Croyez-vous ?
Greg Albrecht
 

Jésus-Christ avait coutume de parler à de grandes foules. Mais quelques-unes de Ses paroles les plus importantes furent prononcées alors qu'Il plongeait Ses regards dans les yeux d'une femme brisée par le chagrin. Les disciples quittèrent Jérusalem et la Judée à cause des menaces continuelles qui pesaient sur la vie de leur Maître. Le petit groupe se trouvait alors dans la région de Pérée, tout près de Jéricho. Mais même en ce lieu, ils n'étaient pas sûrs d'échapper à la mort.

Ils apprirent la nouvelle par un messager : « Lazare est malade, et près de la mort ». Mais Lazare et ses soeurs, Marthe et Marie, vivaient en Béthanie de Judée, aux portes de Jérusalem. Pour la plupart des disciples, rien que penser aller dans un lieu aussi dangereux était une folie.

Jésus attendit deux jours avant de leur annoncer qu'ils allaient retourner en Judée. Il S'exprima comme Il le faisait souvent, en un langage imagé : « Notre ami Lazare dort, et je vais le réveiller ». Comme il arrivait fréquemment, les disciples essayèrent de comprendre les paroles de Jésus dans leur sens littéral. Alors Il leur expliqua : « Lazare est mort ». Thomas, qui n'était pas connu pour avoir une perspective joyeuse et positive de la vie, répondit: « Retournons en Judée et nous pourrons tous mourir avec Lui ».

Sur le chemin de Béthanie, ils ne parlèrent pas beaucoup. Ils avaient le coeur lourd. C'est à contrecoeur qu'ils suivaient Jésus en Judée. Et Celui-ci ne les a pas rassurés que tout irait bien. En fait, Il savait qu'Il vivait les derniers jours de Sa vie.

Marthe crut

Marthe, entendant que Jésus venait, quitta sa soeur Marie occupée au repas, et sortit pour aller à Sa rencontre alors qu'Il approchait de Béthanie. Brisée par la douleur et encore sous le choc de ce qui venait de se passer, Marthe partagea son fardeau avec Jésus : « Si Tu avais été là, Lazare ne serait pas mort. Mais peut-être peux-Tu encore faire quelque chose. Je sais que Dieu T'accordera ce que Tu Lui demanderas ».

Jésus regarda Marthe intensément dans les yeux et dit : « Ton frère ressuscitera ! ». Marthe croyait qu'il y aurait une résurrection future. Elle avait entendu Jésus en parler et elle sentit qu'Il la réconfortait maintenant. « Je sais, je sais qu'il ressuscitera aux derniers jours. »

Ce que Jésus dit ensuite a été répété des dizaines de milliers de fois, soit en chaire soit au-devant des tombes, quand des chrétiens dans la douleur accompagnaient leurs bien-aimés à leur dernière demeure. Jean les a consignés par écrit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11:25-26).

Jésus ne prêcha pas ces paroles au cours de funérailles, ni même dans un stade en plein air lors d'une réunion évangélique. Il regarda Marthe intensément et expliqua : « Je suis la Vie... ».

Mais Jésus en dit plus. Regardant toujours Marthe, Il lui posa une question essentielle : « Crois-tu cela ? ». Ceci était bien plus qu'une simple question posée à Marthe. Ces paroles pénétrantes sont un appel pour tous ceux qui suivent Jésus-Christ. Elles représentent un défi pour vous et pour moi.

« Crois-tu cela ? »

Voici l'Evangile. Dieu, en la personne de Jésus, vint pour mourir afin que nous puissions vivre. Jésus était et est Dieu. La deuxième personne de la trinité divine vint dans la chair, vécut parmi nous, et fut clouée à la croix pour notre salut.

Nous luttons contre le péché. Nous sommes sans force face à la maladie et la mort. Nous sommes prisonniers du temps et de l'espace, sachant que la mort vaincra chacun de nous. Et nous savons que notre propre péché - notre condition pécheresse- nous punit de mort. Cela est inévitable. Chacun de nous est un condamné à mort qui attend son heure.

Mais il y a de bonnes nouvelles. Nous pouvons être pardonnés. Nous pouvons être sauvés de notre condition désespérée et de la sentence qui nous frappe. Dieu, bien qu'étant hors de ces élément, entra dans l'espace et le temps. Il passa de l'immortalité à la mortalité. Il prit un corps de chair et l'ajouta à Sa divinité. Pour nous secourir. Pour nous sauver.

Croyez-vous ?

Calmement, Marthe fit une affirmation en employant les mêmes mots que Pierre avait utilisés précédemment, lorsque Jésus le poussa à s'engager ( Matthieu 16:13-16 ) en lui posant le question : « Qui suis-je, Pierre ? » Ni Marthe, ni Pierre ne dirent quelque chose à propos du bon exemple qu'était Jésus. Ils n'expliquèrent pas que Jésus était un Maître respecté pour Ses valeurs et Son éthique. Ils ne soufflèrent mot sur les prophéties de Jésus, ni même sur les guérisons qu'Il opéra. Ils affirmèrent tous les deux qu'Il était et qu'Il est le Christ, le Fils de Dieu.

Le connaître ou simplement entendre parler de Lui

Tous deux, Pierre et Marthe connaissaient Jésus. Ils avaient passé du temps avec Lui, et ils L'avaient observé. Ils L'avaient examiné et en étaient venus à bien Le connaître. Mais finalement, Jésus les pressa pour un engagement plus intime et plus durable. Jésus voulait savoir s'ils croyaient. Il ne voulait rien de moins de leur part.

Peut-être avez-vous simplement entendu parler de Jésus. Vous connaissez Sa vie et Ses enseignements. Il est possible que vous connaissiez Ses paraboles. Vous avez peut-être étudié tout ce qu'Il a dit sur les temps à venir. Vous pouvez être très intéressé à propos de Sa date de naissance et de Sa deuxième venue. Peut-être vous a-t-on enseigné qu'Il vint pour être un exemple, et si vous pouviez faire exactement ce qu'Il a fait, alors vous serez bon pour le salut.

Mais, croyez-vous qu'Il est le Fils de Dieu, la seule source de vie ? Est-ce que votre croyance change votre vie ?

Lazare Sors !

Vous savez comment finit l'histoire de Jésus, Marie, Marthe et Lazare. Après une conversation avec Marthe, sa soeur Marie quitta aussi la maison pour voir Jésus. Elle Lui dit aussi que s'Il avait été là, Il n'aurait sûrement pas laissé mourir Lazare. Auprès de la tombe, la mort et la douleur étaient partout. Marthe et Marie étaient en larmes, leurs amis aussi pleuraient. C'était la coutume de louer des pleureuses qui se lamentaient et poussaient des cris perçants.

L'atmosphère était pesante, desespérée. La vie était au milieu d'eux en la personne de Jésus, mais la mort contrôlait et dominaient leur attitude.

Jésus savait que Lui aussi rencontrerait la mort et la vaincrait. Il savait qu'Il aurait à expier sur la croix pour les péchés de l'humanité. Qu'Il revendiquerait la victoire pour tous ceux qui croiraient en Lui. Quand Il arriva devant la tombe et qu'Il leur demanda de rouler la pierre qui la scellait, ils pensèrent qu'Il voulait voir le corps. Marthe protesta : « Mais il est mort depuis quatre jours. Le corps est en décomposition et cela sent horriblement. »

Le commandement de Jésus : « Lazare, sors ! » est des plus pathétiques. Nous pouvons presque entendre les lamentations s'arrêter, nous pouvons presque voir les expressions des gens, alors qu'ils regardaient attentivement le visage du mort. La Vie commandait à la tombe d'abandonner son pouvoir sur les morts. Jésus nous appelle, de notre propre esclavage spirituel et de notre décadence, à la même vie nouvelle. Mais avant d'avoir la nouvelle vie en Christ, la pierre du tombeau doit être enlevée. Nous devons être disposés à regarder entre les mâchoires de la mort. Nous devons nous défaire des chaînes, des mauvaises habitudes, des croyances qui nous retiennent, et sortir.

En appelant Lazare à une nouvelle vie, Jésus signait Sa propre condamnation. Ses ennemis entrèrent en scène, et dans peu de jours Jésus se trouvait face à la puissance de la mort et du péché, lorsqu'Il fut cloué et suspendu à la croix jusqu'à ce que mort s'en suive. Cette fois-ci Il a vaincu cette puissance une fois pour toutes. Il est mort afin que nous puissions avoir la vie. Et trois jours plus tard, c'est Lui-même qui sortait d'une tombe.

En ressuscitant des morts, Il a prouvé de manière irréfutable qu'Il était Dieu dans la chair. C'est le signe qu'Il a donné comme preuve de Sa qualité de Messie, de Rédempteur, de Seigneur. Il triompha de la mort et du séjour des morts. Ce n'est pas seulement Sa victoire, c'est aussi votre victoire sur votre mort et sur le séjour des morts ( votre propre tombe).

Et maintenant, Il nous pose la même question qu'Il posa à la famille éplorée de Lazare.

Croyez-vous ?

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