Dans le débat sur les mythes fondateurs de notre
société, nous entendons des experts de la
science (historiens, cosmologistes, biologistes, physiciens,
ou théologiens même) parler du judaïsme
et du christianisme, comme si ces deux systèmes religieux
appartenaient à la mythologie ; à la mythologie
au sens propre du terme. C'est à dire, une sorte
de recueil de contes fabuleux pour enfants. Est-ce bien
le cas ? Dans ce numéro-ci et dans le prochain, nous
présentons le système religieux judéo-chrétien
face aux mythes.
Si nous parlons des mythes fondateurs de la civilisation
européenne, de quoi parlons nous au juste ? Généralement,
s'agit-il des croyances qui furent à l'origine de
nos sociétés, ou des mythes que nous ont légués
les anciennes civilisations ? Une croyance n'est pas toujours
un mythe. Un mythe, pas toujours une croyance. Qu'est ce
qu'un mythe ? Qu 'est-ce qu'une croyance ? Il faut faire
une distinction .
La Grèce antique et l'ancienne Rome qui possédaient,
chacune, une mythologie fort élaborée, nous
ont légué plusieurs valeurs (la démocratie,
l'organisation de la Cité, etc.), mais certainement
pas la foi dans les faux dieux grecs et romains. Ces valeurs
démocratiques que nous ont transmis les mondes hellénique
et romain ne sont pas des mythes, et nous n'avons jamais
adopté leurs mythes (mythologies) en tant que valeurs
cultuelles.
En revanche, la foi dans la bible constitue le fondement
(I Corinthiens 3 :10) d'une valeur sûre pour des millions
d'Européens. Les Juifs n'ont jamais considéré
que l'ancien testament, et la torah en particulier n'étaient
que des mythes au sens propre du terme. Les chrétiens
n'ont jamais cru que les écrits du nouveau testament
n'étaient que des mythes au sens propre du terme.
Ils ont de bonnes raisons d'y croire. C'est pourquoi, le
judaïsme et le christianisme sont au nombre des grandes
valeurs fondatrices de notre civilisation occidentale.
A l'inverse, beaucoup d'experts dans plusieurs domaines
fabriquent des mythes. Certains sollicitent notre foi et
l'adhésion de notre conscience à d' hypothétiques
raisonnements. Hypothèses, spéculations, théories
ne sont parfois que le fruit d'une imagination trop encline
à croire le possiblement vrai, plutôt que de
croire dans le réellement Vrai, Dieu, Celui qui nous
transmet Sa vérité par les Saintes Ecritures.
Dieu et Jésus-Christ ne sont pas des mythes. Qu'on
le dise haut et fort !
Ainsi, nous pourrions conclure d'une part, que les mythes
n'ont jamais été fondateurs de ce que nous
croyons aujourd'hui, et d'autre part, que les valeurs fondatrices
du judaïsme et du christianisme n'ont jamais été
des mythes.