Au fil des années, l’Eglise Universelle de
Dieu a régulièrement traité le sujet
de l’évolution. Cette fois-ci, nous voulons
faire brièvement l’état des lieux et
voir jusqu'à quel point la théorie de l’évolution
a changé au fil des ans. Il est certain que l’évolution
est de plus en plus attaquée et que ses dogmes apparaissent
de moins en moins attrayants. Depuis 1859, date de la publication
de la thèse De l’Origine des Espèces
par Voie de Sélection naturelle, nombre de suppositions
sont demeurées des suppositions, comme autant de
« preuves improuvées ».
En revanche, il faut admettre que certaines des hypothèses
darwiniennes étaient justes et le demeurent. Le questionnement
du savant anglais a contribué à faire avancer
de nombreuses recherches scientifiques sur la vie. Sa négation
d’une création divine a fourni matière
à pérenniser le débat entre théologiens
et biologistes, entre scientistes et métaphysiciens
qui cherchent la réponse au dernier pourquoi : Pourquoi
l’homme est-il ce qu’il est ? Pourquoi est-il
le seul être pensant de la planète ?
D’autres voix scientifiques s’expriment et
donnent un point de vue différent de celui de Charles
Darwin et de ses coreligionnaires. De nombreux écrits
récents en font foi. Toute cette mouvance controversée
demande une mise à jour des idées reçues.
Une Création sans Créateur ou l’Athéisme
scientifique
Charles Darwin (1809 - 1882) était naturaliste de
formation, versé dans la géologie et la botanique.
Membre (Fellow) de la Royal Society de Londres, dès
l’âge de 30 ans, il était considéré
comme un observateur au regard pointu et un chercheur réputé.
Détail intéressant : à un moment de
sa vie, il ne rejeta pas l’idée d’une
possible vocation ecclésiastique.
Lorsqu’en 1835, il entreprit son expédition
scientifique à bord du Beagle, le jeune naturaliste
ne se doutait pas que son séjour aux Iles Galapagos
constituerait une étape déterminante dans
sa vie, et influencerait à ce point toute la pensée
moderne. C’est au cours de ce voyage que sa foi dans
la Bible fut définitivement ébranlée
et que ses doutes sur la version divine de la création
des espèces nourrirent sa soif ardente à vouloir
trouver une explication aux origines du monde et de l’homme
sur la terre, qui ne soit pas spirituelle. Dans son autobiographie,
le savant parle de son cheminement spirituel en ces termes
: « J’en suis venu, petit à petit, à
ne plus croire dans le Christianisme en tant que révélation
divine ».
Depuis lors, le cheminement scientifique d’éminents
évolutionnistes a suivi la même voie. En 1999,
les noms de Richard Dawkins (Anglais) et de Stephen Jay
Gould (Américain) en sont les colonnes maîtresses.
Des centaines d’autres évolutionnistes s’en
réclament.
Autour d’eux, les noms de Weinberg, de Leakey, de
Denton, de Crick, de Thomson, de Teilhard de Chardin, de
Dobzhansky, de Huxley, de Mayr, et de tant d’autres,
sans oublier Messieurs Internet et Minitel ! Entre eux tous,
on retrouve une multitude de « chaînons »
secondaires, chacun diffusant sa « théorie
».
En face d’eux sont campés d’anciens
auteurs, toujours d’actualité, tels Moïse,
Job, Paul, Pierre, mais qui tiennent un autre discours.
Sans oublier Jésus de Nazareth, nom très connu
qui agace certains pseudo-scientistes. Le langage de Dieu
ne plaît pas. Plusieurs souhaiteraient s’en
défaire mais n’y arrivent pas.
Dans son dialogue avec Jean Guitton (Dieu et la Science)
Igor Bogdanov relate « l’expérience de
la double fente » du physicien Thomas Young, et les
travaux de Niels Bohr qui a suggéré l’idée
des mondes parallèles, élément essentiel
de la théorie quantique ; l’idée d’une
sorte d’intelligence qui pourrait se trouver dans
la lumière et que les lois de la physique quantique
nous font découvrir. L’idée d’un
monde unique, et uniquement matériel, pourrait être
fausse. Sur cette question, Jean Guitton met le point d’orgue
à son dialogue avec Bogdanov en déclarant
: « Et nous voici ramenés vers l’esprit
: aux extrémités invisibles de notre monde,
au-dessous et au-dessus de notre réalité,
se tient l’esprit. Et c’est peut-être
là-bas, au cœur de l’étrangeté
quantique, que nos esprits humains et celui de cet être
transcendant que nous appelons Dieu sont amenés à
se rencontrer ». En d’autres termes, nous ne
devons exclure aucune avenue quand il s’agit de donner
une explication de l’existence. L’une de ces
avenues est la Révélation divine.
Dans la postface dont elle crédite l’ouvrage
de Phillip E. Johnson, Le Darwinisme en Question, la paléanthologue
française Anne Dambricourt-Malassé ne craint
pas de noter les propos de Dawkins relevés par l’auteur
: « Darwin nous donne les moyens d’être
des athées intellectuellement comblés »,
et de souligner de même les propos de Stephen Jay
Gould : « Quoique que nous puissions penser de Dieu,
son existence n’est pas manifeste dans les produits
de la Nature ». Gould contredit les paroles de l’apôtre
Paul dans sa lettre aux Romains (chapitre 1, versets 20-21).
Dans Romains 1 : 20, nous lisons : « les perfections
invisibles de Dieu, sa puissance éternelle, et sa
divinité, se voient comme à l’œil
nu, depuis la création du monde, quand on les considère
dans ses ouvrages ».
Toute explication humaine du monde créé
sans l’intervention d’un Dieu créateur
permet à l’homme d’affirmer sa «
toute-puissance » et de rejeter tout système
moral et toute transcendance d’origine divine. Ayant
rejeté Dieu, l’homme se donne la permission
de dire ce qu’il veut sur la création, et s’autoproclamer
le maître absolu de la création. Le respect
du divin et du sacré a disparu. Les hommes «
tout-puissants » se sont donnés la liberté
d’attaquer le Tout-Puissant ». Jusqu'à
maintenant Dieu a décidé de garder le silence
; ce qui a pour résultat que le mythe de Sa mort
éternelle est entretenu comme une vérité
évidente.
Jean Guitton dans son ouvrage Dieu et la Science, page
68, déclare : « ... s’il y a un progrès
constant de la matière vers des états plus
ordonnés, s’il y a une évolution des
espèces vers une « super-espèce »
(l’humanité, provisoirement peut-être),
alors tout me porte à penser qu’il y a, au
fond de l’univers lui-même, une cause de l’harmonie
des causes, une intelligence. La présence manifeste
de cette intelligence jusqu’au cœur de la matière
me détourne pour toujours de la conception d’un
univers qui serait apparu « par hasard », qui
aurait produit la vie « par hasard » et l’intelligence
également « par hasard ».
La vie est liée à l’existence de l’univers.
L’astrophysicien de renommée internationale,
Hubert Reeves admet en toute franchise que l’existence
même constitue un immense mystère pour les
savants du monde entier.
Dans son livre « Le Darwinisme en Question, science
ou métaphysique ? » Phillip E. Johnson se demande
pourquoi l’évolution a fasciné autant
d’esprits, certains parmi les plus brillants de la
planète. Il répond à sa question :
« Une première réponse évidente
est que le darwinisme a permis de prétendre fonder
scientifiquement l’athéisme. Bien que Darwin
lui-même ne professait pas un athéisme militant,
on peut dire que l’athéisme scientifique est
né avec lui ».
La possible hypothèse de travail n’a jamais
vraiment été retenue, à savoir que
le spirituel est une réalité prouvable autrement
que par les cinq sens de la connaissance empirique. Par
exemple, nous ne voyons pas la pensée mais elle existe.
Dieu existe. Nietzsche et quelques autres, on le sait, ont
décidé arbitrairement et avec une dangereuse
arrogance que Dieu était mort et qu’il fallait
l’éliminer, l’enterrer au plus vite.
Depuis ce jour, la créature commença à
croire les assassins de Dieu. Partant de ce constat erroné,
ils agirent en conséquence, même dans une partie
du monde scientifique. Que restait-il à faire une
fois le Créateur mort et bien enterré ? Il
restait à essayer d’expliquer la création
en disant qu’elle n’avait pas été
créée. Ainsi le Créateur est devenu
un vague souvenir religieux, une idée périmée,
crucifiée aux portes extérieures des grands
laboratoires : chapelles gardées où l’on
est supposé trouver les réponses finales aux
questions les plus fondamentales que se posent les hommes
de notre temps. Cette approche évolutionniste eut
plusieurs conséquences dont les deux plus désastreuses
furent, primo, l’abandon de la foi qui conduisit à
l’existentialisme athée et à la désespérance
moderne ; secundo, la « vérité »
de chaque individu pouvait décider de sa propre morale
: Dieu étant mort, les hommes n’avaient plus
de compte à rendre à personne. Il ne leur
reste que la morale de la peur ; celle des amendes et de
la prison.
Michael Denton appuie sans réserve les dires de
Johnson et déclare publiquement que l’ouvrage
de ce dernier est « sans conteste la meilleure critique
du darwinisme que j’ai jamais lue. Le professeur Johnson
mène une attaque brillante et dévastatrice
contre l’édifice de la foi darwinienne ».
Ainsi, de plus en plus de chercheurs sérieux explorent
les « transitions », analysent les « preuves
» et tentent de prouver honnêtement et scientifiquement
les hypothèses de Darwin sans tomber, a priori, dans
un dogmatisme crédule.
Le récit de la Genèse n’est pas contredit
par les expériences et les découvertes scientifiques
modernes. Les savants d’aujourd’hui ne doivent
pas craindre de publier leurs preuves, pas plus que Galilée
ne renonça à publier toutes les preuves de
l’exactitude du système astronomique copernicien
(malgré son abjuration devant l’Inquisition
en 1633, parce que l’Eglise de Rome considérait
ses découvertes comme une attaque à l’orthodoxie
judéo-chrétienne du monde créé).
Une confusion certaine existe quand nous parlons d’évolution.
Les différentes hypothèses sont autant de
brûlots lancés dans les laboratoires rivaux.
Souvent les termes utilisés constituent un lexique,
pour ne pas dire un jargon, hermétique et méconnu
du profane ; le langage scientifique de Pierre Teilhard
de Chardin en est un exemple. Le jargon des uns et de certains
autres permet d’obscurcir leurs arguments sans risquer
d’exposer trop bêtement les failles d’une
logique parfois plus dogmatique que scientifique.
Le darwinisme : une théorie en évolution
La science avance et nul ne peut freiner ses progrès.
La science darwinienne a évolué rapidement
au cours des dernières décennies, au point
que de nouveaux concepts sont venus se greffer sur la théorie
première comme autant de mutants venus transformer
les idées originelles du savant anglais de Shewsbury.
Au début du 20ème siècle, la théorie
du mutationnisme fit son apparition, suivie trente ans plus
tard du néo-darwinisme (la théorie synthétique
de l’évolution), pour en arriver aujourd’hui
à la théorie des horloges du vivant. Toutes
ces additions au produit d’origine ont modifié
les thèses premières de manière significative
sans pour autant éteindre les feux d’un débat
de plus en plus vif entre évolutionnistes mêmes,
entre évolutionnistes et anti-évolutionnistes,
ou encore entre évolutionnistes et créationnistes
de la vieille école. C’est pourquoi il ne faut
pas confondre les thèses évolutionnistes du
19ème siècle avec celles d’aujourd’hui.
Un tel amalgame ne serait point scientifique, mais malhonnête.
L’évolution peut-elle se produire à
partir du néant ?
Essayons de nous élever au-dessus du débat.
Pour qu’une évolution puisse se produire, il
faut d’abord que quelque chose existe. Le changement
est conditionnel à l’existence de ce qui change.
L’absence de matière, tout comme l’absence
de parents, ne peut donner cours à un processus d’évolution
ou de naissance. Si bien qu’il y a toujours eu quelque
chose ou quelqu’un qui a précédé
ce qui existe dans le temps présent. La préexistence
est la norme de l’existence ; tant sur le plan humain
que sur les plans animal, minéral, végétal.
La logique la plus élémentaire l’exige.
Affirmer le contraire est une insulte à l’intelligence
et au simple bon sens. Parce que l’homme pense être
en mesure « d’expliquer » bon nombre de
phénomènes naturels, celui-ci ne devrait pas
pour autant se considérer comme un dieu.
Plaçons-nous un court moment entre ciel et terre
et posons-nous la vraie question, celle que Darwin a décidé
de ne pas se poser : Y a-t-il une origine à l’univers
et à tout son contenu, que celui-ci ait évolué
ou non ? Y a-t-il une cause à la matière,
au temps et à l’espace ? Que la matière
première ait évolué ou pas, celle-ci
a-t-elle une origine ? Pourquoi les évolutionnistes
et les créationnistes regardent-ils toujours dans
une direction opposée ? Et pourquoi travaillent-ils
toujours dos à dos. Pourquoi ne travaillent-ils pas
plutôt en toute concertation ?
Admettons que le Big Bang soit à l’origine
des mondes intersidéraux, une avant-dernière
question vient à l’esprit : qu’elle est
la cause du Big Bang ? Et la dernière question sera
donc : qu’elle est cette Cause Première ? Autrement
dit, qu’elle est la cause de cette cause ? Les êtres
vivants, hommes, animaux, plantes et minéraux auraient-ils
pu évoluer à partir du néant ? L’existant
peut-il surgir de l’inexistant ? De rien peut-il surgir
quelque chose ?
Dans son ouvrage « Science avec conscience »,
Edgar Morin, directeur de recherches au CNRS, affirme une
vérité fondamentale et quelque peu dérangeante
: « Les sciences, dit-il, n’ont pas conscience
qu’il leur manque une conscience. Il est temps de
prendre conscience qu’une science privée de
réflexion et qu’une philosophie purement spéculative
sont insuffisantes. Conscience sans science et science sans
conscience sont mutilées et mutilantes ». Sans
faire de Morin un défenseur de la théologie
créationniste, il faut quand même réfléchir
aux conséquences pratiques lorsque celui-ci affirme
: « Et il y a quelque chose qui est très important
c’est la fécondité des différents
chemins de la connaissance ».
Si savants et croyants empruntaient une bonne fois, avec
honnêteté et franchise de cœur, le chemin
de la connaissance objective de Dieu, quelle avancée
l’humanité connaîtrait alors ! L’apôtre
Paul, dont les écrits demeurent très actuels,
a justement parlé de cette connaissance dans tous
les domaines et qui trouve son origine en Dieu : «
... étant unis ensemble dans l’amour et pour
toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence,
pour la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel
sont cachés tous les trésors de la sagesse
et de la connaissance » (Colossiens 2 : 2-3).
La grandeur de l’homme post-moderne n’aura
jamais pour fondement et pour condition la négation
de l’existence de Son Dieu-Créateur.
Tant que les hommes accepteront l’a priori mensonger
que Dieu n’existe pas, il sera très difficile
pour ces derniers de prouver Son existence. Cela deviendrait
très gênant de constater que les montres suisses
existent mais qu’elles n’ont jamais été
produites en Suisse. Peut-on continuer à nier l’évidence.
Même Voltaire en son siècle de pré-négation
de Dieu n’a pu s’empêcher de penser, en
contemplant l’univers, qu’une telle horloge
devait quand même avoir un horloger. La vision chrétienne
affirme que Dieu est la Cause Première de tout ce
qui existe. La Bible déclare que toutes ces choses
ont été créées (héb.
barah, créer à partir de rien) par Dieu (Genèse
1 et 2 ; Jérémie 10 : 12 ; Psaumes 104 : 30
; Colossiens 1 : 15-16 ; Hébreux 1 : 2) et qu’elles
subsistent par Lui (Job 10 : 8-12 ; Colossiens 1 : 17) grâce
à l’action du Saint-Esprit qui transforme l’homme
créé (2 Corinthiens 3 : 18).
Tout comme la thèse de l’évolution,
celle de la création devrait être soumise pour
approbation aux hommes du troisième millénaire.
Les tenants des deux camps n’arrivent pas à
faire l’unanimité. La Bible et Dieu sont ridiculisés.
Darwin et Lamarck acculés au mur de la logique expérimentale
sont de plus en plus la proie d’attaques ciblées
de la part de chercheurs honnêtes qui proposent de
repenser les hypothèses de Darwin ; ces hypothèses
de travail, il faut en convenir, sont demeurées des
hypothèses, c’est-à-dire des propositions
que l’on fait de choses possibles et devant être
vérifiées scientifiquement et logiquement.
L’appel à la foi des individus ne fait pas
partie de l’empirisme. Les tenants de la théorie
de Darwin cherchent toujours à convaincre leurs élèves,
leur demandant de croire, tout en parcourant le monde à
la quête de nouvelles « preuves ».
Darwin contesté
Les savants qui acceptent l’évolutionnisme
et refusent d’admettre que l’univers fut créé
par Dieu ont souvent du mal à se défendre
contre les objections lancées par des confrères
« aussi savants » qu’eux.
Michael Denton, biologiste moléculaire et spécialiste
en génétique humaine à l’université
d’Otago (Nouvelle-Zélande), fait partie des
objecteurs. Par souci d’honnêteté intellectuelle,
Denton met à mal certains dogme de foi de la «
vérité » darwinienne. Le savant détaille
ses thèses dans deux importants ouvrages : 1) «
Evolution, une théorie en crise » et 2) «
L’évolution a-t-elle un sens ? » L’auteur
soutient que la vie est une sorte de logiciel, un programme,
dans lequel des milliers « de coïncidences »
furent nécessaires pour que les lois régissant
l’univers s’harmonisent pour permettre que la
vie apparaisse sur la terre.
Denton ne fait pas l’unanimité dans les cercles
scientifiques ; c’est évident quand on pense
que l’évolutionnisme s’y est érigé
en dogme de foi depuis au moins un demi siècle. Souvent
on continue d’argumenter à partir de preuves
manquantes. Darwin lui-même, dans son ouvrage «
De l’origine des Espèces » affirmait
que les maillons manquants « devraient » se
retrouver dans les strates géologiques, mais il fut
forcé d’admettre que « La géologie
ne révèle assurément aucune chaîne
organique graduée avec une telle précision
; et ceci constitue peut-être l’objection la
plus évidente et la plus sérieuse qui puisse
être formulée à l’encontre de
la théorie ». Ces maillons intermédiaires
demeurent toujours invisibles.
En revanche, tout comme Darwin, des savants modernes et
sérieux, dotés de moyens de plus en plus sophistiqués,
admettent humblement que la théorie prend l’eau
et qu’elle suscite de nombreuses interrogations auxquelles
la science n’a pas encore répondu de manière
convaincante. Il se publie régulièrement des
articles sur l’évolution et malheureusement
l’évolution est confondue avec des phénomènes
de sélection qui permettent de reproduire en laboratoire
des plantes ou des animaux. L’élevage sélectif
n’est pas de l’évolution. Recopier des
traits existants chez une espèce n’est pas
de l’évolution ; les milliers de variétés
de roses ne changent rien au fait que ces roses sont toujours
des roses ; et que d’une rose à une autre il
n’y a pas de maillons intermédiaires.
Des croyants croient ce que la Bible ne dit pas ?
Quant aux créationnistes scientifiques, ils se trouvent
eux aussi incapables d’expliquer une création
à partir des seuls textes de la Bible. La datation
pose un problème insoluble pour les fondamentalistes
qui tentent d’expliquer littéralement certains
versets de la Genèse. Prêcher que la terre
et toute forme de vie terrestre n’existe que depuis
seulement 6 000 ans est une négation des faits scientifiques.
L’âge de la terre est mesurable grâce
aux calculs scientifiques des taux d’affaiblissement
des isotopes radioactifs naturels jusqu'à leur forme
atomique stable. La dégénérescence
du potassium - 40 et de l’argon - 40 s’opère
sur une période de plus d’un milliard d’années.
Cette dégénérescence se fait à
un rythme régulier et constant sans être conditionnée
par un quelconque facteur extérieur environnemental.
Le carbone - 14 en tant que moyen pour mesurer l’âge
d’un fossile est reconnu par tous, bien qu’une
marge d’erreur soit admissible, vue la longue durée
des temps mesurés.
La Bible parle de la formation de l’univers au moyen
d’une création, « Au commencement, Dieu
créa les cieux et la terre » (Genèse
1 : 1). Le texte biblique déclare que « La
terre était informe et vide » (Genèse
1 : 2). Autrement dit, l’astre était dans un
état de confusion (héb. "tohu-bohu").
Certains commentateurs disent que la traduction devrait
plutôt être : la terre devint un chaos. Ce que
la Bible ne dit pas, c’est la durée en temps
réel qui sépare les versets 1 et 2. De plus,
au commencement Dieu créa ... mais au commencement
de quoi ? C’est le commencement d’une datation
dont la date de départ ne nous est pas communiquée
par Dieu. Puis, après sa création et sa tombée
dans le chaos, la terre fut refaçonnée par
un acte d’origine surnaturelle. Toujours pas de date
pour ces trois événements à l’origine
du monde. Nous ne pouvons pas faire du "forcing"
sur les textes et leur faire dire ce qu’ils ne disent
pas. Toutes ces étapes ont pris du temps, mais combien
de temps, la Bible n’en dit mot. Voilà pourquoi
l’interprétation des durées de temps
ne peut être que spéculative. Il peut s’agir
du commencement de la matière, du temps et de l’espace
; trois conditions nécessaires à la vie qui
anima la terre par la suite. Sur ce point les évolutionnistes
ne sont point en désaccord.
Le désordre ne peut produire l’ordre. Ni
la mort produire la vie
Comme le dit Guitton, le désordonné, le hasard
ne peut produire l’ordre que l’on voit partout
dans la nature. La perfection ne vient pas de l’imperfection.
La nature n’est pas passée de l’imparfait
au parfait. Encore moins au plus que parfait.
Les classifications géologiques prouvent que les
espèces se maintiennent d’une strate à
l’autre, sans changement (évolution) notoire,
et ce, sur une période de plusieurs millions d’années.
Le fait que diverses variétés existent au
sein d’une même espèce ne prouve pas
qu’il y a eu changement évolutif vers une autre
espèce. Plusieurs variétés de singes
attestent que l’espèce des singes est variée,
et qu’un singe ne ressemble pas en tout point à
un autre singe bien que tous les singes appartiennent à
l’espèce des singes. De même que la variété
de chiens atteste d’une même espèce comprenant
plusieurs individus canins différents. La sélection
naturelle est une sorte de déterminisme agissant
dans un processus anarchique. Darwin (contrairement aux
thèses naturalistes de Jean-Baptiste de Monet, chevalier
de Lamarck, fondateur du transformisme et de la génération
spontanée) admettait lui-même que le hasard
était la loi de l’évolution, et que
la survie du plus fort était la force conditionnant
le destin futur des espèces. Anarchique et hasardeux
est le phénomène évolutif. Parce sous
prétexte que des micro-changements se produisent
à l’intérieur de certaines espèces
alors qu’aucun changement depuis des millions d’années
ne s’est produit dans d’autres espèces,
on en déduit, sans apporter de preuves, l’existence
de macro-changements. L’erreur est de généraliser
ces micro-phénomènes très limités
et mal prouvés (les 14 variétés de
pinsons des Galapagos).
Pour l’évolutionnisme (lamarkisme, darwinisme,
mutationnisme) la démonstration scientifique par
l’expérimentation devient souvent ardue. La
science, objective par définition, aurait moins de
mal à établir les preuves d’une intervention
divine que le contraire. Les règnes minéral,
végétal, animal et humain étant le
champ de toutes les recherches scientifiques, l’assemblage
de « preuves » » ou de « liens »
entre les phases évolutives des espèces vivantes,
sans l’intervention préméditée
d’un Créateur devient du coup très laborieux.
Il faut le répéter, la question de l’origine
de l’homme et de l’univers pose problème.
Il sera finalement impossible de prouver que l’horloge
céleste est de fabrication divine, si, a priori,
l’existence du divin est niée.
Les travaux du chimiste russe Alexandre Oparine (1894-1980)
et du biologiste anglais John Haldane (1892-1964) ont permis
de faire avancer les thèses de la panspermie. Francis
Crick proposa la théorie de la panspermie dirigée.
Il s’agit d’une hypothèse scientifique
qui tend à démontrer que l’origine de
la vie proviendrait de germes de « vie » de
taille infinitésimale, se déposant sur les
astres ou les poussières d’étoiles parsemés
dans l’espace, et par nature, éternels. Il
s’agirait d’une vie extra-terrestre. C’est
la biogénèse, la vie qui ne provient que de
la vie. Cette idée a soustendu d’autres recherches
qui continuent de s’élaborer dans les laboratoires
ultra modernes de la chimie prébiotique (l’avant-biologie
ou la pré-biologie) et de l’exobiologie (biologie
extérieure à la terre). Pourquoi vouloir remplacer
la vie venue de Dieu par la vie provenant d’extra-terrestres
? Qui a donné la vie à ces autres êtres
? Encore une fois, on est forcé de revenir à
la Première Cause ! Une seule planète est
vivante, c’est notre bonne vieille terre.
Or, Dieu dit qu’Il est la Vie. Il déclare
être le Dieu créateur de tout ce qui existe.
Il en découle donc une question fondamentale : peut-on
exclure Dieu d’une recherche objective, voire expérimentale,
sur les origines de la vie sur terre ? Si oui, ne risque-t-on
pas de se fourvoyer amèrement ? Toute recherche sérieuse
concernant les origines de l’homme ne peut, ni faire
fi des connaissances admises avant la naissance de Darwin,
ni refuser de prendre en compte l es acquis scientifiques
transmis au monde depuis les deux derniers siècles.
L’esprit dans l’homme
Si les évolutionnistes n’ont pas pu prouver
que la vie pouvait naître à partir de la matière
inerte, sans l’intervention d’un Créateur,
ils ne peuvent pas non plus prouver à quel moment
dans la chaîne des transmutations génétiques
la raison, la conscience, l’esprit est soudainement
apparu chez un hominidé qui, de ce changement, aurait
cessé d’être hominidé pour devenir
soudainement un homme. Le mystère reste entier. Richard
Leakey, anthropologue de renommée mondiale l’admet.
Il déclare même que le zoologue Richard Dawkins
de l’université Oxford « reconnaît,
lui aussi, qu’il y a là un mystère...
C’est pour lui le plus grand mystère auquel
se trouve confrontée la biologie moderne ».
De célèbres neurobiologistes, entre autres
chercheurs, ont conduit des études comparatives du
cerveau chez les mammifères. Chez les primates, le
cerveau des grands singes est supérieur à
celui des mammifères moyens alors que le cerveau
de l’homme est 30% supérieur en volume à
celui des grands singes, et ce, avec une caractéristique
frappante démontrée : celle que les deux parties
arrière du cerveau d’un singe sont plus grandes
que les parties frontales, alors que chez un homme, nous
voyons exactement l’inverse. Pourquoi cette différence
?
Pourquoi ce fossé entre les configurations cérébrales
d’un animal et celle d’un être humain
? Dans son livre « l’Origine de l’Humanité
», Leakey affirme que « Si nous pouvions dater
ce changement de configuration dans la préhistoire
humaine, nous disposerions d’un indice sur l’émergence
de l’esprit humain ». Serait-ce vraiment le
cas ? Certains anthropologues prouveraient probablement
que la seule capacité volumique crânienne ne
suffirait pas à faire la preuve. De plus, que penser
de l’absence (jusqu'à ce jour) de fossiles
entre "l’homo erectus" et "l’homo
sapiens" ?
En outre, les critères que les chercheurs retiennent
pour définir "l’homo sapiens" changent
et sont redéfinis avec les temps post-modernes. Si
bien que certains fossiles doivent être reclassés
d’après ces nouveaux critères. Il s’ensuit
que "l’homo sapiens" n’aurait eu que
très peu d’ancêtres parce que sa lignée
généalogique semble ne pas se confondre avec
la lignée héréditaire des chimpanzés,
des orangs-outangs, et autres anthropoïdes supposément
précurseurs de l’homme. Nous revenons à
la faille des chaînons manquants.
Sans parler du fait nouveau que des chercheurs allemands
viennent d’affirmer dans la revue scientifique «
La Recherche » (Numéro 321 - Juin 1999) que
les Néanderthaliens ne seraient pas un maillon de
la généalogie humaine. Les tests ADN de mitochondries
de squelettes néanderthaliens prouveraient le contraire.
Comme on le voit, on ne finit pas d’en finir avec
la fissuration de la théorie de l’évolution.
La coadaptation, la cohabitation et la simultanéité
des diverses fonctions strictement humaines étaient
essentielles pour que la créature humaine, intrinsèquement
parlant, c’est-à-dire dans son essence même,
puisse être appelée homme au sens où
nous l’entendons aujourd’hui. Darwin lui-même
admettait que les formes intermédiaires ou fossiles
transitoires constituaient l’objection la plus difficile
à contrer parce que ces fossiles devraient exister
en quantité « incommensurable » aux dires
du savant ; or, leur nombre est très limité
par rapport aux attentes. Les espèces demeurent constantes
et la terre n’a pas encore fourni les preuves que
recherchent fébrilement les évolutionnistes
à tout crin.
"L’homo sapiens" est une masse de matière
organisée abritant un esprit libre (1 Corinthiens
2 : 11) et une volonté créatrice (Genèse
1 : 27-31). L’homme, le vrai, celui que Dieu a créé
est doué du libre arbitre, et de la capacité
unique de rire et de pleurer, d’écrire et de
chanter, d’aimer et de haïr ou de faire de l’humour.
Ce sont là des capacités propres aux vrais
hommes, lesquelles ne peuvent avoir évolué
au fil des milliards d’années d’évolution,
car leur harmonieux fonctionnement même exigeait la
spontanéité interactive et simultanée
de chacun des agents comme condition intrinsèque
à la production des pensées et des actions.
Cette coordination et cette interaction parfaite entre les
agents moraux, intellectuels, affectifs et physiologiques
ont permis à Descartes de dire avec conviction et
sans se tromper, « Je pense, donc je suis ».
Laissez-moi caricaturer le comportement de deux «
hommes-primates » afin d’illuster l’inconcevable.
Peut-on penser qu’un « homme » puisse
n’avoir eu que la seule capacité de pleurer
et non celle de l’hilarité en même temps
? Il est impossible, du moins fort improbable, on l’imagine,
que « l’homme » de Néanderthal
ait pu un jour, au sortir de sa grotte, s’écrier
en allemand « Je pense ! » et que, dans le même
instant, il n’ait pas pu avoir pris conscience de
sa propre existence. Imaginons sans tenir compte des époques
qui les séparaient que « l’homme »
de Cro-Magnon ait quitté sa grotte natale d’Eyzies-de-Tayac-Sireuil
en Dordogne et soit allé à la rencontre de
son congénère de Saxonie ; l’un n’aurait-il
pu que rire et l’autre que pleurer ? Les deux «
hommes » n’ayant pas évolué à
la même vitesse, se retrouvant incapables, à
la fois, de rire et de pleurer ! L’un ne pouvant que
rire, l’autre ne pouvant que pleurer, selon l’évolution
respective de leur cerveau ! Et que l’un, petit à
petit, par on ne sait quel facteur évolutif, subrepticement,
et sans comprendre ce qui lui arrive, commence à
émettre quelques sons ou grognements nouveaux qui
auraient été précurseurs des premiers
sanglots humains, pour finalement, après 8 000, 300
000 ou 384 551 ans exactement, disons, jouir enfin de la
double capacité de pleurer et d’être
joyeux le même jour. La scène devient loufoque,
pour ne pas dire lamentablement triste ! Pourtant, cet aspect
de l’évolution des émotions n’a
que succinctement été abordé par les
évolutionnistes.
Et que dire de l’évolution des cinq sens ?
Comment imaginer qu’un homme ayant reçu une
acuité sensorielle très minime puisse ensuite
avoir été pourvu progressivement de la pleine
capacité de ses cinq sens tels que nous les utilisons
aujourd’hui, et que ce processus ait pu durer des
millions d’années. Nulle trace anthropologico-archéologico
culturelle n’existe pour prouver que l’essentiel
dans l’homme (sa raison, sa pensée, sa liberté,
ses multiples émotions, en un mot ce qu’on
appelle les vertus du cœur, les composantes intelligentes
de l’être), ait pu évoluer en toute liberté
pendant des centaines de millénaires pour en arriver,
24 000 ans avant Jésus-Christ, à une harmonisation
parfaite de ces fonctions affectives, intellectuelles et
physiologiques. Pourquoi 24 000 ans ? Parce que la revue
« Archaelogy » d’avril/mai 1999, affirme
que le squelette d’un enfant, vieux de quelque 30
000 ans, récemment découvert dans la vallée
de Lapedo au nord de Lisbonne, Portugal, serait le lien
entre les Néanderthaliens et les homidiens plus modernes.
De quel « enfant » s’agit-il ? Du petit
d’un singe incapable de rire ? Ou de l’enfant
né d’un homme et d’une femme comme tous
les milliards d’enfants de la terre ? On le voit bien
; il est impératif de redonner leurs sens aux mots
que l’on utilise quand on parle d’un sujet aussi
vital.
La découverte de créatures pré-historiques
ne remet pas en doute la thèse de la création
telle qu’elle est décrite (très brièvement)
dans le livre de la Genèse, et à laquelle
le Christ et l’apôtre Paul se sont référés
dans leurs enseignements. Qu’il y ait eu des hominidés
ou des hominoïdes avant Adam et Eve, la chose est concevable
et l’Eglise n’y trouve là aucune contradiction
avec les Ecritures. Nous savons que celles-ci ne traitent
pas spécifiquement d’anthropologie, ni de paléoanthropologie,
ni d’archéologie. Bien ! Chacun son domaine
! Le savant qui ne prouve pas l’existence de Dieu
demeure quand même un savant, et sa science ne devrait
pas l’empêcher de croire. De même, le
théologien qui ne prouve pas expérimentalement
l’évolution ou la création, continue
d’être respectable et respecté, tout
en croyant à la fois en un Dieu Créateur,
et dans les découvertes de la science moderne.
Albert Einstein, en savant éclairé qu’il
était, reconnaissait l’existence de Dieu. Pensant
aux choses créées et aux lois de l’univers
et en les comparant à des dés, il croyait
plutôt que c’était les hommes qui jouaient
avec les dés, et non pas Dieu. Dieu sait ce qu’Il
fait, Il ne joue pas au loto. Les hommes tentent de prouver
qu’Il procède à l’aveuglette,
à tâtons. Ils ne savent pas trop pourquoi Ses
créatures existent, ni pourquoi elles sont devenues
ce qu’elles sont. Dieu sait. Il nous a déclaré
qu’Il n’est pas ce Hasard Premier Inexistant
comme veulent le faire croire certains. « Je suis
celui qui suis » (Exode 3 : 13-14), dit l’Eternel.
Dieu est d’une intelligence infinie. En Etre infiniment
intelligent, Il possède aussi le sens de l’humour.
Dieu voit l’orgueil des humains et leurs tours de
Babel chimériques. Dans l’infiniment petit,
comme dans l’espace incommensurable, Dieu manifeste
Sa grandeur. Incommensurable à un point tel que les
plus grands esprits réunis ne pourront jamais en
comprendre toute la portée. Quand les plus grands
astronomes avec leurs plus grands radiotélescopes
pensent avoir touché du doigt la limite extrême
de l’univers créé, Dieu leur démontre
que la poursuite est vaine. Le télescope Hubble a
récemment découvert la galaxie la plus lointaine
connue. Elle se situerait à 13 milliards d’années-lumières
de la terre. Sharon est le nom qu’on lui a donné.
A quelle distance se situe-t-elle avons-nous dit ? A treize
milliards d’années-lumières ! Faisons
vite le calcul et reconnaissons enfin nos limites ! Une
année-lumière est une unité de longueur
; c’est la distance parcourue en un an par la lumière
dans le vide qui se déplace à la vitesse de
300 000 kilomètres à la seconde.
Le regard de l’homme sur l’univers, et sur
l’homme en particulier se modifie de siècle
en siècle. Grâce aux moyens techniques et informatiques
ultramodernes, la connaissance s’actualise de jour
en jour, littéralement. Les nouvelles découvertes
bousculent les anciennes théories et ébranlent
les hypothèses reconnues jusqu'à tout récemment
comme bien fondées. Un jour, le regard de l’homme
sera le bon regard, celui qui lui fera voir et comprendre
ses propres origines et le sens de sa destinée sur
la terre. Avant de croire, examinez toute chose.
Qui a raison ? L’évolution ou la création
? Darwin ou Dieu ? Dieu, par Sa création, l’emporte
définitivement sur les thèses de Darwin et
des évolutionnistes, Michel Richard résume
assez bien notre pensée quant il écrit : «
Car si l’Eglise ne doute pas de Dieu, elle se méfie
de l’homme qui se prendrait pour Lui » (Le Point,
n° 1368-05/12/98).