La beauté de la création :
Savoir regarder pour comprendre
Dominique Martin De La Cruz
 

Souvent on regarde et on ne voit rien. Et pourtant c’est là, devant nos yeux ! Mais on est tellement absorbé par ses pensées ou habitué et conditionné à ne pas savoir observer (faute de temps, de goût, d’acuité, d’intérêt) que l’on ne prend pas le temps de voir, puis d’analyser pour comprendre et s’émerveiller. Comment une personne qui n’a jamais entendu parler de Dieu pourrait-elle s’y prendre pour se mettre en quête du Créateur ?

Mis à part la Bible bien sûr, il suffirait simplement d’ouvrir les yeux et de contempler les merveilles de la création. Tout d’abord l’existence complémentaire de l’homme et de la femme, la magnificence de fonctionnement du cerveau, l’incroyable et stupéfiant mystère des cinq sens qui permettent à l’être humain de vivre avec bonheur s’il sait les utiliser à bon escient. Admirer les couleurs qui emplissent la nature ça serait effectivement un bon moyen. Elles se complètent si admirablement : le bleu du ciel parfois strié de nuages blancs qui flirte avec le jaune du soleil pour virer au rouge et finir dans le crépuscule mordoré. Les différents tons de vert des océans et des arbres qui se confondent sans choquer. Sans compter l’ocre jaune du magnifique sable des plages ou du désert ; le point d’orgue étant ce magnifique arc- en-ciel donné en prime et qui mêle divinement les sept couleurs (Genèse 9 : 8-17).

Oui, l’assemblage des couleurs qui se marient en toute harmonie est l’un des exemples types de Sa perfection. Elle reflète par-dessus tout une imagination et une intelligence vives, brillantes et infinies. De plus, Dieu nous a créé une vie en couleur. Il aurait pu la composer en noir et blanc. Outre les couleurs, il suffirait également d’observer certains animaux, mammifères, poissons, insectes très caractéristiques qui témoignent par leur diversité remarquable du génie et de la puissance du Créateur. Cette nature, cette faune parfaite, sans rature aucune répond à des règles et des développements très précis et immuables. La beauté est là, devant nos yeux, conçue et revêtant des formes multiples. Sachons pleinement l’apprécier et rendre grâce au Seigneur pour toute cette richesse, cette diversité.

On pourrait ainsi observer :

LA SAUTERELLE
Elle peut franchir 3 mètres en un seul bond, soit 250 fois sa hauteur ! Comme la puce, la sauterelle maintient ses pattes sous une très forte tension. Cette énergie est stockée grâce à une protéine, la résiline, contenue dans son articulation. Quand la sauterelle relâche la pression, la résiline restitue aussitôt 97 % de l’énergie et l’insecte est projeté comme une catapulte.

L’ARAIGNEE
Elle fait peur mais seules quelques-unes des 30 000 espèces d’araignées possèdent des attributs mortels pour l’homme (venin, mâchoires). Certaines possèdent deux paires d’yeux sur le haut du crâne, et une rangée de quatre yeux sur le front. Elles possèdent deux appareils respiratoires et la plupart ont plusieurs glandes à soie. Chacune produit une soie destinée à un usage précis : tisser la toile, emballer les œufs fraîchement pondus. Les filaments les plus fins font seulement 30 millionièmes de millimètre de diamètre (jusqu’à 150 pour les plus épais), chaque fil de soie est cependant trois fois plus résistant qu’un filament d’acier de même diamètre ! Les plus grosses araignées mesurent 30 centimètres de large et pèsent plus de 80 grammes.

LE DROMADAIRE
Ce mammifère possède « comme par hasard » une morphologie et une physiologie originales qui en font un excellent voyageur bien adapté au désert. Il dispose d’un long pelage touffu qui le protège de la chaleur et du froid. Il conserve ainsi l’eau dans son organisme, ce qui est très pratique dans le désert. Il peut perdre jusqu’au quart de son poids en eau, sans mettre sa santé en péril. Il peut boire jusqu’à 100 litres d’eau en quelques minutes. La bosse du dromadaire est essentiellement constituée de graisse (réserve).

LE MOUSTIQUE
Même si l’on n’aime pas ce genre d’insecte (Bzzz !), on est forcé de reconnaître qu’il est bien conçu. Chacun des deux yeux est composé d’une mosaïque de près de 500 yeux séparés (les ommatides). Dès la fin de l’accouplement, le moustique femelle part à la recherche de sa pitance. Elle est attirée par la chaleur et l’odeur que dégage le corps de sa victime. Ses antennes (les palpeurs) détectent les mouvements de l’air et les odeurs. La salive des moustiques contient des substances chimiques qui empêchent le sang de coaguler. Le tube nourrisseur de l’insecte étant très fin, de puissants muscles sont nécessaires pour sucer le sang.

LA GIRAFE
Le secret de son cou élancé réside-t-il dans le fait qu’elle se nourrit de branches d’arbres qu’il faut aller chercher très haut ? Les évolutionnistes en sont convaincus ! Une girafe moyenne mesure 4,80 mètres pour un poids de deux tonnes. Dotée d’une très bonne vue, elle est aussi très farouche et peut s’enfuir à près de 55 km/h. Son cœur pèse 15 kg ; poids nécessaire pour pomper le sang jusqu’à son cerveau.

LE KOKOÏ
Cette petite grenouille aux couleurs vives ne mesure que 5 centimètres de long. Dans ses glandes, elle détient le poison (le batrachotoxine) le plus violent connu à ce jour. Les Indiens utilisent traditionnellement son venin pour enduire la pointe de leurs flèches. Pleine de poison, elle n’en meure pas elle-même.

LA BALEINE BLEUE
La baleine bleue est le plus gros animal de la terre. A l’âge adulte, elle mesure 30 mètres de long et pèse plus lourd que 30 éléphants. Elle ne se nourrit que de krills (sorte de crevettes) ; et en un seul repas, une baleine bleue en ingurgite une dizaine de tonnes. En hiver, lorsque le crustacé se fait rare, la baleine vit en partie sur ses réserves de graisse. C’est un mammifère, elle a donc des poumons et doit régulièrement faire surface pour respirer. Elle ne peut rester plus de deux heures sous l’eau. L’évent qui est sa narine est maintenu fermé en plongée, mais l’eau entre toujours un peu. En surface, la baleine évacue cette eau qui forme un jet haut de 10 mètres. Sa langue pèse 4 tonnes. Elle n’a pas de papilles gustatives.
La bouche de l’animal est immense et fendue très loin en arrière. Comment donc téter lorsque l’on est affublé d’une telle bouche ? C’est la mère qui « injecte » le lait au fond de la gorge de son petit. Allaité pendant sept mois, il ingurgite quotidiennement près de 500 litres d’un lait très riche en graisse et en protéines. Ceci lui permet de grandir à la vitesse record de 4 centimètres et de presque 100 kilogrammes par jour. Ainsi, « gavé », il mesure 16 mètres et pèse 25 tonnes au moment du sevrage.

LA MOUFETTE
Cette cousine du putois avertit l’ennemi en étalant la fourrure noire et blanche de sa queue épaisse. S’il insiste, la moufette relève la queue et vise par-dessus son épaule et tire jusqu’à 10 mètres de distance un jet ambré qui jaillit de ses glandes anales (tir précis jusqu’à 3 mètres). Corrosif, le liquide est tellement puant qu’un tissu qui en est imprégné sent encore un an après ! Quel record d’imprégnation ! Quel parfum !

L’ABEILLE
Les abeilles forment une société presque exclusivement femelle. La reine est fécondée au cours du vol nuptial par plusieurs mâles (leur seul rôle est de féconder la reine). Elle pond de 1 000 à 2 000 œufs par jour, à la cadence d’au moins un par minute. La ponte cesse en hiver. C’est selon le développement de ses glandes que l’abeille remplit diverses fonctions : les butineuses ramènent le pollen dans la corbeille des pattes. Le nectar se transforme en miel dans le jabot. Les deux produits seront déposés par les magasinières dans les alvéoles pour nourrir le causin (ensemble des œufs et des larves). Certaines abeilles repèrent quelques fleurs par leur nectar. De retour, elles informent les autres par leur danse. Celle-ci représente un moyen d’information (direction des butins par rapport à celles des rayons solaires) tout comme l’odorat (qui guidera les autres abeilles vers leur butin). L’abeille n’existe qu’en fonction de la ruche. Elle ne voit pas le rouge. Peu de fleurs sauvages sont rouges. Elle voit néanmoins le coquelicot car il renvoie l’ultraviolet. Elle vole rapidement : 230 battements d’aile par seconde. Si celles-ci ne se gênent pas, ou ne se « télescopent » pas, c’est qu’il existe un système d’accrochage entre les deux ailes du même côté.

LE GOELAND
Le poussin du goéland, pour se nourrir donne instinctivement des coups de bec à une tache rouge située sur le bec de sa mère, l’incitant ainsi à régurgiter la nourriture. Beaucoup d’animaux agissent ainsi, déterminés par des besoins internes et déclenchés par des informations provenant de l’extérieur.

LE POULPE
Il est le représentant le plus complexe de l’embranchement des mollusques. Il possède deux gros yeux, huit tentacules sensibles et un cerveau bien développé. Il se déplace sur les fonds marins en accrochant le sol grâce à ses deux rangées de ventouses. Chaque bras est pourvu de 10 sortes de muscles contrôlés par un réseau de nerfs et nourris par deux artères principales. Sa tête est en réalité la majeure partie du corps : la cavité palléale. Celle-ci expulse un jet d’eau par l’entonnoir (situé sous l’œil) qui propulse le poulpe. Les pieuvres géantes du pacifique peuvent atteindre 15 mètres d’envergure !

LE PAPILLON
Pour beaucoup, les plus attrayants de tous les insectes sont certainement les papillons. Leur fragile beauté, l’allure gracieuse du vol et des mouvements associés à une extraordinaire diversité de formes et de couleurs leur confèrent une dimension toute particulière dans le monde des animaux. Sans oublier qu’avant d’en arriver à ce stade, ils passent par une série de changements très différents de leur constitution définitive. Les métamorphoses qu’ils subissent au cours de leur croissance sont des phénomènes physiologiques étonnants, voire stupéfiants, et qui démontrent l’incroyable imagination du Créateur. L’accouplement-même est minutieux ; les extrémités des deux abdomens sont en contact et les organes d’accouplement du mâle, renforcés de pièces rigides, s’ajustent à l’orifice génital de la femelle avec une exactitude telle que l’union entre les deux papillons appartenant à des espèces différentes en serait presque impossible ! Ensuite, ce sera les larves qui sortiront des œufs, la vie de chenille, les mues nécessaires, les constructions d’un abri (à l’aide de feuilles réunies par de la soie) pour l’hiver puis, la suite du développement et la chrysalidation.
Il est stupéfiant de constater que la constitution de la chenille diffère profondément de celle du papillon. Les puissantes mandibules de celles-ci disparaîtront chez le papillon qui sera doté d’une trompe pour aspirer le nectar sucré des fleurs. Il est impossible de ne pas s’émerveiller devant une telle perfection poussée bien loin chez les chenilles des lycènes qui se chrysalident à l’air libre. Quelques-unes toutefois s’associent avec les fourmis. Chez ces chenilles, une glande apparaît à l’arrière du dos qui sécrète une substance très prisée chez les fourmis. En échange, ces dernières vont aider les chenilles dans leur déplacement pour leur procurer de la nourriture fraîche. Chez la lycène Arion, l’entente est plus étroite. Les fourmis installent les chenilles dans leurs nids. L’échange est total et bénéfique pour tous. En échange de sécrétion sucrée, les chenilles se nourrissent des larves des fourmis.
Par ailleurs, en 35 jours la chenille du bombyx du mûrier, ou vers à soie, atteint une masse de 5 grammes. Elle a multiplié par 10 000 son poids à la naissance (0,5 milligrammes) et cela uniquement en dévorant des feuilles de mûrier.
Illustration parfaite de symbiose et d’harmonie qui donne une pleine idée de la création et de son Concepteur. Les ailes enfin, suprême prodige, n’apparaîtront que chez le papillon. Rien n’est laissé au hasard, car en effet les dessins colorés des ailes de ces derniers ne sont pas des fantaisies. L’aile absorbe le rayonnement solaire avec une intensité différente suivant sa couleur. Les différences de températures activent l’indispensable circulation du sang et de l’air dans les nervures.

LE COLIBRI
C’est le plus petit oiseau du monde. Il mesure moins de 6 centimètres de longueur dont la moitié pour le bec et la queue. Son poids se situe autour de deux grammes. Il est capable de voler en marche arrière ou même en surplace.

LA LIBELLULE
Superbe en couleur, elle vit dans l’eau et dans l’air. C’est un insecte très rapide (30 km/h) avec quatre grandes ailes indépendantes. Elle est capable de toutes les prouesses : décollage vertical, vol en avant et en arrière, vols planés, mouvements de frein (coup de frein). Ces yeux énormes lui permettent de voir de tous les côtés. Salvador Dali, parlant de la libellule, disait : « Insecte anti-aérodynamique ». Après s’être accouplée, elle pond plusieurs œufs dans un étang ou dans une plante aquatique. La larve de la libellule va vivre plusieurs mois dans l’eau où elle va se développer grâce à des mues successives. Elle utilise l’oxygène dissout dans l’eau au moyen des branchies situées dans une poche au niveau du rectum. La larve accélère son rythme respiratoire si l’eau est appauvrie en oxygène. La libellule adulte meurt en automne et la larve après plusieurs mois (ou plusieurs années) de vie dans l’eau éclot au printemps.

LE TERMITE
Les termites ont une vie simple très évoluée. Ils vivent en collectivités bien organisées. Le monde des termites est divisé en quatre castes : les femelles, les mâles, les ouvriers et les soldats. Seuls les individus sexués sont pigmentés et munis d’yeux et d’ailes. Les ouvriers et les soldats sont dépourvus de pigmentation et aveugles, c’est pourquoi ils vivent sous terre et fuient toute source lumineuse. Les soldats qui défendent la termitière sont incapables de se nourrir seuls. Les ouvriers leur donnent à manger. La reine et le roi ne quittent jamais la chambre royale. Les immenses constructions bâties par les termites ont toujours été un objet de stupéfaction tant est grand le contraste entre la taille de l’insecte (5 à 6 millimètres pour les ouvriers) et l’édifice qu’il a élevé. Ce qui est extraordinaire (une fois de plus) c’est que leurs constructions suivent un plan bien déterminé et qu’elles mettent en œuvre des techniques fort complexes qu’envierait n’importe quel ingénieur de renom (l’architecte espagnol Gaudi a pu y puiser quelque inspiration). Toute la construction faite de terre pétrie avec de la salive est si solide qu’il faut de la dynamite pour l’abattre. Leur travail étonne tellement que bon nombre de scientifiques se demandent comment peuvent faire ces êtres pratiquement dépourvus de cerveau (quelques amas de neurones seulement) pour coordonner une telle activité ! Et d’encenser les caractéristiques des constructions : finesse des parois élevés sur plusieurs mètres de hauteur, agencement des galeries, sens très aigu de la géométrie. Devant tant de technicité, l’esprit oscille entre scepticisme, admiration et interrogation. Beaucoup sont persuadés que des informations tactiles guident les insectes avec beaucoup de précision car ceux-ci sont aveugles ; et de s’interroger : qui supervise le déroulement des travaux et donne les indications, les directions à suivre, les emplacements des points d’élévation des piliers ? Pourquoi à un moment donné les termites s’arrêtent-ils de construire, d’ériger ? Et de conclure : comment expliquez-vous une telle perfection géométrique qui laisse supposer que chaque ouvrier possède dans son patrimoine génétique l’image finale de la termitière ? Commentaire explicite non ? Certains animaux de par leurs caractéristiques et fonctions grandioses amèneraient-ils l’homme à s’interroger sérieusement sur la création et sur le but poursuivi ? La nature aiderait-elle l’homme à réaliser enfin ce qu’il ne discerne pas en regardant son propre corps ou en s’observant lui-même ?

LE KANGOUROU
Le développement du bébé kangourou n’est pas achevé à la naissance : le nouveau né est une larve. A la naissance, celle-ci à peine formée fait 2 cm de long. Elle a deux pattes antérieures en forme de rame ; elle est aveugle et sourde. La larve parvient à ramper dans la fourrure du ventre de sa mère jusqu’à la poche où se trouvent les mamelles ; elle effectue ainsi une véritable course d’obstacles qui dure 5 minutes. Là, elle tète et finit de se développer en toute sécurité. La queue musclée fait plus d’un mètre de long. Elle sert d’appui au repos, de balancier lors du saut et de gouvernail lorsque l’animal change de direction.

L’ELEPHANT
Il est le plus grand animal vivant sur la terre ferme. Il pèse plus de 5 tonnes. La peau qui a une épaisseur de 4 cm est très délicate, ce qui explique qu’il passe beaucoup de temps à s’en occuper. La trompe, longue de 2 mètres, est la fusion du nez et de la lèvre supérieure et elle compte 100 000 fibres musculaires. Les battements de ses oreilles font baisser la température du sang qui y circule, rafraîchissant ainsi l’éléphant.

LA CHAUVE-SOURIS
Elle vole au crépuscule, ou la nuit, et se déplace dans l’obscurité grâce à un formidable système de renvoi d’ondes sonores appelé « écholocation ». Ses oreilles sont de véritables récepteurs-radars. Les cris aigus sont émis par le larynx, organe de la voix. Il émet plus de 200 impulsions sonores à la seconde. Ce sont des ultrasons. Ils sont si aigus que les oreilles humaines ne les entendent pas. Comme les oiseaux, les chauves-souris ont des caractéristiques qui facilitent le vol. Leurs os sont creux ; la membrane de leurs ailes est aussi fine que du papier, et pourtant aussi solide que du cuir. Un système de tendons et d’os permet à la chauve-souris de se reposer et de dormir suspendue, la tête en bas.

LA MANTE RELIGIEUSE
Qui ne s’est jamais offusqué devant un appétit si vorace ? Les mantes sont toutes de féroces carnivores et présentent des modifications particulières qui les adaptent au type de chasse qu’elles pratiquent. La mante est le seul insecte qui puisse regarder derrière lui sans tourner la tête, étant donné que ses yeux sont très grands, hémisphériques et que sa tête est petite et triangulaire. Pendant l’accouplement, la femelle dévore parfois le mâle car, nécessité oblige, elle a besoin de beaucoup de nourriture pour pouvoir pondre ses œufs. Dévorer la tête du mâle ne compromet aucunement l’accouplement vu que le système nerveux de la mante est formé de ganglions indépendants. Ainsi le mâle qui a perdu la tête (au propre comme au figuré) peut poursuivre l’acte étant donné que les mouvements nécessaires à la fécondation sont commandés par un ganglion nerveux situé dans l’abdomen, et donc indépendant. Surprenant non ?

L’HIPPOCAMPE
Il est prodigieux de noter que Dieu excelle dans la création de petits poissons : l’hippocampe (dragon des mers), comme des gros mammifères. Est-il possible de rester insensible devant une telle splendeur ? Les hippocampes surnommés chevaux de mer ont un mode de reproduction très singulier : les mâles possèdent sur le ventre une poche marsupiale. Après synchronisation des postures, la femelle introduit son organe sexuel en forme de tube dans la poche marsupiale du mâle pour y déposer ses œufs. Ceux-ci sont alors fécondés par le mâle et demeureront dans la poche paternelle pour s’y développer. Après 30 jours et des contorsions multiples, la poche se dilate et le corps se contracte, facilitant l’expulsion des jeunes hippocampes. La libération peut durer une heure. Tout comme la baleine, l’hippocampe a frôlé l’extinction, et bien sûr à cause des hommes.

LA MOULE
Elle est à la fois végétarienne et carnivore puisqu’elle se nourrit de plancton marin. A l’aide de ses branchies finement grillagées, elle réalise un courant d’eau dans sa cavité ; l’eau passe à travers ce grillage, les grosses particules sont rejetées et les petites sont agglomérées dans une gelée, puis avalées. Elle ne concentre ainsi que les particules nutritives contenues dans la mer. Une moule filtre 50 litres d’eau en 24 heures !

LE LOMBRIC
Même en ne disposant pas d’yeux, le lombric est capable de faire la différence entre la lumière et l’obscurité grâce à certaines cellules photosensibles réparties dans son tégument. Le lombric n’a pas de squelette mais des muscles. Toute la surface de son corps est utilisée dans la progression, et les soies (crochets), l’aident à s’accrocher. Il transforme les petits cadavres d’animaux et les débris végétaux en excréments. Ceux-ci renferment, sous forme concentrée, les éléments nutritifs favorisant la croissance des plantes. Il suffit de 350 lombrics par mètre carré pour doubler le poids des récoltes. Selon les régions, un hectare de terre cultivée peut contenir 2 tonnes de lombrics.

LE MANCHOT
Les manchots ne vivent que dans l’hémisphère sud contrairement aux pingouins qui eux, stationnent dans le nord. Il existe 18 espèces réparties entre l’Australie, l’Amérique du Sud, l’Afrique et les régions sub-antarctiques. Ce sont d’excellents nageurs. Il peuvent foncer à 50 km/h dans l’eau. Les manchots empereurs sont les seuls animaux qui émigrent vers le froid polaire de l’hiver pour se multiplier. Ils pondent et couvent leurs œufs par des températures qui peuvent avoisiner les –40°C.
Dans ces conditions aussi extrêmes, les manchots ne sont pas en danger de gel. La majorité des animaux polaires ont une étonnante faculté de vie dans le froid et le vent ; celle-ci reposant avant tout sur le sang chaud, défini par les scientifiques comme l’un des développements les plus importants de l’évolution ! Ainsi, par ce procédé, quelle que soit la température extérieure, le corps est maintenu à une température tropicale de 35 °C à 50°C par un thermostat sensible situé dans le cerveau. Le sang chaud est un attribut des formes les plus élevées de la vie ; tous les mammifères et les oiseaux le possèdent. Le mécanisme principal de conservation de la chaleur dépend : (1) de la couche de graisse ou de tissu imprégné d’huile sous la peau ; (2) de la couche de fourrure ou de plumes sur la peau. Ainsi protégé, le manchot peut nager des heures entières dans de l’eau à zéro degré qui tuerait rapidement un homme. Ô merveille de l’évolution qui avait tout prévu !


Force est de reconnaître que ces différents animaux et insectes étonnent et surprennent par tant de caractéristiques précises, originales, voire impossibles ! Dans cette création, tout est savamment pensé, calculé et brillamment agencé. Chaque organe, chaque cellule, chaque membrane est bien à sa place là où il faut, et rien ne pourrait ou ne saurait fonctionner sans cette disposition, cet équilibre, cette structure de départ. Il a fallu vraiment que ces différentes espèces soient superbement conçues en toute harmonie pour s’intégrer dans un monde pluriel, éclectique. D’ailleurs, même notre œil ne rejette pas, et apprécie cette faune dans toute sa diversité, sa richesse, et sa beauté ! Et l’on voudrait nous faire croire que tout ceci n’est en fait que le résultat du hasard ! Alors que chaque espèce, chaque type de création est pensé comme un puzzle compliqué répondant à une machinerie complexe, et où il ne saurait évidemment manquer aucune pièce.

Peut-on imaginer une tortue avec un cou de girafe ? Un rhinocéros avec une tête de moustique ou un crocodile avec une queue d’écureuil ?

Peut-on alors imaginer un singe descendant d’un poisson ? Pourquoi la procréation est-elle toujours la même ? Des mammifères ne concevant que des mammifères et des poissons que des poissons, etc. ?

Chaque espèce est bien délimitée, arrêtée, dans son processus et il n’y a bien que l’homme pour chercher à détourner et à violer la nature par le biais de clonage et de croisement hybrides. Peut-être verrons-nous un jour un mouton à cinq pattes et une vache à trois pis ! Le Dieu suprême dans toute Sa splendeur a créé ces créatures ainsi. Quelle diversité, quel plaisir pour l’œil, quel enrichissement pour l’intellect, et l’on peut dire d’emblée : « Quelle Beauté ! ». Alors, à la suite de cette description aussi variée que stupéfiante, comment hésiter encore entre l’évolution et la création ?

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