Les fêtes de Noël arrivent à grands
pas. En général, elles signifient bombance,
abondance, mets précieux, vins fins et tutti quanti.
Mais voilà, pas pour tout le monde.
La misère existe. Elle est là, à nos
portes. Ici l’Armée du Salut oeuvre sans répit
pour soigner les âmes en détresse, et une soupe
chaude sera de nouveau servie pendant les fêtes de
fin d’année. Là, les restos du coeur
apporteront un repas aux nécessiteux. L’action
proverbiale de la Croix Rouge sera manifeste. Et, sans compter
la participation de toutes les autres associations humanitaires
et caritatives qui participent activement pour améliorer
un tant soit peu la vie des déshérités.
Là-bas, en pleine crise, l’Indonésie
s’enfonce dans le désespoir et le chaos. A
Noël, 100 millions d’Indonésiens auront
moins de six francs par jour pour survivre. D’ailleurs
l’organisation alimentaire mondiale vient de lancer
un cri d’alarme. Et, c’est, sans parler de la
misère qui gagne du terrain et qui fait son nid dans
les autres parties du globe (Russie, Amérique du
Sud, Afrique, Moyen Orient...)
A l’heure où sur six milliards d’êtres
humains (ils étaient seulement trois milliards en
1960 !) plus de la moitié vivent au-dessous du seuil
de pauvreté, à l’heure où tiers-monde,
quart-monde, illettrisme, famines, épidémies,
dénuements sont des mots qui inspirent la honte et
la souffrance, à l’heure où le coeur
de l’homme se refroidit, à l’heure où
l’égoïsme s’étend, où
le stress frappe violemment à nos portes, où
les exclus de toute sorte se multiplient, où l’on
assiste à une inquiétante montée de
la souffrance mentale, sachons enfin apprécier pleinement
toutes les bénédictions qui nous ont été
accordées gratuitement par le Seigneur.
LE MESSIE, DIMENSION MANQUANTE DE NOEL
L’auteur de l’épître aux Hébreux
déclare que Dieu le Père engendra un Fils
(Hébreux 1 : 5-6). La Bible déclare également
que ce fils est Fils de toute éternité, bien
qu’Il fut incarné (né dans la chair),
pour un temps, il y a environ 2000 ans (Jean 1 : 1). Cet
enfant, engendré par l’Esprit de Dieu, et né
de Marie, entra dans le monde pour se soumettre à
la volonté de Son Père. Pour réconcilier
l’humanité avec son Dieu, Jésus accepta
d’être soumis au temps et à l’espace,
comme le sont tous les hommes. D’Eternel qu’Il
était, Il devint temporel en se soumettant aux lois
physiques qu’Il avait lui-même créées
(Colossiens 1 : 15-17). Il accepta de vivre au milieu d’eux,
comme eux, mais sans se prévaloir des privilèges
divins dont Il s’était volontairement dépouillé
(Jean 1 : 14 et 10 : 17-18 ; Philippiens 2 : 7). Cet Homme-Dieu
est né pour apporter le salut au monde, et proclamer
cette Bonne Nouvelle à tous les peuples de la terre.
En cette fin d’année il est bon de s’interroger.
Ce Messie-Rédempteur est-Il au coeur de nos festivités
et de nos célébrations ? Sur les cinq continents
du globe, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants
peuvent répondre « Oui ! » Pour d’autres,
ce Sauveur n’est-Il toujours pas l’Inconnu,
le Ridiculisé, l’Invention, le Mort, le Dérangeur,
Celui qui ne devrait surtout pas être invité
à la table des gens « bien » ? Celui
qui demeure au dehors. Le Créateur qui frappe à
la porte et attend qu’on daigne lui ouvrir (Apocalypse
3 : 20).
En revanche, malgré leurs doutes à Son endroit,
beaucoup saisissent l’occasion de Son anniversaire
de naissance (note : les Ecritures ne révèlent
pas la date de naissance du Messie) pour échanger
voeux et cadeaux. Mais, nul n’a prévu de présents
pour Lui. Personne n’a pensé à Lui.
Pour beaucoup, pas le moindre merci, pas la moindre expression
de gratitude envers ce Dieu par Qui nous avons tout reçu
(Romains 11 : 35 ; Jean 1 : 16 ; 1 Corinthiens 4 : 7). Il
faut être Dieu pour supporter un tel paradoxe de la
part des hommes ! « Cette lumière était
la véritable lumière... Elle est venue chez
les siens, mais les siens ne l’ont pas reçue
» (Jean 1 : 11). Quel contraste entre cette indifférence
et l’attitude des bergers à qui l’ange
annonça « C’est qu’aujourd’hui,
dans la ville de David, il vous est né un Sauveur,
qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2 : 8-20).
COEUR DE BERGER
A l’occasion de cette naissance unique dans l’histoire,
alors qu’un Dieu se faisait enfant des hommes, les
armées angéliques se joignirent à l’ange
pour louer et glorifier Dieu, tellement la nouvelle était
merveilleuse ! (Luc 2 : 13). Et quand les anges furent retournés
au ciel, l’évangéliste rapporte que,
« ...les bergers s’en retournèrent, glorifiant
et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu
et vu, et qui était conforme à ce qui leur
avait été annoncé » (Luc 2 :
20). Pourquoi une telle explosion de joie et de reconnaissance
? Pourquoi une telle conviction dans leur coeur, et pourquoi
ont-ils cru les paroles de l’ange ? Parce que cet
événement « était conforme à
ce qui leur avait été annoncé »
par les prophètes dans les écrits de l’Ancien
Testament. Leur attente était enfin satisfaite !
« Mais à tous ceux qui l’ont reçue,
à ceux qui croient en Son nom, elle a donné
le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de
la volonté de l’homme, mais de Dieu (Jean 1
: 12-13).
En cette fin de millénaire, alors que la «
défaite des faits » prime sur la vérité,
et que plusieurs perdent la foi dans les Ecritures, ou en
ignorent la teneur, prenons exemple sur les bergers de Judée.
Soyons de ceux qui croient ; de ceux qui espèrent
; de ceux qui aiment ; de ceux qui disent merci à
Dieu ; de ceux qui partagent avec les pauvres, les démunis
et les malades ; de ceux qui tressaillent de joie à
la vue du Christ attablé au nombre des invités
au repas ; car le Roi suprême a déclaré,
il y a 2000 ans, « Je vous le dis en vérité,
toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un
de ces plus petits de mes frères, c’est à
moi que vous les avez faites » (Matthieu 25 : 40).
Malgré les guerres, et les misères qui affligent
notre planète, marquons une pause et profitons de
ces fêtes de fin d’année pour réfléchir
à la Dimension Manquante de Noël. Réjouissons-nous
en famille et entre amis (Romains 12 : 15). Soyons reconnaissants
pour l’espoir que nous donne la venue de Jésus
sur la terre.