Un mystérieux proverbe Grec raconte l'histoire
d'un fermier parlant d'un objet qui lui était précieux
: « C'est la hache de mon grand-père »
disait-il fièrement. « Mon père en changea
le manche et j'y ai mis un nouveau fer de hache ».
Vous saisissez le problème ? La hache n'a que deux
parties. Si les deux ont été remplacées,
alors assurément la hache d'origine n'existe plus.
Mais d'une autre façon, la hache représente
ce qui fut passé de père en fils. Dans un
sens il en est de même avec le Christianisme. Pour
rester efficace dans un monde en évolution constante,
le Christianisme doit changer de façon radicale.
Cependant, d'un autre côté, le Christianisme
a une mission très conservatrice. Il essaye de garder
en vie certains éléments spécifiques
du passé.
Il n'y a pas de croissance sans changement. En fait, la
seule façon d'évaluer la croissance est de
mesurer les changements survenus. D'un autre côté
tous les changements ne sont pas bons et tous ceux qui apportent
des changements ne sont pas dignes de confiance.
Tous ceux qui affirment parler au nom de Dieu ne le font
pas forcément. Même des chefs religieux de
bonne foi ne parlent pas tout le temps au nom de Dieu. Bien
souvent Dieu s'immisce dans nos vies et révèle
de façon spectaculaire Sa présence. Comme
par exemple quand Il est apparu à Moïse dans
le buisson ardent.
Vous trouverez cette histoire dans votre bible au troisième
chapitre d'Exode :
« Moïse faisait paître le troupeau de
Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian
; et il mena le troupeau derrière le désert,
et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. L'ange
de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu
d'un buisson. Moïse regarda; et voici, le buisson était
tout en feu, et le buisson ne se consumait point ».
Un appel à s’engager
Ce même Dieu, aujourd'hui, peut aussi nous appeler
à un engagement total, et ceci de façon remarquable.
Mais toutes les manifestations inexpliquées viennent-elles
de Dieu et mettent-elles bien en évidence Sa présence
? Vous pouvez vouloir grandir dans la vérité,
mais comment savoir si vous n'êtes pas victime d'une
supercherie ? Comment être sûr que vous entretenez
une relation aussi sincère que celle de Moïse
dans l'épisode du buisson ardent ou que vous n'êtes
pas trompé par quelque pyromane religieux qui aurait
allumé un feu de paille ?
Nous pouvons tirer cinq leçons de la rencontre
de Moïse et de Dieu près du buisson ardent.
Elles peuvent nous aider à distinguer le vrai du
faux, le mythe de la réalité quand le changement
dans nos vies remet tout en question.
1. L’utilisation de choses courantes
Le feu dans le buisson ardent symbolise la présence
de Dieu. Dans ce cas précis c'était Lui l'instigateur
de cette expérience dans la vie de Moïse . C'est
le premier point. Le « feu de Dieu » était
un phénomène banal (le feu) qui a été
utilisé d'une façon spéciale (un buisson
qui ne se consume pas).
Un buisson en feu, était en soi une chose inhabituelle
mais pas inexplicable. Dans la chaleur sèche du désert,
la combustion spontanée arrivait quelquefois. Moïse
avait probablement vu quelque chose de similaire auparavant.
C'était assez banal pour attirer son attention, sans
lui faire peur et l'éloigner.
Quand Dieu agit d'une façon nouvelle, les gens
ne devraient pas avoir peur. Cela devrait être ressenti
comme quelque chose de magnifique. Mais si le phénomène
est exotique, étrange ou sinistre, nos antennes devraient
nous dire « attention, prudence »
2.Il ne se consume pas
Le buisson était en feu mais ne se consumait pas.
Les manipulations de l'homme dans le domaine spirituel finissent
par blesser, dévorer et détruire. Par contre,
le feu de Dieu brûle avec chaleur et lumière
et ne fait pas de mal.
Il y a des Chrétiens qui soutiennent que «
leur » Eglise n'est faite que pour des gens très
spéciaux qui sont arrivés à un niveau
acceptable de spiritualité, en observant la loi,
en écoutant un certain type de musique, en suivant
des règles diététiques précises
ou je ne sais quoi d'autre. Ce qui est sous-entendu dans
ce genre de pensée c'est que Dieu n'attend que le
bon moment pour punir toutes les décisions ou conclusions
erronées que nous pouvons prendre.
Ils oublient que Dieu aime la diversité, Il l'a
d’ailleurs créée. Très souvent
nous croyons que Dieu n'écoute que de la musique
écrite au XVIIème siècle ou peut-être
par le roi David. Que Dieu n'accepte que le culte qui Lui
est rendu pendant une période de 24 heures, une fois
par semaine.
Je suis surpris chaque fois que j'entends des gens me
dire combien leur compréhension de la grâce
est grande alors qu'ils montrent si peu de miséricorde
envers les autres. Certains veulent que ceux qui n'arrivent
pas à leur standard de droiture soient « sacrifiés
».
L’Eglise est un hôpital pour les pêcheurs,
un endroit où les gens viennent pour être soignés
et transformés par le Saint-Esprit. Nous sommes un
chantier « en cours » que Dieu n'a pas encore
terminé.
L'Eglise devrait être un endroit où les gens
viennent et se sentent aimés, pardonnés et
acceptés. Mais trop souvent nous voudrions qu'ils
changent avant de les accepter, de leur pardonner et de
les aimer.
Le « Feu de Dieu » illumine, il ne détruit
pas.
3. Dieu est au centre
Quand Moïse s'est avancé pour regarder, Dieu
l'a appelé de l'intérieur du buisson : «
Moïse ! Moïse » ! et Moïse répondit
« me voici ». Le feu de Dieu produit la Parole
de Dieu. La Parole de Dieu sera toujours au centre d'un
renouveau spirituel ou d'une nouvelle expérience.
Dans l'Eglise, à l'heure actuelle, plusieurs idées
provoquent la controverse : se « délecter de
l'esprit », « le rire saint »etc. Parfois,
lorsque les gens expérimentent ceci, on leur demande
de ne pas prier, sous prétexte que la prière
entravera l'expérience.
Nos antennes devraient se dresser dès que quelqu'un
nous dit cela. Un vrai renouveau spirituel est toujours
centré sur Dieu et sur Sa parole. Un véritable
renouveau spirituel est continuellement basé sur
la vérité des Ecritures et il en résultera
un regain d'amour pour les Saintes Ecritures. Nous devrions
nous montrer très prudents à l'égard
d'événements ou de mouvements qui manipulent
les émotions au détriment de la vérité
et de son objectivité.
Avons-nous besoin de révélation et d'expériences
autres que celles de la Bible ?
C'est une des choses qui a été enseignée
à certaines personnes qui ont été prises
au piège par le mouvement préconisant «
le rire saint » et « la délectation de
l'Esprit ». Elles disent qu'elles ont des révélations
qui vont au-delà des Saintes Ecritures. Encore une
fois nos antennes devraient se dresser. Certaines personnes
veulent nous faire croire que c'est par notre propre pouvoir
que nous obtiendrons ce que nous voulons. Ils appellent
cela « le pouvoir de la foi ». Ils disent que
si vous avez cette foi, vous pouvez demander et obtenir
ce que vous voulez.
Vous pouvez « le réclamer et l'obtenir ».
Mais ces enseignements viennent directement de la sorcellerie
: si vous connaissez les bonnes incantations, les noms des
esprits et les mots exacts, les esprits invoqués
exécuteront vos ordres.
Il est dramatique de constater que beaucoup de chrétiens
se sont laissés prendre à cette supercherie.
Cela ne veut pas dire nécessairement que ce soit
de faux chrétiens. Cela signifie tout simplement
que ce sont des chrétiens qui croient de fausses
doctrines qui leur font du mal. Certaines personnes se laissent
même aller à l'hystérie et à
l'hypnose quand ils « absorbent l'esprit ».
C'est un phénomène psychophysiologique qui
peut agir sur votre système sensoriel. C'est comme
lorsque vous rentrez dans une pièce qui sent mauvais.
Après quinze minutes passés dans la pièce
en question, vous ne le remarquez plus, parce que vos sens
olfactifs ont été neutralisés. La même
chose peut arriver avec les facultés cognitives de
notre cerveau. Par exemple, quand les gens prononcent une
formule sacrée (Mantra) ou répètent
un mot à l'infini, il arrive un moment où
il perd toute signification : ils engourdissent leur cerveau.
Vous pouvez choisir n'importe quel mot. Même un mot
aussi anodin que « chaise » répété
assez longtemps peut vous faire entrer en transe.
C'est ce qui est dangereux lorsque les gens répètent
continuellement le mot « Jésus » jusqu'au
point où il n'a plus de sens. Cela provoque un état
de conscience ouvert à toute sortes de suggestions.
La personne qui les enseigne peut implanter certaines pensées,
certains mots clefs qui, une fois entendus, les plongent
de nouveau dans un état de transe. C'est dangereux,
et de bons chrétiens se font prendre au piège.
Jésus ne veut pas que nous utilisions et que nous
répétions Son nom en vain.
4. Terre Sainte
Dieu dit à Moïse « n'approche pas d'ici,
ôte tes souliers, car ce lieu sur lequel tu te tiens
est une terre sainte ». Le feu de Dieu exige notre
respect. Il demande une action intelligente à l'égard
de Sa Sainteté. Pas de l'hystérie. Pas un
état d'inconscience ou un état de rire hystérique.
La bonne réponse à l'Esprit de Dieu produira
des activités convenables et ordonnées. Dans
ses conseils en ce qui concerne les dons de l'esprit (1
Corinthiens 14) l'apôtre Paul rappelle avec soin que
les choses concernant Dieu ne sont pas une plaisanterie.
Parler en langues étaient un phénomène
connu des religions païennes. Et c'était aussi
un témoignage de la grande puissance de Dieu car
Il pouvait donner la possibilité aux gens de parler
en langues. Mais Il ne donne pas ce don à tout le
monde et certainement pas pour créer la confusion....
« Si donc, dans une assemblée de l'Eglise entière
tous parlent en langues, et qu'il entre de simple auditeurs
ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes
fous » ? disait Paul aux Corinthiens.
Malgré tout, certains créent des querelles
et des divisions à ce sujet, considérant que
c'est le signe de la vraie conversion. La réalité
en fait est que nous n'avons pas tous les mêmes dons,
que ce soit au niveau administratif, au niveau de la compassion
ou du parler en langues.
Notre position dans l'Eglise de Dieu en ce qui concerne
le parler en langues est de reconnaître qu'il est
un des dons que le Saint Esprit donne aux gens. Certains
de nos membres croient avoir ce don, c'est bien , ils sont
les bienvenus, nous les aimons et nous les voulons parmi
nous comme membres. Mais nous voulons qu'ils suivent les
règles que l'apôtre Paul a établies
pour le culte, et qu'ils se souviennent que c'est un don
personnel qui n'a pas à être utilisé
pour édifier toute la congrégation.
5. Un don pour servir
Un don spirituel, quel qu'il soit, doit toujours être
utilisé pour servir et glorifier Dieu — et
non pas nous-mêmes.
Le feu de Dieu révèle Sa nature et combien
Il est impressionnant.
L'attention est reportée sur Lui, pas sur nous-mêmes.
Sa gloire, Son honneur, Son pouvoir sont accrus, ce qui
contraste avec certaines expériences égocentriques.
Les feux de paille sont égocentriques. Le feu de
Dieu Le glorifie, Lui. Quand nous nous trouvons dans une
situation où une personne attire l'attention sur
le fait qu'il ou elle est un leader spécial, il est
probablement question ici d'un feu de paille et non du feu
de Dieu.
Le Feu de Dieu apporte la délivrance et il change
nos vies.
L'Eternel dit: « J'ai vu la souffrance de mon peuple
qui est en Egypte, et j'ai entendu les cris que lui font
pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je
suis descendu pour le délivrer de la main des égyptiens,
et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste
pays, dans un pays où coulent le lait et le miel
».
La nécessité d'un vrai renouveau spirituel
Un vrai renouveau spirituel entraîne un changement
de vie, un changement en bien. Beaucoup d'Eglises, aujourd'hui,
pressentent la nécessité de ce renouveau.
Nous avons besoin de l'aide de Dieu , de Son autorité
et de Son orientation, que nous soyons des leaders comme
Moïse ou des gens ordinaires aux prises avec l'esclavage
du pêché, comme les Israélites.
Dieu nous guidera comme ils les a guidés. Méfions-nous
des raccourcis. Tous les buissons qui brûlent ne sont
pas de Dieu. Examinons-les soigneusement.