Caroline avait tout essayé. Drogue, sexe, occultisme,
alcool. Quand une nuit, elle crut se trouver face à
face avec le Diable. Il lui apparut dans les ténèbres
d'un cauchemar suscité par la drogue, et lui déclara
qu'il voulait la détruire. Il lui expliqua qu'elle
se trompait totalement en pensant qu'elle avait en main
le contrôle de sa vie. En fait, disait-il, elle ne
contrôlait rien. Lui au contraire contrôlait
tout, et voulait maintenant la tuer !
Il diffusait une intense et terrifiante colère.
Il la haïssait véritablement !
Caroline se rappela également que l'apparence du
Diable ne correspondait pas du tout avec l'image traditionnelle
du démon à cornes. En fait, il était
beau comme un ange qui aurait été mauvais.
Cette apparition laissa Caroline totalement accablée.
Elle devint craintive et peureuse. C’est alors qu’elle
demanda l’aide de Dieu. Et Dieu l'aida. Aujourd’hui,
Caroline est une chrétienne convaincue.
Cette histoire est vraie - Je ne l'ai pas inventée.
Pour la plupart des gens, le Diable appartient au monde
des légendes et des mythes, au même titre que
les lutins, les fées et les lapins parlants.
L'idée d'un esprit suprême, adonné
au mal, opposé à Dieu, dominant les autres
esprits et ne cherchant qu'à faire souffrir l'humanité,
est de nos jours une idée plutôt désuète
assimilée à une vieille superstition.
Le bien contre le mal
Les gens de toutes les époques ont toujours perçu
la bataille entre le bien et le mal. Et comme la plupart
des êtres humains sont au fond d’eux-mêmes
optimistes, beaucoup sont convaincus que le bien finira
toujours par triompher.
Nos ancêtres connaissaient fort bien le Diable. Ils
avaient l’habitude de voir des pièces de théâtre
dans lesquelles le Diable pouvait incarner un personnage
tragique ou comique.
Aujourd'hui, nous avons La Guerre Des Etoiles, où
l'on voit Luke Skywalker, équipé de sa foi
inébranlable et de « La Force », se mesurer
au sinistre Darth Vader.
Mais en fait, combien d'entre nous croient-ils réellement
à l'existence du Diable ?
Jésus-Christ n'avait aucun doute à ce sujet.
Il vint pour nous parler de l'amour et de la force d'un
Dieu qui veut nous sauver de la puissance du péché
et de la mort. Mais il nous mit également en garde
contre un ennemi — un esprit puissant et malveillant
ne cherchant qu'à détruire et à dénaturer
tout ce qui est bon.
Jésus-Christ ne doutait pas de l'existence de Satan.
Il ne le considérait pas du tout comme un personnage
comique, mais comme un ennemi surnaturel et dangereux haïssant
Dieu et les hommes. N'a t-Il pas en effet fait cette prière
: « Délivre-nous du malin » ?
En fin de compte, Satan sera vaincu, son « empire
du mal » sera détruit et son influence anéantie.
Mais pour le moment, la Bible nous avertit qu'il exerce
une influence majeure dans les affaires humaines. Comme
l'a écrit l'apôtre Paul, il est « le
dieu de ce siècle ».
D'où vient le Diable ?
Pourquoi Satan est-il ce qu'il est ? Certaines Ecritures
suggèrent qu’il fut « un ange bon »
— Lucifer signifie littéralement « celui
qui apporte la lumière ». Mais son orgueil
et son ambition le perdirent. Il entraîna avec lui
un tiers des anges dans sa rébellion contre Dieu.
Bien sûr, ils échouèrent et devinrent
des démons. Leur chef devint Satan — l'adversaire
— l'ennemi de Dieu.
C'est, selon toute probabilité, ce qui s'est passé.
Peut-être que Dieu ne veut pas que nous en sachions
trop — c'est un territoire dangereux, et l’inconnu
peut nous faire du mal.
Ce que nous connaissons peut aussi nous faire du mal, à
moins de nous tenir en garde. Satan dirige ses cohortes
démoniaques dans une opération secrète
contre l'humanité. Il sait que nous sommes attirés
par la métaphysique et le surnaturel. Aussi, les
Ecritures ne laissent-elles aucun doute quant à ce
que devrait être notre attitude envers Satan :
ELOIGNEZ-VOUS DE LUI ET DE TOUT CE QUI LE TOUCHE DE PRES
OU DE LOIN.
Il saisira la moindre occasion pour provoquer le péché,
la misère, le mal et la souffrance. Il nous hait
parce que nous avons été créés
à l'image de Dieu. Quiconque comprend cela, devient
une cible pour le Diable. Le plus grand objectif des démons
est de nous détourner de la vérité.
La faiblesse et la susceptibilité de la nature humaine
constituent un excellent environnement pour les activités
du Diable.
Ne vous attendez pas à un combat à la régulière.
Satan est un menteur — la Bible l'appelle le père
du mensonge. Il est le maître et l'auteur de la supercherie.
Il saisit toutes les opportunités pour déstabiliser,
déformer, diffamer, renier, perturber, décourager
et désabuser. C'est un expert en défauts et
faiblesses humaines. Il est l'autorité en ce qui
concerne le péché. Il est le maître
de la tentation et ne connaît aucune compassion, ni
miséricorde. Dieu cherche nos points forts et bâtit
dessus. Satan, au contraire, cherche les faiblesses et les
exploite.
Petit à petit
Nous avons tendance à penser que Satan veut que
nous fassions de grosses fautes, et que nous en subissions
les terribles conséquences dans notre vie. Mais ce
genre de tentation est par trop évident. Une telle
tentation nous met sur nos gardes ; ou nous pousse à
nous mettre à genoux et à recourir à
la prière. La peur nous conduit alors à rechercher
Dieu, tout comme le fit Caroline.
Non, Satan préfère nous séduire avec
des idées corrompues à peine perceptibles,
qui nous entraînent tout doucement et petit à
petit dans le péché. Après tout, ce
n'est qu'un petit péché, et il engendre un
tel sentiment d'excitation, de nouveauté et de liberté
nouvelle. Satan mélange le bien et le mal dans un
cocktail empoisonné. Il est difficile de ne pas se
laisser attirer par cette mixture, surtout si l'on est déprimé.
Combien de relations adultères ont-elles débuté
en prenant simplement une tasse de café dans un bar
à coté du bureau ? Partager ses problèmes
personnels peut effectivement nous soulager du stress, mais
cela établit un lien amical qui peut se changer en
confiance et, si l'on y prend pas garde, en quelque chose
de plus intime.
Qu'importe les conséquences à long terme
: Satan veut que nous raisonnions à court terme,
et en plaisir immédiat. Cette façon de voir
à court terme, peut nous amener à faire des
choses auxquelles nous n'oserions pas penser si nous considérions
leurs implications à long terme.
Le Diable peut utiliser n'importe quoi pour nous déstabiliser
— trop d'argent ou trop peu d'argent — trop
d'amour ou trop peu d'amour, trop de plaisir ou trop peu
de plaisir, trop de religion ou trop peu de religion —
il peut manipuler toutes ces choses et bien d'autres encore.
Son objectif principal est d'ôter de notre esprit
la confiance et la foi en Dieu. C'est petit à petit
que les mariages, les familles et la foi sont le mieux démantelés.
Satan aime encourager nos faibles consciences humaines
pleines de défauts à diriger nos vies. Il
est le véritable coupable, et il aime agir dans l'ombre.
Aussi, l'idée d'un clown vêtu d'un collant,
portant fourche et cornes, peut facilement nous paraître
ridicule. C'est malheureusement ainsi que nous devenons
vulnérables face à ce prédateur impitoyable,
sans cœur, déterminé, plein de colère
et cherchant qui il pourra corrompre, dévorer et
détruire.
Ce qui peut sembler être une farce, n'en est vraiment
pas une.
Notre défense
Nous les humains devons être prudents et ne pas
sous-estimer cette bataille. Il y a deux mille ans de cela,
Paul rappela aux chrétiens de l'Eglise d'Ephèse
: « ...Car nous n'avons pas à lutter contre
la chair et le sang, mais contre les dominations, contre
les autorités, contre les princes de ce monde de
ténèbres, contre les esprits méchants
dans les lieux célestes ».
Le combat que nous menons contre le Diable et ses oeuvres
est invisible, mais il est toutefois bien réel. Et
il n'est pas toujours immédiatement perceptible pour
ceux qui y sont impliqués. C'est bien souvent une
guerre d'usure solitaire qui peut nous épuiser. Nous
pouvons être tentés de jeter l'éponge.
Lequel d'entre nous n’a t-il pas sombré dans
le péché, en se sentant abandonné et
oublié par ses amis et sa famille ?
Que pouvons-nous donc faire ? Si l'on considère
la force et les ressources de notre adversaire, notre position
peut sembler désespérée. Mais heureusement,
ce n'est pas du tout le cas.
Nous ne pouvons pas faire face tout seul
En tant qu'êtres humains, nous n'avons ni la force,
ni la sagesse de résister à Satan. Nous sommes
faibles. Nous péchons, nous trébuchons, nous
chutons et nous échouons. Nous sommes vulnérables.
Mais nous avons toujours un allié. Jésus-Christ
résista aux tentations du Diable dans le désert.
Le quatrième chapitre de l'Evangile de Matthieu relate
la confrontation décisive entre Christ et Satan dans
le désert, juste avant le début du ministère
de Jésus.
La bataille pour la domination
Satan attendit son moment. Jésus avait fait un
long jeûne en préparation à cette rencontre
capitale. Il avait très faim, et était physiquement
sans force.
Son adversaire l'attaqua tout d'abord sur le sujet de la
faim en faisant appel à l'instinct naturel de survie
: « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres
deviennent des pains ».
Cela paraît être une suggestion raisonnable.
Mais Jésus évita de se laisser entraîner
dans une discussion. « L'homme ne vivra pas de pain
seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de
Dieu ». Telle fut la réponse qu'Il donna en
citant le Livre du Deutéronome.
Satan essaie à nouveau
Cette fois, il mit Jésus au défi de démontrer
Sa puissance. Il Le transporta à l'endroit le plus
élevé du temple, et Le tenta : « Si
tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit
: il donnera des ordres à ses anges à ton
sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton
pied ne heurte contre une pierre ».
C'était utiliser l'Ecriture de la mauvaise façon
: uniquement dans le but de tromper. Jésus, tout
à fait conscient de cela, lui répondit : «
Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ». Finalement,
Satan offrit à Christ ce qu'il désirait en
réalité — la domination de la Terre.
Il pourrait l'obtenir, à la seule condition d'adorer
Satan.
Jésus repoussa à nouveau le Diable : «
Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui
seul ».
Jésus n'essaya pas d'utiliser la force ni le raisonnement
humain. Bien que faible physiquement, il s'appuya sur la
parole et la sagesse de Dieu pour résister à
Satan.
A la dernière réponse de Jésus, le
prédateur s'en alla. Momentanément repoussé,
mais toujours à l'affût d'une meilleure opportunité
pour entraver le plan de salut de Dieu.
Jésus-Christ nous a montré la voie. Résistons
au Diable, et il fuira loin de nous. Ne résistons
pas avec notre propre force — cela ne suffira pas.
Demandons plutôt à Dieu Sa force, Sa connaissance
et Sa sagesse.
Faisons de même et Satan s'en ira. Car lorsqu'il
s'élève face à la puissance de Dieu,
il livre une bataille qu'il a déjà perdue.
Références bibliques :
Luc 10 : 18 ; Matthieu 6 : 13 ; 2 Corinthiens 4 : 4 ; Esaïe
14 : 12-15 ; Ezechiel 28 : 11-19 ; Apocalypse 12 : 4, 7-9
; Jean 8 : 44 ; Ephésiens 6 : 10-18 ; Hébreux
2 : 14-15 ; Matthieu 4 : 1-11 ; Jacques 4 : 7-8 .