Editorial
Donat Picard
 

Si l'Humanité ne sait pas où elle s'en va, Dieu, Lui, le sait. C'est rassurant ! Même si l'Homme ne sait pas que Dieu le sait.

Le 20ème siècle fut un siècle de grandes découvertes scientifiques, de grands exploits planétaires, de grands progrès économiques et sociaux. Ces prouesses donnent à l'Homme des ailes, et comme Icare, l'oiseau mythique, il se croit tout-puissant ; il ne demande que du temps. Il rêve, il se croit Dieu. Comme Icare, l'Homme moderne s'approche du “soleil”. Il touche du pied les planètes mortes. Mais ses ailes de cire, friables, fragiles, sont mortelles comme le sont les êtres qui s'appuient sur leur propre sagesse et méprisent dédaigneusement la sagesse divine.

Cet orgueil explique pourquoi l'Homme, comme de la cire, risque de fondre un jour comme neige au soleil. Comme Icare, l'Homme rêve. Alors qu'il pense saisir à plein bras le Bonheur, et croit pouvoir maîtriser le temps et l'espace et toutes les forces de la Nature, ses mains, au fil du temps, n'amassent que du vent. Comme Dédale, le père d'Icare, l'Homme a construit son labyrinthe, un dédale dont il n'arrive plus à sortir. L'Histoire en témoigne tragiquement : de grandes guerres mondiales, de grandes impostures, de grands doutes existentiels, de gros mensonges, de grandes violences, de grandes épidémies et de longues maladies. Le devenir douloureux de l'humanité est inéluctable, mais tout autant inéluctable sera son bonheur dans la suite des temps.

Le meilleur pour l'Humanité est certainement devant, mais avant de connaître le meilleur, elle connaîtra le pire “Jamais tribulation aussi grande” (Matthieu 24 : 21) n'aura frappé la terre, dit Jésus, et ce, quoi qu'en pensent les “penseurs” de ce siècle. Comme ceux qui les ont précédés, ils disparaîtront de la face de la terre, et le Dieu suprême veillera à la réalisation de Son grandiose dessein sur la terre, selon le plan conçu avant la fondation du monde. Après tout, n'est-Il pas le Grand Architecte de l'Univers et de tout ce qu'il renferme ?

Ce qui ne peut être découvert par l'Homme sur le plan spirituel peut lui être révélé par Dieu. L'Homme n'a qu'à demander, et il recevra de son Créateur la connaissance qu'il ne peut acquérir sans Son aide.

Que celui qui ne croit pas en Dieu lève les yeux vers les cieux et dise à voix haute, et avec une pleine conviction : “Dieu, on me dit que tu existes, mais je ne le crois pas ! Si tu existes, manifeste-toi à moi personnellement. Alors seulement je confesserai Ton existence, car je suis honnête de cœur quand j'affirme tout haut que Tu n'existes pas”. Un tel acte de foi en l'inexistence de Dieu conduira cet humain à Dieu qui lui révélera Son existence. Beaucoup ont peur d'interpeller Dieu ainsi. “Car”, se dit-on, “malgré tout, on ne sait jamais, Il existe peut-être, ce Dieu qui prétend exister. Si c'est le cas, je devrai ajuster ma conscience sur la Sienne. Ma vie en sera bouleversée et mon cœur tourneboulé à tout jamais. Non, je décide de ne pas m'adresser à Lui aujourd'hui, attendons demain !!”. C'est ainsi que les hommes vivent “comme si” Dieu n'existait pas. Et c'est ainsi que l'Homme s'en va son chemin loin du chemin qui le conduirait où Dieu veut le conduire ; celui qui mène aux demeures éternelles et à l'immortalité.

Le Christ Jésus a dit “Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie” (Jean 14 : 6). Si l'Homme, en toute honnêteté de cœur, prenait au sérieux ces paroles du Fils de Dieu, il trouverait le chemin sur lequel marcher. Il trouverait la vérité qui contient toutes les vérités qui puissent exister (Colossiens 2 : 3), et il trouverait la vie, celle qui lui permettrait de vivre une vie d'abondance ici-bas, tout en se voyant offrir gratuitement une place dans les lieux célestes pour l'éternité.

C'est bien là, la destinée de l'Homme, et c'est bien là que s'en va l'Humanité, selon qu'il est écrit “J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas. Je me suis manifesté à ceux qui ne m'interrogeaient pas” (Esaïe 65 : 1 ; Romains 10 : 20), car personne ne vient à Jésus si le Père ne l'attire (Jean 6 : 44, 65). “Car si, par la faute d'un seul (Adam), la mort a régné par lui seul, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ” (Romains 5 : 17). Ainsi le geste du Père s'allie à celui de Son Fils afin de réconcilier le monde avec Lui-même. Quel avenir glorieux est ainsi réservé à l'Humanité !

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