Il se peut que nous vivions plus longtemps que nos ancêtres.
Il se peut même que nous soyons plus grands de taille.
Mais il ne semble pas pour autant que nous soyons plus heureux.
Ce serait même plutôt le contraire.
Peu importe notre revenu, notre passé ou notre région
d'origine, des millions d'entre nous vivent dans un tranquille
désespoir. Nous nous inquiétons de notre santé,
de notre travail et de l'avenir. Nous sommes ennuyés,
frustrés, et souvent seuls. Nous ne sommes pas satisfaits
de la façon dont vont les choses, sans réellement
espérer que cela s'arrange.
Les personnes âgées sont consternées,
les autres adultes sont effrayés et les plus jeunes
voient leurs espoirs s'envoler avant que de pouvoir en rêver.
La vie de nos jours est peut-être plus longue mais
elle n'est pas forcément plus heureuse.
Ce n'est pas seulement ce que disent les gens religieux
qui prêchent pour leurs chapelles. Mais c'est aussi
ce que disent les politiciens, ce qui apparaît dans
les rapports officiels, ce que déclarent les sociologues,
les docteurs, les enseignants, les policiers, les serveurs,
votre voisin de palier, le chauffeur de taxi, tout comme
la personne rencontrée dans le train récemment.
C'est encore ce que vous dites vous-même.
La plupart d'entre nous ne souhaitent pas être célèbres
ou riches. On se contenterait bien d'un peu de paix, de
joie et de sécurité, n'est-ce pas ?
Est-il donc propice, dès lors, de vous inciter à
regarder l'Evangile de plus près? En fait, voyez-vous,
l'Evangile prétend pouvoir vous montrer comment avoir
la paix, la joie et la sécurité.
Et si c'était vrai ? ou même en partie vrai
? On devrait peut-être alors tendre l'oreille. Si
un vendeur venait à votre porte et vous offrait sans
frais une cure contre ce qui vous fait souffrir, vous ne
le laisseriez peut-être pas entrer, mais il est probable
que vous l'écouteriez quelques minutes.
Jésus-Christ nous dit qu'Il est à notre porte
et qu'Il y frappe. Il veut nous faire savoir quelque chose,
quelque chose qu'Il veut que nous ayons. Pourquoi alors
ne pas ouvrir notre porte, un petit peu, et écouter
?
Un mot d'avertissement
Dans leur enthousiasme, certaines personnes qui veulent
vous faire comprendre l'Evangile le représentent
mal. Le sens du mot grec Euangelion, en français
« Evangile », signifie bonne nouvelle. C'est
une bonne nouvelle, la meilleure qui soit. Mais il ne faut
pas donner l'impression qu'il s'agit d'une cure pour tout
et dont l'effet serait instantané, du genre «
Croyez et tous vos problèmes s'envoleront. »
Jésus est un « vendeur honnête ».
Il offre réellement paix, joie et sécurité.
Non comme une chose « à prise rapide».
Il n'a pas donné une garantie que notre vie serait
exempte de soucis, de peines ou de moments de peur ou d'anxiété.
Ce qu'Il offrit était une juste compréhension
des choses, un cadre dans lequel on place les hauts et les
bas de la vie dans leur vraie perspective. En dernier lieu,
Il nous offre la vie éternelle. Mais Il n'est pas
seulement concerné par plus tard. La voie de vivre
qu'Il offrit produit d'excellents bienfaits dès à
présent. Jésus-Christ peut rendre cette vie-ci
plus paisible, plus joyeuse et plus sécurisante.
Paix d'esprit
Toujours là ? Vous n'avez pas déjà
claqué la porte ? Alors parlons de la paix d'esprit.
Juste avant qu'Il ne soit enlevé pour être
crucifié, Jésus déclara à Ses
disciples : « Je vous laisse la paix, Je vous donne
ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que
votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point. »
Que voulait-Il dire par « comme le monde donne »
?
Dans ce monde on essaie de trouver la paix en fuyant la
réalité, ou en en faisant plus ou en essayant
d'obtenir plus. On a des loisirs, des passe-temps ou d'autres
façons de s'évader. Certains font de folles
dépenses, d'autres se réfugient dans l'alcool,
la drogue, ou même, dans des cas extrêmes, en
terminent par le suicide. Mais ces « solutions »
ne s'attaquent pas aux causes du problème.
L'Evangile indique la voie en vue d'une paix plus durable.
Il vous permet de voir au delà des circonstances
défavorables, d'être calme face aux crises,
de rester courageux face au désastre et de garder
l'espoir en dépit de ce qui pourrait apparaître
comme une défaite.
Vous commencerez à connaître ce genre de paix,
déclare Jésus, si vous Lui confiez votre vie.
Ce n'est pas une simple façon de parler. Il le pensait
vraiment : confiez-Lui votre vie et Il vous la rendra meilleure
que jamais.
Mais que pourrait bien faire Jésus-Christ d'une
vie comme la vôtre ? La plupart d'entre nous ne voudraient
pas Lui donner notre vie sauf si elle est gâchée
ou presque définitivement brisée. Aussi voyons-nous
souvent dans les Evangiles que ce sont les malades, les
pauvres, les désespérés, et les exclus
qui viennent se jeter aux pieds du Christ.
Il les a acceptés. Mieux encore, Il les a invités.
ll semble même qu'il s'agisse de ceux-là même
qu'Il recherchait. «Venez à moi, vous tous
qui êtes fatigués et chargés, et je
vous donnerai du repos », dit-il (Matthieu 11:28).
« ... recevez mes instructions ... » ajouta-t-Il.
Aussi vinrent-ils et reçurent-ils Ses instructions.
Il y avait des gens troublés par des démons
comme Marie de Magdala. D'autres étaient exclus socialement
comme Zacchée le percepteur d'impôts, ou encore
comme ce soldat, très terre à terre, désespérément
inquiet de la maladie de sa fille. Il y avait des personnes
malades en phase terminale, handicapés, infirmes.
D'autres avaient des problèmes financiers. En clair,
des individus que la vie avait malmenés et qui cherchaient
la paix d'esprit et un éventuel espoir. Des gens
comme nous.
Jésus-Christ accorda la paix à ces gens-là.
Il ne régla pas tous leurs problèmes en un
instant. Mais en venant et en L'écoutant, ils apprirent
comment bénéficier d'une paix d'esprit qu'ils
n'avaient jamais connue auparavant. C'était une paix
qui ne dépendait ni de l'environnement ni des circonstances.
Ce n'était pas quelque chose qu'ils auraient pu arranger
d'eux-mêmes. Ce n'était pas un phénomène
psychologique. Paul, écrivant quelques années
plus tard aux chrétiens de Philippes, expliqua qu'il
s'agissait d'une « paix de Dieu, qui surpassetouteintelligence...
» (Philippiens4:7). Humainement parlant, cela n'a
aucun sens.
Il s'agissait d'une paix intérieure authentique
et permanente, là où même les pensées
les plus tumultueuses et les plus négatives seraient
calmées et tranquilisées. Même un criminel
condamné, dans l'attente terrible de la mort, trouvera
cette paix d'esprit-là.
Jésus-Christ promit que si on se tournait vers Lui
et qu'on L'écoutait, Il nous enseignerait comment
nous sentir à l'aise, comment avoir une perspective
de nos problèmes qui nous permette de vivre avec
confiance.
Quand l'esprit est en paix, l'intensité des émotions
se dissipe. Les querelles peuvent alors se régler,
les relations brisées se raccommoder, les obstacles
être plus visibles. L'énergie dépensée
en ayant du ressentiment, en ourdissant des complots, en
s'inquiétant ou en voulant se venger, peut être
employée à des buts plus constructifs. Si
les politiciens, les chefs militaires ou leurs lieutenants,
les représentants syndicaux ainsi que les terroristes
dévorés par la haine connaissaient ce genre
de paix, on vivrait dans un monde différent.
Votre petite part de paix peut prendre d'immenses proportions.
Même si c'était là tout ce que promettait
l'Evangile, cela vaudrait le coup. Mais il y a plus, beaucoup
plus.
La joie
Combien connaissez-vous de personnes qui soient réellement
joyeuses ? Peu probablement. Joyeux n'est pas vraiment synonyme
de « heureux », ou «amusant» ou
« gai ». (avez-vous noté combien d'acteurs
et de comédiens, qui semblent joyeux sur scène,
ont en fait une vie triste, solitaire, malheureuse, qui
se termine même parfois prématurément?)
La joie que Jésus-Christ offrit dans les Evangiles
est, tout comme Sa paix, une émotion plus profonde
et plus permanente. C'est une jubilation intérieure,
une source de plaisir qui vient du fond du coeur. Sur quoi
est basée cette sorte de joie ?
Bref, posons autrement la question: Quel est le contraire
de joie ? Mélancolie et pessimisme. Les gens deviennent
comme cela quand ils ont le sentiment de ne pas compter,
que personne ne les aime, qu'ils ne peuvent rien attendre
de quoi que ce soit.
Cela explique peut-être pourquoi la joie est une
denrée rare de nos jours. Il y a ce sentiment que
les choses se dégradent et que l'avenir est sombre.
La politique, le social, l'économie, ainsi que la
mentalité environnante sont autant de sujet d'inquiétude.
Beaucoup de gens - pas seulement des « prophètes
de malheur» - nous avertissent que le monde est dans
une phase dangereuse et qu'il n'y a pas grand-chose que
l'homme ou la femme de la rue puisse y faire.
Votre petite vie ne semble pas vraiment compter dans le
grand panorama des événements. Jésus-Christ
vint pour expliquer que notre petite vie, en fait, compte
beaucoup dans Son grand dessein.
Même si vous ne comprenez pas bien pourquoi, Il pense
que vous valez la peine d'être sauvé. Il vous
aime, même si vous ne le Lui avez jamais demandé.
Il veut entreprendre une amitié avec vous, et Il
aura tôt fait de répondre à la moindre
ouverture venant de vous.
Mais Il ne veut pas d'une amitié distante et occasionnelle.
Il vous aime et vous apprécie assez pour désirer
une amitié qui durera pour toujours. Quand Il dit
« pour toujours » c'est pour toujours. Il a
déjà fait les premiers pas pour qu'il en soit
ainsi. Il a prouvé la profondeur de Son engagement
en mourant pour vous, de façon que votre passé
soit oublié, et qu'une nouvelle vie commence.
Maintenant, pensez un instant à la question suivante
: Comment amener de la joie à quelqu'un qui souffre
? On peut au moins lui rendre visite ou lui téléphoner,
lui envoyer une carte ou des fleurs. C'est une façon
de dire « tu comptes beaucoup pour moi, je m'inquiète
de tes états d'âme, et je veux te montrer que
tu m'es cher ». Et ça marche. Un bon geste
aimable, empreint de considération, enlève
vraiment la tristesse.
Dieu montra Sa considération et Son amitié
non pas en nous envoyant des cartes ou des fleurs, mais
en envoyant Jésus-Christ Son fils. Et grâce
à ce que Jésus-Christ fit et dit, on réalise
que ce genre d'actes compte vraiment. Même la plus
insignifiante des personnes, ou la plus pécheresse,
est digne de cette amitié et de cet amour. Voilà
pourquoi, durant Son temps passé sur terre, Jésus-Christ
Se détournait de Son chemin pour secourir des gens
qui s'imaginaient ne pas compter. Ils pouvaient être
socialement rejetés, ils comptaient néanmoins
pour Dieu, et Il les sauva en premier.
Dieu donna tout ce qu'Il avait, y compris Lui-même,
pour montrer qu'Il s'intéressait à nous. Grâce
à cela, chaque être humain qui accepte Son
amitié possède un brillant avenir. Nulle vie
ne mérite d'être désespérée
ou gaspillée. Chacun compte, y-compris vous-même.
Ainsi, dans l'Evangile, il y a plusieurs cartes et fleurs
qui nous rappellent ces choses (voir encadré).
La véritable sécurité
Nous vivons de plus en plus dans la peur ; peur du crime,
peur du chômage, peur de la pauvreté, de la
faillite ou de la maladie. Nous faisons ce que nous pouvons
pour prévenir ces choses, et nous nous défendons
contre elles si elles nous affectent. Certains, ceux qui
ordinairement ont le plus à perdre, adoptent des
solutions extrêmes ; ils s'entourent de gardes du
corps, barricadent leurs habitations, protègent leurs
trésors dans des coffres bancaires, souscrivent à
toutes sortes d'assurances.
Ce genre de protection peut mener à un sentiment
d'insécurité encore plus grand.
Jésus ne prétendit pas qu'on ne serait jamais
malade, ou qu'on ne perdrait jamais son emploi, qu'on ne
connaîtrait pas la pauvreté, que jamais on
ne serait victime d'un accident ou d'un crime. Nous sommes
tous de temps en temps victimes des circonstances, mais
jamais d'infortunées victimes sans secours aucun.
Encore et toujours, l'Evangile nous assure que l'être
humain, en tant que genre et en tant qu'individu, importe
réellement aux yeux de Dieu. Ceux qui ne croient
pas en Dieu se moquent souvent de ceci. Les athées
voudraient que nous nous imaginions être le résultat
heureux de l'évolution, une parcelle vivante issue
d'un univers froid et impersonnel. Il n'y aurait rien ni
personne « là-haut » pour prendre soin
de nous. Nous devrions alors nous contenter de grandir (et
vieillir), faire face aux réalités et en tirer
le meilleur parti possible.
Si tel était le cas, un sentiment de grande insécurité
serait justifié. Or ce n'est pas le cas. La Bible
nous montre qu'en fait il y a bel et bien un Dieu ; qu'Il
aime Sa création, et qu'Il ne nous abandonnera pas.
«Je leur donne la vie éternelle ; et elles
ne périront jamais, et personne ne les ravira de
ma main » promit Jésus. Et comme si cela ne
suffisait pas, Il ajouta : « Mon Père, qui
me les a données, est plus grand que moi ; et personne
ne peut les ravir de la main de mon Père. »
Ceci constitue l'ultime sécurité. Le Créateur
de l'univers, qui en contrôle l'immense puissance
et l'énergie, est à votre recherche.
Nous nous sommes construit un monde dans lequel nous sommes
anxieux, tristes et avons peur, et nous ne semblons pas
savoir quoi faire. Ce millénaire donne l'impression
qu'il va finir sur une note plutôt décourageante,
et le prochain prend une forme encore plus inquiétante.
Il y a à peu près deux millénaires
de cela, un ange apparut à quelques bergers pour
annoncer que Dieu envoyait Son fils afin de nous sauver.
« Ne craignez point », dit-Il, « Je vous
annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple
le sujet d'une grande joie. »
Cette bonne nouvelle peut encore vous amener là
où vous trouverez la paix, le réconfort et
la joie.