L'évolution : une théorie qui prend l'eau
John Halford
 

La théorie de Darwin suit-elle la voie du Titanic ?

Trois théories ont influencé la pensée de l’homme au 20e siècle, celle de Karl Marx, celle de Sigmund Freud et celle de Charles Darwin. Ces théories ont essayé d’expliquer comment la race humaine avait pu se concevoir, s’organiser et même voir le jour sans Dieu. Les théories de Marx et de Freud sont déjà discréditées. Il se peut que la théorie de Darwin subisse aussi le même sort.

Si quelqu’un vous demandait : « Croyez vous en l’évolution ? », vous répondriez probablement : « Oui, en partie ».

On vous a enseigné que la vie a débuté il y a des millions d’années quand une cellule élémentaire s’était développée dans une soupe primitive, par suite de la combinaison fortuite d’éléments convenables dans des conditions appropriées. Alors grâce à la mutation génétique et à la sélection naturelle, la vie serait devenue plus complexe et plus variée au point de produire des insectes, des ours, des abeilles, des arbres, des éléphants, et finalement des hommes tels que nous les voyons aujourd’hui. Tout cela est expliqué de façon très convaincante. La plupart d’entre nous croient confusément à l’intervention divine sans trop savoir comment elle s’est produite. Même si le doute plane dans notre esprit, nous croyons sérieusement à la théorie de l’évolution, car il est difficile d’accepter que Dieu ait, selon la Bible, créé tout, absolument tout, il y a quelques milliers d’années, en six jours. Pour la plupart des gens, le bon sens veut que ce ne soit pas possible.

Ainsi, la théorie de l’évolution continue-t-elle à suivre à suivre son petit bonhomme de chemin sans être inquiétée le moins du monde. Il se peut qu’il y ait des questions sans réponse quant au déroulement de l’évolution, mais les évolutionnistes pensent certainement avoir prouvé qu’elle a bien eu lieu.

Erreurs Fatales

Aujourd’hui, d’après certains savants et certains académiciens, les évolutionnistes n’ont pas tout prouvé. Ils mettent ces derniers face à un défi qui peut s’avérer accablant pour la théorie de Darwin. Le Docteur Philipp Johnson, professeur de droit à l’université de Berkeley, mène l’attaque. Johnson n’est pas biologiste, il a fait une brillante carrière en droit. Sa formation et son expérience l’ont rendu compétent pour découvrir les erreurs potentiellement fatales. Il soutient que la théorie de l’évolution droit être révisée.

Johnson ne met pas en doute l’exactitude des faits mais leur interprétation. Si vraiment l’information des paléontologues est exacte, alors selon les lois de la science, on ne peut pas en conclure que toute vie a une origine commune et qu’elle s’est développée par simple mutation et par la sélection naturelle, pour devenir les formes complexes que nous connaissons aujourd’hui. C’est à partir de là, et Johnson le sait, que les évolutionnistes enverront un écran de fumée ; aussi les attend-il de pied ferme. Il insiste sur le fait qu’il n’entame pas ici un autre débat entre « la religion et la science ». Il refuse d’être mis à l’écart sous couvert de fanatisme religieux et d’un manque de subtilité intellectuelle.

On n’a pas à examiner le bien-fondé d’explications différentes. C’est la théorie de Darwin qui est en cause. Quand la théorie est évaluée selon les normes de la science, elle semble n’apporter qu’une explication insuffisante sur l’origine et le développement de la vie.

Ce qui est probablement encore plus embarrassant, c’est que plus on examine les preuves de l’évolution, plus on semble se diriger vers une autre conclusion : la vie fut crée par un concepteur intelligent. C’est un fait qui doit être reconnu au nom de l’honnêteté et de la véritable science.

Il n’y a rien contre la science même si Johnson est chrétien, il n’est pas parti en croisade. « Le but de mon programme, en ce qui concerne l’éducation scientifique, est la franchise et l’honnêteté » dit-il. Il ne cherche même pas à empêcher l’enseignement de l’évolution pourvu que les imperfections de la théorie soient reconnues. Il est intransigeant sur le fait que la théorie de Darwin étant imparfaite, d’autres explications sur l’origine et le développement de la vie méritent aussi d’être entendues. Ainsi, les étudiants auront-ils de bonnes bases pour évaluer et en arriver à leurs propres conclusions.

Johnson croit qu’en examinant les preuves de manière objective et impartiale, et en définissant bien les termes, le château de carte de Darwin s’effondrera..

Ceci semble parfaitement raisonnable. Mais Johnson et ses collègues réalisent que défier l’évolution ne consiste pas simplement à contester une idée scientifique, mais à porter un coup au fondement même de la philosophie matérialiste du 20e siècle.

Une évolution se produit

Une certaine évolution existe, mais il faut être prudent avec la signification de ce mot. La micro évolution est une réalité (c’est un changement naturel par mutation génétique, ou par une sélection faite, avec intention, à l’intérieur d’une espèce). Les éleveurs de chiens et les horticulteurs le font constamment. Mais un gros chien et un petit chien sont toujours des chiens. Des tulipes jaunes rouges ou à petits pois restent et resteront toujours des tulipes. Darwin suggère que ce changement micro-évolutionnaire à l’intérieur d’une espèce pourrait éventuellement s’étendre à l’extérieur des espèces. En d’autres mots avec le temps et des circonstances favorables, un chien ou une tulipe, subissant des mutations, peuvent devenir une forme de vie complètement différente (et en extrapolant, descendre d’un ancêtre commun).

La possibilité d’une telle macro-évolution était un concept remarquable qui valait la peine d’être testé. Darwin a eu mauvaise presse, c’était un savant prudent. Si nous adoptons le point de vue matérialiste que Dieu n’existe pas, le concept de Darwin a un sens. Cependant, les preuves s’accumulent et démontrent que la vie n’a pas et n’a pas pu exister de la façon suggérée par Darwin et ses disciples.

Si la vie se développe selon la macro-évolution, on devrait retrouver des centaines de formes de vie transitionnelles. Darwin était soucieux du manque de preuves fossilisées. Il a admis que si on n’en trouvait pas, ce serait la plus grande preuve que sa théorie était fausse. A l’époque, c’était le début de la paléontologie et il croyait vraiment que d’autres fossiles seraient découverts et que les preuves de formes de vie transitionnelles abonderaient. Il n’en a pas été ainsi. En fait c’est l’opposé qui est arrivé.

Une souricière plus perfectionnée

Le microbiologiste Michael Behe a écrit un livre fascinant Darwin Black Box (La Boite Noire de Darwin) sur les preuves de l’évolution micro biologique. Darwin n’avait pas enquêté sur la microbiologie, car en ce temps là, les instruments n’étaient pas perfectionnés et les techniques étaient limitées.

Si la vie est arrivée par évolution, cela devrait être décelable aussi bien chez les dinosaures que dans la plus petite forme de vie. Nous savons aujourd’hui que les micro-organismes ne sont pas seulement de la matière, ils ont une anatomie complexe et sophistiquée. Behe a découvert qu’en microbiologie, il arrive un moment où, selon lui, on atteint « une complexité irréductible », toutes les parties d’un organisme étant indépendantes.

Behe utilise l’anatomie simple d’une souricière. Ce système en apparence élémentaire est absolument compliqué. Enlevez une pièce et rien ne marche ! Un piège à souris n’a pas pu évoluer, il a dû être conçu à dessein. Il n’y a pas de stades intermédiaires où une pièce était manquante. Si tel avait été le cas, le piège n’aurait pas fonctionné, et « la sélection naturelle » (par un utilisateur frustré), l’aurait éliminé. Il en est ainsi avec certains organismes.

Les plus petites choses vivantes démontrent qu’une certaine forme de vie intelligente suit un processus. Les preuves s’accumulent dans bien des secteurs. Elles démontrent que nous ne pouvons pas éliminer scientifiquement le fait que l’univers soit le fruit d’un plan conçu intelligemment. Ceci nous mène manifestement à nous poser d’autres questions. S’il y a un plan, n’y a-t-il pas un but, et quel est-il ? Mais c’est un autre sujet. Ainsi, pour que la vérité éclate, les imperfections de la théorie darwinienne devraient être admises et les arguments avancés et pris sérieusement en compte.

Phillip Johnson, Michael Behe et bien d’autres sont en train de lancer un formidable défi. Ils demandent de jouer à armes égales pour que ce sujet important puisse être débattu de façon juste et objective.

Certains pensent qu’en abandonnant Darwin, on rendrait l’éducation académique plus vulnérable à l’endoctrinement, mais il peut en être tout autrement.

Il y a des explications logiques au développement de la vie qui n’écartent pas un Créateur et qui sont en harmonie avec les principes de la science.

Dès lors, il est certain qu’un individu responsable de l’enseignement scientifique ou religieux doit en savoir plus à ce sujet.

Entretien Avec Le Docteur Philipp E Johnson

The Plain Thruth Magazine* : La plupart des gens acceptent la théorie de Darwin comme « argent comptant ». Ils savent qu’il y a encore des questions en suspens, mais ils font confiance aux scientifiques qui clament sa véracité. Vous dite que rien ne viens confirmer ce que les darwiniens avancent. Sur quoi vous basez vous ?

DR P Johnson : Le terme « évolution » signifie tellement de choses qu’il faut le définir spécifiquement avant de distinguer le vrai du faux. La plus importante revendication de « l’évolution » est que la science a trouvé un mécanisme par lequel des organismes extrêmement complexe peuvent être conçus et construits sans Créateur. C’est cette revendication qui lie le darwinisme aux athées, et c’est une erreur. En fait le mécanisme Darwinien de la mutation et de la sélection n’a pas été capable de prouver autre chose que des variations insignifiantes dans des populations fondamentalement stables. L’évolution a lieu d’une certaine façon, mais elle ne fait rien d’important, et de façon certaine n’explique pas comment la vie a débuté, ou comment la vie est devenue si complexe.

Le pouvoir créatif de la sélection naturelle n’a jamais été prouvé, et les preuves scientifiques sont contre le darwinisme quand il dit que les mutations dues au hasard se sont accumulées par sélection naturelle pour faire des organismes complexes.

TPTM : Votre argumentation semble solide, mais beaucoup de gens, apparemment, restent sceptiques . Quels sont les points faibles de votre critique de la théorie de l’évolution ?

DR P Johnson : L’argument est principalement philosophique. Les darwinistes adoptent une position philosophique appelée le matérialisme. Ils disent qu’au commencement il y avait des particules, des lois naturelles et rien d’autre. Si c’est vrai, alors quelque chose proche du Darwinisme doit être vraie logiquement, peu importe les preuves. Parce qu’ils ont décidé que des le départ leur théorie doit être vraie, les Darwinistes en trouvent la preuve partout. Ils sont comme les Marxistes et les Freudiens qui trouvent la confirmation de leurs théories partout.

TPTM : N’essayez-vous pas ainsi de prouver la création et le Créateur autant que d’exposer les failles de l’argumentation de Darwin et de ses disciples ?

DR P Johnson : L’archi-darwiniste et athée Richard Dawkins a écrit que « la biologie est l’étude des choses compliquées pour faire croire qu’elles ont été conçues dans un but précis » (The Blind Watchmaker, page1, la traduction est la nôtre) La preuve d’une conception – et dès lors de la création – est partout dans la nature. On peut venir à bout de cette preuve par un tour de passe-passe philosophique que le darwinisme fournit. J’expose le tour de passe- passe et les hypothèses philosophiques cachées. Quand elles sont comprises, il n’y a pas besoin d’autres preuves de la création.

TPTM : Vous sembler avancer des arguments puissants et convaincants pour que l’on réexamine la théorie si répandue de l’évolution. Il semble que vous et des savants comme le Dr Behe avez fait prendre l’eau au néodarwinisme. Quelles sont les conséquences de votre victoire ?

DR P Johnson : Le 20e siècle a été celui du matérialisme scientifique. Les plus grands penseurs qui ont influencé les esprits du 20e siècle furent Darwin, Marx, Freud et Nietzsche. Nietzsche disait que Dieu était mort, Darwin a fourni l’arme du crime : l’abrutissement mécanique de la sélection naturelle qui semblait capable d’une œuvre créatrice sans Dieu. Freud apporta les conséquences pour l’esprit et Marx construisit une théorie matérialiste de l’évolution de la société. Tous ces penseurs sont aujourd’hui discrédités. Au 21e siècle, Dieu reprendra sa place et de ce fait, influencera la vie intellectuelle. Les conséquences seront à la fois bonnes et mauvaises. Certaines personnes adoreront Dieu, mais d’autres créeront des idoles et les adoreront. Cette situation ressemblera à celle que les apôtres connurent au premier siècle de notre ère, quand le gnosticisme était l’ennemi principal de la vraie religion.

*publication de Worlwide Church of God Borehamwood, Angleterre

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