Qu'est-ce que le bonheur ?
Marie-Louise Jacquinet
 

“Tout va bien pour moi. J'ai une bonne santé, une vie de famille heureuse, un métier agréable que j'aime, une belle maison, une voiture puissante, de nombreux amis qui m'aiment comme je suis !”. Au premier abord, nombreux vous diront en lisant ces phrases que cette personne nage en plein bonheur. Est-ce le cas ? Oui et non !

Sous bien des aspects, la vie est belle : la nature, la famille, l'enfance, la liberté, l'abondance, les saisons, etc. Pourquoi alors, au milieu de tant de bonnes choses, ne pouvons-nous pas connaître de bonheur durable ? Le monde est malade de guerres, de souffrances, de crimes. La terre est souillée par la pollution. Nombreux connaissent l'insatisfaction et l'amertume ! Pourquoi ? La question revient souvent : pourquoi la guerre ? Pourquoi tant de violence ? Bien sûr, on peut trouver toutes sortes d'explications politiques, sociales ou culturelles, et même religieuses. Mais ces raisons liées à la société n'expliquent pas tout. La richesse, la santé, l'amitié, le pouvoir, tout cela ne peut pas combler les aspirations de notre âme car : “l'œil ne se rassasie pas de voir et l'oreille ne se satisfait pas d'entendre” (Ecclésiaste 1 : 8). Alors la question devient plus pénétrante : pourquoi le mal en moi ? Pourquoi cette agressivité ? La réponse se trouve dans Jacques chapitre 4, verset 1 et Esaïe 45; versets 19 à 22.

Le paradis perdu

Pourtant, il y a eu un moment dans l'histoire de l'humanité où tout ce mal n'existait pas. La Bible nous apprend que l'homme vivait heureux et libre. Il pouvait communiquer avec Dieu, Le rencontrer et goûter Sa bonté. Que s'est-il passé ? La Bible nous donne la réponse : “Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, du fait que tous ont péché” (Romains 5 : 12). Lorsque Adam a choisi de désobéir à Dieu, il a aussitôt perdu le contact avec Lui, qui est la source du bonheur. L'homme s'est éloigné de Dieu. C'est ainsi que le désespoir, la culpabilité et la peur se sont incrustés dans son être intime.

La Bible affirme que l'homme est une créature particulière, et qu'il est une personne créée à l'image de Dieu (Genèse 1 : 26-27), et qu'Il peut entretenir avec son Créateur une relation personnelle.

La révélation biblique proclame un Dieu qui n'est ni le Dieu du matérialisme, ni le Dieu de la raison pure et froide, mais une personne divine trinitaire, dynamique, profondément soucieuse du bien-être et de la destinée de l'humanité.

De nos jours, la distinction entre le bien et le mal est souvent floue. On appelle le mal bien et le bien mal. Dieu distingue le bien et le mal et nous devons faire la même distinction. Elle ne se fait pas à la lumière de notre conscience, de notre intelligence ou de notre cœur. Elle se fait à la lumière de la Parole de Dieu qui est toujours d'actualité. (Esaïe 5 : 20 ; Malachie 2 : 17). Quand nous recevons Jésus-Christ, Il devient la cause première de notre optimisme parce qu'Il a fait face au mal sous toutes ses formes, qu'Il en a triomphé (Philippiens 2 : 7), et qu'Il peut nous venir en aide (Hébreux 5 : 2).

Vivre sans Dieu ?

Beaucoup d'hommes et de femmes regardent Dieu comme leur ennemi au lieu de L'accepter comme leur meilleur ami. L'homme a voulu se passer de Dieu. Il a osé dire par la voix de ses plus grands philosophes : “Dieu est mort” (Nietzche). Il a ainsi proclamé son propre malheur car l'enfer, c'est précisément l'absence de Dieu. Or Il est bien vivant. Il se manifeste de mille et une manières.

Par exemple, la beauté en est une. Celle-ci raisonne comme un écho profond en nous (grâce de l'enfance, violence d'une mer déchaînée, splendeur d'un pic étincelant d'une montagne, merveille d'un coucher de soleil). Mais, cette émotion devant la beauté est accompagnée souvent par une note de tristesse, de regret insaisissable ; comme si la beauté éveillait en nous un désir d'autre chose que ce que nous offre le monde, un indice d'une autre réalité que nous pourrions appeler : “le sens du bien”. Même si nous ne faisons pas toujours le bien, nous avons du respect pour l'honnêteté, la justice, le dévouement. A l'inverse, la traîtrise, la cruauté et l'égoïsme nous offensent profondément. Nous savons que le “Bien” a quelque chose de noble et même de divin. Ce plaisir et ce respect que l'on éprouve face à la beauté, à la bonté, à la vérité ont certainement leur source quelque part. L'homme rêve de ciel, de salut et d'au-delà. Est-ce là seulement une intuition ? Ou est-ce le reflet d'une réalité surnaturelle que beaucoup n'arrivent pas à appréhender ?

Non, les philosophes qui affirment que Dieu est mort, n'offrent aucune réponse au questionnement populaire. Au fond de nous, nous savons bien que Dieu existe. Notre intelligence atteste que toute chose a une cause. “Car, ce que l'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.” (Romains 1 : 19). Il est le Créateur et nous les créatures. Il est l'Eternel et nous sommes les mortels. Il est le Saint et nous sommes les pécheurs. Il est le Sauveur et nous avons besoin d'être rachetés. Dieu est vivant et Il est la réponse à notre besoin inné mais inavoué (Ecclésiaste 3 : 11) !

On est tellement obnubilé par l'accessoire que l'on finit par oublier l'essentiel. Le monde va trop vite, il n'est plus question de penser, ni de s'arrêter. La société sans Dieu que l'on nous présente est une société de fantômes qui dormiront debout sans savoir ce qui se passe au-dessus d'eux ! Le cas de conscience est même considéré comme une perte de temps. Devant ce grand vide métaphysique, il arrive qu'on suffoque ! L'endurance, l'espérance, la persévérance sont le fondement de la vie. L'acceptation de l'impossible et le recommencement sont les battants de la porte étroite par laquelle il faut passer.

Avons-nous atteint le point de non-retour tellement nous sommes devenus irascibles, idolâtres, en proie à l'ignorance ? Pour beaucoup, vivre, c'est une habitude, sans plus. Pour d'autres, c'est se laisser aller au gré des événements ou en leur opposant une certaine philosophie. Pour d'autres, vivre, c'est durer, fut-ce au détriment du voisin. Pour le plus grand nombre, c'est se résigner à aller au-devant de la mort, tout en geignant sous le fardeau d'une existence morne et sans joie.

Qu'est-ce donc que le bonheur ?

“Un état de complète satisfaction, de plénitude, un sentiment de contentement absolu” est la définition du bonheur selon le Larousse. Dès le moment où nous avons cru au Seigneur Jésus, nous avons reçu de Lui Sa vie et Il nous la donne jour après jour. Cette vie ne s'exprime pas forcément par des actes de puissance, des miracles, mais en reflétant autour de nous quelques traits du caractère de Jésus : Sa douceur, Son humilité, Sa pureté, Son amour inlassable. C'est cela vivre ! Vivre avec Jésus, c'est réellement vivre !

Mais, au fait, comment va votre cœur ? L'état du cœur conditionne l'état de santé sur le plan physique d'abord. Mais, plus encore sur le plan moral et spirituel. La Bible fait de nombreuses allusions au cœur, siège des affections et de la volonté. Le Seigneur dit : “Quiconque boit de cette eau-ci n'aura plus soif” (Jean 4 : 14). Cette parole pourrait figurer comme inscription sur toutes les fontaines du monde ! Je bois et j'ai encore soif. C'est un besoin vital quotidien. Mais l'homme a une soif encore plus grande de paix et de bonheur. Mais malheureusement, il s'est creusé des citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau (Jérémie 2 : 13). Il cherche à combler le vide de son cœur en s'approchant de nombreuses sources polluées et d'autres plaisirs desséchant l'âme. Connaît-il la source des eaux vives ? Elle est personnifiée par Jésus-Christ qui pouvait crier aux foules autour de Lui : “Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive” (Jean 7 : 37). “Celui qui croit en moi n'aura jamais soif” (Jean 6 : 35).

La conscience fait partie de ces éléments qui distinguent l'homme de l'animal. La conscience est cette voix intérieure, ce sentiment qui s'impose à nous ; c'est cette pensée qui nous permet de juger nos actions, d'orienter nos choix. Cette conviction nous dicte notre devoir. C'est l'instrument qui guide tous les esquifs humains. C'est un instrument fragile qui se détraque facilement et même souvent.

La conscience de l’homme est soumise à bien des influences externes qui parviennent à lui faire appeler bien ce qui est mal et mal ce qui est bien. Comment donc garder une bonne conscience ? I Timothée 1, verset 19, nous conseille de garder la foi et une bonne conscience. La foi (et sa pratique), conduite par le Saint-Esprit, influe sur la conscience ; l'Esprit-Saint et la conscience devraient être en accord permanent. Le Saint-Esprit dénonce toute influence extérieure mauvaise, et permet ainsi à la conscience de conserver les vraies valeurs morales et spirituelles (Hébreux 5 : 14). Par contre, la personne qui perd la foi conservera sans doute une conscience, mais une conscience fragilisée et influençable, car non plus soumise à l'action du Saint-Esprit.

Pourquoi Dieu nous engage-t-Il à L'aimer et à aimer les hommes ? Oui, pourquoi demande-t-Il aux maris d'aimer leurs épouses, aux enfants d'aimer leurs parents, aux patrons d'aimer leurs ouvriers, aux ouvriers d'aimer leurs patrons, etc. ? La réponse est claire : c'est parce que l'homme ne trouve son bonheur, son équilibre, sa dignité, sa force réelle que dans l'Amour. Souvent l'homme vit comme s'il n'avait qu'un sexe, qu'un estomac ou qu'un cerveau électrique ! De là viennent toutes ses désillusions car il oublie l'Amour réel, et ce pour quoi l'homme a été fait.

On oublie que la créature humaine possède une âme qui aspire à aimer et à être aimée. Qu'est-ce qui grandit un homme ? Qu'est-ce qui le rend plus fort que l'acier et plus tendre que la cire ? C'est l'Amour de Dieu. Le bonheur consiste à vivre en bonnes relations avec Dieu et avec nos semblables. De telles relations donnent à la vie son vrai sens. Elles sont marquées non par la possession, mais par le partage et le don. Le vrai bonheur ne se trouve qu'en Dieu. La Bible dit : “Réconcilie-toi avec Lui (avec Dieu), je te prie et sois en paix : ainsi le bonheur t'arrivera” (Job 22 : 21). Seul, Dieu pardonne les péchés et offre la vie éternelle, et nous fait bénéficier de l'héritage de Son royaume.

Dieu désire pour nous la vraie vie. Il est la source du bien, de la paix et du bonheur.

Quand Adam a enfreint l'unique défense qui lui a été faite, péché, misère, souffrance et mort ont été les tragiques conséquences pour toute sa race. Mais gloire à Dieu ! Ecoutons la bonne nouvelle de l'Evangile : “Le salaire du péché, c'est la mort, mais le don de la grâce de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur !” (Romains 6 : 23).

L'être humain peut être innocenté mais uniquement par le pardon de Dieu en Jésus-Christ. Il restera soumis aux conséquences que sa désobéissance a entraînées dans le monde, mais il sera libre devant Dieu. Il aura la paix du cœur, un avenir et une espérance. La reconnaissance des droits de Jésus-Christ, Seigneur et Sauveur, sur votre vie toute entière vous donnera cette paix intérieure.

Le bien le plus grand consiste d'abord à obtenir la paix avec Dieu par Jésus-Christ. Notre esprit peut alors goûter la sérénité, la joie de l'espérance, et il en résulte souvent un bienfait sensible pour notre corps. Certes, nous participons aux souffrances communes à tous les hommes, mais nous les recevons avec soumission et patience en sachant que Dieu les permet pour notre bien.

Le bonheur vient lorsqu'on vit dans l'intimité de la grâce de Dieu. Dieu donne aux croyants l'espérance de la vie éternelle et d'un avenir heureux. Cette espérance n'est pas une probabilité, mais une pleine assurance, une certitude. “Mon fils, donne-moi ton cœur” (Proverbes 23 : 26). C'est l'appel du Dieu qui nous aime et qui veut nous rendre heureux. Pour saisir ce qu'est vraiment la vie (I Timothée 6 : 18-19), il nous faut connaître Jésus comme notre Sauveur personnel. Il nous ouvre des horizons nouveaux, Il nous fait connaître Dieu. Notre vie journalière ne se limite plus à des préoccupations matérielles, elle s'épanouit dans une relation vivante et aimante avec Dieu, devenu notre Père.

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