Dans nos sociétés en général,
et en France en particulier, parler d’argent est toujours
un sujet délicat et souvent occulté. Pourtant,
il est quelquefois fort utile d’en parler ! Le temps
consacré à l’argent est impressionnant
! Combien de secondes, de minutes et d’heures passons-nous
à l’acquérir, à le dépenser,
à l’économiser ou à tenter de
le faire fructifier ? Or, Dieu déclare : “L’argent
est à moi et l’or est à moi, ...”
(Aggée 2 : 8). Intéressant, mais peu de gens
le reconnaissent.
Notre argent et nos richesses matérielles appartiennent
donc à Dieu. Honnêtement, chaque fois que nous
ouvrons notre porte-monnaie, est-ce la première pensée
qui nous vient à l’esprit ? Sommes-nous conscients
que nous dépensons ou que nous faisons usage, en
quelque sorte, d’une partie de la fortune de Dieu
qui nous est échue pendant notre séjour sur
la terre ? Que peut bien vouloir dire ce verset ? Paul,
dans I Corinthiens 4 verset 7, éclaire la déclaration
du prophète Aggée quand il écrit :
“Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?
Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu,
comme si tu ne l’avais pas reçu ?” Pour
comprendre, revenons à la base.
Qui est le Maître ?
Sommes-nous maîtres de notre naissance ? Avons-nous
décidé nous-mêmes de naître ?
Avons-nous planifié le jour de notre naissance ?
Incontestablement non ! Ce sont nos parents qui en ont été
les agents et qui en détiennent la responsabilité.
Nous avons donc bien “reçu” la vie physique,
comme le fait remarquer l’apôtre Paul. Or sans
la vie, argent et richesses n’auraient pas lieu d’être.
Ce ne sont que des outils pour cette vie terrestre ; fort
utiles en société pour les transactions d’ordre
économique.
Mais à la base, si le genre humain existe, c’est
uniquement parce qu’un Dieu éternel, plein
d’amour, a voulu par Son plan divin, faire de nous
Ses enfants. La vie physique est comme un tremplin pour
nous permettre d’accéder ultérieurement
à la vie éternelle, si nous acceptons Jésus-Christ
comme notre Sauveur. Tel est le credo des chrétiens
qui ont foi dans les promesses divines. En tant que tels,
nous dépendons totalement de Dieu et nous savons
que tout vient de Lui. Il est le Maître absolu !
L’utilisation de l’argent
La nature charnelle est ainsi faite qu’elle a tendance
à vouloir tout s’approprier. C’est ce
que voulait dire Paul. L’argent est vraiment la racine
de tous les maux lorsqu’il est mal utilisé
(I Timothée 6 : 10). La mauvaise disposition du cœur
enclin à la cupidité, l’envie, la jalousie
et l’orgueil, entraînera immanquablement un
usage néfaste et égoïste de l’argent.
Le bonheur ne dépend pas de l’argent, ni des
richesses.
Lorsqu’il est utilisé avec un cœur généreux,
altruiste, cherchant l’intérêt de l’autre,
l’argent produit alors des résultats bénéfiques
pour le plus grand nombre. Il en découle une joie
qui confirme ce que Paul révèle dans Actes
20 verset 35 : “Il y a plus de bonheur à donner
qu’à recevoir”. Nous pouvons acheter
une voiture, une maison ou tout autre chose pour nous seuls.
En revanche, nous pouvons aussi décider de les acquérir
en vue d’en faire profiter autrui. Disposition d’esprit,
ouverture de cœur, à chacun de s’interroger.
Si nous avons conscience que notre argent appartient réellement
à Dieu, qu’Il nous l’a donné en
gérance, en quelque sorte, notre vision de son utilisation
en sera forcément transformée ainsi que notre
vie. La prochaine fois que nous ouvrirons notre porte-monnaie,
peut-être nous rappellerons-nous plus facilement ce
que Dieu a déclaré : “L’argent
est à moi” ?
Puisse cela nous donner une autre vision de l’argent
pour une perspective de vie différente, plus heureuse,
beaucoup plus heureuse.