Au début de l'ère chrétienne, les
chrétiens se saluaient en disant " le Christ
est ressuscité ! " Et la réponse
était " Il l'est vraiment ! "
Cette salutation, ainsi que cette réponse joyeuse
et triomphante, étaient entendues dans les rues bondées
de Corinthe. Ces mots résonnaient le long de la voie
arcadienne qui reliait le théâtre au port d'
Ephèse. On pouvait entendre ces mots dans la foule
réunie sur la montagne du Temple à Jérusalem,
sur les routes des caravaniers, dans les ports, à
la croisée des chemins, dans le désert et
parmi les serviteurs de la maison de César. Toujours
et partout ces mots :
" Le Christ est ressuscité
!"
" Il l'est vraiment ! "
Le Royaume des morts
L'annonce de la résurrection est de loin la plus
surprenante nouvelle à s'être répandue
sur la terre. Aucun événement cité
dans les évangiles n'a atteint une telle renommée.
C'est la raison pour laquelle cette salutation et cette
réponse sont devenues des signes de reconnaissance
au sein de la communauté chrétienne ; c'est
aussi pourquoi ces paroles faisaient chanter les hommes
et les femmes dans leur dur labeur. Cela donnait aussi un
sens à leur vie, jour après jour, et ouvrait
de nouveaux horizons à ceux qui s'effondraient sous
le fardeau d'une vie difficile.
Ces paroles donnaient du courage à ceux qui souffraient
et, dans les premiers siècles de l'ère chrétienne,
beaucoup étaient persécutés pour leur
foi. Ces simples paroles soutenaient les martyrs dans leurs
épreuves et donnaient un sens spirituel face aux
mystères que recèlent la vie et l'amour.
Les êtres humains ont toujours espéré
que, peut-être, la vie l'emporterait sur la mort et
que l'amour survivrait. C'était un espoir trop beau
pour être vrai. Les rois égyptiens, en construisant
leurs pyramides et en plaçant des objets familiers
dans leurs tombes, espéraient que la vie présente
ait une suite. Les Indiens d'Amérique parlaient d'un
pays de chasse miraculeuse ; ils exprimaient ainsi une espérance
universelle. Les gens ont depuis toujours espéré
que cette vie, si courte et si pathétique fût-elle,
devait avoir forcément plus de sens.
La mort semblait si irrémédiable, l'espoir
de résister à son attaque était si
faible, que lorsque la bonne nouvelle de la résurrection
se répandit, l'humanité eut toutes les peines
du monde à y croire. Des arguments, pour la plupart
non fondés, ont toujours cours aujourd'hui.
Fausses rumeurs
The Passover Plot (Le complot de la Pâque),
livre populaire il y a quelques années et écrit
par Hugh Schonfeld, parle des connaissances pharmaceutiques
et des méthodes de mise en bière pratiquées
en Palestine au Premier siècle de notre ère.
L'auteur tente d'expliquer la résurrection. D'après
sa théorie, Jésus aurait truqué son
exécution, mais les événements se seraient
terminés en catastrophe. Néanmoins, le livre
n'explique en rien comment une tentative ratée de
ce genre avait pu faire un disciple d'un homme érudit
et objectif comme Paul. De toute façon, il aurait
certainement entendu parler par les habitants de Jérusalem,
de ce qui s'était passé.
Cette tentative d'explication de Schonfeld est tout simplement
une autre version de la théorie dépassée
qui soutient que les disciples auraient subtilisé
le corps de Jésus. Cette opinion énonce que
pour corroborer les prétentions messianiques de Jésus,
ses amis auraient subtilisé Son corps et L'auraient
enterré de nouveau, perpétrant ainsi une supercherie
à la face de toutes les autorités et de l'histoire
même.
La faiblesse de cette théorie, c'est qu'il aurait
fallu à ces hommes beaucoup de courage et de hardiesse
alors qu'ils avaient eu trop peur pour être présents
au jugement de Jésus. Ils étaient même
absents au Calvaire, par peur et en raison de la grande
douleur qu'ils éprouvaient. Si les disciples avaient
volé le corps de Jésus, nous devons alors
nous demander pourquoi des hommes craintifs seraient soudainement
devenus si courageux. S'ils avaient agi sous l'effet d'une
drogue, alors, toutes les armées devraient la posséder.
Pourrions-nous croire que ces disciples conspirateurs auraient
été prêts à mourir pour attester
d'un fait qui aurait été faux à leurs
yeux ?
Le dimanche matin
Nous ne saurons jamais, durant notre vie ici-bas, ce qui
s'est exactement passé ce matin-là. Les détails
diffèrent selon les récits, mais tous s'accordent
pour dire que quelque chose d'extraordinaire est arrivé
en ce dimanche matin. Par exemple, Matthieu relate : "
un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre
et s'assit dessus ". Luc dit que deux hommes vêtus
d'habits brillants étaient debout près de
la tombe vide. Etait-ce un ou deux ? Les récits de
Matthieu et de Luc divergent, mais les deux s'accordent
pour dire que quelque chose de prodigieux s'est produit.
Voilà le fait majeur !
Marc affirme qu'il y avait une forme céleste dans
le tombeau quand les deux Marie arrivèrent ; selon
lui, ce visiteur était un ange. Celui-ci leur parla
en disant : " Vous cherchez Jésus de Nazareth
qui a été crucifié ; Il est ressuscité,
Il n'est point ici " ; Jean, parlant du même
sujet, dit qu'il y avait deux anges et que l'un d'eux demanda
: " Femme, pourquoi pleures-tu ? "
Les récits ne sont pas similaires mais, ils ne réfutent
en rien ce qui s'est passé d'essentiel. La commission
Warren et l'Avocat Général sont en désaccord
sur les détails, cependant, nul ne nie le fait que
John F. Kennedy soit bien mort à Dallas.
Ceux qui annoncent la résurrection du Seigneur
La résurrection n'est pas un addendum ou un post-scriptum
; c'est le cœur de l'Evangile. Quelque chose est arrivé,
qui a transformé des hommes craintifs en hommes courageux.
Ils fuyaient le danger vendredi et quelques jours après
y faisaient face avec la parole de vie, se riant de situations
qui hier les affligeaient. La veille, ils étaient
cachés, paralysés de terreur, derrière
des portes fermées à double tour ; le jour
suivant, ils parcouraient les routes en annonçant
que le Seigneur était ressuscité. Comme Moïse
marchant entre les murs d'eau de la mer Rouge, le Christ
est venu en ce dimanche matin, émergeant des eaux
de la mort, entraînant dans Son sillage tous ceux
qu'Il a sauvés. Alors que le jour se lève,
Il pose un pied sur la puissance anéantie de la mort,
et l'autre pied sur la tombe ouverte et vide. Il brandit
ensuite les clefs de la puissance au-dessus de Sa tête,
et crie jusqu'au moment où le ciel chante de joie,
la musique des cieux. Il a vaincu, dominé et anéanti
la mort. Il crie en disant : " Je suis le premier et
le dernier, et le vivant. J'étais mort, et voici
je suis vivant aux siècles des siècles. Je
tiens les clefs de la mort et du séjour des morts
" (Apocalypse 1 : 18).
Jésus, le Parfait parmi les fils des hommes a été
enterré dans un tombeau. Le dimanche matin, les anges
ont dit : " Il n'est point ici ". Parce que Christ
est ressuscité.

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LA
NAISSANCE D'UNE CONTRE-VERITE
Après la mort du Christ, certains
hommes ont voulu faire croire que Sa mort fut astucieusement
orchestrée, et présentée comme
une fausse mort. Sa résurrection, telle qu'annoncée
d'avance, fut, à son tour, présentée
comme une seconde supercherie, une fable, un récit
imaginaire inventé par les chrétiens,
un mythe, une imposture, une sorte de fausse résurrection.
L'évangéliste Matthieu rapporte qu'après
la mise au tombeau, le corps du Christ devait être
gardé parce que des responsables religieux
refusèrent de croire en Sa miraculeuse résurrection
: "Le lendemain [de la crucifixion], qui était
le jour de la préparation, les principaux sacrificateurs
et les pharisiens allèrent ensemble auprès
de Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons
que cet imposteur a dit, quand il vivait encore :
Après trois jours je ressusciterai. Ordonne
donc que le sépulcre soit gardé jusqu'au
troisième jour, afin que ses disciples ne viennent
pas dérober le corps, et dire au peuple : Il
est ressuscité des morts. Cette dernière
imposture serait pire que la première"
(Matthieu 27 : 62-65).
Le mensonge ne s'arrête pas
là. Matthieu poursuit ainsi le récit
: "Pendant qu'elles [Marie de Magdala et l'autre
Marie] étaient en chemin, quelques hommes de
la garde entrèrent dans la ville, et annoncèrent
aux principaux sacrificateurs tout ce qui était
arrivé. Ceux-ci, après s'être
assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil,
donnèrent aux soldats une forte somme d'argent,
en disant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit
le dérober, pendant que nous dormions. Si le
gouverneur l'apprend, nous l'apaiserons, et nous vous
tirerons de peine. Les soldats prirent l'argent, et
suivirent les instructions qui leur furent données.
Et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs,
jusqu'à ce jour " (Matthieu 28 : 11-15).
Ainsi, il en est dit suffisamment par les autorités
religieuses du temps, pour qu'un mythe prenne naissance
à partir du mensonge et de la corruption de
fonctionnaires. Quelques jours auparavant ces mêmes
chefs n'avaient-ils pas offert trente pièces
d'argent à Judas Iscariot pour qu'il vende
son propre Sauveur ?
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