Un Anglais, un Français et un Russe discutaient
ensemble du bonheur. “Le bonheur”, dit
l'Anglais, “c'est de rentrer chez soi, après
une journée éreintante et de trouver ses pantoufles
au coin du feu”. “Vous les Anglais, vous n'êtes
pas très romantiques !”, dit en plaisantant
le Français. “Le bonheur, c'est de manger
dans un grand restaurant avec une jolie femme”. “Vous
avez tous les deux tort”, dit le Russe. “Le
vrai bonheur, c'est lorsque vous êtes bien couché
dans votre lit et, qu'à 4 heures du matin, vous entendez
frapper violemment à votre porte et que la police
vous dise : ‘Ivan Ivanovitch, vous êtes en état
d'arrestation !’, et que vous pouvez répondre
avec satisfaction et soulagement : ‘Désolé,
Ivan Ivanovitch habite l'appartement d'à côté’.”
Le bonheur est relatif, n'est-ce pas ? Avez-vous déjà
été heureux d'avoir fait une bonne affaire,
et triste ensuite en apprenant que quelqu'un d'autre a profité
d'une meilleure aubaine que vous ? Le chrétien possède
quelque chose de beaucoup plus profond qu'un bonheur de
circonstance.
Le bonheur prend ses racines dans les événements
et les expériences que nous vivons. Lorsqu'il nous
arrive de bonnes choses, nous nous sentons heureux. Et inversement,
lorsque nous traversons une mauvaise passe, nous sommes
malheureux. Mais Dieu nous donne quelque chose qui surpasse
tous ces sentiments momentanés qui ne sont que le
résultat de circonstances changeantes.
L'épuisement et les larmes prennent tout leur sens
lorsque nous sommes conscients que nous vivons au milieu
d'un monde pécheur et déchiré. Parce
que nous en sommes tellement conscients, nous risquons même
d'en devenir découragés voire même déprimés.
Même le journal télévisé peut
nous affecter négativement.
Mais Dieu nous donne quelque chose qui surpasse toutes
les circonstances négatives, qu'elles affectent directement
notre vie ou notre entourage. Dieu souhaite que nous soyons
attentifs à ce qu'Il enseigne afin que nous apprenions
qu'Il est un Dieu de joie. Le Christ s'est chargé
de nos douleurs, non pas pour que nous soyons continuellement
chagrinés, ni pour que nous continuions à
vivre dans la douleur. Le Christ a pris sur Lui nos peines
afin de les transformer en joie ! Tous les éléments
déprimants, susceptibles de saper notre joie ont
été engloutis et neutralisés dans Sa
mort et par Sa résurrection, afin que notre joie
soit complète.
Oui, Dieu nous donne Sa joie ! La joie est profonde et
toujours présente, contrairement au bonheur qui dépend
des aléas et des circonstances. La joie nous rend
optimistes même dans les pires moments, et ce, en
dépit des difficultés et des crises. Notre
espoir et notre confiance dans le Dieu de fidélité
sont des sources de joie, et c'est ce qui nous donne la
force et la paix du cœur dans les bons moments comme
dans les mauvais.
Lorsque nous possédons la joie du Christ, nous pouvons
substituer à notre apparence triste, un visage souriant
et serein.
Helmut Thielicke, un théologien allemand, victime
du régime de terreur hitlérien, était
habité par la pensée constante de permettre
à la joie du Christ de s'exprimer dans le cœur
du peuple allemand, lorsqu'il écrivit : “Ne
devrions-nous pas voir ces rides de rire au coin des yeux,
comme autant de marques de foi, comme le sont celles reflétant
l'attention et le sérieux ? Baptise-t-on seulement
dans la sincérité ? Le rire est-il païen
? Nous avons déjà permis à trop de
bonnes choses de se perdre dans l'Eglise, et nous avons
jeté nos perles aux pourceaux. Une Eglise se trouve
dans une mauvaise situation lorsqu'elle bannit le rire du
pupitre et l'abandonne au cabaret, aux boîtes de nuit
et aux conteurs de blagues.”
Parfois l'avenir nous semble obscur et incertain. Aujourd'hui,
nous vivons sous les menaces de la guerre et du terrorisme
; les menaces contre l'environnement, les maladies telles
que la pneumonie atypique, le sida ou le cancer. Les sécheresses,
les inondations, les tremblements de terre et les tornades
sont autant de raisons légitimes de craindre et de
s'alarmer. En plus de ces événements et ces
catastrophes qui affectent la planète tout entière,
nous devons tous faire face à nos propres tragédies
et à nos épreuves familiales et personnelles.
Dieu veut que nous sachions que nos souffrances ne sont
pas vaines. Il veut que nous connaissions Sa joie, même
dans les moments les plus difficiles. Lorsque les chrétiens
souffrent, ils le font en union avec le Christ.
Dans ce monde déchu, il y aura toujours des problèmes
et des épreuves, mais notre joie demeure complète
parce que notre Seigneur et Sauveur est là, tout
près. Il les traverse fidèlement avec nous
!