En gravissant la colline de l'Acropole, tout visiteur a
le sentiment de remonter l'échelle du temps. Il peut
contempler Athènes du sommet de la colline, et se
laisser imprégner du poids de la civilisation grecque,
et de sa mythologie légendaire. Il prend la mesure
du changement, et comprend, qu'en des temps anciens, le
face à face eut lieu, entre Dieu et les faux dieux.
Il y a moins de 2 000 ans, christianisme et paganisme se
rencontrèrent, les superstitions païennes furent
inexorablement anéanties par la lumière de
l'Evangile. Les dieux grecs n'ont pas su résister
au temps, et Périclès, le grand bâtisseur,
a lamentablement labouré la mer. Car, que reste-t-il
de toute cette grandeur ? Qu'un site archéologique
pour touristes ! Qu'une page d'histoire habilement sculptée
dans le marbre froid des idoles délaissées
!
Le touriste chrétien, en posant le pied sur la dalle
rocailleuse de l'aréopage, ne peut s'empêcher
de penser à l'apôtre Paul, et partager la victoire
de Dieu. Les dieux de l'Olympe, de Delphe et de Corinthe
ne pouvaient pas résister à la toute-puissance
du Dieu Suprême. " Je suis le seul Dieu. Hors
moi, il n'y a pas de Dieu " dit-il par la bouche du
prophète Esaïe (Esaïe 44 : 6).
Mythologie : le partage des faits
Le monde se partage en deux grandes catégories d'individus
; ceux qui ne croient pas en Dieu ou aux dieux, et ceux
qui y croient. Dans cette dernière catégorie,
on trouve deux autres groupes ; ceux qui croient dans le
Dieu de la Bible, et les autres qui croient dans les faux
dieux. Puis il reste une catégorie de personnes qui
adhère au panthéisme en croyant que Dieu est
presque l'univers et que l'univers est presque Dieu ; l'un
ne pouvant pas exister sans l'autre. Ainsi, la moindre partie
de l'univers est également une partie de Dieu.
Or le Dieu de la Bible et du Coran déclare que les
faux dieux n'existent pas. Donc pour les chrétiens
et les Juifs, l'affaire est classée. Il n'y a qu'un
seul et unique Dieu. Par là nous comprenons que les
faux dieux n'existent qu'au sens symbolique ; qu'ils sont
de simples créatures imaginaires d'une démarche
intellectuelle faussée.
L'apôtre Paul déclare : " Nous savons
qu'il n'y a pas d'idole dans le monde, et qu'il n'y a qu'un
seul Dieu. Car s'il est des êtres qui sont appelés
dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe
réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs,
néanmoins, pour nous, il n'y a qu'un seul Dieu, le
Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous
sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui
sont toutes choses et par qui nous sommes. Mais cette connaissance
n'est pas chez tous " (I Corinthiens 8 : 4-7).
Dans sa lettre aux Romains, Paul déclare qu'il est
insensé de confondre ou de remplacer le Créateur
par Ses créatures, et de leur rendre un culte d'adoration
(Romains 1 : 18-23).
Depuis toujours, les sociétés humaines ont
fourni la preuve que l'homme est un être religieux,
et qu'une part de surnaturel habite en lui. L'homme a besoin
de croire en une force qui le dépasse, et qui le
transcende. Il a soif d'éternité, de cette
éternité qu'il aspire à connaître,
sans être lui-même éternel (L'Ecclésiaste
3 : 11). Ainsi, au temps du Christ, la Grèce antique
rendait un culte à d'innombrables dieux ayant, chacun,
des pouvoirs surhumains, tout en possédant des attributs
typiquement humains.
De tout temps, et en tout lieu, l'homme s'est créé
une pléthore de dieux. Est-ce bien toujours le cas
aujourd'hui ? Comme notre monde occidental a puisé
une bonne part de sa culture aux sources de l'antiquité
grecque et romaine, les dieux grecs et romains nous sont
plus familiers que les dieux des autres grandes civilisations
africaine, asiatique, orientale, océanienne ou américaine.
Parce que nous avons refusé les cultes idolâtres
de la Grèce et de la Rome antiques, nous pourrions
être portés à croire que le monde actuel,
devenu très moderne, est parvenu à se libérer
de toute mythologie. Pourtant, loin s'en faut ! Avec ses
milliards d'habitants, la planète compte plus d'idolâtres
que d'adorateurs du vrai Dieu.
Le dieu de ce monde
Le vrai Dieu a communiqué avec les hommes. Il leur
a parlé. Adam et Eve avant la Chute, Abraham, Moïse,
les prophètes et les apôtres étaient
les amis de Dieu (Exode 33 : 11 ; Luc 5 : 34 ; Jean 15 :
14-15). Les faux dieux n'ont jamais fait pareille démarche
auprès des hommes, ni entretenu de relations amicales
avec eux. Leur silence est d'une éloquence mortifiante
! Ce sont les hommes qui, après avoir créé
leurs dieux, ont décidé de monologuer avec
eux. Par Sa Parole, la Bible, Dieu nous apprend que parmi
tous les dieux de la terre, il en existe un qui n'est pas
fait de mains d'homme. Ce dieu est un être spirituel,
invisible, puissant et rusé. Ce dieu s'oppose au
vrai Dieu et aime se prendre pour Dieu lui-même. N'ayant
pu conquérir le trône de l'Eternel, ni usurper
Son autorité, il s'affaire à imiter Dieu.
Son nom est Lucifer, devenu Satan, le Diable. C'est le Prince
de la puissance des ténèbres. Il est le premier
faux dieu de l'univers. Contrairement aux faux dieux que
les hommes se sont inventés, cet archange devenu
maléfique est bien réel ; il agit, il séduit
les humains. Il influence le cours de l'Histoire.
Satan a été présent dans la vie du
premier homme et de la première femme, Adam et Eve
(Genèse 3) ; il a même demandé au Christ
de se prosterner et de l'adorer ; en échange il Lui
a offert tous les royaumes de la terre (Matthieu 4 : 1-13).
Ce dieu a été, et sera présent dans
la vie des hommes, jusqu'à ce que la plénitude
du Royaume de Dieu soit établie sur la terre (Apocalypse
12 ; 20 : 1-10).
Dieu fait une distinction entre les Siens et le reste des
hommes. Dans la première épître de Jean,
nous lisons une révélation surprenante : "
Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier
est sous la puissance du malin " (I Jean 5 : 19). Paul
dans son message aux Corinthiens parle " du dieu de
ce siècle " (II Corinthiens 4 : 4). Ailleurs,
l'apôtre parle de Satan et de ses fidèles qui
se déguisent en anges de lumière pour proposer
une contrefaçon de Dieu et de Sa Vérité
aux habitants de ce siècle (II Corinthiens 11 : 13-15).
Dans sa lettre aux Ephésiens, chapitre deux, verset
deux, Paul dépeint Satan, le Diable, comme "
le prince de la puissance de l'air, l'esprit qui agit maintenant
dans les fils de la rébellion ".
Qui sont ces fils de la rébellion ? Existe-t-il
aujourd'hui une définition du mot " païen
" qui puisse traduire une réalité moderne,
réalité moderne qui corresponde aux caractéristiques
liées à l'ancienne définition ? En
un mot, quel est le pendant moderne du mot biblique "
païen " ? Comment se comporte-t-il aujourd'hui,
s'il existe ? Vit-il comme vivait le païen aux temps
de Paul qui fut envoyé pour prêcher l'Evangile
aux Gentils (Actes 18 : 6 ; Galates 1 : 16 ; I Timothée
2 : 7) ?
Faut-il faire semblant de croire que le paganisme n'existe
pas pour ne pas offenser ceux qui le pratiquent, ou pour
se " positionner " pour mieux les évangéliser
? Faut-il être " églisement " correct
? Faut-il dire, avec la foule, " toutes les religions
se valent. Tous les dieux se valent. Ce qui compte c'est
d'être religieux " ?
Quelle est la définition que Dieu, dans Sa parole,
donne du comportement païen ?
Païens anciens et Païens modernes
Qu'est-ce, au juste, qu'un païen aux yeux de Dieu
? Quelques passages bibliques nous éclairent sur
la question :
Dans Matthieu 6 : 31-34, le Christ explique comment le
païen, à l'opposé du chrétien,
organise les priorités dans sa vie. Jésus
parle du boire, du manger, du vêtement, et Il ajoute
" Car ces choses, ce sont les païens qui les recherchent.
. . Cherchez [vous, les chrétiens] premièrement
le Royaume et la justice de Dieu ".
Le Christ a prophétisé en présence
des douze qu'Il devait être livré aux païens.
Il a été, en effet, livré aux autorités
romaines (Luc 18 : 32). Nous voyons donc, qu'au temps du
Christ, les Romains étaient des païens.
L'apôtre Paul écrit également que le
Christ est folie pour les païens (I Corinthiens 1 :
23).
Dans I Thessaloniciens 4 : 5, Paul compare le comportement
du chrétien avec celui du païen, en ces termes
" Vous savez, en effet, quels préceptes nous
vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus.
Ce que Dieu veut c'est votre sanctification ; c'est que
vous vous absteniez de la débauche ; c'est que chacun
de vous sache posséder son corps dans la sainteté
et l'honnêteté, sans vous livrer à une
convoitise passionnée, comme font les païens
qui ne connaissent pas Dieu ; c'est que personne n'use envers
son frère de fraude et de cupidité dans les
affaires. . . Celui donc qui rejette ces préceptes
ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné
Son Saint-Esprit ". Ailleurs, dans le livre des Actes
des Apôtres, Dieu, par la bouche de l'apôtre
Jacques, donne quelques directives destinées aux
païens. Que sont-elles ? " C'est pourquoi je suis
d'avis qu'on ne crée pas de difficultés à
ceux des païens qui se convertissent à Dieu,
mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures
des idoles, de la débauche, des animaux étouffés
et du sang " (Actes 15 : 19-20).
Ainsi, par ces passages bibliques, nous voyons que, outre
le fait de n'être pas Juif, un païen est quelqu'un
: a) qui ne connaît pas le vrai Dieu, b) qui a des
idoles, c) qui pratique la débauche, d) qui cherche
d'abord les choses matérielles, e) qui mange les
viandes d'animaux étouffés, f) qui pratique
la fraude en affaires et g) qui est cupide. Cette définition
biblique " selon la lettre " n'est pas exhaustive,
car, selon l'Esprit, et au sens le plus large, un païen
est celui qui ne connaît pas les voies, ni les pensées
de Dieu.
En l'an 2 000, sur notre terre, existent-ils des habitants
à qui cette définition biblique s'appliquerait,
et qui pourraient recevoir l'Evangile comme une connaissance
pouvant les libérer de leur superstitieuses mythologies
? Reste-t-il des nations vers lesquelles Christ nous envoie
?
Qu'adviendrait-il des peuples qui cesseraient de pratiquer
le shintoïsme ? Que deviendraient le dieu Izagani et
son épouse Izanami qui, de leur union, ont engendré
les îles de l'archipel nippon ? Que deviendraient
les trois enfants d'Izagani, la déesse du Soleil
Amaterasu, le dieu de l'Orage Susanowo et le dieu de la
Lune Tsuki-yomi ?
Si la Parole de Dieu pénétrait au plus profond
de la mythologie hindoue, et si le vrai Dieu remplaçait,
et Brahma (le créateur), et Shiva (le destructeur)
et Vishnu (le protecteur), la vie en Inde ne serait-elle
pas sens dessus dessous ? Que faire alors des quelques 3
306 dieux hindous ? Le brahman " suprême ",
lui-même éliminé, que resterait-il du
panthéisme hindou ?
Que penser un instant d'une Chine qui accepterait la Parole
de Dieu et renoncerait à la parole du petit livre
rouge ? Des experts ont dit que la Chine dormait. "
Quand la Chine s'éveillera " est le titre d'un
ouvrage interrogeant l'avenir, mais qui n'aborde pas le
futur réveil chinois, sous l'angle d'une conversion
au christianisme. Le Yin féminin et le Yang masculin,
issus de l'oeuf cosmique d'où surgit Pan Gu le démiurge,
constituent encore une des fibre bien vivante du bouddhisme
chinois autour duquel s'entremêlent confucianisme
et taoïsme. Qu'arriverait-il à la Chine, si
ces fausses croyances disparaissaient totalement devant
la lumière de l'Evangile ?
L'Océanie est aussi une terre d'évangélisation
puisqu'elle abrite une foule de faux dieux. Que dire de
l'Afrique profonde et des Amériques ? En plusieurs
lieux de la planète, le culte des ancêtres
y est encore pratiqué. Les tricksters (esprits malins
et rusés) font encore peur. L'animisme demeure vivant
dans les forêts les plus reculées comme dans
les villes de béton et de verre les plus sophistiquées.
Nous constatons, malheureusement, que ceux qui, comme Socrate
(philosophe grec, 470-399 av. J.-C.), voudraient aujourd'hui
mettre en doute la réalité et l'immortalité
des dieux en critiquant le fondement des grandes mythologies
contemporaines, seraient, dans certains pays, contraints,
à leur tour, de boire la ciguë. Les Champs Elysées
de nos Cronos modernes (Cronos : faux dieu grec régnant
sur le séjour paradisiaque appelé Champs Elysées
où les âmes bonnes participent, après
leur mort, à des festins ininterrompus, et où
la musique, la littérature et le sport sont les nourritures
de leur félicité) sont aussi l'espoir des
grandes nations dites super civilisées ; civilisées,
oui, mais toujours assoiffées et affamées
; toujours haletantes dans leur quête perpétuelle
de paradis artificiels, de musique et de sport.
N'avons-nous pas les dieux du stade, les dieux de la table,
les dieux du palais, les dieux du palais Brongniart, les
dieux de la scène, les dieux de la jouvence, les
dieux de la beauté, les dieux de la vieillesse, les
dieux de la mode, les dieux de la nature, les déesses
du plaisir, les déesses du désir, les dieux
du corps, les dieux de la guérison et du gaspillage
? Les dieux du pouvoir, de la gloire et de la guerre sont
bien vivants dans le coeur des hommes de notre siècle.
Et le dieu télécyclope, malgré tous
les services qu'il nous rend, n'est-il pas le grand dévoreur
de temps de notre époque ? Et le film X, ce dieu
pellicule qui génère plus quatre milliards
de dollars par an, n'est-il pas adoré, par ceux et
celles qui ont les moyens financiers d'en faire un dieu
de poche qu'on insère, tête première,
dans la fente d'un magnétoscope pornographe ou pédophile
? Les nations dites développées n'ont-elles
pas leurs dieux qu'elles fréquentent, consultent
et utilisent comme autant de pythies ? N'avons-nous pas,
parmi nous, les cartomanciennes, les nécromanciennes,
les tireuses au thé, les diseuses de bonne aventure,
les marabouts ? Plusieurs dirigeants ne vont-ils pas consulter
les devins professionnels avant de prendre une décision
importante ? Mammon n'a t-il pas de multiple prénoms
à consonance matérialiste ? Combien ne jurent-ils
pas par sa force ?
Ce sont-là des dieux symboliques, des idoles sociales,
professionnelles, sentimentales dont les hommes modernes
sont devenus les esclaves, faute de connaître le vrai
Dieu. Il n'est donc pas étonnant que l'on écrive
sur la troisième mort de Dieu. Deux morts ne suffisent
pas à le faire mourir, tellement le vrai Dieu est
toujours bien vivant !
Au temps de la captivité des enfants d'Israël
en terre païenne chaldéenne, le prophète
Jérémie décrivit les habitants de Babylone
en ces termes : " Car c'est un pays d'idoles ; ils
sont fous de leurs idoles " (Jérémie
50 : 38). Aujourd'hui le même constat peut être
fait envers les nations de la terre. Les émeutes
provoquées par les critiques faites par l'apôtre
Paul contre Artémis, la Diane des Ephésiens
(Actes 19 : 23-32) ne sont rien en comparaison des émeutes
provoquées par les fidèles supporters des
idoles du stade ou de la scène.
Lueur d'espoir
La Toile (le Web d'Internet) et les autres technologies
post-modernes permettront-elles d'illuminer les esprits
et d'apporter une connaissance du vrai Dieu à l'échelle
planétaire ? Que faire devant une telle idolâtrie
" innocente " ? Comment amener les hommes au Christ
? Que fait Dieu face aux dieux ? Comment parviendrons-nous
à faire comprendre à des populations modernes
que ce qu'elles adorent n'existe que dans leur imagination
? Comment amener des populations entières à
renoncer à leurs croyances traditionnelles ?
Comment faire pour accomplir un tel travail ? Que peut
faire un chrétien pour que les faux dieux soient
remplacés par Dieu ? Prêcher le christianisme
à toutes ces nations qui sont devenues des puissances
économiques, politiques et militaires constitue le
plus grand chantier du troisième millénaire.
Car la Parole de Dieu proclame que " Jésus est
la pierre rejetée par vous qui bâtissez, et
qui est devenue la principale de l'angle. Il n'y a de salut
en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom
qui ait été donné parmi les hommes,
par lequel nous devions être sauvés "
(Actes 2 : 21 ; 4 : 11-12).
Selon la Bible, nulle chair ne peut être sauvée
autrement que par la connaissance de Jésus-Christ.
Mais dans quel cadre juridique et politique, une telle connaissance
peut-elle être transmise ? Comment Dieu s'y prendra-t-Il
?
VOIR la
2ème partie : L'homme, face à face avec Dieu