Comme nous l'avons vu dans le premier volet de cet article,
les faux dieux n'ont aucune existence, et ne sont qu'une
invention chimérique de l'intellect ; au plus, une
expression culturelle. Il en est tout autrement de Dieu,
du vrai Dieu.
Le Déicide Moderne
Contrairement à la rumeur, Dieu n'est pas mort.
Mais, bien que vivant, ce Dieu ne vit pas dans le cœur
de nos sociétés modernes qui sont devenues
ignorantes de Son existence et indifférentes à
Sa présence dans la gouverne des affaires de notre
temps.
Dans ce contexte historique inédit, unique, démocratiquement
vécu, dans lequel l'incroyance et l'indifférence
généralisées moulent les consciences,
le chrétien se demande comment il pourrait y faire
reculer les idoles et prêcher l'Evangile. (ou le chrétien
se demande : « Comment faire reculer les idoles et
prêcher l’Evangile ?) Comment offrir le salut
et l'éternité à une société
qui a décidé de vivre comme si Dieu n'existait
pas ? Que dire à une société qui semble
croire de moins en moins en Dieu et en l'homme, et qui refuse
d'entendre parler de toutes ces idées "dépassées"
que sont la vie éternelle, le salut, le péché,
la rédemption, et qui préfère mourir
seule, sans Dieu ? L'Europe et la France en particulier
vit une page capitale de son histoire sans vraiment savoir,
hormis quelques exceptions, que Dieu, par amour pour les
hommes, leur donne la dangereuse permission d'agir sans
Lui, et de tout faire comme s'Il n'existait plus. Cette
liberté individuelle maniée avec tant d'insouciante
présomption face à l'avenir, ce libre arbitre
qui décide d'en finir avec l'Autorité et les
interdits s'autoproclame Dieu après avoir écarté
Dieu. L'Homme et sa Société sont devenus "dieu"
dans un monde sans Dieu. Qui a bien pu leur mettre pareille
idée dans la tête ? Pareil choix peut-il être
sans conséquences ?
C'est ainsi que les nations européennes d'aujourd'hui
voient le Dieu de leurs pères cassé en deux,
inutilisable. Les Européens du nouveau millénaire,
fiers et confiants, poursuivent inexorablement leur chemin,
comme si rien de grave n'allait en résulter. Peut-on
amputer l'arbre de ses racines et espérer son épanouissement
? Si les Ecritures disent vrai, c'est là une erreur
que les hommes paieront cher (Apocalypse 16). Si les crimes
contre l'humanité exigent une sentence juste et exemplaire,
qu'en sera-t-il quand viendra le temps de juger l'humanité
pour crime contre son Dieu ? Quelle sanction appliquer en
pareil cas ? La jurisprudence fait défaut.
Devenus aveugles, les hommes marchent d'aurores en crépuscules.
Pensant avoir tué la Divinité, la lumière
s'est retirée au fil du temps. Ils n'ont pour seule
lampe qu'un soleil de crin, opaque et noir.
On ne peut pas vouloir détruire l'idée même
de l'existence de Dieu, et en même temps, oser penser
que le Bien continuera de subsister sur la terre. Ou bien,
Dieu et le Bien coexistent, ou bien, l'un et l'autre disparaissent
en même temps. On ne peut pas détruire l'un
et sauvegarder l'autre. Il y a de ces choix qui ne se présentent
que par paires. Dans le cœur des hommes incrédules,
la mort du Bien suivra de près la mort de Dieu. Une
civilisation planétaire construite sur le cadavre
de Dieu ou sur le pari calculé de Sa non existence
est une civilisation perdue d'avance. La globalisation d'un
tel modèle imaginé par l'humain faillible
ne peut conduire qu'à la ruine de ceux qui l'adoptent.
C'est construire sur le sable, sans avoir choisi le bon
fondement (I Cor. 3 : 9-15). Le bon grain et l'ivraie doivent
cohabiter jusqu'à la fin, c'est vrai, mais le bon
grain vient de la bonne semence et la bonne semence vient
du Semeur. Le monde actuel a un urgent besoin de le savoir.
L'histoire ne s'arrêtera pas à l'an 2 000.
Notre époque est déjà baptisée
l'ère de "l'après-Dieu". Cet état
de fait sans précédent dans l'histoire annonce-t-il
la fin de tout ? Non, loin de là ! Dieu et l'Evangile
demeurent.
Aux Portes de l'Eternité
La mission de l'Evangélisation est d'abord divine
; divine, puis humaine ensuite. C'est pourquoi nous pouvons
affirmer avec conviction qu'elle s'accomplira, à
moins que le soleil ne se couche point ce soir et ne se
lève point demain.
Dieu est suprême. Rien que puissent faire les hommes
ne peut L'empêcher d'accomplir Sa volonté ici-bas.
L'incrédulité de Ses créatures et la
négation de Son existence par celles-ci ne sont pas
des obstacles à Sa toute-puissance. Pas plus que
la mauvaise utilisation du libre arbitre dont Il les a pourvus.
Dieu n'a t-Il pas sauvé le monde, alors que le monde
ne croyait pas en Lui. Alors que Sa pauvre créature
Lui montrait le poing, Il lui a présenté Son
visage ? Ce salut offert dans la souffrance, malgré
l'incroyance des bourreaux, est la manifestation grandiose
de l'amour suprême de Dieu pour l'homme.
Peut-on entrevoir comment Dieu mettra Son salut à
la portée des hommes ? Peut-on entrevoir comment
Dieu ouvrira les portes de l'éternité aux
Européens de notre temps ?
La Prophétie
Dieu agira-t-Il seul ? Utilisera-t-Il à nouveau
les églises et les temples aujourd'hui désertés
? Utilisera-t-Il le message des Eglises traditionnelles
? Se servira-t-Il des nouvelles religions ? S'alliera-t-Il
à la Science ? Agira-t-Il en temps de paix ou en
temps de guerre ? Il est bien écrit que la Parole
de Dieu atteindra les coins les plus reculés de la
terre, et "Qu'il frappera la terre de Sa Parole . .
. Car la terre sera remplie de la connaissance de l'Eternel
comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent"
(Esaïe 11 : 4-9).
Le Christ a confirmé cette prophétie lorsqu'Il
déclara à Ses disciples "Allez, faites
de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom
du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur
à observer tout ce que je vous ai prescrit"
(Matthieu 28 : 19-20).
Compte tenu de la multiplicité des ethnies, des
métissages, des formes de gouvernements, des régimes
économiques, des valeurs culturelles, des expressions
du savoir humain, des moyens de communications, des climats,
des catastrophes naturelles, des révolutions, des
guerres, des combats idéologiques, des luttes de
chancelleries, des combats de rues, des cités et
des régions de non droit ; compte tenu des systèmes
religieux, des liturgies contredisant d'autres rituels,
des partis politiques, du mensonge, de l'intolérance,
de l'injustice, de Mammon ; compte tenu de la nature de
l'homme qui tue son semblable de sang-froid. Vu que Dieu
est Dieu et que l'homme n'est qu'homme, nous pouvons déclarer
d'après les Ecritures bibliques qu'une fin du monde
viendra et qu'un autre monde encore à venir sera
instauré sur cette terre (Matthieu 24 : 3, 30-31
; Actes 1 : 9-11 ; Hébreux 2 : 5 ; Apocalypse 11
: 15).
Comment instaurer sur terre une telle société
? Nous pouvons poser la question du comment, mais la réponse
ne peut venir que de Dieu, et que de Lui seul. Il est en
autorité. Sa parole nous donne les éléments
essentiels de Sa vision et de Sa méthode d'évangélisation.
Le Christ a bien précisé que l'Esprit-Saint
conduirait Son Eglise dans toute la vérité.
Dans toute la vérité, c'est-à-dire
aussi, dans toutes les idées nécessaires pour
l'accomplissement de la mission que Dieu a confiée
aux hommes (Jean 16 : 13), et que sans Lui nous ne pouvons
rien faire (Jean 15 : 5).
Le Dieu des cieux et de la terre règne, suprême
! Etant éternel, Il a tout Son temps. A Ses yeux,
un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour
(II Pierre 3 : 8). Il détient le plan du salut des
hommes (Psaumes 33 : 11 ; Actes 2 : 23 ; Romains 8 : 28
; Ephésiens 3 : 11). Ce dessein grandiose s'accomplira,
étape par étape, époque par époque,
selon le temps de Dieu et non selon celui des hommes. Dans
Sa sagesse, Dieu ne tarde pas. Il n'a pris aucun retard
dans l'exécution de Son dessein.
La promesse du Christ dans Son discours sur la fin des
temps est claire : "Cette bonne nouvelle du royaume
[l'Evangile du salut en Jésus-Christ] sera prêché
dans le monde entier, pour servir de témoignage à
toutes les nations. Alors viendra la fin" (Matthieu
24 : 13). Ainsi nous avons cet espoir certain que la Bonne
Nouvelle sera offerte à toutes les nations avant
le retour du Christ sur la terre.
Moyens d'Evangéliser
Les Eglises chrétiennes s'interrogent. Parfois angoissées,
elles questionnent les temps et les époques. Elles
ne savent plus trop ce qu'il faut faire pour porter la Bonne
Nouvelle et sauver les âmes. Elles prient, elles jeûnes,
elles scrutent la Bible, elles envoient des missionnaires.
Certaines vont mêmes jusqu'à se donner en spectacle.
Elles vont par monts et par vaux, à la recherche
des infidèles et des brebis perdues de la maison
d'Israël et de toutes les maisons du monde (Matthieu
10 : 6, 15 : 24 ; Jean 10 : 16).
On tente de se rassurer sur l'avenir de la foi en mettant
sa foi dans le nombre, dans les grands rassemblements, dans
les chiffres et les budgets. Nombre de chrétiens
vont d'une Eglise à l'autre, cherchant les meilleurs
pâturages ou le rôle de grands prophètes
devant l'Eternel. D'autres, après avoir mangé
et bu à plusieurs tables liturgiques décident
de faire eux-mêmes leur gastronomie. Une minorité
silencieuse reste tout simplement chez elle, se disant,
qu'après tout, il n'y a rien à faire, que
tout est fixé d'avance par la prophétie, que
Dieu y arrivera bien tout seul. Qu'après tout, c'est
Son plan de salut, c'est Lui qui décide ! Concluant,
soulagée, que l'homme en tentant de L'aider, ne ferait
que mettre des bâtons dans les roues divines du Grand
Seigneur, empêchant ainsi le carrosse d'avancer. Comme
si Dieu n'était pas le Maître absolu, capable
de choisir la route et la destination ; et de manier les
roues, et le carrosse, et les chevaux et les charretiers
!
L'homme, Outil d'Evangélisation
Certaines Eglises et certains chrétiens ne seraient-ils
pas en train de passer outre l'essentiel ? Plusieurs chrétiens
ne rechercheraient-ils pas une église qui porterait
l'image de leur propre visage ? Se pensant parfaits ne chercheraient-t-ils
pas (en vain) une Eglise parfaite ? Se posant en gendarmes
de la foi plus pure que pure. Convaincus d'être déjà
parfaits, certains oublieraient-ils de se parfaire eux-mêmes
(Matthieu 15 : 14 ; vous pensez voir, c'est pourquoi vous
ne pouvez pas voir) ? De même, certaines Eglises recherchant
des fidèles parfaits oublieraient-elles que l'exemple
de la perfection doit d'abord venir de ceux qui la prêche,
et que seul Dieu est parfait dans toutes Ses voies ?
Dieu S'est engagé à travailler main dans
la main avec l'homme. Son alliance s'est manifestée
d'une manière miraculeuse et grandiose par le biais
de Son incarnation. Afin de pouvoir mieux travailler avec
les hommes, Dieu s'est fait homme, et Il est venu habité
parmi eux. Les chrétiens sont le sel de la terre
(Matthieu 5 : 13). L'évangélisation se fait
au moyen des chrétiens qui conservent le sel de la
Parole. Ce sel constitue le premier moyen d'évangélisation.
Ce sel spirituel donne du goût à tout ce qu'il
pénètre ; c'est le bon goût de la vérité
en action. C'est le Verbe incarné, habitant dans
la chair individuelle des hommes par l'Esprit. Nul donc,
ne peut mettre une croix sur la croix et dire que la crucifixion
du Fils de Dieu et la foi en Lui n'est pas nécessaire
au salut.
Le chrétien est donc, après Dieu et avec
Lui, le premier outil d'évangélisation. En
persévérant dans la pratique des enseignements
du Christ, il est toujours conscient que Dieu peut utiliser
ses faits et gestes pour édifier un inconnu. Son
exemple, son attitude, ses bonnes oeuvres contribuent à
la gloire de Dieu (Matthieu 5 : 16). Il s'en remet au Christ
qui accomplit toutes choses en lui comme il est écrit,
" ... et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est
Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair,
je vis dans la foi au Fils de Dieu" (Galates 2 : 20).
Cette prédication de l'Evangile au moyen de la Parole
de Dieu, ne peut se faire que par la foi en Christ, et par
la puissance de Son Saint-Esprit. C'est ce Christ-Jésus
qui a déclaré que, sans Lui, nul ne peut rien
faire (Jean 15 : 5). C'est ce même Jésus qui
affirme demeurer avec Ses disciples tous les jours, jusqu'à
la toute fin de leur mission sur la terre. C'est ce Christ
qui est la tête de l'Eglise, et qui accepte dans Son
bercail les brebis que le Père attire à Lui
(Colossiens 1 : 18 ; Jean 6 : 44).
La décision des hommes libres
Nous connaissons l'anecdote de l'enfant qui tient un oiseau
vivant dans ses mains, derrière son dos, et qui va
voir le sage afin de l'éprouver. L'enfant se dit
je lui demanderai si l'oiseau que je tiens est mort ou vivant.
Si le sage répond qu'il est mort, je lui montrerai
l'oiseau vivant pour le confondre. S'il répond que
l'oiseau est vivant, j'étoufferai l'oiseau de mes
mains et lui présenterai l'oiseau mort. Nous connaissons
la réponse à la première question de
l'enfant : le sage répondit "Mon enfant, la
réponse est entre tes mains".
Face à Dieu et à l'Evangélisation,
la réponse est entre les mains de chaque habitant
de la terre qui entend cette Bonne Nouvelle. Tous deviendront-ils
disciples du Christ ? Tous renonceront-ils à leurs
faux dieux ? Tous seront-ils transformés en êtres
immortels ? Malheureusement, même si Dieu veut ardemment
que tous les hommes soient sauvés (I Timothée
2 : 4), ce même Dieu prophétise aussi que certains
connaîtront la damnation lors de la venue du Fils
de l'homme dans la gloire et qu'Il portera un jugement éternel
sur toutes les nations de la terre assemblées devant
Lui (Matthieu 25 : 31- 46 ; Apocalypse 21 : 8).
La crédibilité des Ecritures n'est pas
acquise.
Dans ce monde post-moderne, un grand nombre de femmes,
d'hommes, et d'adolescents ne voit aucunement la nécessité,
encore moins l'urgence, de découvrir le Christ, ce
Dieu fait Homme. Dans certains milieux religieux l'athéisme
règne sournoisement ; en d'autres lieux, la foi en
Dieu cohabite avec l'ignorance et l'aveuglement, tant et
si bien, que dans nombre de communautés dites chrétienne,
la religiosité a remplacé la sainteté.
On parle des saints comme autant de vieilles reliques poussiéreuses.
Dieu, le Christ, les prophètes, les apôtres,
sont-ils des mythes ? La Bible est-elle un livre comparable
à l'Iliade ? Jésus-Christ est-Il comparable
à Homère ? Il est urgent de séparer
l'ivraie du bon grain ! Pour bien comprendre, définissons
d'abord les termes. Voyons le sens des mots. N'inventons
pas un nouveau vocabulaire pour faire dire aux vrais dictionnaires
ce qu'ils ne disent pas. Les définitions qui suivent
sont tirées du Petit Larousse illustré 1984.
MYTHE : du mot grec muthos signifiant légende. Récit
populaire ou littéraire mettant en scène des
êtres surhumains et des actions imaginaires, dans
lesquels sont transposés des événements
historiques, réels ou souhaités, ou dans lesquels
se projettent certains complexes individuels ou certaines
structures sous-jacentes des rapports familiaux ou sociaux.
// Construction de l'esprit qui ne repose pas sur un fond
de réalité.
FABLE : petit récit, le plus souvent en vers, d'où
l'on tire une moralité. // Récit mensonger,
imaginaire. // Sujet de la risée publique.
Ces définitions s'appliquent-elles à Dieu,
au Christ, aux prophètes et aux apôtres, à
la Bible ? Si le mot "fable" signifie être
le sujet de la risée publique, il est certain que
Dieu, le Christ, les prophètes et les apôtres
sont, pour beaucoup, une fable collective, depuis des millénaires.
Si le mot "mythe" signifie un récit populaire
mettant en scène des êtres surhumains, la Bible
est, dans ce sens, un mythe, car elle parle d'êtres
spirituels divins ou angéliques. En revanche, ces
êtres suprahumains ne sont pas des inventions de l'esprit
humain, mais des réalités appartenant réellement
au monde spirituel. La Bible est aussi un récit populaire
; le récit le plus populaire au monde, puisqu'éditée
et vendue par centaines de millions depuis l'impression
du premier exemplaire, publié par Gutenberg et Fust
en 1450. Mais elle n'est pas pour autant un récit
de fables et de légendes.
Il est intéressant de noter que dans les écrits
de Paul ce dernier met les chrétiens en garde contre
les fables. L'apôtre savait trop bien que les hommes
sont naturellement portés à croire le faux,
le fabuleux, l'imaginaire, le calomnieux, et qu'ils préfèrent
souvent rejeter les faits plutôt que d'accepter le
vrai. Dans sa correspondance à Timothée, Paul
nous exhorte à ne pas nous attacher à des
fables [gr. muthos] (I Timothée 1 : 3). Il réitère
cet appel à la prudence dans sa seconde lettre à
son ami : "Car il viendra un temps où les hommes
ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison
d'entendre des choses agréables, ils se donneront
une foule de docteurs selon leurs propres désirs,
détourneront l'oreille de la vérité,
et se tourneront vers les fables [gr. muthos]" (II
Timothée 4 : 3-4). Ces déclarations de Paul
démontrent que celui-ci fait une distinction claire
entre les mythes existant déjà en son temps
et les mythes qui existeront dans les derniers jours. Mais
la Bible n'en fait pas partie.
La mort et la résurrection du Christ constituent
des faits historiques que l'incrédulité et
le mensonge ne sauraient anéantir. On peut soudoyer
des hommes, mais on ne peut acheter l'Esprit qui atteste
que ces événements ont bel et bien eu lieu
(Actes 8 : 18). Il faut cependant reconnaître que
la foi chez l'homme moderne est maintes fois intimement
liée à la confirmation historique des écrits
de la Bible. Pour cette raison, l'autorité des faits
historiques est, pour plusieurs, une sorte de démarche
préalable, à l'assentiment qu'ils donneront
aux Ecritures.
L'Archéologie corrobore la Bible
Les multiples preuves apportées par l'archéologie
démontrent la véracité du texte de
l'Ancien Testament. Il suffit de lire tout ce qui s'est
publié sur le sujet pour s'en convaincre. Des fouilles
importantes continuent d'extraire des sables du Moyen-Orient
les preuves que la Bible dit vrai. L'histoire documentée
du peuple d'Israël constitue une preuve bien vivante.
Les écrits du Nouveau Testament sont authentiques.
L'existence de l'Eglise en est une autre preuve vivante.
Les historiens et les sociologues qui acceptent l'existence
d'Hérode, de Pilate, de Caïphe, de Claude, de
Domitien, de Néron, devraient, du même coup,
accepter l'existence historique du Christ, de Pierre, de
Paul, de Jean, tel que rapporté par les auteurs bibliques
et la tradition orale, puisque ces chefs politiques romains
affectèrent par leurs décisions la vie même
du Christ, de Ses apôtres et des chrétiens.
La preuve historique de ce Dieu venu des cieux existe,
mais elle n'est pas reçue comme une preuve authentique
parce qu'elle a trait à Dieu, et au domaine spirituel.
Or la science historique se méfie des mélanges
entre le divin et l'humain, entre le spirituel et le physique.
Pourtant des scientifiques ont prouvé hors de tout
doute que les faits racontés dans la Bible sont véritablement
authentiques.
Citons le docteur Frédérik Bruce, historien
et exégète écossais qui croit que la
preuve historique des récits bibliques est utile,
même si la valeur intrinsèque du christianisme
réside dans la foi, la grâce et les enseignements
du Christ, son fondateur. Voici ce qu'il dit : "En
fait, les preuves de l'authenticité des écrits
du Nouveau Testament sont nettement plus solides que celles
de nombreux textes classiques que personne n'a jamais songé
à mettre en doute, et, si le Nouveau Testament n'était
qu'une collection de textes profanes, son authenticité
serait généralement considérée
comme inattaquable." (Frederick Fyvie Bruce, Les documents
du Nouveau Testament : peut-on s'y fier ?, Inter-Varsity
Press, Londres 1977)
Un témoignage plus ancien nous est donné
par l'historien juif Flavius Josèphe (37-100 après
J.-C.). Dans son ouvrage Les Antiquités judaïques,
La Guerre des Juifs (93 après Jésus-Christ),
il relate de longs épisodes de la vie de plusieurs
figures historiques telles, Hérode, Pilate, Caïphe,
Félix, Festus, Jésus, Jean le Baptiste, Jacques,
frère du Christ. Il s'avère que ces figures
sont aussi des figures bibliques. Le théologien Origène
(183-252 A.D.) et l'évêque Eusèbe (265-340
A.D.) ont eux-mêmes cité l'historien juif dont
les dires, pour l'essentiel, corroborent ceux de l'évangile
de Luc.
Il est prouvé historiquement que Dieu, en s'incarnant,
est entré dans le temps, l'espace et l'histoire des
hommes il y a environ 2 000 ans, sous le règne de
Tibère, empereur romain de l'an 14 à l'an
37 après J.-C. Si les hommes acceptent l'existence
de Tibère, pourquoi donc n'accepteraient-ils pas
l'existence du Christ ?
Dans le livre XXIII, chapitre 3, des Antiquités
judaïques, Flavius Josèphe parle du Christ.
C'est ce que les historiens appellent le "Testimonium
Flavianum" ; que Ponce Pilate, procureur romain en
Galilée, a bel et bien exercé ses fonctions
administratives au temps de Jésus, et qu'il intervint
dans la phase finale du procès de Jésus-Christ,
en cédant, contre la prémonition de sa femme,
à la vindicte politico-religieuse juive ; que l'apôtre
Jean a bien été exilé sur l'île
de Patmos, dans la mer Egée, non loin des côtes
de la Turquie moderne. Son livre La Révélation
(Apocalypse) de Jésus-Christ fut écrit du
temps de la dynastie des empereurs Flaviens (Vespasien,
Titus, Domitien) qui règnèrent de 69 à
96 après Jésus-Christ).
Homme de la terreur, Domitien s'opposa aux chrétiens
et fit exiler l'apôtre Jean à Patmos. Assassiné
grâce à la complicité de sa femme, Domitien
fut remplacé à la tête de l'Empire par
Nerva, premier de la dynastie des Antonins. Nerva était
favorable au christianisme et ordonna aussitôt qu'on
mette fin à l'exil de l'apôtre qui put rentrer
à Ephèse pour y mourir en paix vers l'an 99
A.D., selon la tradition.
L'Apocalypse : Evangile d'Encouragement
Que dit essentiellement le Messager de l'Apocalypse, qui
n'est autre que le Christ (Apocalypse 1 : 1) ? "Apocalypse"
est un mot grec qui signifie "révélation".
En résumé, Jésus nous réaffirme
:
- qu'Il est totalement en charge de la terre et de ses habitants
;
- que Son Eglise doit tenir bon jusqu'à la fin ;
- qu'Il lui annonce d'avance qu'Il sera personnellement
à ses côtés jusqu'à la fin ;
- que justice sera faite ;
- que Son plan de salut s'accomplira tel que prévu
à l'origine ; - que le film a une heureuse fin ;
- que l'Evangile sera prêché.
Conclusion
La vision de l'apôtre Paul demeure d'actualité
: "J'estime que les souffrances du temps présent
ne sauraient être comparées à la gloire
à venir qui sera révélée pour
nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent
désir la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise à
la vanité, non de son gré, mais à cause
de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance qu'elle
aussi sera affranchie de la servitude de la corruption,
pour avoir part à la liberté de la gloire
des enfants de Dieu" (Romains 8 : 18-22).
Dieu gardera le silence encore un temps, des temps peut-être,
avant que ne soit proclamé l'Evangile éternel
dont il est fait mention dans le livre de l'Apocalypse :
"Je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel
; il avait un Evangile éternel, pour l'annoncer aux
habitants de la terre, à toute nation, à toute
tribu, à toute langue, et à tout peuple"
(Apocalypse 14 : 6-7). Soyons-en sûrs. Cet Evangile
du Royaume sera prêché. Ensuite viendra la
fin de cette société idolâtre. Dieu,
l'unique Dieu, établira Son trône de gloire
sur la terre, et l'avènement du monde à venir
sera enfin parachevé. Reviens Seigneur (Apocalypse
22 : 17) !