“Tout va bien pour moi. J'ai une bonne santé,
une vie de famille heureuse, un métier agréable
que j'aime, une belle maison, une voiture puissante, de
nombreux amis qui m'aiment comme je suis !”. Au
premier abord, nombreux vous diront en lisant ces phrases
que cette personne nage en plein bonheur. Est-ce le cas
? Oui et non !
Sous bien des aspects, la vie est belle : la nature, la
famille, l'enfance, la liberté, l'abondance, les
saisons, etc. Pourquoi alors, au milieu de tant de bonnes
choses, ne pouvons-nous pas connaître de bonheur durable
? Le monde est malade de guerres, de souffrances, de crimes.
La terre est souillée par la pollution. Nombreux
connaissent l'insatisfaction et l'amertume ! Pourquoi ?
La question revient souvent : pourquoi la guerre ? Pourquoi
tant de violence ? Bien sûr, on peut trouver toutes
sortes d'explications politiques, sociales ou culturelles,
et même religieuses. Mais ces raisons liées
à la société n'expliquent pas tout.
La richesse, la santé, l'amitié, le pouvoir,
tout cela ne peut pas combler les aspirations de notre âme
car : “l'œil ne se rassasie pas de voir et l'oreille
ne se satisfait pas d'entendre” (Ecclésiaste
1 : 8). Alors la question devient plus pénétrante
: pourquoi le mal en moi ? Pourquoi cette agressivité
? La réponse se trouve dans Jacques chapitre 4, verset
1 et Esaïe 45; versets 19 à 22.
Le paradis perdu
Pourtant, il y a eu un moment dans l'histoire de l'humanité
où tout ce mal n'existait pas. La Bible nous apprend
que l'homme vivait heureux et libre. Il pouvait communiquer
avec Dieu, Le rencontrer et goûter Sa bonté.
Que s'est-il passé ? La Bible nous donne la réponse
: “Par un seul homme, le péché est entré
dans le monde, et par le péché la mort, et
qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous
les hommes, du fait que tous ont péché”
(Romains 5 : 12). Lorsque Adam a choisi de désobéir
à Dieu, il a aussitôt perdu le contact avec
Lui, qui est la source du bonheur. L'homme s'est éloigné
de Dieu. C'est ainsi que le désespoir, la culpabilité
et la peur se sont incrustés dans son être
intime.
La Bible affirme que l'homme est une créature particulière,
et qu'il est une personne créée à l'image
de Dieu (Genèse 1 : 26-27), et qu'Il peut entretenir
avec son Créateur une relation personnelle.
La révélation biblique proclame un Dieu qui
n'est ni le Dieu du matérialisme, ni le Dieu de la
raison pure et froide, mais une personne divine trinitaire,
dynamique, profondément soucieuse du bien-être
et de la destinée de l'humanité.
De nos jours, la distinction entre le bien et le mal est
souvent floue. On appelle le mal bien et le bien mal. Dieu
distingue le bien et le mal et nous devons faire la même
distinction. Elle ne se fait pas à la lumière
de notre conscience, de notre intelligence ou de notre cœur.
Elle se fait à la lumière de la Parole de
Dieu qui est toujours d'actualité. (Esaïe 5
: 20 ; Malachie 2 : 17). Quand nous recevons Jésus-Christ,
Il devient la cause première de notre optimisme parce
qu'Il a fait face au mal sous toutes ses formes, qu'Il en
a triomphé (Philippiens 2 : 7), et qu'Il peut nous
venir en aide (Hébreux 5 : 2).
Vivre sans Dieu ?
Beaucoup d'hommes et de femmes regardent Dieu comme leur
ennemi au lieu de L'accepter comme leur meilleur ami. L'homme
a voulu se passer de Dieu. Il a osé dire par la voix
de ses plus grands philosophes : “Dieu est mort”
(Nietzche). Il a ainsi proclamé son propre malheur
car l'enfer, c'est précisément l'absence de
Dieu. Or Il est bien vivant. Il se manifeste de mille et
une manières.
Par exemple, la beauté en est une. Celle-ci raisonne
comme un écho profond en nous (grâce de l'enfance,
violence d'une mer déchaînée, splendeur
d'un pic étincelant d'une montagne, merveille d'un
coucher de soleil). Mais, cette émotion devant la
beauté est accompagnée souvent par une note
de tristesse, de regret insaisissable ; comme si la beauté
éveillait en nous un désir d'autre chose que
ce que nous offre le monde, un indice d'une autre réalité
que nous pourrions appeler : “le sens du bien”.
Même si nous ne faisons pas toujours le bien, nous
avons du respect pour l'honnêteté, la justice,
le dévouement. A l'inverse, la traîtrise, la
cruauté et l'égoïsme nous offensent profondément.
Nous savons que le “Bien” a quelque chose de
noble et même de divin. Ce plaisir et ce respect que
l'on éprouve face à la beauté, à
la bonté, à la vérité ont certainement
leur source quelque part. L'homme rêve de ciel, de
salut et d'au-delà. Est-ce là seulement une
intuition ? Ou est-ce le reflet d'une réalité
surnaturelle que beaucoup n'arrivent pas à appréhender
?
Non, les philosophes qui affirment que Dieu est mort, n'offrent
aucune réponse au questionnement populaire. Au fond
de nous, nous savons bien que Dieu existe. Notre intelligence
atteste que toute chose a une cause. “Car, ce que
l'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux,
Dieu le leur ayant fait connaître.” (Romains
1 : 19). Il est le Créateur et nous les créatures.
Il est l'Eternel et nous sommes les mortels. Il est le Saint
et nous sommes les pécheurs. Il est le Sauveur et
nous avons besoin d'être rachetés. Dieu est
vivant et Il est la réponse à notre besoin
inné mais inavoué (Ecclésiaste 3 :
11) !
On est tellement obnubilé par l'accessoire que l'on
finit par oublier l'essentiel. Le monde va trop vite, il
n'est plus question de penser, ni de s'arrêter. La
société sans Dieu que l'on nous présente
est une société de fantômes qui dormiront
debout sans savoir ce qui se passe au-dessus d'eux ! Le
cas de conscience est même considéré
comme une perte de temps. Devant ce grand vide métaphysique,
il arrive qu'on suffoque ! L'endurance, l'espérance,
la persévérance sont le fondement de la vie.
L'acceptation de l'impossible et le recommencement sont
les battants de la porte étroite par laquelle il
faut passer.
Avons-nous atteint le point de non-retour tellement nous
sommes devenus irascibles, idolâtres, en proie à
l'ignorance ? Pour beaucoup, vivre, c'est une habitude,
sans plus. Pour d'autres, c'est se laisser aller au gré
des événements ou en leur opposant une certaine
philosophie. Pour d'autres, vivre, c'est durer, fut-ce au
détriment du voisin. Pour le plus grand nombre, c'est
se résigner à aller au-devant de la mort,
tout en geignant sous le fardeau d'une existence morne et
sans joie.
Qu'est-ce donc que le bonheur ?
“Un état de complète satisfaction,
de plénitude, un sentiment de contentement absolu”
est la définition du bonheur selon le Larousse. Dès
le moment où nous avons cru au Seigneur Jésus,
nous avons reçu de Lui Sa vie et Il nous la donne
jour après jour. Cette vie ne s'exprime pas forcément
par des actes de puissance, des miracles, mais en reflétant
autour de nous quelques traits du caractère de Jésus
: Sa douceur, Son humilité, Sa pureté, Son
amour inlassable. C'est cela vivre ! Vivre avec Jésus,
c'est réellement vivre !
Mais, au fait, comment va votre cœur ? L'état
du cœur conditionne l'état de santé sur
le plan physique d'abord. Mais, plus encore sur le plan
moral et spirituel. La Bible fait de nombreuses allusions
au cœur, siège des affections et de la volonté.
Le Seigneur dit : “Quiconque boit de cette eau-ci
n'aura plus soif” (Jean 4 : 14). Cette parole pourrait
figurer comme inscription sur toutes les fontaines du monde
! Je bois et j'ai encore soif. C'est un besoin vital quotidien.
Mais l'homme a une soif encore plus grande de paix et de
bonheur. Mais malheureusement, il s'est creusé des
citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau (Jérémie
2 : 13). Il cherche à combler le vide de son cœur
en s'approchant de nombreuses sources polluées et
d'autres plaisirs desséchant l'âme. Connaît-il
la source des eaux vives ? Elle est personnifiée
par Jésus-Christ qui pouvait crier aux foules autour
de Lui : “Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à
moi et qu'il boive” (Jean 7 : 37). “Celui qui
croit en moi n'aura jamais soif” (Jean 6 : 35).
La conscience fait partie de ces éléments
qui distinguent l'homme de l'animal. La conscience est cette
voix intérieure, ce sentiment qui s'impose à
nous ; c'est cette pensée qui nous permet de juger
nos actions, d'orienter nos choix. Cette conviction nous
dicte notre devoir. C'est l'instrument qui guide tous les
esquifs humains. C'est un instrument fragile qui se détraque
facilement et même souvent.
La conscience de l’homme est soumise à bien
des influences externes qui parviennent à lui faire
appeler bien ce qui est mal et mal ce qui est bien. Comment
donc garder une bonne conscience ? I Timothée 1,
verset 19, nous conseille de garder la foi et une bonne
conscience. La foi (et sa pratique), conduite par le Saint-Esprit,
influe sur la conscience ; l'Esprit-Saint et la conscience
devraient être en accord permanent. Le Saint-Esprit
dénonce toute influence extérieure mauvaise,
et permet ainsi à la conscience de conserver les
vraies valeurs morales et spirituelles (Hébreux 5
: 14). Par contre, la personne qui perd la foi conservera
sans doute une conscience, mais une conscience fragilisée
et influençable, car non plus soumise à l'action
du Saint-Esprit.
Pourquoi Dieu nous engage-t-Il à L'aimer et à
aimer les hommes ? Oui, pourquoi demande-t-Il aux maris
d'aimer leurs épouses, aux enfants d'aimer leurs
parents, aux patrons d'aimer leurs ouvriers, aux ouvriers
d'aimer leurs patrons, etc. ? La réponse est claire
: c'est parce que l'homme ne trouve son bonheur, son équilibre,
sa dignité, sa force réelle que dans l'Amour.
Souvent l'homme vit comme s'il n'avait qu'un sexe, qu'un
estomac ou qu'un cerveau électrique ! De là
viennent toutes ses désillusions car il oublie l'Amour
réel, et ce pour quoi l'homme a été
fait.
On oublie que la créature humaine possède
une âme qui aspire à aimer et à être
aimée. Qu'est-ce qui grandit un homme ? Qu'est-ce
qui le rend plus fort que l'acier et plus tendre que la
cire ? C'est l'Amour de Dieu. Le bonheur consiste à
vivre en bonnes relations avec Dieu et avec nos semblables.
De telles relations donnent à la vie son vrai sens.
Elles sont marquées non par la possession, mais par
le partage et le don. Le vrai bonheur ne se trouve qu'en
Dieu. La Bible dit : “Réconcilie-toi avec Lui
(avec Dieu), je te prie et sois en paix : ainsi le bonheur
t'arrivera” (Job 22 : 21). Seul, Dieu pardonne les
péchés et offre la vie éternelle, et
nous fait bénéficier de l'héritage
de Son royaume.
Dieu désire pour nous la vraie vie. Il est la source
du bien, de la paix et du bonheur.
Quand Adam a enfreint l'unique défense qui lui a
été faite, péché, misère,
souffrance et mort ont été les tragiques conséquences
pour toute sa race. Mais gloire à Dieu ! Ecoutons
la bonne nouvelle de l'Evangile : “Le salaire du péché,
c'est la mort, mais le don de la grâce de Dieu, c'est
la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre
Seigneur !” (Romains 6 : 23).
L'être humain peut être innocenté mais
uniquement par le pardon de Dieu en Jésus-Christ.
Il restera soumis aux conséquences que sa désobéissance
a entraînées dans le monde, mais il sera libre
devant Dieu. Il aura la paix du cœur, un avenir et
une espérance. La reconnaissance des droits de Jésus-Christ,
Seigneur et Sauveur, sur votre vie toute entière
vous donnera cette paix intérieure.
Le bien le plus grand consiste d'abord à obtenir
la paix avec Dieu par Jésus-Christ. Notre esprit
peut alors goûter la sérénité,
la joie de l'espérance, et il en résulte souvent
un bienfait sensible pour notre corps. Certes, nous participons
aux souffrances communes à tous les hommes, mais
nous les recevons avec soumission et patience en sachant
que Dieu les permet pour notre bien.
Le bonheur vient lorsqu'on vit dans l'intimité de
la grâce de Dieu. Dieu donne aux croyants l'espérance
de la vie éternelle et d'un avenir heureux. Cette
espérance n'est pas une probabilité, mais
une pleine assurance, une certitude. “Mon fils, donne-moi
ton cœur” (Proverbes 23 : 26). C'est l'appel
du Dieu qui nous aime et qui veut nous rendre heureux. Pour
saisir ce qu'est vraiment la vie (I Timothée 6 :
18-19), il nous faut connaître Jésus comme
notre Sauveur personnel. Il nous ouvre des horizons nouveaux,
Il nous fait connaître Dieu. Notre vie journalière
ne se limite plus à des préoccupations matérielles,
elle s'épanouit dans une relation vivante et aimante
avec Dieu, devenu notre Père.