et à courir. Il dut apprendre à parler comme les enfants de Son âge. Il dut apprendre le vocabulaire et la grammaire des langues araméenne, grecque et hébraïque. Il dut apprendre à explorer Son environnement, à découvrir l’agriculture, s’accoutumer au climat et se familiariser avec l’histoire de Son peuple. Il était humain aux sens physique, intellectuel et émotionnel du terme.

Au cours de cet apprentissage de la vie, il arriva à Jésus de faire des erreurs. Il trébucha lorsqu’Il apprit à marcher, Il fit des erreurs grammaticales lorsqu’Il apprit à parler, Il fit des erreurs de mesures lorsqu’Il apprit Son métier de charpentier. De telles erreurs ne sont pas des péchés. Et nous n’avons aucune raison biblique ou théologique de penser que Jésus n’a jamais fait de telles erreurs. Car elles sont partie intégrante de l’apprentissage de la vie dans la chair humaine. Si Jésus avait pu commettre des erreurs « physiques, factuelles », liées aux limitations physiques de la chair, Jésus n’a jamais fait d’erreurs morales. Il n’a jamais commis de péchés. C’est là le reflet de Sa nature divine. Bien que Jésus ne connaissait pas tout (Marc 13 : 32), Il connaissait Ses propres limites et Il n’enseignait pas l’erreur. Il était rempli de la vérité. Il est la vérité, selon Jean 1 : 14 ; Jean 14 : 6.

Questions : Jésus n’a-t-Il jamais péché ? II Corinthiens 5 : 21 ; Hébreux 4 : 15. Est-Il appelé Dieu ? Jean 1 : 1 et 18 ; 20 : 28 ; Romains 9 : 5 ; Tite 2 : 13 ; Hébreux 1 : 8 ; II Pierre 1 : 1. Est-Il notre Créateur ? Jean 1 : 3 ; Colossiens 1 : 16 ; Hébreux 1 : 2. Nous révèle-t-Il qui est Dieu ? Jean 14 : 9 ; Colossiens 2 : 9. Est-Il digne de notre adoration ? Philippiens 2 : 10-11 ; Apocalypse 5 : 12-14.

Questions : Même après Sa résurrection, Jésus avait-Il un corps de chair ? Luc 24 : 39. Comment le prouva-t-Il ? Versets 42 à 43 ; Jean 20 : 27. Est-Il monté au ciel avec un corps et reviendra-t-Il de la même manière ? Actes 1 : 9-11. Dans I Timothée 2 : 5, l’apôtre Paul déclare que Jésus s’est donné en rançon pour tous en tant qu’homme.

Commentaires : Plusieurs Ecritures nous disent que Jésus est Dieu ; d’autres nous disent qu’Il était humain. Il était Dieu dans la chair, Dieu incarné, un Dieu-Homme. Jésus nous montre que Dieu n’est pas uniquement une idée ou une compilation de doctrines, mais un être bien vivant, quelqu’un qui désire avoir un lien étroit avec les êtres humains. Pour rendre possible une telle relation, le Fils de Dieu s’est Lui-même humilié et a choisi librement de devenir humain. Jésus est la meilleure représentation de Dieu dans cette vie, si bien que si nous rejetons Jésus-Christ, nous rejetons également Dieu.
Si Jésus n’avait pas été Dieu, Il n’aurait pas pu nous sauver. S’Il n’avait pas été humain, Il Lui aurait été impossible de payer l’amende pour nous. Nous ne comprenons peut-être pas exactement comment Jésus a accompli une telle chose, mais nous reconnaissons que notre salut dépend de Jésus-Dieu et de Jésus-Homme. Voyons maintenant quelques raisons démontrant l’importance de Son humanité.

Etait-il nécessaire que Jésus soit humain ? Hébreux 2 : 17. Son expérience en tant qu’humain Lui permettait-Il de nous secourir ? Verset 18. En tant que Dieu et homme n’est-Il pas le Seul qualifié pour être le Grand Prêtre, le Médiateur entre Dieu et les hommes ? Hébreux 4 : 15 ; I Timothée 2 : 5. Sommes-nous justifiés par l’obéissance d’un humain ? Romains 5 : 18-19.

Questions : Jésus nous donne-t-Il un exemple ? I Jean 2 : 6 ; I Pierre 2 : 21. Est-Il le modèle pour notre vie spirituelle ? Romains 8 : 29 ; II Corinthiens 3 : 18 ; Galates 4 : 19 ; Hébreux 12 : 2-3. Son exemple ne nous renvoie-t-il pas vers notre gloire à venir ? I Corinthiens 15 : 48-49 ; I Jean 3 : 2.

Commentaires : Comme être humain, Jésus a payé l’amende pour les péchés des hommes. Parce qu’Il sauve les humains, « En conséquence, Il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères. » (Hébreux 2 : 17). En tant qu’être humain parfaitement juste, et aussi en tant que notre Créateur, Il pouvait payer la rançon pour les péchés de tous au moyen de Son seul sacrifice.

Au moyen de Ses expériences humaines, à travers Sa vie de combats au milieu des tentations, Il est capable de servir plus efficacement en tant notre souverain sacrificateur. Il fut tenté en tout point, et Il a souffert lorsqu’Il était éprouvé. Nous pouvons donc être assurés de Sa compréhension et de Sa compassion quand nous luttons contre la tentation. Nous pouvons compter sur Lui lorsque nous Lui supplions de nous accorder l’aide et la grâce dont nous avons besoin. Etant humain, Jésus ne pouvait pas dominer la tentation sans lutter, mais étant divin, Il ne pouvait que désirer faire la volonté de Son Père (Jean 5 : 19, 30), et par conséquent de résister à la tentation et de la combattre tant qu’Il ne l’avait pas vaincue. « A partir de l’événement qui eut lieu dans le jardin de Gethsémané, nous pouvons en déduire que Ses combats furent parfois plus rudes et plus agonisants que tous ceux que nous ne pourrions jamais connaître » (J. I. Packer, Concise Theology, Tyndale, 1993, p. 110).

Jésus est le modèle parfait pour nous tous. Il nous montre la réalité de Sa double nature ; nature humaine et nature divine qui fonctionnent en parfaite harmonie.

Jésus possédait la nature humaine. Que tous les êtres humains aient péché n’est pas dû au fait que Dieu aurait placé quelque chose de mauvais dans la nature humaine, mais bien parce que les humains ont choisi de mal utiliser ce que Dieu avait fait. Jésus a démontré ce que la nature humaine pouvait être et devrait être.

Dieu souhaitait que les humains dominent la création. Par l’entremise de Jésus-Christ, les humains règneront de fait sur la création (Hébreux 2 : 8). C’est au moyen de l’obéissance de Jésus-Christ en tant qu’humain, comme le second Adam, que nous sommes rendus justes et que nous sommes par conséquent qualifiés pour régner avec Lui.

Deux épisodes de la vie de Jésus illustrent très clairement Son humanité : Sa naissance et Sa mort. Considérons brièvement Sa naissance. Bien que Sa vie humaine débuta lors de Sa conception, ce fut à Sa naissance qu’Il devint visible.

Questions : Jésus fut-Il conçu de manière miraculeuse dans le sein d’une vierge ? Matthieu 1 : 18-23. Quelle était la portée d’un tel miracle ? Versets 21 et 23. Comment Luc décrit-Il ces événements ? Luc 1 : 26-35. Jésus est-Il né dans la gloire ou dans l’humilité ? Luc 2 : 4-7. Les anges entonnèrent-ils des louanges lors de cet événement dans le plan de salut de Dieu (verset 14).

Commentaires : Puisque l’incarnation était essentielle pour notre salut, nous ne pouvons qu’en glorifier Dieu. En effet, au moins un passage des Ecritures apparaît comme un cantique de célébration en l’honneur de Jésus qui s’est humilié volontairement pour notre salut. Il s’agit de Philippiens 2 : 6-11.

Dieu s’est fait humain, quel grand miracle ! « C’est de loin le miracle le plus surprenant de toute la Bible… Le fait que l’infini, l’omnipotent, l’Eternel Fils de Dieu puisse devenir homme et se joindre Lui-même à la nature humaine…demeurera pour l’éternité le plus profond miracle et le plus profond mystère de tout l’univers. » (Wayne Grudem, Systematic Theology, Zondervan, 1994, p.563)?

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