Editorial
Donat Picard
 

La transmission des valeurs chrétiennes à la génération présente déterminera l’avenir des générations futures. Parmi ces valeurs transmissibles, il en existe qui sont incontournables ; entre autres, les valeurs morales qui constituent le fondement de toute société, et lui permettent de vivre une forme certaine de bonheur. Sur ce sujet, il est clair que les églises chrétiennes n’ont pas dit leur dernier mot. Plus encore, Dieu annonce qu’Il aura le dernier mot : “Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu” (Epître de Paul aux Romains, chapitre 14, verset 11).

La question de Dieu agace les incrédules. Plus ils nient Son existence, plus ils donnent l’impression de s’attaquer à une réalité qu’ils souhaitent détruire. Comment pourrait-il en être autrement ? Jamais personne n’a combattu l’inexistant. Le problème pour l’incrédule vient du fait que Dieu “a mis dans leur (les fils de l’homme) cœur la pensée de l’éternité (immortalité par la résurrection)” (L’Ecclésiaste 3 : 11). Cette pensée qu’ils n’arrivent point à éteindre, ils la transforment pour la faire devenir une simple idée inventée et imaginée par des hommes. Selon eux, une pareille idée n’est pas digne de la Raison humaine, et mérite par conséquent d’être reniée et combattue, afin de faire disparaître la foi des “faibles” qui croient sans avoir vu.

Si l’éducation de l’humanité devait passer par la suppression des lois de Dieu, nous pourrions prophétiser la fin de toute chair ; les générations futures vivraient selon des codes purement humains ; la loi du plus fort ferait fi des commandements “Tu ne tueras point”, “Tu ne déroberas point”, “Tu ne feras point de faux témoignage”, “Honore ton père et ta mère”.

En revanche, si les hommes recevaient l’instruction donnée par le Christ, la face de la terre serait renouvelée. Si les hommes pratiquaient un seul des commandements du Christ, celui qui nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, et de ne pas faire aux autres ce que nous ne voulons pas qu’ils nous fassent ; et de faire pour eux ce que nous voulons qu’ils fassent pour nous, la paix sociale existerait. La sécurité tant attendue serait une bénédiction pour tous les citoyens du monde ; la guerre n’existerait plus ; la violence non plus. Cette utopie deviendrait une réalité quotidienne. Tous en bénéficieraient. Tous en récolteraient les bienfaits financiers. Les budgets, alimentés par les taxes et les lourds impôts payés par les citoyens, pour assurer les services de police, de justice, d’espionnage, de sécurité, seraient alloués à des causes humanitaires, à la culture, à l’éducation, à la recherche.

L’évangile du Christ devrait être transmis comme valeur d’avenir. Il enrichirait l’humanisme déprimant du vingtième siècle, en lui apportant une dimension nouvelle, l’amour entre tous les hommes et l’espérance en un monde meilleur.

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