Est-il possible d'être zélé
pour Dieu, et cependant ne pas comprendre quelques enseignements
fondamentaux de la Bible ?
L'exemple d'Apollos illustre ce point. Dans Actes 18 :
24-26 nous lisons qu'Apollos, un speaker sincère
et doué, prêchait avec justesse ce qu'il comprenait.
Il était cependant assez restreint « car il
ne connaissait que le baptême de Jean » (ce
qui signifie qu'il n'avait pas eu la chance de voir la grâce
de Jésus et d'être baptisé en Son nom).
Priscille et Aquilas le prirent à part et lui enseignèrent
« plus exactement » la voie de Dieu. Il est
possible d'être sincère, rempli de zèle,
et cependant, dans un même temps, avoir besoin d'un
meilleur fondement dans la foi et la doctrine.
En expliquant « la voie » avec plus de clarté,
les mentors d'Apollos se tournèrent vers les Ecritures
en temps que guide, et nous devons faire de même pour
comprendre « plus exactement » les sujets dont
le contenu est de nature controversée ou embrouillée.
Parfois, la Bible clarifie, mais parfois aussi elle ne fournit
pas une réponse aussi claire que nous le désirerions.
Le «baptême par le Saint-Esprit » fait
partie de ces sujets.
Les chrétiens ont-ils besoin d'être baptisés
du Saint-Esprit ? Et si c'est le cas, comment cela se fait-il
? Les Ecritures nous éclairent-elles à cet
égard ?
UNE PROMESSE VENANT DE DIEU
Le Nouveau Testament est explicite. En devenant chrétien,
le croyant est baptisé du Saint-Esprit et «
si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne Lui appartient
pas » (Romains 8 : 9). Le Saint-Esprit nous identifie
en tant que chrétiens car «nous avons tous,
en effet, été baptisés dans un seul
Esprit, pour former un seul corps » (I Corinthiens
12 : 13).
Quand Jésus était avec Ses disciples, Il
était en mesure de les encourager et de les enseigner.
Il leur dit qu'après Sa mort, Il leur enverrait en
Son nom une aide pour les guider et les réconforter.
« Il vous est avantageux que je m'en aille »
leur dit Jésus, « car si je ne m'en vais pas,
le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m'en
vais, je vous l'enverrai… Et quand le Consolateur
sera venu, l'Esprit de la vérité, il vous
conduira dans toute la vérité … il me
glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi,
et vous l'annoncera » (Jean 16 : 7-14).
Dans Actes 1 : 4, Jésus ressuscité expliqua
à Ses disciples: « car Jean a baptisé
d'eau, mais vous dans peu de jours, vous serez baptisés
du Saint-Esprit ». Cet événement est
relié à Actes 1 : 8 – « mais vous
recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous
». Ces deux versets sont dans l'attente du même
événement, et montrent que, bibliquement parlant,
recevoir le Saint-Esprit et être baptisé du
Saint-Esprit se rapportent à la même bénédiction
de Dieu.
« Baptiser » vient du mot grec immerger, ou
submerger, ou tremper. Par exemple, quand les Grecs teignent
un tissu avec une coloration différente, ils «
baptisent » le vêtement avec un colorant. Cela
veut dire que Dieu nous submerge par le Saint-Esprit - nous
sommes pleins du Saint-Esprit, complètement saturés
par Lui de manière à pouvoir commencer à
être conformes à l'image de Jésus-Christ.
Le symbolisme du baptême d'eau est celui de la mort
(enseveli dans l'eau) et de la résurrection (sorti
de l'eau) ; le Christ couvre et lave par Son sacrifice tous
les péchés du croyant (Romains 6 : 3-4 ; Col.
2 : 11-14 ; Hébr. 10 : 22 ; I Pi. 2 : 21).
Cette arrivée du Saint-Esprit et Sa demeure dans
le croyant était l'accomplissement d'une promesse.
Dans Jean 20 : 22, Jésus souffle sur les disciples
pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit. Dans Luc 24
: 49, avant Son ascension, Il leur dit : « Et voici,
j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais
vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez
revêtus de la puissance d'en haut ». Ils devaient
attendre jusqu'au jour de la Pentecôte.
Cette promesse du don du Saint-Esprit n'était pas
seulement pour les disciples et leurs enfants mais «
pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que
le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2 :
39).
En d'autres mots, pour nous ! Dieu nous a promis le Saint-Esprit
!
BAPTEME … « DE FEU »
Jean qui, en vérité, baptisait d'eau comme
mentionné ci-dessus, était Jean-Baptiste,
et il indiqua que son baptême d'eau serait remplacé
par le baptême de Jésus qui « vous baptisera
du Saint-Esprit » (Marc 1 : 8). Les récits
parallèles ajoutent « et de feu » (Matthieu
3 : 11 ; Luc 3 : 16).
Beaucoup d’auteurs populaires chrétiens et
d'évangélistes disent que l’expression
« de feu » est une référence aux
« langues, semblables à des langues de feu
» mentionnées dans Actes 2 : 3. En d'autres
termes, les langues décrites par Luc, au lieu de
ressembler simplement à de petites flammes voudraient
dire, selon eux, que le phénomène était
en fait un feu surnaturel, présumé révélateur
du pouvoir et de la présence du Saint-Esprit.
Cependant, le contexte des deux phrases « et de feu
» ou (dans un feu) fournit un lien clair avec le jugement
des injustes quand « il brûlera la paille dans
un feu qui ne s'éteint point » (Matthieu 3
: 12 ; Luc 3 : 17). Le contexte ne valide pas une telle
interprétation voulant que le feu soit le baptême
par le Saint-Esprit.
Peu de passages des Ecritures soutiennent l'idée
que le Saint-Esprit est représenté par le
feu. Quelquefois l'eau est utilisée en tant que métaphore
pour représenter le Saint-Esprit, comme les fleuves
d'eau vive de Jean 7 : 37-39, lesquelles sont reliées
au temps de rafraîchissement d'Actes 3 : 20, etc.
Dans les passages « et de feu » (ou dans un
feu) ci-dessus, le Saint-Esprit est clairement décrit
descendant « comme une colombe » sur Jésus,
et non descendant comme un feu d'en haut (Matthieu 3 : 16
; Luc 3 : 22). Ailleurs, il existe des références
interprétatives de la troisième Personne de
la Trinité comme étant de l'huile (Matthieu
25 : 1-13) et du vent (Jean 3 : 8).
Bien sûr, aujourd'hui nous utilisons la phrase «brûler
d'enthousiasme » pour signifier que nous sommes excités
ou pleins de zèle pour une cause ou une idée.
Et les chrétiens devraient «brûler d'enthousiasme
» pour le Royaume de Dieu. Cependant, le feu dans
le Nouveau Testament n'est pas utilisé typiquement
pour mettre en relief le travail régénérateur
du Saint-Esprit chez le croyant zélé ; au
contraire, souvent le feu est en relation avec la purification
et le jugement (II Thess. 1 : 8 ; Hébreux 12 : 29
; II Pierre 3 : 7 ; Jude 7 ; Apoc. 20 : 14).
Dans le livre des Rois de l'Ancien Testament, le prophète
Elisée, découragé, se demandait où
était Dieu. Il y eut «un vent fort et violent
», un tremblement de terre et un feu. Ce furent des
événements puissants mais les Ecritures rapportent
que Dieu n'était dans aucun d'eux, comme Elisée
pouvait l'avoir soupçonné. Au lieu de cela,
Dieu s’est manifesté dans «un murmure
doux et léger ». Dieu ne cherche pas à
être identifié par des démonstrations
de puissance mais par l'entendement.
C'est peut-être ainsi que cela se passa le jour de
la Pentecôte. Dieu produit « du ciel un vent
comme celui d'un vent impétueux » et des «
langues, semblables à des langues de feu »,
mais Dieu était-Il actuellement « dans »
ce phénomène ? Ou Dieu était-Il dans
le message de communication de l'Evangile ? De loin le plus
grand miracle était dans la proclamation de l'Evangile,
et non dans des soupirs et des bruits. Les milliers qui
devinrent chrétiens ce jour-là ne virent jamais
les langues, semblables à des langues de feu, ni
n'entendirent le bruit d'un vent impétueux. Le miracle
des langues ce jour de Pentecôte était un miracle
d'entendement « parce que chacun [les disciples] les
entendait parler dans sa propre langue » (Actes 2
: 6).
PRECEDENTS ET SUITES
Quand Jésus fut baptisé dans Matthieu 3 :
16, il est rapporté que « dès que Jésus
eut été baptisé, il sortit de l'eau.
Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur Lui ».
Jésus établit un précédent
pour nous par le baptême, suivi par le Père
qui envoya le Saint-Esprit et déclara « Celui-ci
est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon
affection » (Matthieu 3 : 17).
D'autres Ecritures donnent ce modèle général
pour le croyant.
Dans Actes 2 : 38, Pierre prêche « repentez-vous
et que chacun de vous soit baptisé…et vous
recevrez le don du Saint-Esprit ».
Dans Actes 3 : 19-20, Pierre dit encore « Repentez-vous
donc et convertissez-vous…afin que des temps de rafraîchissement
viennent… et qu'il envoie… Jésus-Christ
» Actes 5 : 31-32 réitère l'idée
de la repentance, du pardon des péchés (symbolisé
par le baptême d'eau), suivi du don du Saint-Esprit.
Dans Actes 19, Paul rencontre un groupe de 12 hommes qui
ont été baptisés du baptême de
Jean et qui n'ont pas reçu le Saint-Esprit. Paul
expliqua alors le besoin pour eux d'accepter Jésus
en tant que Sauveur et le besoin pour eux d'avoir foi en
Lui, comme Jean le Baptiste l'avait prêché.
En conséquence, ils furent baptisés «
dans le nom du Seigneur Jésus » ; Paul leur
imposa les mains, cérémonie symbolique de
séparation et sainteté, et le Saint-Esprit
venant sur eux, ils parlèrent en langues et prêchèrent.
Le livre des Actes montre une suite typique de repentance,
de baptême par l'eau, suivi de la réception
du Saint-Esprit. Cependant, le grand Dieu n'est pas limité
par notre numérotation de successions !
Dans Actes 8 : 18, Philippe baptisa quelques Samaritains
qui étaient des voisins et également les ennemis
traditionnels des Juifs. Ce fut un événement
majeur dans l'Eglise primitive, et apparemment, peut-être
pour accréditer la pensée que les Samaritains
pouvaient aussi être des chrétiens ; quelques-uns
parmi les apôtres ayant le plus d'autorité
(Pierre et Jean) furent envoyés pour imposer les
mains sur les nouveaux convertis afin qu'ils puissent recevoir
le Saint-Esprit. Luc note que Simon le magicien, un de ceux
qui fut baptisé par Philippe, ne reçut pas
le Saint-Esprit -- il apparaît que son baptême
ne fut pas la conséquence d'une véritable
repentance et d'une véritable foi, mais qu'il vit
le christianisme en tant que moyens pour parvenir à
ses fins personnelles.
Les premiers chrétiens étaient des Juifs
; en général, probablement à cause
de leurs traditions, ils eurent, au début, des difficultés
à voir comment des non - Juifs pouvaient devenir
chrétiens sans participer aux rituels de l'Ancien
Testament. Pour montrer que le salut par Jésus est
aussi accessible aux Gentils, sans une quelconque observance
requise ou une connaissance considérable des anciennes
traditions, Dieu donna à Corneille le don du Saint-Esprit.
Quand Pierre réalisa que c'était Dieu qui
montrait que les Juifs chrétiens devraient accueillir
les convertis Gentils dans la foi, il fut prompt à
baptiser Corneille pour ratifier sa conversion dans les
esprits de la communauté chrétienne (Actes
10).
Le baptême par le Saint-Esprit, à la fois
des premiers Samaritains et de Corneille, fut une étape
importante dans l'Eglise chrétienne primitive. Les
apôtres avaient participé à ces événements,
reflétant ainsi les paroles de Jésus avant
Son ascension – « vous serez mes témoins
à Jérusalem, dans toute la Judée, dans
la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la
terre » (Actes 1 : 8).
Tout comme le baptême d'eau n'est pas toujours mentionné
dans le livre des Actes quand les personnes deviennent chrétiennes,
de même le baptême par le Saint-Esprit n'est
pas toujours rapporté. En particulier, aucune cérémonie
de baptême par le Saint-Esprit, immédiate ou
tardive, n'est rapportée quand 3000 personnes furent
ajoutées à l'Eglise le jour de la Pentecôte
(Actes 2 : 41) ; quand 5000 personnes furent ajoutées
dans Actes 4 : 4 ; quand le nombre des croyants «
s'augmentaient de plus en plus » (Actes 5 : 14) ;
quand l'eunuque Ethiopien fut baptisé (Actes 8 :
12) ; quand Paul fut baptisé (Actes 9 : 18); quand
les Béréens crurent (Actes 17 : 12); et quand
Apollos fut enseigné « plus précisément
» par Priscille et Aquilas (Actes 18). Ce ne sont
là que quelques exemples du livre des Actes.
La coutume de l'Eglise Universelle de Dieu consiste à
prêcher la repentance et la foi. Celles-ci sont démontrées
par le baptême volontaire qui est une expression extérieure
d'une acceptation authentique du cœur, que Jésus
est mort et ressuscité pour nous (Romains 6 : 3-8);
nous enseignons qu'à la conversion le croyant dans
la foi reçoit le Saint-Esprit, souvent accompagné
de la symbolique imposition des mains, « pour que
nous soyons appelés enfants de Dieu » (I jean
3 : 1).
Comme Paul l'a écrit à Tite, Dieu «
nous a sauvés…par le baptême de la régénération
et par le renouvellement du Saint-Esprit, qu'il a répandu
sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur
» (Tite 3 : 5-6).
Ayant reçu le Saint-Esprit par la grâce de
Dieu, nous devons répondre en utilisant l'abondance
de l'Esprit qui est en nous. Parfois nous ne le faisons
pas. Parfois nous résistons à la présence
intérieure de Dieu alors que Paul exhorte à
ne pas le faire dans I Thessaloniciens 5 : 19. Les chrétiens
doivent apprécier la grâce d'être «
remplis du Saint-Esprit » lequel pousse à l’adoration
et aux remerciements, et à se soumettre « les
uns aux autres dans la crainte de Christ » (Ephésiens
5 : 18-21). Jésus œuvre à travers nous
quand nous Lui permettons nous-mêmes de répondre
à la plénitude de l'Esprit en nous, donnant
une orientation et une efficacité accrues pour le
ministère et un pouvoir spécial pour le plan
de Dieu (Actes 2 : 4 ; Actes 4 : 31 ; Actes 4 : 8).
RECEVOIR LE SAINT-ESPRIT A TRAVERS LA FOI
Paul fut consterné quand quelques-uns dans l'Eglise
de Galates voulurent ajouter des exigences autres que la
foi avant qu'une personne ne puisse recevoir le Saint-Esprit.
De même, aujourd'hui, cela se produit. En fait, quelques
pratiques religieuses et même des prédicateurs
devraient transmettre avec eux un avertissement salutaire
spirituel !
Les Corinthiens se permirent d’accepter une variété
d'enseignements et de pratiques qui menacèrent de
compliquer leur foi. Paul leur dit : « Je crains que
vos pensées ne se corrompent et ne se détournent
de la simplicité à l'égard de Christ.
Car, si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus
que celui que nous vous avons prêché, ou si
vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu,
ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé,
vous le supportez fort bien » (II Corinthiens 11 :
3-4).
Les chrétiens de nos jours supportent beaucoup de
confusion et de doctrines erronées !
C'est pour cela que Paul dit aux Galates «Est-ce
par les œuvres de la loi que vous avez reçu
l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? »
(Galates 3 : 2).
Par la foi nous croyons que Jésus est mort et ressuscité
pour nous, et qu'à travers Lui nos péchés
sont pardonnés ; de même par la foi nous croyons
que Dieu nous donne le Saint-Esprit. Paul dit aux Ephésiens
que nous devrions vivre notre vie comme un acte d'adoration
envers Christ dans lequel «[nous] aussi, après
avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile
de [notre] salut, en lui [nous avons] cru et [nous avons]
été scellés du Saint-Esprit qui avait
été promis » (Ephésiens 1 : 13).
Toute pratique qui porte atteinte au fait de recevoir le
Saint-Esprit «par l'écoute de la foi »
est suspecte.
Il est excitant pour nous chrétiens d'avoir été
«baptisés du Saint-Esprit ». L'apôtre
Jean fait allusion au don du Saint-Esprit comme une onction,
utilisant l'analogie du Saint-Esprit comme étant
l'huile qui était utilisée pour le couronnement
des rois d'Israël. Jean dit que nous « [avons]
reçu l'onction de la part de celui qui est saint
», et que « l'onction que [nous avons] reçue
de lui demeure en [nous] » (I Jean 2 : 20-27).
En d'autres mots, nous avons été baptisés
dans la foi avec le Saint-Esprit -- nous avons reçu
le don du Saint-Esprit, à travers lequel Jésus
vit en nous. Et personne ne peut nous enlever ce don !
«Grâces soient rendues à Dieu pour son
don ineffable » (II Corinthiens 9 : 15),
« parce qu'il prendra de ce qui est à moi,
et vous l'annoncera » (Jean 16 : 7-14).