Jésus-Christ avait coutume de parler à de
grandes foules. Mais quelques-unes de Ses paroles les plus
importantes furent prononcées alors qu'Il plongeait
Ses regards dans les yeux d'une femme brisée par
le chagrin. Les disciples quittèrent Jérusalem
et la Judée à cause des menaces continuelles
qui pesaient sur la vie de leur Maître. Le petit groupe
se trouvait alors dans la région de Pérée,
tout près de Jéricho. Mais même en ce
lieu, ils n'étaient pas sûrs d'échapper
à la mort.
Ils apprirent la nouvelle par un messager : « Lazare
est malade, et près de la mort ». Mais Lazare
et ses soeurs, Marthe et Marie, vivaient en Béthanie
de Judée, aux portes de Jérusalem. Pour la
plupart des disciples, rien que penser aller dans un lieu
aussi dangereux était une folie.
Jésus attendit deux jours avant de leur annoncer
qu'ils allaient retourner en Judée. Il S'exprima
comme Il le faisait souvent, en un langage imagé
: « Notre ami Lazare dort, et je vais le réveiller
». Comme il arrivait fréquemment, les disciples
essayèrent de comprendre les paroles de Jésus
dans leur sens littéral. Alors Il leur expliqua :
« Lazare est mort ». Thomas, qui n'était
pas connu pour avoir une perspective joyeuse et positive
de la vie, répondit: « Retournons en Judée
et nous pourrons tous mourir avec Lui ».
Sur le chemin de Béthanie, ils ne parlèrent
pas beaucoup. Ils avaient le coeur lourd. C'est à
contrecoeur qu'ils suivaient Jésus en Judée.
Et Celui-ci ne les a pas rassurés que tout irait
bien. En fait, Il savait qu'Il vivait les derniers jours
de Sa vie.
Marthe crut
Marthe, entendant que Jésus venait, quitta sa soeur
Marie occupée au repas, et sortit pour aller à
Sa rencontre alors qu'Il approchait de Béthanie.
Brisée par la douleur et encore sous le choc de ce
qui venait de se passer, Marthe partagea son fardeau avec
Jésus : « Si Tu avais été là,
Lazare ne serait pas mort. Mais peut-être peux-Tu
encore faire quelque chose. Je sais que Dieu T'accordera
ce que Tu Lui demanderas ».
Jésus regarda Marthe intensément dans les
yeux et dit : « Ton frère ressuscitera ! ».
Marthe croyait qu'il y aurait une résurrection future.
Elle avait entendu Jésus en parler et elle sentit
qu'Il la réconfortait maintenant. « Je sais,
je sais qu'il ressuscitera aux derniers jours. »
Ce que Jésus dit ensuite a été répété
des dizaines de milliers de fois, soit en chaire soit au-devant
des tombes, quand des chrétiens dans la douleur accompagnaient
leurs bien-aimés à leur dernière demeure.
Jean les a consignés par écrit : « Je
suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en
moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque
vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11:25-26).
Jésus ne prêcha pas ces paroles au cours de
funérailles, ni même dans un stade en plein
air lors d'une réunion évangélique.
Il regarda Marthe intensément et expliqua : «
Je suis la Vie... ».
Mais Jésus en dit plus. Regardant toujours Marthe,
Il lui posa une question essentielle : « Crois-tu
cela ? ». Ceci était bien plus qu'une simple
question posée à Marthe. Ces paroles pénétrantes
sont un appel pour tous ceux qui suivent Jésus-Christ.
Elles représentent un défi pour vous et pour
moi.
« Crois-tu cela ? »
Voici l'Evangile. Dieu, en la personne de Jésus,
vint pour mourir afin que nous puissions vivre. Jésus
était et est Dieu. La deuxième personne de
la trinité divine vint dans la chair, vécut
parmi nous, et fut clouée à la croix pour
notre salut.
Nous luttons contre le péché. Nous sommes
sans force face à la maladie et la mort. Nous sommes
prisonniers du temps et de l'espace, sachant que la mort
vaincra chacun de nous. Et nous savons que notre propre
péché - notre condition pécheresse-
nous punit de mort. Cela est inévitable. Chacun de
nous est un condamné à mort qui attend son
heure.
Mais il y a de bonnes nouvelles. Nous pouvons être
pardonnés. Nous pouvons être sauvés
de notre condition désespérée et de
la sentence qui nous frappe. Dieu, bien qu'étant
hors de ces élément, entra dans l'espace et
le temps. Il passa de l'immortalité à la mortalité.
Il prit un corps de chair et l'ajouta à Sa divinité.
Pour nous secourir. Pour nous sauver.
Croyez-vous ?
Calmement, Marthe fit une affirmation en employant les
mêmes mots que Pierre avait utilisés précédemment,
lorsque Jésus le poussa à s'engager ( Matthieu
16:13-16 ) en lui posant le question : « Qui suis-je,
Pierre ? » Ni Marthe, ni Pierre ne dirent quelque
chose à propos du bon exemple qu'était Jésus.
Ils n'expliquèrent pas que Jésus était
un Maître respecté pour Ses valeurs et Son
éthique. Ils ne soufflèrent mot sur les prophéties
de Jésus, ni même sur les guérisons
qu'Il opéra. Ils affirmèrent tous les deux
qu'Il était et qu'Il est le Christ, le Fils de Dieu.
Le connaître ou simplement entendre parler de
Lui
Tous deux, Pierre et Marthe connaissaient Jésus.
Ils avaient passé du temps avec Lui, et ils L'avaient
observé. Ils L'avaient examiné et en étaient
venus à bien Le connaître. Mais finalement,
Jésus les pressa pour un engagement plus intime et
plus durable. Jésus voulait savoir s'ils croyaient.
Il ne voulait rien de moins de leur part.
Peut-être avez-vous simplement entendu parler de
Jésus. Vous connaissez Sa vie et Ses enseignements.
Il est possible que vous connaissiez Ses paraboles. Vous
avez peut-être étudié tout ce qu'Il
a dit sur les temps à venir. Vous pouvez être
très intéressé à propos de Sa
date de naissance et de Sa deuxième venue. Peut-être
vous a-t-on enseigné qu'Il vint pour être un
exemple, et si vous pouviez faire exactement ce qu'Il a
fait, alors vous serez bon pour le salut.
Mais, croyez-vous qu'Il est le Fils de Dieu, la seule source
de vie ? Est-ce que votre croyance change votre vie ?
Lazare Sors !
Vous savez comment finit l'histoire de Jésus, Marie,
Marthe et Lazare. Après une conversation avec Marthe,
sa soeur Marie quitta aussi la maison pour voir Jésus.
Elle Lui dit aussi que s'Il avait été là,
Il n'aurait sûrement pas laissé mourir Lazare.
Auprès de la tombe, la mort et la douleur étaient
partout. Marthe et Marie étaient en larmes, leurs
amis aussi pleuraient. C'était la coutume de louer
des pleureuses qui se lamentaient et poussaient des cris
perçants.
L'atmosphère était pesante, desespérée.
La vie était au milieu d'eux en la personne de Jésus,
mais la mort contrôlait et dominaient leur attitude.
Jésus savait que Lui aussi rencontrerait la mort
et la vaincrait. Il savait qu'Il aurait à expier
sur la croix pour les péchés de l'humanité.
Qu'Il revendiquerait la victoire pour tous ceux qui croiraient
en Lui. Quand Il arriva devant la tombe et qu'Il leur demanda
de rouler la pierre qui la scellait, ils pensèrent
qu'Il voulait voir le corps. Marthe protesta : « Mais
il est mort depuis quatre jours. Le corps est en décomposition
et cela sent horriblement. »
Le commandement de Jésus : « Lazare, sors
! » est des plus pathétiques. Nous pouvons
presque entendre les lamentations s'arrêter, nous
pouvons presque voir les expressions des gens, alors qu'ils
regardaient attentivement le visage du mort. La Vie commandait
à la tombe d'abandonner son pouvoir sur les morts.
Jésus nous appelle, de notre propre esclavage spirituel
et de notre décadence, à la même vie
nouvelle. Mais avant d'avoir la nouvelle vie en Christ,
la pierre du tombeau doit être enlevée. Nous
devons être disposés à regarder entre
les mâchoires de la mort. Nous devons nous défaire
des chaînes, des mauvaises habitudes, des croyances
qui nous retiennent, et sortir.
En appelant Lazare à une nouvelle vie, Jésus
signait Sa propre condamnation. Ses ennemis entrèrent
en scène, et dans peu de jours Jésus se trouvait
face à la puissance de la mort et du péché,
lorsqu'Il fut cloué et suspendu à la croix
jusqu'à ce que mort s'en suive. Cette fois-ci Il
a vaincu cette puissance une fois pour toutes. Il est mort
afin que nous puissions avoir la vie. Et trois jours plus
tard, c'est Lui-même qui sortait d'une tombe.
En ressuscitant des morts, Il a prouvé de manière
irréfutable qu'Il était Dieu dans la chair.
C'est le signe qu'Il a donné comme preuve de Sa qualité
de Messie, de Rédempteur, de Seigneur. Il triompha
de la mort et du séjour des morts. Ce n'est pas seulement
Sa victoire, c'est aussi votre victoire sur votre mort et
sur le séjour des morts ( votre propre tombe).
Et maintenant, Il nous pose la même question qu'Il
posa à la famille éplorée de Lazare.
Croyez-vous ?