Possible réconciliation ?
Donat Picard
 

La fin du présent siècle nous incite particulièrement à la réflexion. La recherche du sens de la vie demeure une préoccupation toujours bien présente dans le coeur de chacun.

C'est pour cette raison que nous traitons plus longuement, la question de l'esprit dans l'homme en suggérant qu'une relation plus positive se crée entre Dieu, la science et la théologie. Dieu el la science sont-ils voués à cohabiter en ennemis ? Sans accepter toutes les thèses des savants, ni tous les dogmes des théologiens, la Bible nous autorise à répondre par la négative. En revanche, nul ne peut empêcher un savant de croire en Dieu. De même, rien n'empêche un théologien de s'adonner à la recherche scientifique.

Le savant devrait-il utiliser sa connaissance empirique pour nier l'existence de Dieu ? Le croyant devrait-il mettre en doute les découvertes scientifiques reconnues ? Une chose est certaine, personne ne peut s'arroger un droit de propriété sur Dieu et sur Son univers. Chacun a la liberté de soumettre ses idées sur les questions fondamentales liées à l'existence. Mais pourquoi ce bras de fer entre certaines factions des deux groupes antagonistes ? Où est donc le problème ? Il réside souvent dans les attitudes et les émotions des personnes engagées dans le débat.

La Science ne devrait pas sortir de son mandat en faisant croire aux hommes qu'elle apporte ou qu'elle apportera les réponses à toutes leurs questions, les solutions à tous leurs problèmes, ou les remèdes à toutes leurs maladies. Il n'est pas non plus de la vocation de la Science de déterminer seule, l'éthique et les règles morales d'une civilisation. Les croyants, de leur côté, devraient se garder de citer hors contexte les textes sacrés, ou encore, de les interpréter de manière toujours littérale, Les langues de l'époque, et les cultures de l'Ancien et du Nouveau Testaments devraient toujours être prises en compte, selon les règles scientifiques de l'exégèse et de l'herméneutique. Par exemple, le verset nous exhortant à aimer Dieu et notre prochain doit être pris au sens littéral, selon la lettre, et aussi selon l'esprit. Par contre, le verset nous enjoignant de passer par "le chas de l'aiguille" (Matthieu 19 : 24) demande une interprétation autre que strictement littérale.

Dans les deux camps, croyants el non-croyants gagneraient à se témoigner mutuellement plus de respect, plus d'amour et plus de compréhension. Une telle relation donnerait de bons fruits. Souhaitons que le XXIe siècle nous conviera à un tel rapprochement, pour une plus grande avancée de la Vérité et de la Paix sur la terre.

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