La dîme est-elle prescrite dans le nouveau testament ?
Michael Morrison
 

Le terme “dîme” apparaît pour la première fois dans la Bible dans Genèse 14. Après la capture de Lot par quatre rois de Mésopotamie, Abraham leur livra bataille. La victoire remportée, il s’empara d’un important butin. Lorsqu’il rencontra le sacrificateur de Dieu, Melchisédek, celui-ci bénit Abraham qui lui “donna la dîme de tout” (Genèse 14 : 20).

Le texte ne nous indique pas si Abraham versait déjà la dîme ou s’il commença à le faire à ce moment précis. Ce geste démontre la grande générosité d’Abraham qui remit alors le reste de son butin au roi de Sodome (Genèse 14 : 23-24). Abraham observait toutes les lois de Dieu en vigueur à son époque (Genèse 26 : 5), mais le livre de la Genèse n’indique pas si, au temps d’Abraham, le fait de verser la dîme était une loi. Plusieurs des décrets et des exigences de Dieu furent promulgués pour la nation d’Israël tels que mentionnés dans Lévitique (lois de Moïse). Indépendamment de ces décrets, Abraham versait-il régulièrement la dîme ? Nul ne peut le dire.

C’est dans Genèse 28 versets 20 à 22 que le terme “dîme” est mentionné pour la deuxième fois lorsque Jacob fit un rêve miraculeux à Béthel et qu’il fit le vœu de donner la dîme de ses biens si Dieu le protégeait pendant son voyage. Jacob démontrait ainsi sa manière d’adorer Dieu. Voulant obtenir de Dieu une assistance particulière, il s’engagea à Lui remettre la dîme en témoignage de sa reconnaissance. Un tel acte devait à la fois être ordinaire et faire partie des pratiques d’adoration et de culte de cette époque.

Les premiers-nés de toute chair

Les commandements bibliques sur la dîme concernaient généralement le grain, le vin et l’huile. Un système de dîme différent concernait quelques catégories d’animaux. Lors de la dernière plaie d’Egypte, Dieu fit périr tous les nouveaux-nés mâles égyptiens, tant des hommes que des animaux. Cependant, Dieu épargna les Israélites et leurs animaux ; et Il se réclama propriétaire de chaque premier-né des Hébreux et de tous les premiers-nés mâles de leurs animaux (Exode 13 : 2 et Nombres 3 : 13).

Ces commandements ne s’appliquaient pas seulement à la génération qui fuit l’Egypte, mais aussi à celle qui suivit. Les premiers-nés des animaux purs devaient être remis aux sacrificateurs pour être offerts (Nombres 18 : 15-17), par les sacrificateurs et le peuple, au moment des fêtes (Deutéronome 12 : 6-17 ; 14 : 23 et 15 : 19-20). En revanche, tous les premiers-nés des hommes et des animaux impurs devaient être rachetés (Exode 13: 12-15 et 34 : 19-20). Ceci aussi bien au temps de Néhémie (Néhémie 10 : 36), qu’à l’époque de Jésus (Luc 2 : 23). Les gens remettaient aussi les prémices de leurs récoltes (Exode 23 : 19; 34 : 26 ; Lévitique 2 : 14). Notons que cette dîme ne correspondait pas à un pourcentage fixe.

Les dîmes

La dîme sur le bétail était exigée : “toute dîme de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une dîme consacrée à l’Eternel” (Lévitique 27 : 30). Etait-ce en plus de la dîme sur les premiers-nés des animaux ou était-ce en remplacement de celle-ci ? Nous ne savons pas exactement comment ces lois étaient administrées. Nous n’avons pas à nous prononcer sur de tels détails. “Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Eternel” (Lévitique 27 : 30). Les dîmes et les prémices appartenaient à Dieu et Il les avait attribués aux Lévites (Nombres 18 : 12-13, 21, 24). Ceux-ci pouvaient en conserver quatre-vingt-dix pour cent et présenter comme offrande les dix pour cent restants (Nombres 18 : 26-32).

La dîme existait au temps d’Ezéchias (II Chroniques 31 : 5-6), de Néhémie (Néhémie 10 : 35-39 ; 12 : 44), et de Jésus (Matthieu 23 : 23 ; Luc 11 : 43). Au temps de Malachie (Malachie 3 : 8-10), la dîme était aussi en vigueur et des bénédictions physiques y étaient attachées si on obéissait à cette loi.

Dîmes en sus ?

Dieu a donné aux Lévites toute dîme en Israël (Lévitique 27 : 30). A l’occasion des fêtes, le peuple pouvait, pour se réjouir, manger la dîme de son blé, de son moût, de son huile, etc. (Deutéronome 12 : 5-7, 17-19 ; 14 : 23). Si bien que certains en ont conclu que Deutéronome parlait d’une autre dîme destinée à être utilisée lors des fêtes. Le peuple avait besoin d’une dîme pour les fêtes. Elle représentait environ cinq pour cent des revenus de l’année. Lors des années sabbatiques, les fermiers n’avaient pas de revenus réguliers, ils ne pouvaient donc pas assister aux fêtes chaque année. Peut-être épargnaient-ils la dîme de la fête, année après année ?

Tous les trois ans, les enfants d’Israël mettaient de côté une dîme pour les Lévites, les étrangers, les orphelins et les veuves (Deutéronome 14 : 28-29). Mais nous ignorons s’il s’agissait d’un autre usage de la dîme ou d’une dîme supplémentaire. Dans ce verset, il n’est aucunement fait mention de premiers-nés de gros ou de menu bétail. Il n’est fait aucune mention d’une autre catégorie d’offrandes ; par conséquent, il s’agirait d’une dîme supplémentaire.

La dîme dans la Nouvelle Alliance

La dîme est mentionnée seulement à cinq reprises dans le Nouveau Testament. Jésus reconnaissait que les pharisiens étaient très méticuleux quant à l’observance de la dîme (Luc 18 : 12) et Il leur demandait de ne pas prendre la chose à la légère (Matthieu 23 : 23 ; Luc 12 : 42). Jésus a critiqué les pharisiens, non à cause de la dîme, mais parce qu’ils considéraient la dîme plus importante que la miséricorde, l’amour, la justice et la fidélité.

Les derniers passages qui mentionnent la dîme se trouvent dans l’épître aux Hébreux. Le fait qu’Abraham ait été béni par Melchisédek et qu’il lui ait versé la dîme montre la supériorité de Melchisédek et de Jésus-Christ sur le sacerdoce lévitique : “Le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi” (Hébreux 7 : 1-10, 12).

Il y a eu transfert de sacerdoce des Lévites vers celui de Jésus-Christ. Ceci impliquait un changement dans la loi qui permettait aux Lévites d’être des sacrificateurs. Qu’est-ce qui a été exactement transformé ? L’auteur affirme que l’Ancienne Alliance était devenue obsolète et que les lois qui dictaient au peuple d’Israël de verser la dîme aux Lévites étaient désormais abolies.

Un principe cependant reste valable : les hommes doivent continuer d’honorer Dieu en Lui remettant volontairement une part des bénédictions qu’Il leur donne.

Etre responsable sous une meilleure Alliance

Sous l’Ancienne Alliance, la dîme était utilisée pour les besoins du culte. Les Israélites devaient remettre dix pour cent de leurs revenus ; et leurs bénédictions n’étaient que physiques. Sous la Nouvelle Alliance, les chrétiens reçoivent de meilleures bénédictions, car elles sont d’ordre spirituel. De ce fait, combien plus volontairement devrions-nous être généreux en témoignage de notre reconnaissance pour les bénédictions éternelles que nous avons reçues en Jésus-Christ !

Les Israélites devaient donner dix pour cent sous une alliance incapable de les rendre parfaits (Hébreux 7 : 19 ; 9 : 9). A plus forte raison, sous la Nouvelle Alliance, ne devons-nous pas donner plus joyeusement à Dieu ? Le sacrifice de Jésus-Christ purifie notre conscience (Hébreux 9 : 14). Devons-nous donner moins qu’une dîme, quand les bénédictions reçues sont beaucoup plus glorieuses que celles accordées aux Israélites sous une alliance imparfaite (II Corinthiens 3 : 1-17) ?

L’Ancienne Alliance menait à la condamnation. La Nouvelle Alliance en Christ nous apporte la justification et la paix avec Dieu. A fortiori, ne devons-nous pas donner plus librement et plus généreusement, afin que l’œuvre de Dieu puisse se faire dans le monde : proclamer l’Evangile, le ministère de la Nouvelle Alliance qui nous transmet la vraie vie ?

Une personne qui a la foi en Jésus-Christ ne se préoccupe pas de savoir si le versement de la dîme est ordonné dans le Nouveau Testament. Une personne transformée par le Christ devient généreuse comme Lui-même l’a été à notre égard. Une telle personne veut donner autant que possible pour aider l’Evangile et les membres de l’Eglise dans le besoin. Les chrétiens devraient donner généreusement. La grâce nous est attribuée par la foi et non par la dîme. Ne devrions-nous pas donner plus que le minimum ?

Certains agissent comme si le Christ les avait libérés de la loi par la grâce afin qu’ils puissent garder davantage de leurs possessions matérielles pour eux-mêmes. Ce raisonnement est erroné. Le Christ nous a libérés de l’amende de la loi de sorte que nous devenons libres pour mieux servir, comme des enfants aimants et non comme des esclaves de la loi. Il nous affranchit pour que nous agissions, guidés par la foi et non par notre égoïsme.

Quand il est question d’argent, votre cœur participe-t-il à l’Evangile de Jésus-Christ et à la vie de l’Eglise ? Mettez-vous votre argent là où est votre cœur, “car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur” (Matthieu 6 : 21) ? Vous pouvez alors en déduire où vous vous situez.

Les besoins du ministère de la Nouvelle Alliance

Dans l’Eglise de la Nouvelle Alliance, il existe des besoins financiers : soutenir l’Evangile et appuyer ceux qui le prêchent. Les chrétiens sont tenus d’aider financièrement afin de pourvoir à ces besoins. Voyons comment Paul a expliqué ce devoir chrétien dans sa seconde lettre aux Corinthiens.

Paul se définit comme un ministre de la Nouvelle Alliance (II Corinthiens 3 : 6) dont la gloire est plus grande que l’Ancienne (II Corinthiens 3 : 8). Parce que le Christ avait tant fait pour lui, au moyen de la Nouvelle Alliance, Paul s’est empressé de prêcher l’Evangile, le message de la réconciliation (II Corinthiens 5 : 11-21).

Pourquoi Paul a-t-il exhorté les Corinthiens à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain ? Alors qu’il avait fait tout son possible pour les servir en leur ouvrant son cœur (II Corinthiens 6 : 13), il leur demanda de lui rendre la pareille, mais les Corinthiens ne lui témoignèrent pas l’affection qui lui était due (II Corinthiens 6 : 3-12).

Paul rappelle donc aux Corinthiens la responsabilité qui était la leur : donner quelque chose en retour de tout ce qu’ils avaient reçu. Ils auraient dû réagir en témoignant de l’affection et en élevant leur niveau de moralité (II Corinthiens 6 : 14 ; 7 : 1-13), tout en faisant preuve de générosité financière comme Paul le leur rappelle au chapitre 8. C’est la voie dans laquelle les Corinthiens ont refusé de marcher, en fermant leur cœur à l’apôtre et en refusant de lui exprimer de l’affection.

Il cite alors en exemple les frères de Macédoine qui avaient donné généreusement, au point de se donner eux-mêmes au Seigneur (II Corinthiens 8 : 1-5). L’exemple porta ses fruits. L’incitation fut si forte que les Corinthiens durent réagir aux sacrifices que Paul s’imposa par amour pour eux. Il n’en fit pas un ordre (II Corinthiens 8 : 8) mais il leur a demandé de tourner leurs cœurs vers le Seigneur. Il encouragea les Corinthiens à se donner et à le soutenir dans un amour sincère et sans contrainte (II Corinthiens 8 : 5). Paul leur rappela que le Christ était devenu pauvre pour eux et qu’ils devaient faire en retour des sacrifices financiers.

Par la suite, animé de compassion, Paul rappelle aux Corinthiens qu’ils ne devaient pas donner plus que ce qu’ils avaient reçu (II Corinthiens 8 : 12), pas plus qu’ils ne devaient s’appauvrir pour enrichir les autres. Paul recherchait l’équité (II Corinthiens 8 : 13-14) et avait encore confiance dans leur générosité (II Corinthiens 8 : 24 ; 9 : 5), en usant de l’exemple des Macédoniens auprès desquels il avait vanté la générosité des Corinthiens.

Paul ajoute aussi que l’offrande devait être faite volontairement et non à contre-cœur (II Corinthiens 9 : 5, 7). Il rappelle que Dieu récompense la générosité (II Corinthiens 9 : 6-11) et qu’un bon exemple motive les gens à adorer Dieu et à pratiquer l’Evangile dans un climat favorable (II Corinthiens 9 : 12-14).

La collecte que Paul réclamait (il ne parle pas ici de dîme, il s’intéressait à la Nouvelle Alliance) était destinée aux pauvres de Judée. Parce que le Christ avait fait de nombreux sacrifices pour eux, les Corinthiens devaient, à leur tour, faire des sacrifices en faveur des autres.

En demandant cette offrande aux Corinthiens, Paul faisait aussi un sacrifice, car il avait le droit de bénéficier de cette aide financière ; au lieu d’en profiter, il demandait que l’offrande soit donnée à d’autres. Paul n’attendait pas une quelconque assistance financière de l’église de Corinthe (II Corinthiens 11 : 7-11 ; 12 : 13-16), car il avait été assisté par les Macédoniens (II Corinthiens 11 : 9).

Paul était en droit d’être assisté financièrement par les Corinthiens, mais il ne s’en prévalut pas (II Corinthiens 9 : 3-15). Ce passage dans la première lettre de Paul nous en dit davantage sur notre responsabilité chrétienne : tout travailleur devrait pouvoir bénéficier du fruit de son travail (I Corinthiens 9 : 7). Paul ne fait référence à aucune loi sur la dîme. Il explique que les sacrificateurs “étaient nourris par le temple” (I Corinthiens 9 : 13) et qu’ils avaient part à l’autel. Jésus dit : “l’ouvrier mérite son salaire” (Luc 10 : 7), et Paul déclare : “De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile” (I Corinthiens 9 : 14). Il appartient à ceux qui croient à l’Evangile de subvenir aux frais de ceux qui le prêchent. C’est leur responsabilité. Par leur générosité, ils recevront une récompense qui ne sera pas nécessairement physique ou financière.

L’indispensable générosité

Les chrétiens ont reçu toutes les richesses de la grâce de Dieu et ils y répondent avec générosité. Appelés à vivre une vie de service et de partage, ils ont l’obligation de faire le bien et de se montrer généreux vis-à-vis du Seigneur.

“Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis, viens, et suis-moi”, disait Jésus à un homme riche (Luc 18 : 22). Il répéta la même chose à Ses disciples (Luc 12 : 33). La Nouvelle Alliance nous demande de partager, à l’exemple de Jésus qui a donné tout ce qu’Il avait pour nous. Jésus a fait l’éloge d’une veuve qui a mis deux petites pièces dans le tronc et qui a ainsi donné “tout ce qu’elle avait” (Luc 21 : 4). Exemple qui corrobore l’enseignement de Paul dans Galates 6 verset 6 : “Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne”.

La richesse est souvent un ennemi de la foi. Elle peut étouffer les gens et les amener à ne porter spirituellement aucun fruit (Luc 8 : 14). “Malheur à vous riches...” (Luc 6 : 24) avertit Jésus qui met en garde Ses disciples contre les dangers de l’avarice (Luc 12 : 15) et de l’accumulation des richesses pour soi-même “...sans être riche pour Dieu.” (Luc 12 : 16-21). Quand nous partageons nos richesses pour aider les autres, nous amassons “un trésor inépuisable dans les cieux” (Luc 12 : 33).

Ainsi, notre cœur est dans les cieux, détaché des choses éphémères de ce monde. “Nul ne peut servir deux maîtres. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon” (Luc 16 : 13). L’argent peut nuire à notre fidélité et nous faire céder à la tentation de satisfaire nos désirs plutôt que de chercher les choses du Royaume. Après que l’homme riche s’en fut allé tristement, Jésus s’exclama : “Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu” (Luc 18 : 24-25).

Conclusion

Il est indispensable que les chrétiens donnent et partagent leurs ressources et leurs bénédictions. Ils ont la responsabilité de pourvoir aux besoins de ceux qui prêchent l’Evangile, afin que l’Evangile soit prêché. L’Eglise a besoin de ce soutien. Si les disciples de Jésus-Christ sont en mesure de donner et ne le font pas, leur manque de générosité prouve leur manque de foi.

Alors que l’Ancienne Alliance exigeait dix pour cent, la Nouvelle Alliance ne spécifie aucun pourcentage particulier. Parce qu’il n’y a pas de commandement clair dans les Ecritures, aujourd’hui, l’Eglise ne peut pas exiger de ses membres de donner un pourcentage précis. La Nouvelle Alliance encourage les chrétiens à donner ce qu’ils peuvent. Pour certains, donner dix pour cent peut être trop élevé. D’autres sont capables de donner plus, et ils le font.

Les chrétiens devraient s’examiner en toutes circonstances et considérer davantage les bénédictions qui leur ont été données par le sacrifice de Jésus-Christ et par le don du Saint-Esprit ! Des contributions devraient être versées librement et généreusement à l’Eglise pour prêcher l’Evangile et pour pourvoir aux dépenses inhérentes au ministère local et aux besoins des églises locales.

L’Ancienne Alliance prescrivait de simples pourcentages et chacun donnait selon ce qui était exigé. La Nouvelle Alliance n’en spécifie aucun. En revanche, elle nous demande de chercher davantage le spirituel, d’avoir plus de conscience, d’exprimer plus d’amour pour les autres, et de vivre davantage par la foi. La Nouvelle Alliance nous place beaucoup plus que l’Ancienne devant nos responsabilités face à l’argent et aux biens matériels.

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