Nos relations avec les autres dépendent de l'état
de nos relations avec Dieu. Lorsqu'en tant que chrétiens
nous fraternisons avec les autres dans un esprit d'amour,
nous entrons en réalité en communion avec
Dieu.
Certains d'entre nous éprouvent des difficultés
à s'exprimer. Nous ne sommes pas toujours très
à l'aise dans les discussions. Nous n'avons pas toujours
le meilleur sens de la repartie. Il suffit que nous ne soyons
plus en présence des personnes que nous avons l'habitude
de côtoyer, pour que nous ne sachions plus quoi dire.
Certains même, ne vont pas à l'église
parce qu'ils ne supportent pas l'idée de parler à
des gens qu'ils ne connaissent pas. D'autres y vont, mais
arrivent à la dernière minute, s'assoient
dans la rangée du fond et se précipitent vers
la sortie dès que le dernier « Amen »
est prononcé.
Cependant, en tant que chrétiens, nous avons la
responsabilité de communiquer avec les autres pour
partager notre foi. « Veillons les uns sur les autres,
pour nous exciter à l'amour et aux bonnes oeuvres.
N'abandonnons pas notre assemblée, comme c'est la
coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement,
et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour
» (Hébreux 10:24-25).
Mais, comment partager notre foi et nous encourager les
uns les autres, si nous ne nous retrouvons pas ensemble
pour communiquer ? Mon rédacteur en chef n'apprécie
pas vraiment les articles proposant 3, 7 ou 10 clés
pour acquérir instantanément de l'éloquence
- ou quoi que ce soit d'autre - et il a raison.
Une telle formule magique n'existe pas. Mais, permettez-moi
de partager avec vous quelques leçons que j'ai apprises,
n'ayant pas moi-même, je l'avoue, la parole bien facile.
Vous pouvez apprendre à parler aux autres
J'ai compris que l'on pouvait apprendre à parler
aux autres. Et quel meilleur endroit pour apprendre, que
nos assemblées de culte.
Entraînez-vous à l'église. Commencez
par faire connaissance avec des personnes qui ont la facilité
pour parler aux autres. Tout ce que vous avez à faire,
est de leur demander comment ils vont, puis, restez là
et écoutez.
S'ils vous parlent d'un problème qu'ils ont eu cette
semaine, et que quelque chose de semblable vous est arrivé,
partagez votre expérience avec eux. En laissant parler
les autres de ce qui les préoccupe, vous découvrirez
que cela les aide à prendre conscience de votre sollicitude
à leur égard.
La semaine suivante, parlez à nouveau à ces
personnes. Puisque vous leur avez déjà parlé
auparavant, vous aurez désormais quelque chose en
commun à partager dans la conversation. Vous pourrez
ensuite parler à une ou deux personnes de plus, et
ainsi de suite.
Bien écouter
Un des aspects les plus importants et les plus négligés
de la communication est l'aptitude à écouter
attentivement son interlocuteur. L'apôtre Paul a donné
aux chrétiens l'exhortation suivante : « Portez
les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi
la loi de Christ» (Galates 6:2).
Pour partager les fardeaux des autres, nous avons besoin
de connaître quels sont ces fardeaux. La plupart du
temps, la souffrance et les épreuves disposent davantage
les gens à rechercher une relation plus intime avec
Dieu. Mais ces personnes ne discuteront de ces problèmes
avec vous que si elles se sentent à l'aise.
Quand les autres expriment leurs sentiments, ils apprécient
profondément d'être écoutés.
Si vous savez bien écouter, ils vous parleront.
Une des façons de bien écouter est de le
faire avec un esprit ouvert. Si vous paraissez choqué
et commencez à juger en cherchant la faute, et qu'ensuite
vous tentiez de corriger la personne, vous aurez alors perdu
une occasion de lui apporter votre aide.
Ce monde n'est pas facile, et certains ont plus de difficultés
que d'autres à faire face à la vie. N'avons-nous
pas tous fait des erreurs de jugement et souffert ensuite
des conséquences ? Ecoutez avec compassion. Les gens
ont besoin de sympathie, pas de jugement.
Une autre façon de bien écouter est d'être
très attentif. Si vous n'êtes pas sûr
d'avoir compris, reformulez ce que votre ami vous a dit.
Comme par exemple : « Si je vous comprends bien, vous
êtes en train de me dire... » ; « en d'autres
termes, vous pensez que... » ; « vous ressentez
cela parce que... » ; « je vois, vous voulez
dire que... »
Lorsque vous répétez ce que votre ami vous
a dit avec vos propres mots, cela vous aide à vous
concentrer sur ce qu'il ou elle est en train de vous dire.
Ceci réduit également les causes de malentendu
et d'incompréhension.
Soyez un soutien pour les autres. Si vous êtes capable
d'aider, faites-le. Vous pouvez également proposer
de prier pour le problème. Que votre ami sache que
vous avez une relation intime avec Dieu, et que Dieu prend
soin de nous au milieu de nos souffrances.
Qui suis-je ?
Jacques nous donne une autre clé pour partager
notre foi.
« Confessez donc vos péchés les uns
aux autres » (Jacques 5:16).
C'est juste. Pour partager notre foi, nous devons être
capables de nous ouvrir aux autres. Nous devons pouvoir
admettre que nous avons aussi une nature humaine pécheresse.
Nous commettons des fautes comme tout le monde. S'ouvrir
aux autres veut dire qu'on admet (confesse) que, chrétien
ou pas, on a aussi commis des fautes. Cela aidera les autres
à avoir de meilleures relations avec nous.
Mais pour la plupart d'entre nous, ce n'est pas facile
de révéler qui nous sommes. Nous craignons
qu'en nous connaissant tels que nous sommes réellement,
les autres ne nous respecteront plus et nous rejetteront.
Bien souvent, c'est l'effet inverse qui se produit.
Disons, par exemple, que vous n'avez pas dit à Jean,
votre ami au bureau, que vous êtes chrétien.
Jean est un brave garçon, mais de temps en temps,
il raconte des histoires quelque peu grivoises.
Vous riez nerveusement à ses plaisanteries, mais
au fond de vous-même, vous n'êtes pas très
à l'aise. Vous ne voulez surtout pas que Jean pense
que vous êtes une sorte de « sainte-nitouche
».
Ce n'est pourtant pas une faveur que vous lui faites, en
lui cachant vos vrais sentiments. Jean aura peut-être
un jour besoin d'un ami avec lequel il pourra parler de
Dieu.
Comment allez-vous lui faire savoir que vous êtes
chrétien ?
Commencez par mentionner en passant une chose amusante
que votre enfant aurait dite à l'église la
semaine dernière. Ou bien parlez de la dernière
activité en date de votre congrégation. En
faisant savoir à Jean que vous êtes impliqué
dans votre Eglise, vous lui faites parvenir en réalité
le message lui disant que vous êtes chrétien.
Il ne sera pas aussi surpris que vous pouvez le penser.
Il aura probablement senti quelque chose de différent
en vous depuis longtemps. Quand il saura que vous êtes
chrétien, tout sera plus clair pour lui.
Il pourra éventuellement plaisanter à ce
sujet, bien sûr. Ou bien, il pourra s'en désintéresser
totalement. En revanche, s'il montre un certain intérêt,
vous aurez alors l'occasion de partager vos convictions
à propos de Jésus-Christ.
Soyez prêt pour ces occasions lorsqu'elles se présentent.
On ne sait jamais dans quelles circonstances nous pouvons
être amenés à partager notre foi.
Mon gendre est le vice-président d'une entreprise
d'électricité dans une grande ville du Texas.
Lors d'un week-end, une dame âgée, de race
noire, membre de son Eglise lui demanda de l'aide.
A la suite d'un vent violent, une branche d'arbre était
tombée, et cette dame s'est trouvée privée
d'électricité. Alan qui est un très
bon électricien, se mit au travail pour réparer
la panne.
Il connaissait bien Willie Mae. Il avait eu auparavant
l'occasion, avec d'autres personnes, de lui rendre service.
Cette dame s'occupait de ses petits-enfants, et sa maison
était souvent ouverte aux autres.
Elle avait derrière chez elle une petite maison
qu'elle avait pratiquement construite de ses propres mains
et qui servait à héberger des membres de sa
famille ou d'autres personnes dans le besoin.
Après avoir effectué la réparation,
Alan dut appeler un inspecteur municipal pour remettre le
courant électrique. Quand l'inspecteur arriva, il
ne fut pas très satisfait de ce qu'il trouva. L'installation
électrique de Willis Mae, n'était pas conforme
aux normes en vigueur.
Alan commença à lui expliquer la situation
de cette dame âgée, en citant toutes les bonnes
oeuvres qu'elle faisait dans le voisinage. Il a dit à
l'inspecteur qu'elle ne pouvait pas se permettre de payer
une installation électrique agréée.
Alan mentionna qu'il était là, parce qu'ils
faisaient tous les deux partie de la même Eglise.
L'inspecteur, lui aussi de race noire, écoutait
avec attention ce jeune homme blanc au beau milieu d'un
quartier noir un dimanche après-midi, en train de
prendre la défense de cette femme âgée.
« A quelle Eglise appartenez-vous ? » demanda
l'inspecteur. Alan lui dit qu'ils faisaient partie de l'Eglise
Universelle de Dieu. L'inspecteur exprima alors le désir
d'assister à l'assemblée la semaine suivante.
En sortant ce week-end, Alan ne s'attendait pas à
partager sa foi et celle de Willis Mae avec quelqu'un qu'il
ne connaissait pas.
Mais lorsque l'occasion se présenta, il en profita.
S'il avait été embarrassé d'avouer
son christianisme, cette occasion ne se serait peut-être
jamais présentée.
Bien sûr, en donnant des informations à votre
sujet, il ne s'agit pas d'aller jusqu'aux extrêmes,
en parlant sans discontinuer de vous-même et de vos
convictions chrétiennes. Il vous faut avoir assez
de discernement pour savoir quoi dire à votre sujet,
quand le dire et à qui le dire. Néanmoins,
ne soyez pas trop secret quant à votre christianisme.
Soyez disponible pour les autres. Tôt ou tard, ils
découvriront que vous n'êtes pas parfait, et
de ce fait, ils se sentiront plus proche de vous.
Comment ne pas offenser
L'apôtre Paul nous dit de ne pas nous offenser les
uns les autres. « Ne nous jugeons donc plus les uns
les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire
qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement
ou une occasion de chute » (Romains 14:13).
Une des façons les plus rapides d'éloigner
les autres, est d'adopter une attitude qui consiste à
les juger. Aimeriez-vous parler à quelqu'un qui,
lorsque vous lui faites part de vos sentiments, se mettrait
à vous condamner pour votre faiblesse dans la foi,
en faisant montre d'une attitude imbue de propre justice
et de manque généralisé de bon sens
?
Paul dit qu'il est normal d'avoir des différences
dans nos croyances. Certains croient qu'il est bon de manger
de la viande, et d'autres sont de stricts végétariens.
Certains chrétiens croient que l'on peut consommer
de l'alcool avec modération sans que ce soit un problème,
d'autres pensent que boire un seul verre est un péché.
Certains consacrent des jours particuliers à Dieu,
alors que d'autres observent des jours différents.
D'autres encore, pensent que chaque jour est sacré.
Paul nous dit que nous ne devrions pas condamner ceux qui
vivent en accord avec leur conscience (Romains 14). Une
fois que nous connaissons la façon de croire des
gens, nous ne devrions rien faire ni rien dire qui puisse
les offenser.
Ma grand-mère était si consciencieuse pour
éviter toute forme d'alcool, qu'elle n'aurait même
pas mangé un morceau de gâteau si elle y avait
suspecté la moindre présence de rhum.
Ma grand-mère était une bonne chrétienne.
Tant pour sa gentillesse que pour son esprit de service
envers autrui. Bien qu'elle sût que je ne considérais
pas comme un péché le fait de boire un verre
de vin pendant le repas, je n'ai jamais bu d'alcool en sa
présence. Tout comme je n'ai jamais cherché
à la convaincre de ce que je crois.
« Car le Royaume de Dieu, ce n'est pas le manger
et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le
Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière
est agréable à Dieu et approuvé des
hommes » (Romains 14:17-18).
Pourquoi juger autrui pour des choses sans importance comme
le manger et le boire, les jours et les temps, et risquer
ainsi de les éloigner de Jésus-Christ ?
L'importance de la fraternisation
Partager sa foi avec autrui ne se fait habituellement
pas sans avoir fait préalablement connaissance. Nous
devons connaître les autres, et leur permettre de
nous connaître, avant de pouvoir parler de l'Evangile
de Jésus-Christ.
Pour pouvoir encourager nos frères et soeurs en
Christ, nous devons d'abord les connaître.
Nous appelons cela la fraternisation. Pour fraterniser,
il nous faut partager notre foi avec autrui. Cela implique
d'écouter réellement les autres, afin de mieux
connaître leurs problèmes et prier ainsi plus
efficacement pour eux. Cela signifie également qu'il
nous faut étudier la parole de Dieu, afin de pouvoir
répondre à certaines questions.
Fraterniser signifie également maintenir une relation
intime avec Dieu. Lorsque nous fraternisons dans l'amour
chrétien avec les autres, nous entrons en réalité
en communion avec Dieu.
«Or notre communion est avec le Père et avec
Son Fils Jésus-Christ... La nouvelle que nous avons
apprise de lui, et que nous vous annonçons, c'est
que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui
de ténèbres. Si nous disons que nous sommes
en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres,
nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est
lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement
en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie
de tout péché» (1 Jean 1:3,5-7).