L'idée, selon laquelle tous ceux qui n'ont pas entendu
et accepté l'Evangile avant leur mort sont à
tout jamais perdus, est très répandue parmi
les chrétiens.
Selon l'une des doctrines caractéristiques de l'Eglise
Universelle de Dieu, nous croyons que Dieu donnera à
toute personne une occasion de répondre à
l'Evangile. Cela comprend ceux qui, aujourd'hui, semblent
ne pas avoir eu cette chance avant leur mort.
Par le passé, l'Eglise Universelle de Dieu célébrait
la fête annuelle du "Dernier Grand Jour",
sans en comprendre pleinement la signification. Nous comprenons
aujourd'hui que le "Dernier Grand Jour", comme
les autres fêtes annuelles que Dieu avait données
à l'Ancien Israël, ne sont pas des jours d'assemblées
obligatoires pour les chrétiens. En revanche, nous
croyons toujours que Dieu veillera, au moment où
Il le jugera opportun, à ce que chaque personne entende
l'Evangile.
Le message des Saintes Ecritures
Notre croyance repose sur ce qui constitue le coeur même
des Ecritures : le message de rédemption et de salut
de Dieu par Sa grâce divine, et par notre foi en Son
Fils Jésus-Christ.
La Bible décrit Dieu comme le Dieu du salut et de
la rédemption. On y voit un Dieu qui aime Sa création
sur laquelle Il règne en Tout-Puissant Souverain,
un Dieu qui aime les hommes qu'Il a créés.
C'est un Dieu qui désire ardemment que les hommes
se repentent et se tournent vers Lui. Il veut qu'ils sachent
Qui Il est vraiment : leur Créateur et leur Libérateur,
leur Rédempteur, leur Père et leur Ami. Il
désire les avoir avec Lui pour l'éternité.
L'apôtre Pierre a écrit : "Le Seigneur
ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme
quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers
vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant
que tous arrivent à la repentance" (II Pierre
3 : 9).
Voici comment Dieu révèle Ses pensées
et Ses sentiments aux hommes qu'Il a créés.
Il les a faits à Son image, ils sont devenus des
pécheurs, et Lui, qui les aime intensément,
veut les racheter et les sauver.
Nous lisons dans Actes 17 versets 30 à 31 : "Dieu
sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant
à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils ont à
se repentir, parce qu'il a fixé un jour où
il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a
désigné, ce dont il a donné à
tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts...".
Non seulement le monde entier sera jugé avec justice,
mais le Juge Lui-même ne sera nul autre que le Sauveur
de l'humanité, Jésus-Christ. Apocalypse 20
décrit ce que nous appelons le Jugement du Grand
Trône Blanc : "Puis je vis un grand trône
blanc, et celui qui était assis dessus. La terre
et le ciel s'enfuirent devant sa face, et il ne fut plus
trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, les
grands et les petits, qui se tenaient devant le trône.
Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert,
celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés
selon leurs œuvres, d'après ce qui était
écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui
étaient en elle, la mort et le séjour des
morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et
chacun fut jugé selon ses œuvres. Puis la mort
et le séjour des morts furent jetés dans l'étang
de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque
ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie
fut jeté dans l'étang de feu" (Apocalypse
20 : 11-15).
Ce passage nous révèle une image vivide et
symbolique du jugement dernier. Il décrit deux catégories
de personnes, celles qui sont sauvées et celles qui
sont condamnées ; il n'y a pas de catégorie
intermédiaire (Apocalypse 20 ; Matthieu 25 : 31-33).
La Bible nous enseigne qu'il n'y a qu'une seule façon
d'être sauvé - par notre foi en Jésus-Christ
(Actes 4 : 12).
Le jugement dernier
Dieu rassemblera pour le jugement tous les vivants et les
morts devant le trône céleste de Christ. Les
justes recevront la gloire éternelle ; quant aux
méchants, ils seront condamnés. L'Eglise Universelle
de Dieu croit que Dieu a prévu un sort équitable
pour les morts qui n'ont jamais été évangélisés.
Beaucoup d'entre eux répondront avec foi à
l'appel du glorieux Sauveur ressuscité, et seront
sauvés, tandis que les autres seront condamnés.
Que penser alors de ceux qui n'auront jamais entendu l'Evangile
avant leur mort ? Sont-ils automatiquement et éternellement
condamnés parce qu'avant leur mort aucun chrétien
ne leur a parlé de Jésus-Christ ?
Il faut tenir compte de ce que dit Paul dans Romains 10
versets 14 à 21. Paul y souligne l'incrédulité
d'Israël, en citant quelques versets des Psaumes et
d'Esaïe. Premièrement, il pose une question
concernant l'écoute de la parole de Christ : "N'ont-ils
pas entendu ?" Il répond : "Au contraire
!" Leur voix est allée par toute la terre et
leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde"
(versets 17-18).
Ensuite, Paul cite Esaïe pour illustrer l'incrédulité
d'Israël par rapport au salut des gentils : "J'ai
été trouvé par ceux qui ne me cherchaient
pas. Je me suis manifesté à ceux qui ne me
demandaient pas" (verset 20, citant Esaïe 65 :
1).
La parole de Dieu est depuis toujours destinée à
toute l'humanité, et la bonne nouvelle a été
annoncée aux quatre coins de l'univers.
Dieu juge avec justice et équité (Dieu est
par définition juste et équitable). Il s'occupera
de tous ceux qui ne semblent pas avoir entendu l'Evangile
avant leur mort. De quelle façon exactement ? Nous
ne le savons pas. Mais, nous croyons vraiment que Dieu est
en accord avec Sa parole : Il veut que personne ne périsse.
Nous croyons que Dieu, en Son temps, rend l'Evangile accessible
à toute personne. Il donne à chacun la liberté
d'accepter Sa grâce par la foi en Jésus-Christ.
Une chronologie détaillée
Le chapitre 20 du livre de l'Apocalypse ne dévoile
pas tout sur la chronologie du jugement dernier. Nous pensons
que ceux qui ne semblent pas avoir entendu l'Evangile, au
cours de leur vie, ne sont pas automatiquement perdus. C'est
un point de doctrine important.
Ce qui y est décrit de façon claire et simple
n'est qu'un jugement ; des livres sont ouverts et des gens
sont jugés d'après ces livres.
Il n'est pas fait mention d'un laps de temps nécessaire
pour que les gens fassent preuve d'obéissance à
Dieu. La Bible enseigne que Dieu ne juge pas selon l'obéissance,
mais selon la foi.
Dieu sera équitable en jugeant chaque homme. En
d'autres mots, Dieu confrontera chaque personne à
l'Evangile, au moment et à l'endroit qu'Il jugera
opportuns.
Un juge équitable
Nous remarquons deux points fondamentaux dans Apocalypse
20 versets 11 à 15 qui sont la base de notre position
à ce sujet : tous sont jugés, et Jésus
est le Juge.
Quel juge est Jésus ? Il est juste, équitable
et miséricordieux. Il a tout fait pour que tous soient
sauvés. Il a pris tous nos péchés sur
Lui et a ainsi détruit le péché dans
la chair (Romains 8 : 3). Quand tous les hommes du monde,
petits et grands, ainsi que les morts, seront debout devant
le trône du jugement (versets 12-13), ils seront face
à face avec Jésus-Christ. Pensez à
ce que cela signifie. Leur juge est l'Agneau de Dieu, victime
expiatoire, non seulement pour nos péchés,
mais aussi pour tous les péchés du monde entier
(I Jean 2 : 1-2).
Ils sont entre les mains, les mains percées du Christ
ressuscité. Ils sont à Sa merci, à
la merci de Celui qui est miséricordieux.
C'est pourquoi, nous n'avons pas à craindre que
nos bien-aimés disparus, ainsi que tous les autres
morts, soient condamnés aux flammes éternelles,
parce qu'aucun missionnaire ne leur a parlé du message
de l'Evangile avant leur mort. Jésus connaît
Lui aussi l'Evangile et Il peut l'annoncer mieux que nous.
La Bible nous enseigne que certains, malheureusement, n'accepteront
pas la grâce offerte par leur Créateur et Roi
(Matthieu 25 : 46 ; Apocalypse 19 : 20 ; 20 : 15). Quoi
de plus tragique pour des invités au Repas de noces
de l'Agneau que de rejeter le cadeau de la grâce divine
! Tout cela parce qu'ils choisissent de faire de vains efforts
pour mener une vie qui leur donne satisfaction.
Il nous est pénible d'accepter la merveilleuse grâce
du Père qui signifie, non seulement que tous nos
efforts pour être bons ne sont d'aucune utilité,
mais pire encore, que certaines personnes "méprisables"
pourront entrer dans le Royaume et être à nos
côtés. Elles n'auront qu'à affirmer
leur croyance en la grâce divine, par leur foi en
Christ.
Certaines personnes justes à leurs propres yeux
penseront peut-être ironiquement qu'il devrait exister
un moyen de départager le "méritant"
du "non-méritant". Pour beaucoup, la doctrine
de la grâce (par définition, gratuite et non
méritée) remet en question trop d'idées
préconçues qu'ils s'en trouvent mal à
l'aise.
Deux genres de livres
Une chose remarquable survient au cours du jugement céleste
décrit dans Apocalypse chapitre 20. Premièrement,
tous les morts sont réunis et des livres sont ouverts.
Deuxièmement, un autre livre est ouvert, non pas
"les livres" mentionnés en premier, mais
"un autre livre" différent des autres.
Ce livre s'appelle le "Livre de vie". C'est alors
que les morts sont jugés, "selon leurs œuvres,
d'après ce qui était écrit dans ces
livres". Quels sont ces livres qui servent à
évaluer les œuvres de chacun ? Dans les livres
apocalyptiques juifs (le style littéraire de l'Apocalypse),
ces livres de jugement sont les livres de la loi de Moïse,
la Torah. Les morts sont jugés d'après les
livres de la Loi. Que pensez-vous qu'il advienne d'eux ?
Naturellement, comme vous et moi, ils sont déclarés
coupables. C'est le verdict pour chacune de ces personnes.
Dieu déclare : "Il n'y en a pas un seul de juste,
non pas un seul" (Psaumes 14 : 1-3 ; Romains 3 : 12).
Voilà la pensée de Dieu!
Pour que nous saisissions bien qu'aucune personne n'échappera
à ce jugement, il est spécifié que
toutes les personnes décédées y seront
présentes. Au verset 13, nous lisons que la mer rend
ses morts, que la mort et le séjour des morts rendent
aussi leurs morts. En résumé, personne ne
passe au travers des mailles du filet. Tous sont debout
devant le trône du jugement, et chacun devra être
jugé "selon ses œuvres".
A ce point des Ecritures, une conclusion s'impose : personne
n'est juste. Selon les livres, toute personne est condamnée
par ses propres actions. On peut imaginer, un instant, que
toutes ces personnes sont dans l'attente du verdict final.
Mais, ce jugement selon les oeuvres, comme il est écrit
dans les livres, n'est pas encore la fin. Seuls ceux qui
ne sont pas inscrits dans "Le Livre de Vie" seront
destinés à être jetés dans l'étang
de feu (verset 15) !
Toute personne dont le nom y est inscrit sera graciée.
Comment les noms y sont-ils inscrits ? D'une seule manière,
par la foi en Dieu. "En vérité, en vérité,
je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui
croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle
et ne vient point en jugement, mais il est passé
de la mort à la vie" (Jean 5 : 24).
Ces livres témoignent de Jésus-Christ. "Vous
sondez les écritures, parce que vous pensez avoir
en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent
témoignage de moi" (Jean 5 : 39- 40).
Il n'y a qu'une manière d'être sauvé,
avoir foi en Jésus-Christ. La loi de Moïse qui
nous condamnait, annonçait le salut, en proclamant
la venue du Messie qui effacerait nos péchés.
Les pécheurs sont les bienvenus
Dans Matthieu 25 versets 31 à 46, nous lisons que
toutes les nations seront assemblées devant Jésus.
Sur quelle base séparera-t-Il les brebis des boucs
? La Bible n'offre qu'une alternative : accepter le don
de Dieu.
Cette parabole démontre que ceux qui ont témoigné
leur amour pour le Christ, ne le savaient même pas.
Ils ne se considéraient pas particulièrement
bons, saints ou justes. "Quand avons-nous fait toutes
ces choses ?", demandent-ils, surpris.
En revanche, ceux qui sont rejetés, sont eux aussi
surpris, mais parce que ce juge pense qu'ils n'ont rien
fait de bon pour Dieu. "Quand n'avons-nous pas fait
toutes ces choses ?", demandent-ils, incrédules.
Ils n'ont pas besoin, croient-ils, de cette grâce
qui n'est réservée qu'aux pécheurs.
Ils ont une longue liste de bonnes actions et une poche
remplie de médailles du mérite. Si cela n'est
pas assez pour ce soi-disant juge, alors ils ne veulent
pas faire partie de ce Royaume de "non-méritants".
Une question de grâce
Qui aimera le plus Jésus ? Celui à qui il
est beaucoup pardonné, ou celui à qui il est
peu pardonné ? Jésus pose cette question dans
Luc 7 versets 41 à 50.
Voici le principe : les gens qui se croient bons ne recherchent
pas la grâce. Les gens qui reconnaissent être
de grands pécheurs ont soif de cette grâce.
Jésus dit dans Matthieu 21 verset 31 que les grands
pécheurs seront dans le Royaume avant même
certaines personnes bien connues pour être justes.
Jésus était appelé l'ami des gens de
mauvaise vie, et c'est ce qu'Il est vraiment (Luc 7 : 34).
Il est notre ami.
Les gens religieux pensent savoir qui sera, ou ne sera
pas, sauvé. Ceux-là pensent que les "gentils
garçons", les "gentilles filles" et
les gens bien seront sauvés, tandis que, toujours
d'après ces gens religieux, les mécréants,
les fauteurs de trouble, les mères célibataires
et leurs semblables ne le seront pas.
"Ne comptez pas là-dessus", dit Jésus.
"Vous pensez en savoir un bout sur la justice ? Pourquoi
n'avez-vous pas confiance en moi pour être votre justice
? Parce que vous ne voyez pas que vous n'êtes que
des cadavres qu'on a maquillés, vous êtes tellement
pécheurs que vous ne pouvez même pas voir votre
misère" (Pardonnez-moi mon adaptation très
libre de Matthieu 20 versets 13 à 15).
Combien de personnes sont mortes en désirant ardemment
la justice, la vertu, la paix, l'espoir, la vérité
et la liberté ? Ce n'est qu'en Christ, et uniquement
en Lui, que ces quêtes éternelles peuvent être
atteintes. "La vie éternelle, c'est qu'ils te
connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as
envoyé Jésus-Christ" (Jean 17 : 3).
Vous souvenez-vous de ce qui est arrivé quand Jésus
a guéri les lépreux ? N'importe quelle autre
personne serait devenue impure après avoir touché
ces malades, mais pas Jésus. Quand Il touchait les
lépreux, non seulement Il ne devenait pas lépreux
Lui-même, mais les lépreux étaient guéris.
Nos esprits sont comme les corps des lépreux, désespérément
déformés. Quand le Fils de Dieu a pris la
forme humaine, non seulement Son esprit n'a pas été
corrompu par l'esprit humain, mais Il a guéri nos
esprits.
Cette guérison est disponible à tous. Pour
en bénéficier et entrer dans le Royaume de
Dieu, il faut accepter Son cadeau gratuit. Il faut être
convaincu, qu'à travers la mort et la résurrection
du Christ, le Dieu Tout-Puissant, par Son amour sans limites,
a fait tout ce qui était nécessaire pour nous
assurer une place à Sa table.
La volonté du Père
Dans le dernier livre de sa série « Les Chroniques
Narnia, La dernière bataille », l'auteur chrétien
C. S. Lewis esquisse une image symbolique du jugement dernier.
En homme bien informé sur l'amour intime de notre
Sauveur, Lewis n'a pas peur de décrire le salut d'un
soldat mort sans avoir jamais cru en Celui par Lequel les
gens peuvent être sauvés.
Quand ce soldat, Emeth, se trouva face à Aslan (symbole
du Christ) au jugement dernier, il aima immédiatement
Aslan (Christ), devenant conscient qu'il était celui
qu'il avait recherché de toute son âme.
Le Seigneur qui est mort pour nous lorsque nous étions
encore des pécheurs (Romains 5 : 8) reconnaît
ceux qui Lui appartiennent (II Timothée 2 : 19).
Jésus nous dit que Dieu n'a pas envoyé Son
fils pour qu'Il juge le monde, mais pour que le monde soit
sauvé par Lui (Jean 3 : 17). Jean affirme que Jésus
n'est pas seulement mort pour nos péchés,
mais aussi pour ceux du monde entier (I Jean 2 : 2).
Ce même Jésus n'est-Il pas le Seigneur de
l'univers et de tous les temps ? La description de Lewis
est-elle si éloignée de la vérité
? Dans Matthieu 25 versets 31 à 46, nous apprenons
que Jésus vit dans ceux qui Lui appartiennent, et
que Ses œuvres s'accomplissent en eux, même s'ils
n'en sont pas pleinement conscients.
Est-ce exagéré de dire que de telles personnes
aimeront et reconnaîtront immédiatement le
magnifique Seigneur ressuscité comme Celui que leur
âme recherchait depuis toujours ? Allons-nous trop
loin en disant que ceux dont les cœurs sont fermement
opposés au Royaume de Dieu seront remplis de terreur
et de haine envers Lui, parce qu'ils poursuivent des buts
purement égoïstes, des buts cruels et haineux,
se rebellant contre tout ce qui est bon et pur ? Un revirement
de dernière minute peut encore se produire, où
même le plus endurci des cœurs humains peut fondre
et se transformer sous la grâce absolue de notre Dieu
miséricordieux.
"Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers,
et des premiers qui seront les derniers" (Luc 13 :
30). Les concepts humains de justice et de droiture s'évanouissent
dès que le Fils de Dieu donne sa merveilleuse grâce.
Considérons la parabole des ouvriers de la vigne
(Matthieu 20 : 13- 15). Dans le contexte, le maître
de maison nous semble déconcertant parce qu'il pardonne
alors que nous sommes incapables d'en faire autant ; il
bénit alors que nous en sommes incapables. Il sauve
les "non-méritants", alors que les "méritants"
s'en retournent bredouilles. Quelle est la volonté
de Dieu ? Jésus a dit : "La volonté de
mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit
en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai
au dernier jour" (Jean 6 : 40).
Ce n'est pas une religion
Le Royaume de Dieu, aussi incroyable que cela puisse paraître,
n'est pas une religion ou une société secrète,
un club privé. Car, si les religions et les institutions
du monde imposent des conditions d'entrée pour écarter
certains, le Royaume de Dieu a été conçu
pour tous ceux que Dieu a créés. Chaque personne
est née, grâce à Jésus-Christ,
avec une invitation personnelle pour entrer dans Son Royaume
; cependant beaucoup ne le savent pas encore. Certains,
quand ils la reçoivent, déclinent l'invitation
pour une foule de prétextes.
D'autres pensent disposer de meilleurs moyens pour entrer
dans le Royaume, en le méritant par leurs oeuvres,
au lieu de l'accepter par la grâce. D'autres encore,
refusent un tel Royaume qui accueille, selon eux, tant de
"non-méritants". Finalement, ceux qui refusent
d'accepter le Royaume comme cadeau seront les seuls exclus
; car, ce Royaume est reçu tout simplement en acceptant
par la foi, la grâce du Donateur.
Ce n'est pas si difficile que cela d'être un chrétien.
Il n'y a pas de dessous de table à payer, pas de
devinettes à découvrir ou de labyrinthes à
parcourir. Dieu merci, cela ne dépend pas non plus
de l'efficacité de l'Eglise à proclamer l'Evangile,
même si notre Père dans Son infinie bonté
nous a bénis en nous confiant cette mission. Jésus
a déclaré tout simplement : "Venez à
moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés,
et je vous donnerai du repos" (Matthieu 11 : 28).
Ce Sauveur est maître de son propre dessein. Le Père
a envoyé Son Fils unique dans le monde, afin que
celui qui croit en Lui ne périsse point, et qu'il
ait la vie éternelle (Jean 3 : 16-17). Son Fils est
le juge du monde, celui qui préside en tant que Juge
au jugement dernier. Ce Dieu n'est pas le Dieu de l'imagerie
populaire. C'est le Dieu de la Bible, Celui qui donne Sa
grâce généreusement à quiconque
l'acceptera. Jésus-Christ s'intéresse tout
particulièrement à chaque personne et Il a
tout fait pour que chacun ait sa place à la table
de Son Père.
Il ne forcera personne, pas plus qu'Il ne condamnera quiconque
n'aura pas été touché avant sa mort
par le message de l'Evangile. La grâce de Dieu n'est
pas dépendante de notre compétence à
évangéliser.
Mais la Bible ne dit-elle pas : "Il est réservé
aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient
le jugement" (Hébreux 9 : 27) ? Oui, en effet,
la Bible l'affirme. Les gens meurent, puis vient le jugement.
C'est le jugement dernier. Celui qui siège comme
Juge n'est nul autre que Celui qui fut martyrisé
pour eux.
Bon nombre de chrétiens croient, à tort,
que Jésus n'a pas la puissance nécessaire
pour sauver les gens qui n'ont pas reçu l'Evangile
avant leur mort, alors que la Bible enseigne le contraire.
Victor Hugo dans son oeuvre « Les misérables
» fut inspiré d'écrire les paroles suivantes
: "Pour les misérables de la terre, il existe
une flamme qui ne s'éteint jamais. Même la
nuit la plus sombre aura une fin et le soleil se lèvera".
Ces propos ne sont pas uniquement une belle pensée
; ils traduisent une vérité divine. Jésus
est cette flamme éternelle ; et même la plus
sombre des nuits s'efface quand le Soleil de la justice
se lève (Malachie 4 : 2). "Il n'y a sous le
ciel aucun autre nom par lequel nous devrions être
sauvés" (Actes 4 : 12).
Ainsi, quand tout aura été dit et fait, nous
verrons que le plan de Dieu est infiniment plus majestueux
que tout ce que nous avions pu espérer. Réjouissons-nous
de la grâce et de la fidélité divines.
Marchons dans l'amour de Jésus !