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Le baptême par le Saint-Esprit
James Henderson
 

Est-il possible d'être zélé pour Dieu, et cependant ne pas comprendre quelques enseignements fondamentaux de la Bible ?

L'exemple d'Apollos illustre ce point. Dans Actes 18 : 24-26 nous lisons qu'Apollos, un speaker sincère et doué, prêchait avec justesse ce qu'il comprenait. Il était cependant assez restreint « car il ne connaissait que le baptême de Jean » (ce qui signifie qu'il n'avait pas eu la chance de voir la grâce de Jésus et d'être baptisé en Son nom). Priscille et Aquilas le prirent à part et lui enseignèrent « plus exactement » la voie de Dieu. Il est possible d'être sincère, rempli de zèle, et cependant, dans un même temps, avoir besoin d'un meilleur fondement dans la foi et la doctrine.

En expliquant « la voie » avec plus de clarté, les mentors d'Apollos se tournèrent vers les Ecritures en temps que guide, et nous devons faire de même pour comprendre « plus exactement » les sujets dont le contenu est de nature controversée ou embrouillée. Parfois, la Bible clarifie, mais parfois aussi elle ne fournit pas une réponse aussi claire que nous le désirerions.

Le «baptême par le Saint-Esprit » fait partie de ces sujets.

Les chrétiens ont-ils besoin d'être baptisés du Saint-Esprit ? Et si c'est le cas, comment cela se fait-il ? Les Ecritures nous éclairent-elles à cet égard ?

UNE PROMESSE VENANT DE DIEU

Le Nouveau Testament est explicite. En devenant chrétien, le croyant est baptisé du Saint-Esprit et « si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas » (Romains 8 : 9). Le Saint-Esprit nous identifie en tant que chrétiens car «nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps » (I Corinthiens 12 : 13).

Quand Jésus était avec Ses disciples, Il était en mesure de les encourager et de les enseigner. Il leur dit qu'après Sa mort, Il leur enverrait en Son nom une aide pour les guider et les réconforter. « Il vous est avantageux que je m'en aille » leur dit Jésus, « car si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai… Et quand le Consolateur sera venu, l'Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité … il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera » (Jean 16 : 7-14).

Dans Actes 1 : 4, Jésus ressuscité expliqua à Ses disciples: « car Jean a baptisé d'eau, mais vous dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit ». Cet événement est relié à Actes 1 : 8 – « mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous ». Ces deux versets sont dans l'attente du même événement, et montrent que, bibliquement parlant, recevoir le Saint-Esprit et être baptisé du Saint-Esprit se rapportent à la même bénédiction de Dieu.

« Baptiser » vient du mot grec immerger, ou submerger, ou tremper. Par exemple, quand les Grecs teignent un tissu avec une coloration différente, ils « baptisent » le vêtement avec un colorant. Cela veut dire que Dieu nous submerge par le Saint-Esprit - nous sommes pleins du Saint-Esprit, complètement saturés par Lui de manière à pouvoir commencer à être conformes à l'image de Jésus-Christ. Le symbolisme du baptême d'eau est celui de la mort (enseveli dans l'eau) et de la résurrection (sorti de l'eau) ; le Christ couvre et lave par Son sacrifice tous les péchés du croyant (Romains 6 : 3-4 ; Col. 2 : 11-14 ; Hébr. 10 : 22 ; I Pi. 2 : 21).

Cette arrivée du Saint-Esprit et Sa demeure dans le croyant était l'accomplissement d'une promesse. Dans Jean 20 : 22, Jésus souffle sur les disciples pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit. Dans Luc 24 : 49, avant Son ascension, Il leur dit : « Et voici, j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut ». Ils devaient attendre jusqu'au jour de la Pentecôte.

Cette promesse du don du Saint-Esprit n'était pas seulement pour les disciples et leurs enfants mais « pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2 : 39).

En d'autres mots, pour nous ! Dieu nous a promis le Saint-Esprit !

BAPTEME … « DE FEU »

Jean qui, en vérité, baptisait d'eau comme mentionné ci-dessus, était Jean-Baptiste, et il indiqua que son baptême d'eau serait remplacé par le baptême de Jésus qui « vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1 : 8). Les récits parallèles ajoutent « et de feu » (Matthieu 3 : 11 ; Luc 3 : 16).

Beaucoup d’auteurs populaires chrétiens et d'évangélistes disent que l’expression « de feu » est une référence aux « langues, semblables à des langues de feu » mentionnées dans Actes 2 : 3. En d'autres termes, les langues décrites par Luc, au lieu de ressembler simplement à de petites flammes voudraient dire, selon eux, que le phénomène était en fait un feu surnaturel, présumé révélateur du pouvoir et de la présence du Saint-Esprit.

Cependant, le contexte des deux phrases « et de feu » ou (dans un feu) fournit un lien clair avec le jugement des injustes quand « il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point » (Matthieu 3 : 12 ; Luc 3 : 17). Le contexte ne valide pas une telle interprétation voulant que le feu soit le baptême par le Saint-Esprit.

Peu de passages des Ecritures soutiennent l'idée que le Saint-Esprit est représenté par le feu. Quelquefois l'eau est utilisée en tant que métaphore pour représenter le Saint-Esprit, comme les fleuves d'eau vive de Jean 7 : 37-39, lesquelles sont reliées au temps de rafraîchissement d'Actes 3 : 20, etc. Dans les passages « et de feu » (ou dans un feu) ci-dessus, le Saint-Esprit est clairement décrit descendant « comme une colombe » sur Jésus, et non descendant comme un feu d'en haut (Matthieu 3 : 16 ; Luc 3 : 22). Ailleurs, il existe des références interprétatives de la troisième Personne de la Trinité comme étant de l'huile (Matthieu 25 : 1-13) et du vent (Jean 3 : 8).

Bien sûr, aujourd'hui nous utilisons la phrase «brûler d'enthousiasme » pour signifier que nous sommes excités ou pleins de zèle pour une cause ou une idée. Et les chrétiens devraient «brûler d'enthousiasme » pour le Royaume de Dieu. Cependant, le feu dans le Nouveau Testament n'est pas utilisé typiquement pour mettre en relief le travail régénérateur du Saint-Esprit chez le croyant zélé ; au contraire, souvent le feu est en relation avec la purification et le jugement (II Thess. 1 : 8 ; Hébreux 12 : 29 ; II Pierre 3 : 7 ; Jude 7 ; Apoc. 20 : 14).

Dans le livre des Rois de l'Ancien Testament, le prophète Elisée, découragé, se demandait où était Dieu. Il y eut «un vent fort et violent », un tremblement de terre et un feu. Ce furent des événements puissants mais les Ecritures rapportent que Dieu n'était dans aucun d'eux, comme Elisée pouvait l'avoir soupçonné. Au lieu de cela, Dieu s’est manifesté dans «un murmure doux et léger ». Dieu ne cherche pas à être identifié par des démonstrations de puissance mais par l'entendement.

C'est peut-être ainsi que cela se passa le jour de la Pentecôte. Dieu produit « du ciel un vent comme celui d'un vent impétueux » et des « langues, semblables à des langues de feu », mais Dieu était-Il actuellement « dans » ce phénomène ? Ou Dieu était-Il dans le message de communication de l'Evangile ? De loin le plus grand miracle était dans la proclamation de l'Evangile, et non dans des soupirs et des bruits. Les milliers qui devinrent chrétiens ce jour-là ne virent jamais les langues, semblables à des langues de feu, ni n'entendirent le bruit d'un vent impétueux. Le miracle des langues ce jour de Pentecôte était un miracle d'entendement « parce que chacun [les disciples] les entendait parler dans sa propre langue » (Actes 2 : 6).

PRECEDENTS ET SUITES

Quand Jésus fut baptisé dans Matthieu 3 : 16, il est rapporté que « dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur Lui ».

Jésus établit un précédent pour nous par le baptême, suivi par le Père qui envoya le Saint-Esprit et déclara « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection » (Matthieu 3 : 17).

D'autres Ecritures donnent ce modèle général pour le croyant.

Dans Actes 2 : 38, Pierre prêche « repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé…et vous recevrez le don du Saint-Esprit ».

Dans Actes 3 : 19-20, Pierre dit encore « Repentez-vous donc et convertissez-vous…afin que des temps de rafraîchissement viennent… et qu'il envoie… Jésus-Christ » Actes 5 : 31-32 réitère l'idée de la repentance, du pardon des péchés (symbolisé par le baptême d'eau), suivi du don du Saint-Esprit.

Dans Actes 19, Paul rencontre un groupe de 12 hommes qui ont été baptisés du baptême de Jean et qui n'ont pas reçu le Saint-Esprit. Paul expliqua alors le besoin pour eux d'accepter Jésus en tant que Sauveur et le besoin pour eux d'avoir foi en Lui, comme Jean le Baptiste l'avait prêché. En conséquence, ils furent baptisés « dans le nom du Seigneur Jésus » ; Paul leur imposa les mains, cérémonie symbolique de séparation et sainteté, et le Saint-Esprit venant sur eux, ils parlèrent en langues et prêchèrent.

Le livre des Actes montre une suite typique de repentance, de baptême par l'eau, suivi de la réception du Saint-Esprit. Cependant, le grand Dieu n'est pas limité par notre numérotation de successions !

Dans Actes 8 : 18, Philippe baptisa quelques Samaritains qui étaient des voisins et également les ennemis traditionnels des Juifs. Ce fut un événement majeur dans l'Eglise primitive, et apparemment, peut-être pour accréditer la pensée que les Samaritains pouvaient aussi être des chrétiens ; quelques-uns parmi les apôtres ayant le plus d'autorité (Pierre et Jean) furent envoyés pour imposer les mains sur les nouveaux convertis afin qu'ils puissent recevoir le Saint-Esprit. Luc note que Simon le magicien, un de ceux qui fut baptisé par Philippe, ne reçut pas le Saint-Esprit -- il apparaît que son baptême ne fut pas la conséquence d'une véritable repentance et d'une véritable foi, mais qu'il vit le christianisme en tant que moyens pour parvenir à ses fins personnelles.

Les premiers chrétiens étaient des Juifs ; en général, probablement à cause de leurs traditions, ils eurent, au début, des difficultés à voir comment des non - Juifs pouvaient devenir chrétiens sans participer aux rituels de l'Ancien Testament. Pour montrer que le salut par Jésus est aussi accessible aux Gentils, sans une quelconque observance requise ou une connaissance considérable des anciennes traditions, Dieu donna à Corneille le don du Saint-Esprit. Quand Pierre réalisa que c'était Dieu qui montrait que les Juifs chrétiens devraient accueillir les convertis Gentils dans la foi, il fut prompt à baptiser Corneille pour ratifier sa conversion dans les esprits de la communauté chrétienne (Actes 10).

Le baptême par le Saint-Esprit, à la fois des premiers Samaritains et de Corneille, fut une étape importante dans l'Eglise chrétienne primitive. Les apôtres avaient participé à ces événements, reflétant ainsi les paroles de Jésus avant Son ascension – « vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 1 : 8).

Tout comme le baptême d'eau n'est pas toujours mentionné dans le livre des Actes quand les personnes deviennent chrétiennes, de même le baptême par le Saint-Esprit n'est pas toujours rapporté. En particulier, aucune cérémonie de baptême par le Saint-Esprit, immédiate ou tardive, n'est rapportée quand 3000 personnes furent ajoutées à l'Eglise le jour de la Pentecôte (Actes 2 : 41) ; quand 5000 personnes furent ajoutées dans Actes 4 : 4 ; quand le nombre des croyants « s'augmentaient de plus en plus » (Actes 5 : 14) ; quand l'eunuque Ethiopien fut baptisé (Actes 8 : 12) ; quand Paul fut baptisé (Actes 9 : 18); quand les Béréens crurent (Actes 17 : 12); et quand Apollos fut enseigné « plus précisément » par Priscille et Aquilas (Actes 18). Ce ne sont là que quelques exemples du livre des Actes.

La coutume de l'Eglise Universelle de Dieu consiste à prêcher la repentance et la foi. Celles-ci sont démontrées par le baptême volontaire qui est une expression extérieure d'une acceptation authentique du cœur, que Jésus est mort et ressuscité pour nous (Romains 6 : 3-8); nous enseignons qu'à la conversion le croyant dans la foi reçoit le Saint-Esprit, souvent accompagné de la symbolique imposition des mains, « pour que nous soyons appelés enfants de Dieu » (I jean 3 : 1).

Comme Paul l'a écrit à Tite, Dieu « nous a sauvés…par le baptême de la régénération et par le renouvellement du Saint-Esprit, qu'il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur » (Tite 3 : 5-6).

Ayant reçu le Saint-Esprit par la grâce de Dieu, nous devons répondre en utilisant l'abondance de l'Esprit qui est en nous. Parfois nous ne le faisons pas. Parfois nous résistons à la présence intérieure de Dieu alors que Paul exhorte à ne pas le faire dans I Thessaloniciens 5 : 19. Les chrétiens doivent apprécier la grâce d'être « remplis du Saint-Esprit » lequel pousse à l’adoration et aux remerciements, et à se soumettre « les uns aux autres dans la crainte de Christ » (Ephésiens 5 : 18-21). Jésus œuvre à travers nous quand nous Lui permettons nous-mêmes de répondre à la plénitude de l'Esprit en nous, donnant une orientation et une efficacité accrues pour le ministère et un pouvoir spécial pour le plan de Dieu (Actes 2 : 4 ; Actes 4 : 31 ; Actes 4 : 8).

RECEVOIR LE SAINT-ESPRIT A TRAVERS LA FOI

Paul fut consterné quand quelques-uns dans l'Eglise de Galates voulurent ajouter des exigences autres que la foi avant qu'une personne ne puisse recevoir le Saint-Esprit. De même, aujourd'hui, cela se produit. En fait, quelques pratiques religieuses et même des prédicateurs devraient transmettre avec eux un avertissement salutaire spirituel !

Les Corinthiens se permirent d’accepter une variété d'enseignements et de pratiques qui menacèrent de compliquer leur foi. Paul leur dit : « Je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. Car, si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien » (II Corinthiens 11 : 3-4).

Les chrétiens de nos jours supportent beaucoup de confusion et de doctrines erronées !

C'est pour cela que Paul dit aux Galates «Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? » (Galates 3 : 2).

Par la foi nous croyons que Jésus est mort et ressuscité pour nous, et qu'à travers Lui nos péchés sont pardonnés ; de même par la foi nous croyons que Dieu nous donne le Saint-Esprit. Paul dit aux Ephésiens que nous devrions vivre notre vie comme un acte d'adoration envers Christ dans lequel «[nous] aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile de [notre] salut, en lui [nous avons] cru et [nous avons] été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis » (Ephésiens 1 : 13).

Toute pratique qui porte atteinte au fait de recevoir le Saint-Esprit «par l'écoute de la foi » est suspecte.

Il est excitant pour nous chrétiens d'avoir été «baptisés du Saint-Esprit ». L'apôtre Jean fait allusion au don du Saint-Esprit comme une onction, utilisant l'analogie du Saint-Esprit comme étant l'huile qui était utilisée pour le couronnement des rois d'Israël. Jean dit que nous « [avons] reçu l'onction de la part de celui qui est saint », et que « l'onction que [nous avons] reçue de lui demeure en [nous] » (I Jean 2 : 20-27).

En d'autres mots, nous avons été baptisés dans la foi avec le Saint-Esprit -- nous avons reçu le don du Saint-Esprit, à travers lequel Jésus vit en nous. Et personne ne peut nous enlever ce don !

«Grâces soient rendues à Dieu pour son don ineffable » (II Corinthiens 9 : 15),
« parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera » (Jean 16 : 7-14).

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