Deux personnes d'origines différentes étaient
en train de se quereller. Moïse vint prendre la défense
de son frère de race et, dans l'action, tua l'autre
homme. Hâtivement, il ensevelit le corps, mais il
ne pouvait faire de même avec son péché.
La nouvelle du meurtre se répandit rapidement et
Moïse décida de partir. Il essaya de fuir le
corps enterré. Comme Moïse, nous avons tous
des « corps enterrés » , la honte et la
culpabilité qui nous tourmentent. Nous pouvons tous
nous identifier à Moïse, n'est-ce pas ?
Moïse abandonna la gloire et le statut qu'il avait
en Egypte et devint un fugitif. Il commençait à
comprendre ce que signifie être esclave du péché,
comme l'étaient ses frères hébreux
en Egypte.
Un miracle flamboyant
Un jour qu'il s'occupait des troupeaux de moutons de son
beau-père, il aperçut quelque chose d'étonnant
: un buisson qui flambait mais ne se consumait pas. L'arbuste
brûlait, brûlait et brûlait encore.
Dieu provoqua la curiosité de Moïse et alors
que ce dernier s'approchait du buisson ardent, Il lui demanda
de retirer ses chaussures. Moïse se trouvait sur une
terre sainte. Il était en présence de Dieu
(Exode 3:1-6). Il était appelé à une
vie nouvelle.
Bien sûr, le problème ne concernait pas les
chaussures que portait Moïse, ni celles que vous et
moi portons. Le problème est le péché
qui nous environne, nous asservit et nous conditionne. Le
Dieu Saint ne coexiste pas avec notre péché.
Il n'est pas impressionné par la façon dont
nous sommes habillés, par notre lieu de destination
ou par ce que nous représentons.
Il nous invite à venir et à voir, non à
cause de ce que nous sommes ou du lieu où nous voulons
nous rendre, mais en dépit de ces choses. Lorsque
nous venons en Sa présence, Il veut que nous sachions
d'une part qui Il est et d'autre part qu'Il nous aime.
Alors nous accédons à la nouvelle vie en
Christ, Il demande que nous laissions derrière nous
le mal que nos chaussures ont accumulé tout au long
du chemin. A la femme prise en flagrant délit d'adultère
et menée à Lui pour être jugée,
Jésus a dit : « Je ne te condamne pas non plus;
va et ne pèche plus. » (Jean 8:11). C'est vous
et moi que Dieu attend au buisson ardent. Il nous ordonne
de retirer nos souliers et d'abandonner notre vie passée.
Il nous appelle à une vie nouvelle.
Paul développe cette pensée dans Ephésiens
4:22-24, où il compare la nouvelle vie du chrétien
à un habit. Pour lui, deux choses sont primordiales:
(1) « Retirer » : Paul utilise cette phrase pour
nous aider à réaliser le besoin que nous avons
d'enlever le vêtement souillé de notre passé.
(2) « Mettre » : ceux d'entre nous qui acceptent
Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur revêtent
le vêtement de Sa justice.
Le buisson flambant appelait Moïse à la repentance,
à une vie nouvelle et transformée. La manifestation
que Dieu utilisa à cet effet ne fut pas particulièrement
étrange ou exotique, mais fut, à certains
égards, un événement normal. Un arbuste
qui brûle n'est en rien extraordinaire, mais, s'il
ne se consume pas, il le devient.
En nous invitant à une nouvelle vie, Dieu attire
notre attention non sur des sentiments, des expériences
ou une pure sensiblerie, mais plutôt sur la repentance
et une vie transformée. Moïse ne fit pas «
l'expérience du buisson ardent » quotidiennement
ou encore chaque semaine, mais ce fut pour lui le début
d'une nouvelle vie qu'il commença, en se soumettant
à l'appel divin.
Se défaire de ce qui est vieux
La vie nouvelle en Christ est une place que nous ne pouvons
pas atteindre sans l'aide de Dieu, et à laquelle
nous ne pouvons pas nous rendre habillé de notre
vécu.
Venez à une vie nouvelle - et laissez derrière
vous vos vieilles chaussures. Des chaussures qui sont éraflées,
marquées, lacérées par tous les péchés
de votre vie. Reléguez les habitudes, les traditions,
l'histoire passée - les éraflures et les lacérations.
Venez à la vie nouvelle.
Quoi que vous ayez fait, quelle que soit votre origine,
venez au buisson ardent. Riche ou pauvre, dévot ou
pécheur manifeste, approchez-vous du buisson qui
ne se consume pas. Dieu a une nouvelle vie pour vous.