Il y a presque 2000 ans, un menuisier juif a été
condamné parce qu’il était considéré
comme un dangereux rebelle religieux et politique. Après
sa flagellation, il fut exécuté de la façon
la plus douloureuse et honteuse alors en application : la
crucifixion. Ce genre de supplice était scandaleux
aussi bien pour les Juifs que pour les Gentils.
Le crucifié était le Christ. Néanmoins,
les disciples mirent un point d’honneur à se
rappeler Sa mort. Non seulement le fait qu’Il soit
mort, mais aussi le fait qu’Il soit mort d’une
façon aussi ignominieuse. Dans leurs récits
sur Jésus, ils consacrèrent de longs chapitres
à cette mort horrible. Une fois par an, à
date fixe, ils commémoraient Sa mort.
Pourquoi la mort de Jésus est-elle si importante
pour les chrétiens et pourquoi constitue-t-elle le
point essentiel de la foi chrétienne ?
La mort de Jésus est-elle considérée
« de première importance » dans
les écrits de Paul ? Comment décrivait-il
sa propre prédication (I Corinthiens 1 : 18, 23)
? La mort du Christ avait-elle été prédite
dans les Ecritures, et dès lors, était-elle
nécessaire (Luc 24 : 25-26 ; Actes 3 : 18 ; 17 :
3) ?
Commentaire : Il n’était pas suffisant
que le Christ meure même sans douleur, mais il fallait
qu’Il souffre et qu’Il soit crucifié
pour notre salut. C’était une partie essentielle
du ministère de Jésus et de l’Evangile.
Jésus a-t-Il prédit qu’il souffrirait
et qu’Il mourrait (Marc 8 : 31-32 ; 9 : 31 ; 10 :
33-34) ? A-t-Il prédit la manière dont Il
mourrait (Matthieu 20 : 19 ; 26 : 2 ; Jean 12 : 32-33) ?
Après sa prière à Gethsémané,
était-Il certain qu’Il allait mourir de cette
façon (Matthieu 26 : 54) ? Etait-ce Sa mission et
Son objectif (Jean 12 : 27) ?
Selon Jésus, quelle prophétie d’Esaïe
devait s’accomplir (Luc 22 : 37) ? Quels autres versets
dans Esaïe 53 Jésus accomplit-Il ? Quelle importance
accordait-Il à Sa propre mort (Marc 10 : 45) ? Lors
de la dernière Pâque, Il en dit encore davantage.
Pourquoi offrit-Il Son corps (Luc 22 : 19) ? Pourquoi donna-t-Il
Son sang (Luc 22 : 20 ; Matthieu 26 : 28) ?
Commentaire : Plusieurs versets de Esaïe 53
sont mentionnés dans le Nouveau Testament. Les apôtres
prêchaient que Jésus était le serviteur
souffrant décrit par Esaïe ; il est probable
que cela provienne des enseignements mêmes de Jésus.
Jésus-Christ, personne innocente, a souffert et
est mort pour racheter les coupables.
Au cours de la dernière Pâque, Jésus
a non seulement prédit Sa mort mais Il en a aussi
expliqué la signification théologique. Il
a donné Son corps pour nous. Il a permis que Son
sang soit versé pour que nous soyons pardonnés.
Jésus savait qu’Il était le Médiateur
entre Dieu et les hommes. Son sang nous permet de faire
une alliance avec Dieu, une relation de promesse et de loyauté.
En fait, la mort du Christ est la seule façon par
laquelle nous pouvons obtenir le salut.
C’est pourquoi, même s’Il savait ce qui
Lui arriverait « Jésus prit la résolution
de se rendre à Jérusalem » (Luc
9 : 51).
Il aurait été facile pour les apôtres
de mettre l’accent sur la résurrection de Jésus
et de passer par-dessus Sa mort honteuse. Comment ont-ils
traité cela (Actes 2 : 22-24 ; 3 : 14-15 ; 4 : 10
; 5 : 30-31 ; 7 : 51-53 ; 10 : 37-40 ; 13 : 27-30) ?
Commentaire : Les apôtres prêchèrent
la résurrection, mais ils rappelèrent au peuple,
avec force, la punition ignominieuse que Jésus avait
reçue.
Non seulement ils ont admis la croix, mais encore ils l’appelèrent
« le bois », un mot qui rappelait aux
Juifs le passage de Deutéronome 21 : 22-23 qui dit
que toute personne pendue au bois est maudite par Dieu.
En utilisant le mot « bois » les apôtres
attiraient plus particulièrement l’attention
sur la mort honteuse de Jésus. Pourquoi mettre l’accent
sur la façon de mourir ? Parce que c’était
important. Les Ecritures l’avaient prédit ;
Jésus l’avait prédit, et c’était
nécessaire pour notre salut.
Quelle importance Paul accordait-il à la malédiction
de la croix (Galates 3 : 13-14) ? Paul a fait de son mieux
pour ne pas offenser les gens. Mais, a-t-il mis l’accent
sur la crucifixion même si c’était une
pierre d’achoppement (Galates 5 : 11 ; 3 : 1 ; 6 : 14)
?
La croix est-elle le centre de son message (I Corinthiens
1 : 23 ; 2 : 2 ; Philippiens 3 : 18) ?
Commentaire : Paul donne la signification théologique
de la croix Jésus nous a rachetés de la malédiction
de la loi en devenant une malédiction pour nous.
Il est devenu le péché pour nous (II Corinthiens
5 : 21). Il a été un sacrifice pour que nous
soyons justifiés, déclarés innocents,
afin de ne pas recevoir la punition que nos péchés
méritent (Romains 3 : 24-26). Il porta nos péchés
et la punition pour ceux-ci sur la croix.
C’est par la croix que nous pouvons recevoir la bénédiction
promise à Abraham (Galates 3 : 14). C’est par
la croix que nous sommes réconciliés avec
Dieu (Ephésiens 2 : 16). Sur la croix, Il pardonna
nos péchés effaçant la dette que nous
avions contractée (Colossiens 2 : 13-14). Paul dit
clairement que notre salut dépend de la croix du
Christ.
Comme nous n’arrivons pas à garder la loi
à la perfection, nous tombons sous cette malédiction
(Galates 3 : 10). Nous méritons tous la peine de
mort (Romains 3 : 23 ; 6 : 23). Jésus qui était
sans tache n’avait pas besoin de mourir, mais Il donna
Sa vie volontairement pour payer notre dette. Le Juste est
mort pour l’injuste. Il a reçu la punition
que nous méritions, pour que nous recevions le pardon
même si nous ne le méritions pas. Il est mort
pour que nous ayons la vie.
Comment l’importance de la croix fut-elle expliquée
aux Juifs (Hébreux 12 : 2) ? En quels termes a-t-on
décrit ce que Jésus a fait du péché
par Son sacrifice (Hébreux 7 : 27 ; 9 : 26-28) ?
Comment Pierre l’a-t-il expliqué (I Pierre
2 : 24 ; 3 : 18) ?
Commentaire : « La croix impose trois vérités
» écrit John Stott dans son livre La croix
du Christ à la page 83.
« Premièrement, notre péché
doit être extrêmement horrible. Rien ne révèle
la gravité du péché comme la croix...
S’il n’y avait aucune façon pour qu’un
Dieu juste puisse pardonner notre impiété,
si ce n’est en portant Lui-même le poids par
le Christ, cela devait être vraiment très sérieux
»...
« Deuxièmement, l’amour de Dieu est
tellement merveilleux que cela dépasse notre entendement.
Il nous cherchait même à travers la douleur
de l’abandon sur la croix.
Il a porté nos péchés, notre culpabilité,
notre condamnation et notre mort. Il faudrait avoir un cœur
de pierre pour rester insensible à un amour si grand
».
« Troisièmement, le salut du Christ doit
être gratuit. Il l’acheta pour nous au prix
de son sang. Que nous reste-t-il à payer ? Rien
».
Jésus n’a pas dit à Ses disciples
de se souvenir des miracles de Son ministère, au
contraire, Il leur a demandé de se souvenir de Sa
mort. Comment allaient-ils le faire (Luc 22 : 19) ?
Commentaire : La croix était le point de
mire de la mission de Jésus en tant qu’humain.
Son travail n’a été achevé qu’au
moment de sa crucifixion.
Jésus a éliminé beaucoup de rituels,
mais en a ordonné un : le pain et le vin de la Pâque.
Il nous a dit d’y participer en souvenir de sa mort
parce que sa mort et notre participation dans celle-ci est
la clef de notre salut.
Nous ne nous souvenons pas de la mort de Jésus simplement
comme d’une chose qui lui est arrivée ; cette
mort a toujours un impact sur nous aujourd’hui. Il
nous faut en mesurer la portée.
Dans le rituel du baptême, quel est le symbolisme
lié à la mort de Jésus (Romains 6 :
3) ? Spirituellement parlant, sommes-nous crucifiés
avec Jésus-Christ (Galates 2 : 20) ? Que devons-nous
crucifier tous les jours (Galates 5 : 24 ; Romains 8 : 13)
? Que doit-on faire si nous suivons Jésus (Luc 9
: 23) ?
Que nous enseigne la croix sur l’amour de Dieu
pour nous (Romains 5 : 8-10 ; 8 : 32) ? Qu’est-ce
que cela nous apprend sur la vie chrétienne (Romains
6 : 6-12 ; I Pierre 2 : 24 ; Apocalypse 12 : 11) ? Quelle
responsabilité éthique cela implique-t-il
(Ephésiens 4 : 32-35 ; Romains 12 : 9, 17, 21) ?
Commentaire : Par la croix nous avons la liberté.
Nous ne sommes plus prisonniers de la loi (Galates 3 : 23
; Romains 7 : 6). Nous ne sommes plus esclaves du péché
et de la passion (Jean 8 : 34-36 ; Romains 6 : 7, 16 ; Tite
3 : 3).Nous avons vaincu le monde et le malin (I Jean 5
: 4-5 ; I Jean 2 : 13-14 ; Apocalypse 12 : 11).
Par cette liberté nous devenons les esclaves de la
justice, des esclaves de Jésus-Christ. Il est mort
pour nous, pour que nous puissions vivre pour Lui (II Corinthiens
5 : 14-15). C’est de cette façon que nous devrions
répondre à l’amour de Dieu démontré
par la croix de Jésus.
Comment la croix peut-elle nous servir d’exemple
quand nous souffrons (I Pierre 2 : 19-23 ; Hébreux
12 : 2-4) ?
Commentaire : Souffrir injustement fait partie
de l’appel du chrétien suivant le bon exemple
que Jésus nous a laissé.
Jean 15 : 20 dit : « Le serviteur n’est
pas plus grand que son maître ». Les épreuves
nous aident comme elles aidèrent Jésus-Christ
(Hébreux 2 : 10 ; 5 : 8-9 ; Jacques 1 : 2-4). Aimer
et aider les autres n’est pas toujours facile, confortable
et sûr. Nous ne comprenons pas toujours nos épreuves,
mais nous sommes encouragés car Dieu comprend ce
qu’est la souffrance. Il l’a aussi vécue.
Quand nous souffrons, nous sommes aussi fortifiés
de savoir qu’une couronne de gloire nous attend comme
celle qui attendait Jésus.
Quand nous nous identifions à Lui par la croix (comme
nous le faisons par le baptême, (à la Pâque),
et par une vie de service) nous prenons aussi part à
Sa gloire (Romains 8 : 17-18 ; II Corinthiens 4 : 17).
La croix n’est peut-être que folie pour les
hommes mais elle démontre la sagesse de Dieu (I Corinthiens
1 : 17-25). La croix a été un geste sublime
d’une grandeur indicible. Elle a montré simultanément
la laideur du péché et la splendeur de l’amour
de Dieu.
Elle punit définitivement le péché
et offre le pardon. Elle démontre aussi bien la justice
que la grâce. Elle brise l’emprise du péché
et de la mort en nous donnant assez de force pour les surmonter.
La croix est une preuve visible que nos péchés
ont été mis de côté une fois
pour toutes, que notre combat n’est pas vain et qu’une
couronne de gloire nous attend grâce à notre
Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.