La Bible explique qu'en ce jour de printemps, Jésus
fit sept déclarations — trois à Dieu
et quatre à ceux qui L'entouraient. Aucun auteur
des Évangiles n'a enregistré toutes Ses déclarations.
Matthieu et Marc nous en citent une. Luc et Jean nous en
décrivent chacun trois. Rassemblées, ces déclarations
constituent un puissant message venant droit du cœur
de notre Seigneur, prononcées durant Ses heures de
plus grande agonie. Elles révèlent les sentiments
les plus intimes de Jésus, qui donna Sa vie pour
la rédemption de tous les hommes.
l ) « Père, pardonne-leur »
Seul Luc nous dit que Jésus, peu après avoir
été mis en croix, s'écria: «
Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils
font » (Luc 23 : 34).
Non loin de là, se trouvaient des soldats romains
qui tiraient au sort Ses vêtements; il y avait aussi
des gens ordinaires mis en délire par les dirigeants
religieux et des badauds venus observer le spectacle hideux.
Il y avait les principaux sacrificateurs qui prétendaient
que si Jésus Se sauvait Lui-même, alors ils
croiraient en Lui (Matthieu 27 : 42-43). À Sa droite
comme à Sa gauche, se trouvaient deux malfaiteurs
condamnés à mort, tout comme Lui.
Innocent de tout crime contre Dieu ou contre les hommes,
Jésus avait été trahi, arrêté,
battu, flagellé et condamné. Au lieu d'être
consumé par Ses propres douleurs et par le rejet
dont Il faisait l'objet, Jésus demanda le pardon
pour ceux qui étaient responsables du mal qui Lui
avait été infligé — et, dans
un sens général, Il demanda pardon pour tous
ceux qui empruntent par ignorance la voie du péché
et de la mort.
2 ) « Tu seras avec moi dans le paradis »
Malgré Ses souffrances, Jésus Se mit en
devoir d'encourager l'un des criminels crucifiés
avec Lui.
Les deux malfaiteurs, sans doute des voleurs ou des meurtriers,
s'étaient joints aux badauds pour injurier Jésus
(Marc 15 : 32). Luc nous dit : « L'un des malfaiteurs
crucifiés l'injuriait, disant: N'es-tu pas le Christ
? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous » ! (Luc
23 : 39).
Il est clair que ce criminel incrédule n'avait
aucun désir de connaître son Sauveur, ni d'ailleurs
de se repentir de ses péchés. En revanche,
pendant les heures matinales un changement miraculeux se
produisit chez l'autre malfaiteur. Il en vint à croire
! Cet homme-là était aussi coupable que le
premier. Il reconnut qu'il méritait la mort (versets
40-41). Lui aussi s'était moqué de Jésus
auparavant, mais à présent il réprimandait
l'autre criminel.
La Bible ne fait allusion à aucune autre conversation
entre ce second brigand et Jésus. Peut-être
que l'exemple de Jésus et Sa prière l'incitèrent
à être bien disposé à l'égard
du Christ. Il déclara : « Souviens-toi de moi,
quand tu viendras dans ton règne » (verset
42).
Jésus répondit en lui donnant de l'espoir
pour l'avenir :
« Je te le dis en vérité, aujourd'hui
tu seras avec moi dans le paradis » (verset 43).
Comme le premier criminel, la plupart des gens rejettent
Jésus-Christ. De ce fait, leurs requêtes auprès
de Dieu demeurent sans réponse. Mai tous ceux qui
s'abandonnent à Jésus reçoivent la
force d'affronter le présent, et une espérance
durable face à l'avenir. Il y a un avenir, après
la mort. La vie éternelle, dans le Royaume de Dieu,
attend ceux qui acceptent Jésus en tant que leur
Seigneur et Sauveur.
3 ) « Femme, voilà ton fils »
Jésus honorait Sa mère et Se souciait d'elle.
Quand Il comprit qu'il ne Lui était plus possible
d'aider qui que ce soit, Il pourvut aux besoins matériels
de Marie, en la confiant à Son ami de confiance,
Jean.
« Jésus, voyant sa mère, et auprès
d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère:
Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple :
Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le
disciple la prit chez lui » (Jean 19 : 26-27).
4 ) « Eli, Eli, lama sabachthani » ?
Vers quinze heures, Jésus prononça les paroles
suivantes: « Éli, Eli, lama sabachthani »
? c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu
abandonné » ? (Matthieu 27 : 46 ; Marc 15 :
34).
Beaucoup sont restés perplexes devant le doute
apparent de Jésus. Avait-Il peur ? Son Père
L'avait-Il abandonné au moment où Il avait
le plus besoin de Lui ?
Jésus citait la première partie de Psaumes
22 : 2, une prophétie relative aux souffrances et
à l'élévation du Messie.
Il nous est facile d'oublier que Jésus, tout en
étant Dieu incarné, était pleinement
humain. Il était sujet à tous les sentiments
et à toutes les sensations que nous ressentons (Hébreux
2 : 17). Jésus, seul et abandonné, ressentit
la souffrance et l'angoisse que cause le péché.
Là, dans l'obscurité (Matthieu 27 : 45),
accablé par la douleur, portant le fardeau de tous
nos péchés, Jésus accomplit la prophétie
d'Ésaïe: « Ce sont nos souffrances qu'il
a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé
; et nous l'avons considéré comme puni, frappé
de Dieu, et humilié. Mais il était blessé
pour nos péchés, brisé pour nos iniquités;
le châtiment qui nous donne la paix est tombé
sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes
guéris. Nous étions tous errants comme des
brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Éternel
a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous »
(Ésaïe 53 : 4-6).
Le Christ n'allait pas tarder à goûter la
douceur de Sa victoire éternelle sur le péché
et la mort. Ses trois dernières déclarations
se succédèrent rapidement.
5 ) « J'ai soif »
L'heure du sacrifice suprême approchait. Jésus
avait enduré - et surmonté - la chaleur, la
douleur, le rejet et la solitude. Il aurait pu souffrir
et mourir en silence. Au lieu de cela, Il demanda humblement
à boire.
« Jésus, qui savait que tout était
déjà consommé, dit, afin que l'Écriture
soit accomplie : J'ai soif » (Jean 19 : 28).
Il demanda de l'eau et reçut du vinaigre, accomplissant
ainsi la prophétie de David, vieille de mille ans
(Psaumes 69 : 21).
« Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une
éponge, qu'il remplit de vinaigre, et, l'ayant fixée
à un roseau, il lui donna à boire »
(Matthieu 27 : 48).
Les autres badauds lui dirent : « Laissez, voyons
si Élie viendra le descendre » (Marc 15 : 36).
6 ) « Tout est accompli »
Jésus avait achevé Sa mission sur terre.
Sa sixième déclaration en fut une de triomphe
: « Tout est accompli. Et, baissant la tète,
il rendit l'esprit » (Jean 19 : 30).
L'humilité de Jésus résonne dans
Ses paroles dramatiques. Son attitude n'était pas
vaine, du genre : « Vous voyez ! J'ai bien réussit
» Il ne chercha pas à S'attribuer un mérite
quelconque. Il ne demanda pas de pitié.
Jusqu'à la fin, l'esprit de Jésus resta
fixé sur la tâche qu'll était venu accomplir.
Il s'écria, pour que tous entendent: « Tout
est accompli » ?
7 ) Les dernières paroles de Jésus
Seul Luc a préservé les toutes dernières
paroles du Sauveur: « Jésus s'écria
d'une voix forte : Père, je remets mon esprit entre
tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira »
(Luc 23 : 46).
Dieu est amour, et le ministère de Jésus
montre ce qu'est le véritable amour. Jésus
Se livra pour nous. Il proclama Son dernier message de la
manière la plus efficace, à la fois par la
parole et par l'exemple.
Grâce à Ses sept dernières déclarations,
nous pouvons mieux comprendre le message de l'Évangile,
ainsi que la majesté et la gloire divine.