Le bonheur n'a pas de recette, mais il peut se cultiver.
Chaque être humain veut être heureux, mais il
semble que certains ont du mal à ressentir ce sentiment
de “complète satisfaction intérieure”
comme le définit le dictionnaire. On le définit
aussi comme joie, félicité, béatitude…
Dans le bouddhisme, il y a les dieux du bonheur, les dieux
de la richesse, de la longévité, de la popularité,
de la jovialité. Je dirai qu'il manque le dieu de
la simplicité. On peut éprouver d'immenses
joies dans les choses simples. Telle personne a besoin de
descendre à une vitesse folle les pentes enneigées
de nos montagnes ; pour telle autre, le simple fait de faire
un bonhomme de neige avec ses enfants lui procurera un grand
plaisir.
Avez-vous besoin de surfer sur une vague gigantesque pour
ressentir une sensation forte ? Alors qu'une autre passionnée
d'eau, se contentera d'une joie paisible au bord d'un étang
; les canards remplaceront peut-être les voiliers,
mais le sentiment de bonheur sera là.
La famille s'inclut dans les recettes du bonheur. Nancy
Reagan, lors de ses conférences disait : “Privilégiez
tous les instants en famille ; plus tard c'est de cela que
vous vous souviendrez ; plus que de votre carrière.”
Filmez vos petits enfants, enregistrez leurs premiers balbutiements.
Partagez beaucoup plus tard avec eux les bons souvenirs
d'une promenade en bord de mer ou en montagne. Les bons
moments de la vie vécus avec intensité sont
autant de parcelles de joie qu'il nous faut emmagasiner
en vue des jours plus sombres.
L'Ecclésiaste, un homme plein de sagesse, a cherché
bien des moyens pour être heureux. Il nous dit : “Au
jour du bonheur, sois heureux” (Ecclésiaste
7 : 14). Il a souvent été déçu,
mais il en a tiré une leçon : “Le bonheur
est pour ceux qui craignent Dieu” (Ecclésiaste
8 : 12).
Il y a aussi le plaisir de faire quelque chose de ses mains.
“Tout ce que ta main trouve à faire avec ta
force, fais-le” (Ecclésiaste 9 : 10). Le jardin,
par exemple ! Jardiner, quand on aime, est une sorte de
prolongement de soi ; c'est autant une occasion de méditation,
qu'une source de tranquillité. La comtesse Anna de
Noailles écrivait avec justesse : “Quelle tranquillité
un jardin, le temps est là qui se repose.”
Le monde a de plus en plus besoin de tranquillité,
il est si mouvementé! J'aime à imaginer une
scène décrite par le prophète Zacharie
dans laquelle il y est dépeint un tableau paisible
: “[…] Des vieillards et des femmes âgées
s'assiéront encore dans les rues de Jérusalem,
chacun le bâton à la main, à cause du
grand nombre de leurs jours. Les rues de la ville seront
remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant
dans les rues.” (Zacharie 8 : 4).
Comme nous l'avons dit, le bonheur n'a pas de recette.
Des ingrédients ajoutés les uns aux autres
pourraient bien en donner une.
Avez-vous l'habitude de vous plaindre du temps ? Au lieu
de dire, déçu : “Oh ! Il pleut encore
!”. Dîtes plutôt d'un air réjoui
et sincère : “Quelle bénédiction
pour la terre qui accumule ainsi des réserves si
nécessaires aux récoltes et à la vie
!”
Il neige ! La terre se repose sous son blanc manteau pour
mieux faire éclore les premières fleurs printanières.
Il gèle ! Quel émerveillement que de voir
les aubes givrées, scintillant sous les premiers
rayons du soleil. Ces arabesques glacées sont un
ravissement pour l'œil.
Vous recevez une carte postale pittoresque ! Imaginez le
plaisir de la personne qui l’a choisie spécialement
pour vous, comme expression d'amour à votre égard.
Un sourire donné ou reçu illumine souvent
la journée entière ; tout comme la rencontre
fortuite, mais heureuse, d'une personne qui surgit comme
un soleil par une journée grise.
Mais au fait, que nous a dit Jésus au sujet du bonheur
? Il nous a laissé une liste de sentences où
le mot “heureux” revient sans cesse (les béatitudes,
du latin beatus signifiant “heureux”). Chaque
maxime contient une bénédiction. “Heureux
les humbles, heureux les doux, heureux ceux qui procurent
la paix…” (Matthieu 5 : 3-11). Quelles sont
ces bénédictions ? Le royaume des cieux, la
consolation, l'héritage de la terre, la justice,
la miséricorde, la vision de Dieu, être enfants
de Dieu.
Croyons-nous ce que dit notre Dieu dans Psaumes 16, verset
11, quand Il déclare par la bouche de David : “Il
y a d'abondantes joies devant Ta face, des délices
éternels à Ta droite” ? Jésus
nous dit qu'Il nous donne Sa joie parfaite (Jean 17 : 13).
A nous d'y croire et de vivre en conséquence.