L'homosexualité, la Bible aussi en parle !
Donat Picard
 

Le troisième millénaire donnera-t-il naissance à une société d'individus libres de toute attache, capables de former une famille et d'élever des enfants heureux, mais sans les avoir eux-mêmes mis au monde ?

Une minorité de citoyens choisissent solidairement de former une seule chair entre personnes de même sexe. Il en résulte que, de ces unions, aucun enfant ne peut être engendré, c'est l'évidence ! Ces familles homoparentales peuvent élever des enfants, mais ne peuvent jamais les procréer, à partir de deux chairs unisexuelles. La loi naturelle pour produire un être humain, nécessite la conjugaison du féminin et du masculin. C'est la condition incontournable. Tous les artifices de la pensée, toutes les alchimies de l'amoral, et toutes les contorsions imaginables et inimaginables de la biologie de laboratoires ne pourront jamais produire un être humain normal à partir d'un support qui ne soit pas, à la fois, féminin et masculin.

Dieu ayant procédé comme Il l'a fait, lors de la création de l'homme et de la femme, nous pouvons nous demander pourquoi Il s'oppose à la pratique de l'homosexualité ? Il existe plusieurs opinions sur ce sujet de moins en moins tabou, mais souvent, on ne tient pas compte de l'opinion de Dieu, parce que selon certains, Dieu n'a pas droit au chapitre. Nous donnons ici le point de vue biblique. Non pour polémiquer, mais pour tenter d'exposer simplement la pensée de Dieu sur un comportement humain ; comme nous le ferions sur d'autres sujets comme l'adultère, le mensonge, l'injustice, le meurtre, l'hypocrisie, le vol, l'idolâtrie ou l'anarchie.

La différence sexuelle entre l'homme et la femme permet entre autre, de procréer et d'avoir ainsi une progéniture. Grâce à cette autre personne humaine de sexe différent, il est possible d'avoir une descendance. Notons que cette loi biologique s'étend à tout le monde animal et végétal. Seuls les êtres sexués en s'unissant au féminin par le masculin, et au masculin par le féminin, peuvent perpétuer leur espèce. Les plantes avec les plantes, les bêtes avec les bêtes, les êtres humains avec les êtres humains. C'est une loi universelle. L'homogéniture n'existe pas.

Les Ecritures parlent des humains et de leurs comportements. L'Ancien et le Nouveau Testaments posent les mêmes interdictions face à certaines pratiques sexuelles. Les humains n'y voient aucun problème, mais Dieu, si.

Lorsque la Bible défend la bestialité et toute autre pratique sexuelle déviante, elle ne fait que protéger l'authenticité des rapports sexuels entre les espèces qui doivent se reproduire selon les lois de la nature prévues par Dieu, c'est-à-dire que les humains s'unissent entre sexes humains opposés, et que les animaux copulent entre animaux de sexes animal opposés (Lévitique 19 : 19). C'est là une loi universelle qui ne sera jamais démentie, ni par Dieu, ni par l'homme de raison, ni par l'expérience.

Nous pouvons dire que l'homosexualité ne permet pas d'atteindre le premier objectif que Dieu s'est donné en créant "l'Homme", masculin et féminité, car ce premier objectif divin est la multiplication des êtres humains : "Dieu créa l'homme à son image ; il le créa à l'image divine, il créa le mâle et la femelle." Dieu les bénit : "Fructifiez, dit-il, multipliez, remplissez la terre . . ." (Genèse 1 : 27).

Dieu n'a jamais interdit d'interdire. Lui-même donne une série d'interdictions à l'homme, afin que ce dernier puisse éviter les souffrances liées à tous ces comportements délictueux qui sont parfois vantés au nom d'une certaine liberté individuelle mal comprise. "L'érotisation" et la "pornographisation" des rapports sexuels humains cachent une part de misère que de saines pratiques morales auraient pu éviter. Exclusion, ostracisme, culpabilité, violence, suicide sont souvent le lot de ces personnes qui avancent dans la vie à contre courant des lois naturelles et sociales élémentaires. Et si certaines "vivent très bien" leur différence, cette sensation d'être bien dans sa peau ne peut servir de caution morale à une attitude que Dieu réprouve.

Dieu explique clairement que l'homosexualité n'est pas un comportement que les hommes peuvent adopter : "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on le fait avec une femme : c'est une abomination" (Lévitique 18 : 22). Cette loi est intercalée entre deux autres lois morales concernant les rapports humains. Au verset 21 de ce même chapitre, on y lit : "Tu ne donneras aucun de tes enfants pour le sacrifier à Moloch", et plus loin, au verset 23, Dieu déclare : "Tu n'auras pas de commerce avec une bête pour te souiller avec elle. Une femme ne se prostituera pas à un animal ; c'est une abomination". Plus tard, Paul confirmera les écrits de Moïse.

Ex-homosexuels dans l'Eglise

Paul raconte que dans l'Eglise de Corinthe, il y avait d'anciens homosexuels parmi les chrétiens pratiquants. "Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l'injustice n'hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes (grec : "sodomites" (Concordant Greek Text) ; anglais : "abusers of themselves with mankind" (King James Version), "males prostitutes" (New International Version) , ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les diffamateurs, ni les rapaces n'hériteront le royaume de Dieu. C'est cela pourtant que vous étiez, du moins quelques-uns d'entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu" (I Corinthiens 6 : 9-11).

Paul dit bien que certains d'entre eux, avant de croire au Christ, avaient été des efféminés et des sodomites (nom donné aux homosexuels, en référence aux gens de Sodome cités dans Genèse 19), mais qu'ils avaient cessé de pratiquer leur homosexualité, "C'est cela pourtant que vous étiez".

Dans son épître aux Romains, Paul débute par un exposé sur l'homosexualité masculine et le lesbianisme. Après avoir parlé du paganisme qui conduit les hommes à de faux raisonnements et les amène à adorer la créature plutôt que le Créateur, l'apôtre illustre le comportement contre nature de certaines personnes : "Dieu les a donc livrés à des passions ignominieuses : leurs femmes ont changé le commerce naturel en celui qui est contre nature ; de même, les hommes délaissant le commerce naturel avec la femme, se sont mis à brûler de désirs les uns pour les autres, entretenant d'homme à homme des relations infâmes". Paul poursuit son réquisitoire contre cette déviance sexuelle, décrit le caractère de ces personnes en déclarant digne de mort ceux qui commettent de tels actes, et condamne au jugement de Dieu ceux qui approuvent de pareilles pratiques (Romains 1 : 18-32).

De l'Espoir

Le fait qu'il y avait dans l'Eglise de Dieu à Corinthe, d'anciens sodomites convertis, devrait donner un espoir aux homosexuels. Tous n'ont pas la même attitude face à leur problème. Certains le vivent comme une souffrance inexpliquée et inavouée depuis leur enfance. D'autres n'y voient qu'une conséquence génétique qu'ils doivent assumer. Il y a aussi ceux qui s'en font un cas de conscience pouvant conduire à la repentance lorsque Dieu se révèle à eux.

Paul précise bien que les homosexuels cités dans sa lettre aux Romains étaient "remplis de malice, de perversité, de cupidité, de méchanceté, pleins d'envie, d'intentions meurtrières, d'esprit de querelle, de sournoiserie, de perfidie ; ils sont délateurs, médisants, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux pour faire le mal, rebelles à leurs parents ; ils manquent de loyauté, d'affection naturelle, de pitié" (versets 29-32).

Note : Une erreur de traduction peut faire une grande différence. Dans la version biblique des moines de Maredsous, le grec a été mal traduit à un endroit du texte : cette traduction dit "haïs de Dieu", alors que la traduction exacte devrait être "ennemis de Dieu" ou "haïssant Dieu", ou "impis", ou en anglais "God-haters", ou "God-detesters". Cela change tout !

Dieu ne déteste pas les hommes qu'Il a créés à Son image. Dieu aime le pécheur, mais Il n'aime pas son péché. Dieu aime l'homosexuel, mais Il n'aime pas son homosexualité ; celle-ci ne contribue pas à la réalisation du premier objectif de Dieu qui est que l'homme doit se reproduire selon les lois naturelles établies à la création. Dieu veut que tous les hommes Lui ressemblent en sainteté. C'est dans ce but qu'Il accorde la repentance et le pardon à tous, sans faire exception de péchés, et sans faire acception de personnes. Autrement Dieu serait injuste. Or nous savons qu'Il est le seul juste, et qu'Il a donné Sa vie pour des injustes (Romains 5 : 6-11).

Dieu seul est juge

Comme il le fait dans son épître aux Romains, Paul use de ce même langage dans sa lettre à Timothée pour décrire les comportements des gens, à la veille de la fin de ce monde (II Timothée 3 : 1-5). Est-ce à dire que seuls les homosexuels sont arrogants, ou malicieux, ou pervers, ou avares, ou délateurs, etc ? Non, certainement pas ! Est-ce à dire que tous les homosexuels correspondent à la description que Paul fait de ces hommes de l'époque romaine ? Non, certainement pas ! Mais ces hommes correspondent à la description que Paul fait d'eux. Leur attitude est une attitude de rébellion contre Dieu. Ces hommes semblent appartenir à une catégorie morale bien particulière. Au verset 18 de Romains 1, il est dit qu'ils "retiennent la vérité captive du mal", et que Dieu s'est fait connaître à eux "avec évidence". Aux versets 20 et 21, Paul nous révèle qu' "ils sont donc inexcusables, puisque, connaissant Dieu, ils ne lui ont point donné la gloire qui lui convient, et ne lui ont point rendu grâces".

Nous voyons clairement que la vie spirituelle de ces hommes était lamentable, et qu'ils connaissaient ou avaient, du moins, connu Dieu en partie, à un moment dans leur vie, et que maintenant ils Le provoquaient avec arrogance. Paul, à partir de ce constat, déclare que ces hommes détestaient Dieu (verset 30). Si ces personnes haïssaient Dieu, leur homosexualité semble être une des conséquences logiques de leur attitude rebelle envers Dieu ; la haine de Dieu serait la cause de leur perversité sexuelle, Dieu les ayant livré à des passions infâmes. Car il est bien écrit aux versets 20 et 21 "donc" et "puisque" ; et aux versets 24 et 26 "Aussi Dieu les a livrés à l'impureté", "Dieu les a donc livrés à des passions ignominieuses". Dans Lévitique 18 : 24, Dieu explique que se sont les nations païennes qui ne Le connaissent pas qui agissent ainsi. Mais les païens ont répondu à l'appel de la foi.

La question est la suivante : tous les homosexuels haïssent-ils Dieu ? Non. D'anciens homosexuels ont été appelés par Dieu (Jean 6 : 44) alors qu'ils pratiquaient cette déviance. Ils ont répondu à l'appel de la repentance. Ajoutés au nombre des élus, ils furent des chrétiens à part entière, en ne pratiquant plus l'homosexualité.

Jésus-Christ est venu donner Sa vie pour racheter TOUS les hommes, sans distinction de pécheurs ou de péchés. Le Christ est venu pour les malades, comme nous le voyons dans Luc 15, versets 1 à 7. Aucun pécheur n'est un trop grand pécheur pour recevoir le pardon de Dieu ; et aucun péché n'est trop grand pour qu'il ne puisse être effacé par le sang du Christ. A Corinthe, des ex-homosexuels s'étaient repentis. Deux mille ans plus tard, les homosexuels peuvent encore recevoir la repentance et le pardon, et faire partie intégrante du Corps du Christ (Actes 11 : 18).

Honorable Célibat

L'homosexuel qui change de vie sexuelle, cesse de pratiquer l'homosexualité et devient agréable à Dieu ; tout comme n'importe quel autre pécheur qui renonce à ses transgressions. Cesser de pratiquer l'homosexualité ne veut pas dire que l'ex-homosexuel doive trouver une épouse et engendrer des enfants. Il peut le faire, mais le mariage n'est pas un engagement que Dieu lui demande d'assumer comme preuve de sa repentance. Beaucoup de célibataires, hommes et femmes, ne se marient pas et mourront célibataires. Paul déclarait souhaiter que plusieurs fussent comme lui : avoir le don du célibat pour se consacrer à Dieu (I Corinthiens 7 : 6). Le Christ a parlé de ces eunuques qui se font eunuques pour le royaume (Matthieu 19 : 12). Dans le plan divin, le célibat est honorable.

Les hommes sont libres, et il y aura toujours des personnes qui choisiront un mode de vie autre que celui souhaité par Dieu. "Il n'y a rien de nouveau sous le soleil", dit l'Ecclésiaste qui ajoute également que "Dieu a créé l'homme droit, mais c'est lui qui cherche les détours" (L'Ecclésiaste 1 : 9 ; 7 : 29) ; mais Dieu est tout puissant, juste et miséricordieux. Tout homme peut venir à Lui, comme un enfant prodigue revient vers son père. Dieu l'accueillera les bras ouverts.

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